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La lutte séculaire
pour les libertés en Algérie a connu différentes
phases avec leurs lots de réussites et d'échecs.
Région phare
dans le combat pour la liberté et la démocratie,
la Kabylie est plongée, aujourd'hui, dans une insécurité
totale faite de violence politique, de violence sociale et, phénomène
nouveau, l'utilisation de la délinquance comme arme
politique.
Le moment est grave
! Les citoyens de ce pays sont en train d'assister à la
consécration et la finalisation de l'alliance stratégique
entre les tenants du système et l'arabo-islamisme.
Cette alliance qui
assume l'extinction de la vie publique, la privatisation de l'Etat
et des richesses nationales, s'attelle à étouffer
le projet démocratique et moderne, avec la complicité
de la communauté internationale dont l'indifférence
n'a d'égale que le volume des échanges commerciaux
avec le régime en place.
Les élites de cette région, en symbiose avec la
population ainsi que toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent
dans le projet démocratique, sont interpellés par
la gravité de la situation.
Elles se doivent d'assumer,
pour préserver l'avenir de nos enfants dans la paix et
la dignité, la ligne de démarcation idéologique,
politique et territoriale, désormais nette, avec les tenants
de l'Algérie militaro arabo-islamique.
La rupture avec
la conception jacobine de l'Etat, prolongement du colonialisme
français, qui a englouti l'espérance démocratique
et enfanté cette alliance, est une exigence historique
stratégique.
Les expériences
du combat pour la démocratie et la modernité, que
cela soit à travers les partis politiques ou d'autres formes
d'organisation tels les mouvements, forums et rassemblements,
dans le cadre du système institutionnel actuel, ont échoué.
La résistance
puis le redéploiement du projet démocratique passe,
d'une part, par la consolidation de la région sociologiquement
et politiquement apte à le porter et, d'autre part, par
le rassemblement de l'élite politique, culturelle et économique
afin d'élaborer la ou les formes d'organisation à
même de produire l'efficacité politique nécessaire
à son aboutissement.
La refondation de l'Etat
national en dehors de la conception uniciste et centralisée
constitue l'unique voie pour l'édification d'un
projet démocratique.
Nous, signataires de
cet appel, invitons l'ensemble des acteurs politiques, des militants
des droits de l'homme, des syndicalistes, des militants de l'amazighité,
ainsi que toutes les citoyennes et tous les citoyens soucieux
de préserver l'avenir de nos enfants dans la paix, dignité
et le progrès à une rencontre régionale où
seront mises à contribution l'ensemble des bonnes volontés.
Un comité de suivi en assurera la préparation.
Premiers
signataires de la Déclaration de Tifrit :
AIT MAAMAR Idir
ADJLANE Sofiane
RAMI Nourredine
HADDAD Nacer
MEHENNI Ferhat
BOUMEDINE Hamou
TAYEB Mohand Larbi
BRAHITI Mustapha
AIT BACHIR Ahmed
OUNOUGHENE Idir
ADLI Younes
MOUZAOUI Ali
OUCHALLAL Karim
SADI Abdenour
HACHIM mohand Ouamar
AOUANECHE Ali
BOUZERAR Ahmed
BENKHELLAT Abderrezak
SAADI Azzedine
AZEM Hocine
LAIMCHI Said
HADDAD Hakim
KADI Belaid
SAIDOUN Mohamed
AIT CHEBBIB Bouaziz
HAMOUDI Arezki
MEZIANE Med Seghir
REGHDI Omar
CHEBRI Mahmoud
OUCHALLAL Abdelkader
BENALLEL Litamine
BENSALEM Achour
CHAIT Salem
BECHAKH Lahlou
AMER Mohand Lounis
MOKEDDEM Atmane
ALGANE Mohamed
DJENNADEN Walid
DEMOUCHE HAKIM
DEMOUCHE KACI
BELLILI Mohamed
MEZOUARI Hocine
BOUIDGHAGHEN Yahia
BECHA Boussad
BOUROUBA Mustapha
DAHMANI Nabil
BELLAL Nouredine
TAKKA Yacine
TAKHDMIT Azedine
BERRANI Ali
SAM Farida
NAIT SID Maizeine
ANNOUH Mohamed
OURTELLI Hamid
SAADI Azedine
ELBIR Samir
BOUAICHE Redouane
IBRI Youcef
HADDADJ Seddik
BELKACEMI Djamel
HAMOUM Meziane
ZALOUK Merzouk
ASLI Mebarek
NAIT SLIMANE Kamel
HAMITOUCHE Ahmed
IBAZATENE Zahia
YAHYATENE Mahmoud
LARABI Rabah
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