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Association culturelle N'Imazighen

Bruxelles

Rédaction

 

 

Entre autonomie, nationalisme et mondialisation;
la Kabylie à la croisée des chemins

Depuis l’indépendance de l’Algérie, la Kabylie vit dans une immense et permanente frustration collective. On peut dire qu’elle est la seule région d’Algérie en rupture ouverte avec le pouvoir central. La revendication berbère actuelle condense l’ensemble des questions qui se posent aux minorités culturelles ou aux majorités minorisées dans les pays du Sud. Néanmoins la Kabylie se distingue par un ensemble de traits spécifiques qui rendent souvent difficile la compréhension de ses revendications.

La complexité de son identité réside dans la convergence de certaines données historiques, culturelles et psychologiques.

- La cohésion sociale due à une importante démographie répartie dans des villages dont la vie sociale et politique est centrée sur une institution millénaire : la djemaa (1). Celle-ci a maintenu la tradition du débat contradictoire du consensus et d’une forme de "laïcité" opérant une certaine distance entre la loi civile, le kanoun, et la loi religieuse, la charia.

- L’introduction de l’Ecole française pendant la colonisation au cœur de ces montagnes, et le passage direct pour le scolarisé et le migrant de la vie villageoise à la pensée moderne par-dessus la culture musulmane savante. Quelques intellectuels issus directement de la paysannerie ont renoué avec leur culture orale, en entamant un travail de collecte et de prise en charge de ce patrimoine. On peut noter que cette nouvelle culture a contribué à créer une césure dans la conscience kabyle entre islamité et kabylité, qui ne seront plus vécues comme deux dimensions consubstantielles.

- Son rôle de réserve d’hommes pour l’émigration - intérieure et extérieure - qui a permis aux ouvriers kabyles de France de créer le premier mouvement national et aux migrants de l’intérieur de l’encadrer à travers toute l’Algérie jusqu’à l’indépendance comme les réseaux denses d’une immense confrérie (ENA, PPA, MTLD, FLN).

- La représentation de soi du Kabyle centrée sur la valeur éminente de l’honneur (nif) sauvegardé par les montagnes lesquelles ont constitué un refuge pour la protection de la horma (2), rendant la Kabylie inaccessible aux envahisseurs et aux colonisateurs pendant des siècles. Cette valeur centrale reconnue implicitement par les habitants des plaines aux Kabyles a été souvent refoulée par des idéologies uniformisatrices et pseudo égalisatrices. Elle refait surface aujourd’hui, accompagnant la revendication kabyle après avoir été mise au service de l’islam et de la libération de "l’Algérie".

Toutes ces données ainsi que la proximité géographique de la capitale, Alger, ont permis aux Kabyles de jouer un rôle d’avant garde dans le déclenchement, l’animation et l’encadrement de ce qu’on appelle la révolution algérienne.

L’indépendance acquise au prix de grands sacrifices de la part de cette population autochtone et migrante a aussitôt été confisquée par l’armée des frontières encouragée et aidée depuis sa formation par des pays arabes comme l’Egypte nassérienne. Cette armée avait comme référents le panarabisme (3) et, secondairement le socialisme. Ils ont fonctionné dès le départ comme une machine à culpabiliser et à réprimer toute expression berbère et démocratique. Cette force militaire s’est structurée, par ailleurs, en une oligarchie, support d’un capitalisme d’Etat, avec une phraséologie marxisante qui a longtemps trompé la plupart des observateurs étrangers ainsi qu’une grande partie de l’élite intellectuelle du pays.

Ce détournement du cours de l’histoire a été favorisé d’une part par la division et la neutralisation des chefs kabyles entre eux, et d’autre part par la rupture de la jonction entre les deux puissantes wilayas politico-militaires, la Kabylie et les Aurès. Pourtant, la Kabylie travaillée par la mouvance culturelle (MCB) (4) et la contestation politique émanant de certains partis activant dans la clandestinité (FFS, principalement) (5) a toujours su garder ses distances et sa vigilance vis-à-vis des mystifications de ce pouvoir illégitime.

