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Association culturelle N'Imazighen

Bruxelles

Rédaction

 

 

Une langue et les 130 premières leçons du livre de M. Bahbouh Lehsene

 

 

UNE LANGUE ?

 

Une langue ?

C’est tout parler qui, avant d’être impulsé à l’enseignement est rendu enseignable.

Pour qu’une langue soit enseignable, il y a nécessité qu’elle soit maîtrisable orthographiquement et grammaticalement par un cops enseignant, d’abord national, ensuite par tout locuteur formé pour la circonstance.

Une langue ?

Elle n’est enseignable que si elle est régie par des règles  d’orthographe, de grammaire immuables, figées, que les élèves nationaux et/ou étrangers à instruire assimileront en toute assurance, sans aucune gymnastique, sans aucun tâtonnement, sans aucune improvisation de la part de l’instituteur.

Une langue enseignable ?

C’est cette langue où le plus peu instruit peut diriger sa lecture à l’aide de lexiques ou de dictionnaires.

Une langue enseignable ?

C’est cette langue où les mots de textes sont identiques à ceux écrits isolément dans des lexiques ou dictionnaires.

Une langue ?

C’est cette langue que tout étranger peut, en l’apprenant en classe maîtriser comme tout national !

Toute langue dont on ne peut collationner les mots de textes avec ceux de dictionnaires n’est qu’un amas d’interjections, d’onomatopées, donc impropre à la consommation scolaire.

L’alphabet orthographique est l’élément vital pour toute langue qui se veut être écrite, lue, enseignable !

C’est depuis un siècle que des praticiens de la langue ta maziptt utilisent déjà l’alphabet universel (latin) pour ‘transcrire’ au lieu d’écrire cette langue.

Comment utilisaient – ils cet alphabet ? 

Ces praticiens d’antan utilisaient, sous l’influence de socio – linguistes, d’anthropologues, d’ethnologues, d’ethnographes, français, et autres, cet alphabet universel le plus médiocrement du monde par opposition aux autres langues (français, anglais) qui, elles aussi emploient de ces caractères universels et qu’eux – mêmes maîtrisaient !

Les langues vivantes (français, l’anglais) emploient cet alphabet composé de vingt six caractères de (A à Z) bien qu’elles ont deux fois plus de sons que de caractères pour s’écrire orthographiquement !

En français, (langue latine) puisque c’est dans cette langue que nous avons des notions, pour produire certains sons non couverts par les graphèmes de l’alphabet de 26 lettres, les socio - linguistes, nationaux ou étrangers utilisaient ‘deux’ ou plus de deux caractères, tout comme l’avait décidé l’Académie de langue française qui créa de ces digrammes pour l’ensemble de ses apprenants :

 

Au

Ph

Ou

Gn

On

Ch

Sc

An

Oi

In

On

Tch

Dj

Eau

Ille

 

Or, lorsqu’il y a deux même caractères qui se suivent, cela n’engendrera pas de sons intermédiaires.

 

Accoucher

Additionner

Attaquer

Arracher

 

En ta maziptt, (qui fait partie du groupe de langues germaniques) nos auteurs d’autrefois, (Boulifa, Feraoun, et autres) durent faire la même chose dans le système de diphtongue, de digrammes.

Pour obtenir des sons intermédiaires, ils marièrent deux consonnes.

 

DD

Addrar

Montagne

GG

Iggeni

Ciel

HH

Thahhrawth

Manche (bois)

KK

Akkal

Terre

RR

Adharr

Pied

SS

Ssubet

Descendre

TT

Thaghatt

Chèvre

ZZ

Azzarr

Racine/Veine

 

Pour certains digrammes, la procédure était comparable à celle de ces langues vivantes, comme dans :

 

DH

Adharr

Pied

GH

Aghanim

Roseau

KH

Akham

Maison

TH

Thitt

Œil

CH

Amchich

Chat

 

Vint alors sur scène linguistique, feu Mammeri Mouloud qui édita à Paris, en 1974 son ouvrage « Tajerrumt n tmazigt ».

Il modifia de fond en comble la transcription de ta maziptt. Il utilisa 23 des vingt six caractères universels (latins) tout en introduisant deux graphèmes grecs (gamma, epsilon), ce qui ramena cet alphabet à 25 caractères. Dans tajerrumt n tmazight, (grammaire de tamazight) en guise de l’unique règle d’orthographe, nous lûmes :

« Pour écrire ta maziptt, n’utiliser qu’un caractère pour chaque son ».

(ce qui permettrait, à tout lecteur, à toute lectrice, spécialiste ou pas, de la comparer aux parlers du groupe ‘sémitique ou chamito-sémitique).

Cette règle, à peine établie, elle fut illico presto piétinée, violée, car, dans ce même livre nous lûmes et lisons toujours :

 

Asekkil

Deux consonnes pour le phonème

K

Ssusef

Deux consonnes pour le phonème

S

Ecc

Deux consonnes pour le phonème 

C

Yibwas

Deux consonnes pour un son

Bw

Agwem

Deux consonnes pour un son

Gw

Akwer

Deux consonnes pour un son

Kw

 

Le passage à l’écrit de ta maziptt du système Boulifa, Feraoun à celui concocté par feu Mammeri s’est opéré, pratiquement sans tambour battant, sans contestation, presque sans trop de critiques.

Or, si les regrettés Boulifa, Feraoun écrivaient :

 

Ouin yevghan.

 Celui qui veut

 

Le regretté Mammeri écrivait quant à lui :

 

Win yebgan.

 Celui qui veut

 

- Qui de ces auteurs avaient écrit mieux que l’autre ?

 

            Aujourd’hui, scander l’officialisation de ta maziptt, de ‘tamazight’ ou encore de ‘tamazigt,’ n’est autre qu’une imposture de plus, pour ne pas dire de trop à l’égard d’i mazipen, de ti maziepen.

 

BAHBOUH Lehsene.

academietamaziptt@yahoo.fr

  2- (LES 130 PREMIERES PAGES)(sur 300)

Dans aucune langue l’orthographe ne correspond parfaitement à la prononciation !

 

Alphabet.

 

Il ne faut pas confondre entre phonème graphique et monème phonique. L’alphabet a mazip est composé de ‘vingt six  (26) phonèmes-graphèmes (caractères) et de quelques ‘trente sept (37) monèmes phoniques (sons).

 

 

Orthographe

Phonétique.

Appelat.

 

A

a

ya

 

B

b

yab

 

C

ch

yac

 

D

d

yad

 

E

e

ey

 

F

f

yaf

 

G

gu

yag

 

H

h

yah

 

I

i

yi

 

J

j

yaj

 

K

k

yak

 

L

l

yal

 

M

m

yam

 

N

n

yan

 

O

o (cons)

yao

 

P

gh

yap

 

Q

q

yaq

 

R

r

yar

 

S

s

yas

 

T

th

yat

 

U

ou

yu

 

V

v

yav

 

W

dh

yaw

 

X

kh

yax

 

Y

y

yay

 

Z

z

yaz