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" La valorisation
des compétences et savoir-faire des femmes immigrées
"
- le point de la situation
- les propositions de l'association Femmes de là-bas ,
ici.
L'accueil a commencé
par des remerciements en néerlandais et en français
adressés aux mandataires politiques qui ont répondu
à notre invitation. Qu'elles soient encore remerciées
ici.
Il s'agit de : Isabelle
Durant, Secrétaire Fédérale Ecolo, Brigitte
Grouwels, Ministre bruxelloise à l'égalité
des chances, Christie Morreale, Vice Présidente du Parti
Socialiste et Laurette Onkelinx , Ministre de la Justice, ainsi
qu'aux associations et aux personnes qui ont été
nombreuses à se sont mobilisées pour la Journée
Internationale de la Femme.

Isabelle
Durant, Secrétaire fédérale Ecolo
La situation des femmes
immigrées nous préoccupe et qui nous a amenées
à nous organiser pour sensibiliser et tenir cette conférence-débat
à l'occasion de la Journée Internationale de la
Femme et de créer aussi une coordination avec les personnalités
politiques, des associations et des personnes oeuvrant dans ce
domaine et dans le même sens.
Nous avons eu le souci
d'être positives et constructives en soumettant des propositions
à court, à moyen et à long terme.
Nous avons été renforcées par l'intérêt
suscité par la conférence tant au niveau des femmes
immigrées que des hommes et le répondant que nous
avons eu du côté des femmes politiques invitées
avec cependant un regret, que notre démarche respectueuse
du pluralisme n'ait pas trouvé d'écho auprès
du MR et du CDH qui ont pourtant bénéficié
de l'effet d'annonce mais n'ont pas honoré leur engagement.
Les témoignages de plusieurs personnes et réponses
des politiques nous ont confortées dans la poursuite de
notre démarche.

Brigitte
Grouwels, Ministre bruxelloise à l'égalité
des chances
Après avoir
rappelé que la discrimination des femmes immigrées
sur le marché du travail en Belgique a été
relevée depuis des années 1970 dans différents
travaux, Latifa Gadouche et Christine Haguma, organisatrices de
cette conférence et membres fondatrices des Femmes de là-bas,
ici ont souligné la difficulté de trouver des éléments
regroupés, des études et des statistiques exploitables
sur les femmes immigrées.

Christie
Morreale, Vice Présidente du Parti Socialiste
Pourtant en 1997, le
Bureau International du Travail publie les résultats alarmants
de son étude sur la discrimination à l'embauche:
" à qualification égale, les candidats à
l'emploi d'origine étrangère sont plus souvent refusés
que les candidats belges de souche. En janvier 2005, à
la demande de l'Orbem, une étude menée par la KUL
et l'ULB intitulée " Discrimination des étrangers
et des personnes d'origine étrangère sur le marché
du travail de la Région de Bruxelles-Capitale " confirme
cette publication.
En dépit de
ces enquêtes très bien élaborées, la
situation des femmes d'origine étrangère ne cesse
de se dégrader ; elles se retrouvent, en surnombre au chômage
de longue durée et émargent souvent au CPAS, donc
elles sont de plus en plus précarisées. Lorsqu'elles
trouvent du travail, c'est en général dans les secteurs
les moins valorisé et les plus éprouvants.

Laurette
Onkelinx , Ministre de la Justice
A partir de ce constant
désastreux, nous demandons le soutien à notre projet
:
De création
d'un observatoire des femmes immigrées :
- Qui sera un lieu
où des études objectives et des analyses seront
menées et regroupées sur la situation des femmes
immigrées.
- Un lieu de propositions et d'évaluation des mesures et
des programmes notamment d'insertion socio-professionnelle des
femmes immigrées.
- Un lieu de propositions
d'actions.
- Un lieu d'informations
sur et aussi pour ces femmes.
Nous avons les compétences
pour animer cet observatoire.
Concernant les femmes
dites peu ou pas qualifiées, nous demandons en particulier
- Que leur savoir-faire
soit valorisé , on connaît leurs compétences
aussi dans des secteurs tels que les soins dans les homes, la
coiffure, l'esthétique, la couture, l'artisanat, la poésie
et tant d'autres choses encore.
- Qu' après
une évaluation de ces savoir-faire, on aboutisse à
des formations de formatrices pour la transmission de ces savoir-faire
en l'intégrant dans l'enseignement avec un statut particulier
à réfléchir et mettre en place.
Concernant les femmes
qualifiées:
Nous demandons :
- Une attention particulière
en vue d'alléger les procédures d'équivalence
de diplômes avec des périodes de stage d'évaluation
de compétence et de connaissances
- La possibilité
réelle d'intégrer le monde du travail en tenant
compte de leurs diplômes
- La possibilité
d'être embauchées et de pouvoir ensuite , après
embauche, comme cela est le cas pour les Belges dans le secteur
public, de suivre des cours de néerlandais. On constate,
en effet, que la méconnaissance du néerlandais est
un prétexte de plus pour ne pas les embaucher dans un contexte
déjà dénoncé comme discriminatoire
à l'embauche.
Enfin, nous proposons
la constitution d'un comité de suivi en coordination avec
les mandataires politiques et les associations présentes
et à venir pour mettre en uvre ces propositions à
enrichir.
Nous envisageons de nous réunir une à deux fois
par an à cet effet avec les mandataires politiques.
Soyez encore une fois toutes et tous remerciés de votre
présence, votre participation enthousiaste et votre soutien
à notre initiative.
Christine Haguma et
Latifa Gadouche
Femmes de là-bas,
ici et l'association culturelle berbère N'Imazighen.
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