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Communiqué
du MAK
51 ans après les accords d’Evian, le
clan d’Oudjda qui a assassiné, Krim Belkacem, le signataire de ce qui aurait pu
être l’acte de naissance d’une Algérie véritablement indépendante, est toujours
aux commandes pour accomplir une seule et unique mission : empêcher l’émancipation
des peuples d’Algérie en général et du peuple kabyle en particulier.
En Algérie, à l’exception des
appareils répressif et idéologique d’endoctrinement, toutes les institutions de
l’Etat sont vacantes. La violence érigée en mode de gouvernance finira par
sonner la fin d’un régime d’un autre âge maintenu sous perfusion.
L’exhibition d’une lutte contre la
corruption par un président mort-vivant n’est qu’un slogan creux destiné à
duper ce qui reste des algériens encore crédules et surtout la communauté
internationale, qui loin d’être dupe, reste néanmoins complaisante. Cette
lutte, quand elle n’est qu’une manœuvre de diversion, est détournée de sa
mission pour être instrumentalisée au service de la lutte des clans dans les
rouages de l’Etat.
Chekib Khellil, ex-ministre des
hydrocarbures et quelques hauts cadres de Sonatrach, bien qu’ils soient
coupables, ne sont que des boucs-émissaires d’un régime qui a fait de la
dilapidation des richesses nationales son activité favorite. Le pouvoir algérien
n’a fait que sacrifier quelques membres pour donner l’illusion d’une lutte
contre la corruption et sauvegarder ainsi sa mainmise sur la manne pétrolière.
La corruption touche tous les niveaux
politiques, le gouvernement comme l’opposition. Tous les généraux et
"leur" président ainsi que leurs bachaghas, sont les premiers
coupables et doivent être jugés pour haute trahison.
Sur un autre plan, le pouvoir algérien
a démontré toutes ses limites en matière de sécurité en en allant jusqu’à élever
en modèle de réussite le crime organisé avec sa loi d’amnistie du terrorisme.
Comme à l’accoutumée, il déploie ses services de répression contre les libertés
démocratiques pendant qu’il ferme complaisamment les yeux sur le terrorisme
islamiste et l’insécurité envahissante.
Pour se perpétuer et dissimuler sa
complicité dans les massacres qu’a connu l’Algérie depuis l’avènement du
terrorisme islamiste, ce dernier découlant directement de la politique idéologique
de l’Etat, le régime algérien avait adopté le projet de la concorde civile et
de la réconciliation nationale, qui a abouti à l’amnistie des terroristes
islamistes. Pis encore, aux terroristes il offre l’amnistie, l’impunité, des
logements et de l’argent, à leurs victimes qui réclament en vain justice et vérité,
le mépris et l’obligation de "silence" !
L’une des conséquences, de cette
politique soutenue par la majorité des forces politiques en Algérie, est le
fait que ces "repentis" qui n’ont jamais demandé pardon, sont restés
fidèles à leur idéologie obscurantiste et surtout à l’usage de la violence. Un
technicien monteur au service du journal télévisé à l’ENTV, Tarek Goulmamine, a
été assassiné à l’arme blanche par un terroriste "officiellement"
repenti.
Le MAK qui n’a jamais cessé de dénoncer
cette politique d’amnésie forcée, réitère son soutien aux victimes du
terrorisme islamiste de même qu’à toutes les victimes du régime algérien. Il
tient le pouvoir et ses amis terroristes pour responsables de tous ces crimes
contre les peuples d’Algérie.
Les citoyens, particulièrement en
Kabylie, sont livrés au banditisme et recherchent eux-mêmes les victimes des
kidnappings. Une caravane citoyenne est organisée par les habitants d’At Dwala
pour la libération de l’un des leurs : le jeune Ali Laceuk, disparu depuis le
22 février. En cette circonstance, le MAK apporte son soutien à sa famille, dénonce
la démission des services de sécurité censés être interpellés par cette
industrie du rapt en Kabylie.
Le 30 janvier dernier, le MAK a dénoncé
la répression post-électorale qui a sévi dans les municipalités kabyles. En
effet 10 jeunes du village de Taqervust ont été arrêtés et sont toujours en détention
provisoire. Leur crime semble être leur refus de cautionner un faux scrutin,
une vaste supercherie orchestrée par une administration de type colonial,
destinée à museler la Kabylie Ceux qui ruinent la Kabylie, ne sont jamais inquiétés.
Ils agissent au contraire sous la protection du pouvoir qui programme la
disparition du peuple kabyle. Le MAK exige la libération immédiate et
inconditionnelle des 10 jeunes de Taquervust.
Une certaine presse aux ordres, tente
vainement de salir l’image de la société kabyle à travers des articles
orduriers et racistes. La Kabylie tient à son honneur, à sa laïcité, à son
droit et à sa liberté. Elle élève ses enfants en leur inculquant des valeurs
comme le respect de la dignité humaine, la solidarité, la fierté de leurs
origines et de leur identité. Les crapuleuses campagne médiatique de la presse
aux ordres ne saurait en avoir raison.
