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RCD
: "Les masques sont tombés !"
La sortie du président
de la République Abdelaziz Bouteflika à Constantine,
au cours de laquelle il a prononcé sa sentence sur le statut
de tamazight, du reste prévisible, a conforté le
Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) qui
estime que "les masques" sont désormais "tombés".
Comme attendu, le
chef de l'État n'a pas tardé à confirmer
ses objectifs. En déclarant à Constantine "il
n'y a pas un pays où existent deux langues officielles",
Abdelaziz Bouteflika révèle trois données
: une inquiétante inculture politique, le recours à
la division pour imposer son pouvoir absolu, la corruption et
la manipulation comme pratiques privilégiées dans
la gestion des affaires publiques", note le RCD dans un communiqué
rendu public hier. Le RCD, qui rappelle que de nombreux pays disposent
de plusieurs langues officielles, à l'image de l'Afrique
du Sud, de l'Irak, de la Belgique, du Canada et de la Suisse que
"le chef de l'État fréquente assidûment",
soutient que le référendum du 29 septembre prochain,
annoncé comme pacte de réunification de la nation,
dévoile "un jeu politique pervers". "À
longueur de meeting, digne des regroupements que l'armée
coloniale imposait aux "indigènes", Bouteflika
excommunie ceux qui osent manifester une différence, souffle
sur la braise pour attiser les tensions entre laïcs et conservateurs
et relance les vieilles provocations contre l'amazighité",
ajoute-t-il encore.
Dans ce contexte,
il rappelle "l'accueil" réservé au chef
de l'État à Tizi-Ouzou. "(
) Le chef de
l'État vient de découvrir, à ses dépens,
que les manipulations et la corruption ne peuvent venir à
bout des traditions de luttes arrachées au prix fort par
plusieurs générations", note le RCD. De fil
en aiguille, il tombe à bras raccourcis sur les archs dialoguistes
et, par ricochet, sur Ouyahia lesquels viennent d'être désavoués
de façon cinglante par le président de la République.
Cynique, il largue les chargés de mission que son Chef
du gouvernement lui avait offerts comme une alternative à
un siècle de lutte pour la liberté et la justice.
"Les masques sont tombés !" assène-t-il.
Convaincu que Bouteflika veut le "pouvoir absolu par la corruption,
l'abus d'autorité et la division de la nation", la
formation du Dr Saïd Sadi, qui rappelle qu'il faut "bien
mal connaître" les sacrifices et les aspirations du
peuple algérien pour croire que "ces égarements
irresponsables peuvent arrêter la roue de l'Histoire",
estime, en guise de conclusion, que la seule réponse à
ce qu'il qualifie de "forfaiture du 29 septembre" est
le boycott massif.
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