Mais la défaite kabyle est avant tout la conséquence d’une donnée idéologique constante : celle de la mise en échec, à plusieurs reprises depuis plus d’un demi siècle (1949, 1956, 1962, etc.), de l’idée d’une Algérie arabo-berbère contre la définition exclusive de ce pays comme nation arabo-musulmane. Cette même définition provient des tenants kabyles et arabophones du nationalisme arabe, du jacobinisme français et de l’islam réformiste (6).

La représentation de soi du Kabyle est traversée par des lignes de fracture générées par des conflits cognitifs et psychologiques. En effet, la Kabylie matrice du nationalisme algérien a du mal à se percevoir comme simplement une des régions du pays porteuse d’une culture spécifique. Les Kabyles minoritaires ont toujours eu tendance à s’engager dans des mouvements à vocation universaliste et assimilatrice. Après l’Indépendance, ils ont continué à alimenter en militants de nombreux partis de l’opposition de Gauche (PCA, PRS, PAGS, etc.) dont la plupart, d’ailleurs, ont nié toute spécificité berbère jusqu’à une date récente.

Pourtant l’idée berbère réémerge à partir de 1966 (Académie berbère, travaux de M. Mammeri (7), chanson militante kabyle, etc.) et finit par s’imposer massivement au sein de la jeunesse kabyle dès le début des années 80. Le malaise kabyle, silencieux d’abord, s’est, peu à peu, transformé en une charge d’indignation et de revendication jamais atteintes. Ce Printemps kabyle constitue le point culminent de cette colère qui s’exprime par les premières manifestations de rue de l’Algérie indépendante. En effet, un mouvement kabyle animé essentiellement par des artistes, des poètes et quelques rares intellectuels en marge de la contre élite secrétée par le système en place, réussit à faire la jonction entre la Grande et la Petite Kabylie, à établir des ponts entre les autochtones et les migrants et enfin à réconcilier deux générations séparées par la guerre de libération.

Cependant cette revendication est traversée par de multiples contradictions. Elle est encore à la recherche d’un projet politique et culturel cohérent, acceptable par le peuple kabyle dans sa majorité et par les deux populations berbères non kabyles et arabophones.

Comme nous l’avons mentionné précédemment, les Kabyles sont depuis longtemps confrontés à des idéologies universalistes, qui représentent la négation effective de leur culture ancestrale :

- Universalité de la République (modèle français). Celle-ci porteuse du principe de l’égalité citoyenne a cependant nivelé toutes les différences par l’abrasion des langues et des cultures régionales. Inspirée par la philosophie des lumières, cette idéologie se confondrait avec le destin de la Raison et l’avenir du genre humain. Elle rejette ainsi "l’archaïsme" des appartenances ethniques et religieuses.

Précisons que ce modèle n’a jamais été vraiment appliqué, il a seulement produit un semblant de modernisation sans véritable modernité, une uniformité sans marge de liberté (démocratie) et a servi essentiellement à légitimer le pouvoir Armée-FLN-Etat. En revanche il a réussi à détruire l’homéostasie subtile des cultures locales et leurs mécanismes d’échange avec l’extérieur (sélection et intégration des emprunts extérieurs).

- Universalité musulmane dans sa version réformiste ou fondamentaliste, assimilant les cultures orales et leurs cosmogonies à la Djahilia, période de l’ignorance antéislamique. A cette condamnation est associée la manipulation constante de la notion métaphysique de l’Unité divine, Tawhid, dévoyée et projetée sur le plan politique et social ; créant ainsi la confusion entre les deux couples : unité/uniformité, diversité/division.

