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Association culturelle N'Imazighen

Bruxelles

Rédaction

 

 

P E T I T I O N

Non aux intimidations contre le journaliste Arezki AÏT-LARBI

Halte aux atteintes à la liberté de la presse en Algérie !

Envoyer les signatures avec nom, prénom et profession à ce contact:  collectif_aitlarbi@yahoo.fr

Depuis mai 2006, le journaliste Arezki Aït-Larbi est interdit de sortie du territoire national. Un mandat d'arrêt est lancé contre lui comme au temps du parti unique d'avant octobre 1988. L'administration refuse de lui renouveler son passeport et le menace d'incarcération.

Cette entrave à la liberté fondamentale de circuler, ce chantage à l'emprisonnement, sont soi-disant motivés par une condamnation du 10 décembre 1997 à une peine de six mois de prison ferme dont il ne savait rien jusque-là ! Alors qu'il y a prescription sur les faits, on le lui révèle aujourd'hui comme on lui révèle aussi qu'il est sous le coup d'un mandat d'arrêt lancé le 04 août 1997.

Il lui faudra du temps avant d'apprendre pour quelle « affaire » il écope de cette énigmatique peine. En avril 1994, il y a donc 12 ans, il publie dans l'hebdomadaire L'événement un témoignage sur les sévices infligés à des prisonniers du pénitencier de Lambèse. Un directeur central du Ministère de la Justice, mis en cause dans le témoignage, dépose une plainte pour diffamation.

Pourtant en juillet 2000, Arezki Ait-Larbi obtient un passeport et a voyagé à plusieurs reprises sans que la police n'ait jugé utile de l'informer, ni d'exécuter le mandat d'arrêt !

Il est étrange que ce mandat d'arrêt soit exhumé 9 ans plus tard, et plusieurs mois après que le président de la République ait promulgué une grâce spéciale en faveur des journalistes condamnés.

Pourquoi cette procédure n'est–elle pas appliquée à ce journaliste?

S'agit-il du prolongement du refus, maintes fois réitéré par les autorités depuis 1995, de l'accréditer en tant que correspondant de médias étrangers, et des pressions récurrentes visant à l'empêcher d'exercer librement son métier.

Veut-on lui faire payer son combat constant pour les droits de l'homme, les droits culturels et contre la torture pour lequel il est emprisonné à plusieurs reprises (1980-1981-1985).

Nous, soussignés,

•  Dénonçons cette procédure d'exception qui viole les principes du droit.

•  Condamnons cette pratique d'intimidation attentatoire à la liberté de la presse.

•  Appelons les autorités à rétablir Arezki Aït-Larbi dans son droit à la libre circulation, et à mettre un terme aux pressions visant à entraver l'exercice de sa profession.

•  Réaffirmons que seule la dépénalisation des délits de presse peut permettre le débat nécessaire sur la liberté de la presse et la déontologie.

Un procès contradictoire, public et respectant le droit reste l'unique voie légale pour régler toute affaire, gérée jusque là avec arbitraire et cynisme.

Signataires :

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