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réussi de lui
renvoyer l'ascenseur en lui offrant sur un plateau sa dernière
trouvaille : la pseudo réconciliation nationale.
Ce plat amer, que le
peuple algérien abhorre parce qu'il en ignore les ingrédients,
ressemble aux autres textes pondus par le pouvoir depuis la Charte
"tarte " nationale à la présente constitution.
En un mot, l'État national restauré n'a de texte
légitime et
authentiquement démocratique que la Plate Forme de la Soummam.
Un texte auquel les forces patriotiques réellement représentatives
du peuple algérien en lutte y ont pleinement contribué.
Le présent texte qualifié pompeusement de Charte
de réconciliation nationale rappelle à bien des
égards, plus les Oukases staliniens et autres liturgies
monolithiques qu'une synthèse d'un débat éminemment
démocratique et républicain.
Rien d'étonnant
à cela, quand on sait que ce prétendant au Nobel
de la Paix sollicite à " chaque sortie " la bénédiction
des tolbas des Zaouïas en attendant celle des chouyoukh établis
à Bonn et Ryadh. Que la paix règne en Algérie
ou que nos compatriotes puissent goûter aux bienfaits d'un
réel développement économique, peu lui importe.
Le plus important demeure sa personne qui rêve d'un strapontin
dans le panthéon de l'histoire nationale et universelle.
Mal lui en prit, le costume est trop grand. Le superficiel, l'imposture
et la fuite en avant n'y ont pas leur place. Que celui qui veut
s'inscrire dans la trajectoire de notre histoire commence d'abord
par demander pardon au peuple algérien pour la trahison
qu'il a enduré dans sa chair depuis le fameux été
1962. Bouteflika, Cherif Belkacem, Belaid Abdesslam et tous les
survivants d'Oujda portent une immense et historique responsabilité
dans le détournement du projet national et social de la
révolution de novembre.
La crise de légitimité
consubstantielle au pouvoir (exception faite de la parenthèse
de Boudiaf Mohamed) perdurera tant et aussi longtemps que le citoyen
algérien n'ait été consulté démocratiquement
et selon des critères rigoureusement républicains.
La source de légitimité que les potentats ont cherché
et cherchent encore du cote du Djurdjura et des Aurès est
tarie et a rejoint les entrailles de cette terre qui couve les
corps de Abane, Ben Boulaid, Houés, Ben M'hidi.
Nous conseillons à
ce prétendant à la notoriété de prendre
son courage à deux mains et inviter son confrère
Ben bella à Tlemcen et de faire un remake de la fameuse
réunion de l'été 1962 en cette même
ville, qui a décidé du sort de l'Algérie
et de déclarer solennellement que la révolution
a été trahie. Ce mea culpa serait la première
pierre d'un véritable projet de réconciliation nationale.
Le reste ne serait que littérature. Se pavaner dans les
ruelles de Batna et de Tizi au rythme endiablé des tambours
de la garde républicaine et des troupes folkloriques n'a
rien de glorieux quand on sait que les trois quarts de la sève
de notre nation, la jeunesse, s'enfonce dans les ténèbres
de la mal vie, du chômage et de la marginalité et
l'exil.
Pire encore, ceux parmi
ces jeunes, hélas, désoeuvrés qui osent élever
la voix et réclamer leur juste dû, sont allègrement
incarcérés ou réduits au silence, fidèle
icône du pouvoir. Les dessous de cette réconciliation
tiennent en deux mots : le pouvoir qui n'a jamais changé
de forme ni de méthode tient à remercier et récompenser
cette horde rétrograde pour s'être interposée
face aux républicains dans leur marche de 1988 pour une
Algérie démocratique et sociale. C'est la médaille
d'or octroyée aux fossoyeurs du sursaut sanglant et héroïque
de la jeunesse algérienne. C'est la prime au hold-up. Le
projet social et politique qui s'inscrit dans le processus de
lutte pour la réappropriation de notre identité
culturelle est le véritable épouvantail qui hante
le pouvoir politique.
Les notions de laïcité,
d'État de droit, d'institutions représentatives
et démocratiques, d'équité dans la répartition
des richesses nationales, d'égalité des chances,
le droit à l'éducation et à la culture sont
totalement et radicalement étrangères aux oreilles
de ces usurpateurs du bien national. L' Amazighité telle
que la véhiculent ses enfants est porteuse d'un projet
social et démocratique qui finira par réhabiliter
nécessairement l'expression amazigh de notre république.
Le Cercle des républicains
auressiens
http://membres.lycos.fr/cercleauressiens/
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