- Universalité de l’idéologie marxiste discréditant toutes les luttes minoritaires, ethniques, paysanne, écologiques, etc., et n’admettant comme légitime que les luttes des classes sociales nationales et internationales reconnues comme telles par ses théorisation des conflits politiques. K. Marx a pensé le problème de l’Ouvrier dans sa référence à l’Humanité unique et nouvelle, qui était en train de se faire, mais non dans sa référence aux civilisations marginalisées ou dominées qui étaient dans la détresse, et dont les paysans "prolétarisés" portaient témoignage. C’est précisément dans ce milieu qu’a émergé le mouvement national porté par des militants kabyles. Ce modèle messianique unique a rendu difficile le développement d’une pensée politique qui tient compte à la fois de la diversité irréductible des cultures et de leur complémentarité.

A ces idéologies qui ont dominé une grande partie du monde s’ajoute en Algérie l’arabisme, un autre courant encouragé à l’origine par les Anglais au Moyen-Orient et dirigé contre la domination turque. Cette "théorie" a été élaborée en grande partie par les chrétiens arabes. Ils lui ont donné un caractère laïc tout en reconnaissant la grandeur de la civilisation musulmane.

En Algérie, elle s’est mêlée à l’islam réformiste, citadin et élitaire par ses origines, qui a combattu le mysticisme et le maraboutisme plus proche des cultures rurales. Contrairement au Moyen-Orient où dès l’origine il eut place pour un arabisme ouvert mêlant chrétiens et musulmans des diverses communautés, (Druzes, Chiites, Maronites, etc.). L’arabisme en Algérie se confond avec l’islam, et un islam considéré comme unique et global.

S’appuyant sur ces diverses courants, le discours officiel algérien fait apparaître l’identité kabyle à la fois comme une création coloniale et comme le produit d’une sous-culture/ prè-culture tous deux vecteurs d’un risque de dissidence.

- Cette identité serait un espace hérité du colonialisme, lequel après avoir détruit l’Etat historique algérien et empêché sa reconstruction aurait de ce fait favorisé l’éparpillement des groupes, qui seraient revenus à leur tribalisme ancestral. Cette culture serait donc une réserve due à un accident de l’histoire, une survivance - obstacle à l’intégration - appelée à disparaître par l’arabisation totale du pays. Il faut noter que la notion de tribu a toujours été appréhendée à travers une théorie qui en fait le pôle de régression de l’histoire nord-africaine.

- La culture kabyle serait une création coloniale délibérée. Les berbérophones seraient purement et simplement victimes de l’ancien "mythe kabyle" des militaires et des missionnaires Pères blancs. Cette représentation est renforcée par le souvenir du Dahir berbère au Maroc qui a suscité à l’époque une violente réaction des Oulémas réformistes du Maghreb et d’Orient discréditant pour longtemps toute affirmation identitaire berbère.

- L’Algérie est composée de Berbères plus ou moins arabisés. Le "sang algérien" est arabo-berbère avec une dominante berbère mais de culture arabe. Il s’agit là, en fait, d’une habile manœuvre pour récupérer le mouvement kabyle le vidant de tout contenu culturel.

Aujourd’hui ces positions ont évolué. On prône la reconnaissance de la culture berbère mais en tant que patrimoine de toute l’Algérie et non plus en tant que propriété d’une région donnée. Cette nouvelle position a été critiquée dès l’origine par certains militants kabyles ; ils la considèrent comme une ultime tentative de retarder la mise en œuvre d’une politique concrète de planification linguistique dans la région concernée par la revendication culturelle, à savoir la Kabylie.

D’autres variantes de ces positions se retrouvent dans les manuels d’histoire conçus sur le modèle nationaliste arabo-musulman. Toutes visent à minimiser les résistances berbères à la conquête arabe, à brouiller les origines des dynasties berbéro-musulmanes et à occulter les mouvements "hétérodoxes" qui ont nourri la pensée islamique au Moyen-âge (les tendances rationalistes, agnosticistes, mystiques et les "hérésies" berbères). Une autre strate du passé est soumise au même refoulement, elle concerne l’histoire régionale plus récente du nationalisme et de la guerre de libération. La seule concession faite aux Kabyles est la valorisation des révoltes berbères contre la domination romaine. Cette concession constitue une réponse au mythe colonial de la vocation latine de l’Afrique du Nord détournée par l’arrivée des Arabes.

