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Chaque nuit de pleine
lune, elle défiait confiante celle-ci « Ô lune
! Qui de nous est la belle ? ». La lune répondait «
Toi et moi, cependant la fille que tu portes dans tes entrailles
nous surpassera de splendeur. Prends garde. La supériorité
de ta beauté ne durera point »
Chaque nuit la même
question trouvait la même réponse conclue par la
même réaction. La mère maudissait lenfant
grandissant dans son ventre. Cest ainsi que neuf mois passèrent
au terme desquels une fille à chevelure dor vit le
jour, plus belle que la lune qui voguerait en tout soir bien haut
au firmament. On lappela Jediga (Fleur). De jour en jour,
telle une fleur qui éclot lentement au petit matin, sa
beauté faisait plus dadmirateur que la mère
ne pouvait souffrir.
Huit ans passèrent. La mère dit un soir à
son enfant : « Demain ma fille, Nous mettrons sur le métier
une grande couverture et irons à la campagne avec notre
voisine ». Le lendemain elles sexécutèrent.
En atteignant la colline la mère ordonna à Jediga
de tenir la pelote et de faire courir la laine aussi vite quelle
le pouvait. La pelote lui échappa des mains. Sur ordre
de sa mère elle courut la rattraper. Dans sa course, elle
ne prit garde à mémoriser le chemin. La malheureuse
ségara alors. Elle marcha et marcha jusquà
lorée de la forêt. Mi-essoufflée, elle
trouva refuge dans une caverne profonde.
En y pénétrant
mi aveugle mi habituée à la pénombre, elle
vit effarée un serpent menaçant enroulé sur
lui même. Ce serpent sattendrit à la vue de
cette petite créature menue aux joues rose deffort,
pieds et mains meurtris, aux habits en lambeaux. Même un
serpent ne peux rester de marbre face à une telle beauté
à la fois faible et grandiose. Lenfant quant à
elle tremblait de peur.
« Ne crains rien,
dun sifflement rassurant. Quel hasard taurait il mener
vers moi ». Après chaque larme qui longeait son visage
oblong, elle parvenait à peine à balbutier le récit
de ce qui lui arriva. A son tour, il lui raconta son histoire.
Homme auparavant, il est devenue une créature maudite en
limage dun serpent.
Ceci rassura lenfant qui sendormie peu de temps après
pendant que le serpent chassait nourriture dans les bois.
Le repas préparé, le serpent avait déjà
échafaudé un plan pour la faire retrouver ses siens.
Il lui demanda son nom et celui de son village. Mais elle ignorait
le nom de sa famille et de son village.
Cest ainsi quune humaine vécue avec un serpent,
sous sa protection, dans une caserne cachée par les branches
de la forêt sans jamais en franchir le seuil. Mais lennuie
la prit à lâge ingrat quest celui de
ladolescence.
A labsence du père-mère serpent, elle glissa
les premiers jours sa tête hors de la grotte pour admirer
le soleil et la couleur de la voûte céleste. Laudace
la prit après que la confiance leut gagnée
saventurant hors de la caserne sans que la bête ne
le sache.
Un beau jour, un bûcheron laperçut et fut émerveillé.
Cest ainsi que sa vie traçait fut chamboulée.
La vision furtive dune
beauté fugitive et mystérieuse aux longs cheveux
à boucle dor dans les bois fut à tous les
villageois racontée. « Une fée des forêts
? »
La nouvelle parvint au Prince curieux. Intrigué, il voulut
voir cela de ses propres yeux. Il attendit quelle soit seule
pour laborder. Doucement il écarta les branches en
murmura : « Dis moi qui es tu, créature ? fée
ou femme ? », elle répondit « je suis la fille
du serpent mais de chair et de sang comme toi ».
Il linterrogea plus et elle dut lui raconter son histoire.
Dun pas amoureux, il fit à son père le Roi
la plus absurde des déclarations : « Père
jaime la fille du serpent à limage dEve
». Emporté par la colère quun tour de
sorcellerie ait pu atteindre son fils, il ne lautorisa point
cet étrange accouplement et lenferma. Les jours passaient
et le prince faiblissait. La fièvre le prit. Le Roi dure
mais à cour de père, après maintes hésitations,
ne put sempêcher de se plier au désir de son
enfant mourant. Il partit donc voir le serpent « Donne -
moi ta fille pour mon fils » dit il humblement. Le serpent
acquiesça en contrepartie sa « fille » devait
nager dans le bonheur de loisiveté et on devait lui
offrir, à lui le père, quune simple outre
de sang.
"Pars donc ma fille le bonheur tattend » Elle
fut effectivement comblée mais à chaque fois quelle
mettait au monde un enfant aux cheveux dor, le bébé
disparaissait sans trace.
Le Roi et la reine essayèrent de contraindre leur Prince
à épouser une autre femme pour en avoir progéniture.
Néanmoins lamour pour la fille du serpent était
si grand, quil ne voulut la quitter. Sept garçons
furent mis au monde et sept garçons de leur berceau disparurent.
Huit longues années sécoulèrent, dans
le même désarroi. Elle voulut alors revoir son père
serpent.
Près de la caverne, elle vit six charmantes créatures
aux cheveux dor ; le septième dans le creux dun
vieille homme.
« Ne cherche pas le serpent, dit le vieillard. Car cest
moi le mauvais sort est parti » Il enchaîna : Prince,
cest moi qui ai ravi vos enfants lun après
lautre. Je les ai élevé avec la même
tendresse que la mère eut de moi. A la vue dun berceau
vide vous naviez humilié ma fille. au contraire vous
laviez aimée et protégée. Voici vos
enfants prenez-les ! »
Mon conte est comme
un ruisseau, je lai conté à des seigneurs.
Il me semble... sur un site...
El_safia
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