ACCUEIL Activités associatives Toute notre actualité Brèves Liens

 

Contact :

Association culturelle N'Imazighen

Bruxelles

Rédaction

 

 

Compte rendu de la conférence-débat

tenue le 11/03/2006 à De Pianofabriek à Bruxelles à l'initiative de l'association culturelle berbère N'imazighen et de Femmes de là-bas, ici.

" La valorisation des compétences et savoir-faire des femmes immigrées "
- le point de la situation
- les propositions de l'association Femmes de là-bas , ici.

L'accueil a commencé par des remerciements en néerlandais et en français adressés aux mandataires politiques qui ont répondu à notre invitation. Qu'elles soient encore remerciées ici.

Il s'agit de : Isabelle Durant, Secrétaire Fédérale Ecolo, Brigitte Grouwels, Ministre bruxelloise à l'égalité des chances, Christie Morreale, Vice Présidente du Parti Socialiste et Laurette Onkelinx , Ministre de la Justice, ainsi qu'aux associations et aux personnes qui ont été nombreuses à se sont mobilisées pour la Journée Internationale de la Femme.

Isabelle Durant, Secrétaire fédérale Ecolo

La situation des femmes immigrées nous préoccupe et qui nous a amenées à nous organiser pour sensibiliser et tenir cette conférence-débat à l'occasion de la Journée Internationale de la Femme et de créer aussi une coordination avec les personnalités politiques, des associations et des personnes oeuvrant dans ce domaine et dans le même sens.

Nous avons eu le souci d'être positives et constructives en soumettant des propositions à court, à moyen et à long terme.
Nous avons été renforcées par l'intérêt suscité par la conférence tant au niveau des femmes immigrées que des hommes et le répondant que nous avons eu du côté des femmes politiques invitées avec cependant un regret, que notre démarche respectueuse du pluralisme n'ait pas trouvé d'écho auprès du MR et du CDH qui ont pourtant bénéficié de l'effet d'annonce mais n'ont pas honoré leur engagement.
Les témoignages de plusieurs personnes et réponses des politiques nous ont confortées dans la poursuite de notre démarche.

Brigitte Grouwels, Ministre bruxelloise à l'égalité des chances

Après avoir rappelé que la discrimination des femmes immigrées sur le marché du travail en Belgique a été relevée depuis des années 1970 dans différents travaux, Latifa Gadouche et Christine Haguma, organisatrices de cette conférence et membres fondatrices des Femmes de là-bas, ici ont souligné la difficulté de trouver des éléments regroupés, des études et des statistiques exploitables sur les femmes immigrées.

Christie Morreale, Vice Présidente du Parti Socialiste

Pourtant en 1997, le Bureau International du Travail publie les résultats alarmants de son étude sur la discrimination à l'embauche: " à qualification égale, les candidats à l'emploi d'origine étrangère sont plus souvent refusés que les candidats belges de souche. En janvier 2005, à la demande de l'Orbem, une étude menée par la KUL et l'ULB intitulée " Discrimination des étrangers et des personnes d'origine étrangère sur le marché du travail de la Région de Bruxelles-Capitale " confirme cette publication.

En dépit de ces enquêtes très bien élaborées, la situation des femmes d'origine étrangère ne cesse de se dégrader ; elles se retrouvent, en surnombre au chômage de longue durée et émargent souvent au CPAS, donc elles sont de plus en plus précarisées. Lorsqu'elles trouvent du travail, c'est en général dans les secteurs les moins valorisé et les plus éprouvants.

Laurette Onkelinx , Ministre de la Justice

A partir de ce constant désastreux, nous demandons le soutien à notre projet :

De création d'un observatoire des femmes immigrées :

- Qui sera un lieu où des études objectives et des analyses seront menées et regroupées sur la situation des femmes immigrées.
- Un lieu de propositions et d'évaluation des mesures et des programmes notamment d'insertion socio-professionnelle des femmes immigrées.

- Un lieu de propositions d'actions.

- Un lieu d'informations sur et aussi pour ces femmes.

Nous avons les compétences pour animer cet observatoire.

Concernant les femmes dites peu ou pas qualifiées, nous demandons en particulier

- Que leur savoir-faire soit valorisé , on connaît leurs compétences aussi dans des secteurs tels que les soins dans les homes, la coiffure, l'esthétique, la couture, l'artisanat, la poésie et tant d'autres choses encore.

- Qu' après une évaluation de ces savoir-faire, on aboutisse à des formations de formatrices pour la transmission de ces savoir-faire en l'intégrant dans l'enseignement avec un statut particulier à réfléchir et mettre en place.

Concernant les femmes qualifiées:
Nous demandons :

- Une attention particulière en vue d'alléger les procédures d'équivalence de diplômes avec des périodes de stage d'évaluation de compétence et de connaissances

- La possibilité réelle d'intégrer le monde du travail en tenant compte de leurs diplômes

- La possibilité d'être embauchées et de pouvoir ensuite , après embauche, comme cela est le cas pour les Belges dans le secteur public, de suivre des cours de néerlandais. On constate, en effet, que la méconnaissance du néerlandais est un prétexte de plus pour ne pas les embaucher dans un contexte déjà dénoncé comme discriminatoire à l'embauche.

Enfin, nous proposons la constitution d'un comité de suivi en coordination avec les mandataires politiques et les associations présentes et à venir pour mettre en œuvre ces propositions à enrichir.
Nous envisageons de nous réunir une à deux fois par an à cet effet avec les mandataires politiques.
Soyez encore une fois toutes et tous remerciés de votre présence, votre participation enthousiaste et votre soutien à notre initiative.

Christine Haguma et Latifa Gadouche

Femmes de là-bas, ici et l'association culturelle berbère N'Imazighen.

Agenda