Ces affrontements idéologiques et intellectuels entre le pouvoir et les Kabyles autour des disciplines telles que l’histoire, la sociologie, la linguistique, etc., a permis à ces derniers de faire passer progressivement leur identité du statut d’une sous-culture à un statut d’une contre-culture protestataire et créative. Il a fallu d’abord produire une identité kabyle positive en renversant au niveau des représentations sociales les hiérarchies linguistiques (langue écrite/dialecte) et esthétiques (musique savante/folklore) imposées par l’Etat FLN. Devant la faiblesse ou l’incapacité de l’élite intellectuelle fonctionnarisée et réfugiée dans le giron de l’Etat, les "maquisards de la chanson" engagent une critiques rigoureuse et dénoncent les occultations de l’histoire officielle. L’absence dans les médias, dans les manuels scolaires et dans les commémorations officielles de l’histoire berbère est compensée par la diffusion de la chanson, qui toute en échappant au contrôle étatique direct, garde ses plus ancestrales capacités d’infiltration et d’évocation. Une vie foisonnante émotionnelle et intellectuelle interne au monde kabyle soustraite au regard de la majorité arabophone a permis de panser la blessure de la mémoire régionale et de reconstruire des univers de sens : élaboration d’une continuité historique berbère, ouverture vers la laïcité, etc.

Mais cette intense dynamique culturelle interne s’exprimant dans les deux langues, kabyle et français, a fini par creuser un fossé entre les Kabyles et le reste de la population. En effet, toute cette production n’a pas trouvé de traducteurs et de traduction dans les cultures orales et écrites, arabes en particulier.

En revanche dès la brève ouverture démocratique de 1989, les Kabyles s’aperçoivent avec déception qu’ils sont les seuls à voter majoritairement pour les démocrates. Auparavant le pouvoir mettait en avant une problématique de l’impérialisme et de la domination niant le jeu des libertés, et n’insistant que sur les contraintes. Cette idéologie, à son tour, était mise au service de la théorie de la conspiration comme source unique de tous les maux de la société. Pour échapper à une répression ouverte, le mouvement kabyle a été contraint de modifier son apparence culturaliste pour se déployer progressivement sur le terrain des Droits de l’Homme. Il devait éviter un double écueil : ne pas être considéré comme un mouvement politique qui vise le pouvoir et ne pas tomber sous les accusations d’un ethnisme séparatiste.

Ce mouvement peut alors créer la première ligue des Droits de l’Homme avant de récupérer l’espace de la véritable légitimité conférée par la participation décisive de la Kabylie à la guerre de libération. Il met également sur pied des "associations d’enfants de martyrs" indépendantes du pouvoir et investit ainsi les cimetières, ultime caution d’un Etat à la recherche de racines incertaines.

L’affaissement du socialisme et la dislocation du monde communiste finissent par rendre toute sa légitimité au combat démocratique.

A Partir de 1988, ce même mouvement a donné naissance à un autre parti à vocation nationale (RCD) porteur de deux revendications : la laïcité et la reconnaissance du fait berbère.

Mais depuis plus d’une décennie, la situation kabyle s’est dangereusement détériorée par l’apparition de groupes armés islamistes (terrorisme) qui fait craindre un glissement insidieux du conflit pouvoir/islamiste vers un conflit armé manipulé par le régime en place : kabyle/islamiste, kabyle/arabe, kabyle/pouvoir.

Malgré les violences répétées du pouvoir contre la Kabylie et l’impatience grandissante et justifiée de sa jeunesse, la région parvient à maintenir le caractère pacifiste de son combat.

Selon les rapports de force politiques et des représentations qui en découlent, le mouvement oscille entre trois positions :

- Une position d’avant-garde qui consiste à convertir la majorité à l’idée de la lutte pour la réhabilitation des cultures populaires berbères et arabes. Cette option défendue par une minorité d’intellectuels de Gauche s’est affaiblie depuis la disparition du célèbre écrivain Kateb Yacine.

- Une seconde position, volontariste ou intellectualiste, qui consiste à valoriser la spécificité du Maghreb par son origine et son socle berbère. On tente ici de réaménager l’identité reconnue aux arabophones pour la rendre compatible avec la différence kabyle. La berbérité est donc une dimension commune aux arabophones et aux berbérophones. Cette version proche de la réalité historique reste néanmoins éloignée de la constitution de l’identité psychologique ; cependant elle mérite d’être reprise en profondeur et réélaboré en tenant compte des mécanismes d’affiliation et de la genèse des mythes de fondation des lignées, des castes et des dynasties. Ces dernières ayant toujours privilégié l’appartenance arabe et prophétique depuis l’arrivée de l’islam en Afrique du Nord.

- Une troisième position de sauvegarde de la différence régionale. L’idée de vivre en étant égaux et séparés (autonomie, fédéralisme) fait depuis longtemps son cheminement souterrain ; elle commence à s’imposer comme ultime alternative, suite aux échecs répétés du mouvement berbère. En effet, dans un Etat-nation même démocratique l’acceptation de la décision de la majorité suppose une homogénéisation poussée, aboutissant à terme à la destruction de la différence concrète de la culture kabyle ...

Au niveau international, depuis deux décennies, une nouvelle raison est apparue. En effet, un autre appel à l’universalité vient exiger des républicains (modèle français) eux-mêmes qu’ils s’arrachent à leur appartenance étroite et deviennent "rationnels et efficaces". Sous le nom de libéralisme ou de mondialisation, un autre universel réclame son dû. Cette récente querelle des universaux peut s’avérer une chance pour les minorités ou les majorités minorisés dans la perspective de repenser le lien entre raison et appartenance afin de déblayer d’autres chemins de liberté menant du local au global.

Voici quatre ans, un autre mouvement a émergé en Kabylie (mouvement citoyen). Encore à la recherche de ses marques, il se fraie difficilement le chemin entre nationalisme, démocratie locale et mondialisation. C’est à partir d’un mouvement comme celui de la Kabylie que les pays du Sud pourraient prendre langue avec l’altermondialisme émergeant en Occident pour engager un vrai débat tenant compte des cultures et des civilisations porteuses d’éthique et de liberté.

Hamid SALMI

(1) Assemblée villageoise où siègent les représentants de chaque famille.
(2) Espace sacré, interdit, inviolable.
(3) Idéologie créée en grande partie par les chrétiens du Moyen-Orient (Michel Aflak) visant à unifier l’ensemble des arabophones musulmans et chrétiens.
(4) Mouvement Culturel Berbère qui a émergé au grand jour en 1980 et qui constitue la première manifestation politique non violente post-indépendance.
(5) Front des Forces Socialistes fondé par Ait Ahmed juste après l’indépendance de l’Algérie.
(6) Mouvement religieux fondé à la fin du XIX ème siècle pour adapter l’islam à la modernité.
(7) Mouloud MAMMERI, romancier, anthropologue kabyle. Il a entrepris le recueil de la tradition orale berbère (poésie, sagesse, lexique ...) dans les années 70 - 80.

Communication donnée lors du IV colloque de Poissy organisé le 19 mars 2005 et ayant pour thème : « Humaniser la mondialisation ». Actes à Paraître.

Initialement, ce texte a été produit à l’occasion de la première rencontre Kabylie-Catalogne du mois de septembre 2002.

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