Le pays kabyle, cible privilégié de
toutes les politiques délétères du régime raciste d’Alger n’aura de salut que
dans la disparition de ce système mafieux, criminel et jacobin et passe impérativement
par l’avènement d’une Kabylie libre.
Kabylie, le 21 mars 2013
Bouaziz Ait Chebib, président
Vague d’arrestation en Kabylie :
Le régime raciste d’Alger réprime à nouveau
TIMANIT I TMURT N
YIQVAYLIYEN
MOUVEMENT POUR
L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE
Le régime raciste d’Alger, qui a pitoyablement abdiqué face au terrorisme islamiste
dont il a scandaleusement amnistié tous les assassins, vient à nouveau de sévir
contre la Kabylie pacifique qui use de moyens démocratiques pour se faire
entendre.
Les autorités
algériennes qui excellent dans la provocation contre la Kabylie, vient de
commettre la même erreur qu’il y a de cela plus de 30 ans en interdisant la
conférence sur la poésie ancienne kabyle. En Algérie, tout ce qui relève de la
Kabylie est du ressort exclusif du ministère de l’intérieur, seul interlocuteur
de la Kabylie depuis 1962.
Le Mouvement pour
l’autonomie de la Kabylie condamne cette énième agression contre les citoyens
kabyles et exige la libération immédiate et inconditionnelle des citoyens, des
membres de sa direction, des militantes et militants du MAK, ainsi que de la
vice-présidente du CMA, arbitrairement arrêtés par un régime raciste et
illégitime qui n’a épargné aucun fléau à la Kabylie.
Pendant que le
terrorisme, le banditisme et les kidnappings se produisent régulièrement, et en
toute impunité, en Kabylie, les services de police, de gendarmerie et de
l’armée réservent leur forces répressives uniquement contre les grèves et les
manifestations pacifiques des citoyens kabyles qui revendiquent leurs droits
légitimes.
Le MAK rappelle que ces
procédés d’un autre âge ne sauraient altérer la détermination du Mouvement à
arracher le droit à l’autodétermination de la Kabylie.
Une cellule de crise à
été mise en place par les militants du MAK pour arracher, au plus tôt, la
libération des citoyens et militants kabyles victimes du racisme d’Etat
algérien.
Le MAK appelle les
citoyens de Kabylie à se mobiliser et à se constituer en rempart contre la
répression et l’arbitraire exercé par le régime raciste d’Alger à l’encontre de
la Kabylie et de ses citoyens qui manifestent pacifiquement pour les
revendications légitimes de la Kabylie.
La cellule de crise du
MAK, Tizi-Ouzou, le 10 mars 2013
Les noms des personnes
arrêtées :
Bouaziz Ait-Chebib,
Boussad Becha, Ahcène Cherifi, Kamira Nait-Sid, Hassiba Abassène, Djaffar
Kennane, Ahcène Graichi, Abdellah Gherab, Babaci Sofiane, Remdhan Bouakkiz,
Said Tisseguine,
et cinq citoyens kabyles
dont les noms seront communiqués ultérieurement sous réserve de leurs accords.
Vague de
répression contre le MAK à Tizi-Ouzou
Nous venons d'apprendre que Bouaziz
Ait Chebib, président du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), vient
d’être arrêté à quelques minutes du rassemblement prévu aujourd'hui à Tizi
Ouzou. Selon les premiers éléments d'informations dont nous disposons, les
services de sécurité ont également embarqué un certain nombre de militants.
Dans un communiqué rendu public,
dimanche matin, l'Anavad dénonce l'arrestation de "Bouaziz Aït-Chebib,
ainsi que deux cadres du MAK, Ahcène Cherifi, ancien détenu politique, et
Boussad Becha ont été arrêtés ce matin à 9h 30 sur les lieux de l'appel au
rassemblement prévu pour aujourd'hui, 10 mars, à Tizi-Ouzou à 11h". Le
communiqué revient sur les circonstances des différentes arrestations :
"La première vague d'arrestation a eu lieu une heure et demi avant le
rassemblement. Les trois premières interpellations ont été suivies, deux heures
plus tard par huit autres interpellations qui ont concerné Mme Kamira Nait-Sid,
cadre du MAK, vice-présidente du Congrès mondial Amazigh, et huit autres cadres
du MAK : Mme Hassiba Abassène, Djaffar Kennane, Ahcène Graichi, Abdellah
Gherab, Babaci Sofiane, Remdhan Bouakkiz, et Said Tisseguine, journaliste à
tamurt.info.
Un citoyen kabyle venu au
rassemblement à également été arrêté".
"Ces treize Kabyles, lit-on
encore, ont été interpellés par les forces de répressions algériennes et ont été
emmenés au commissariat de police, situé à l'ex brigade de gendarmerie de
Tizi-Ouzou". Les militants du MAK voulaient rappeler par un
rassemblement sur la place de la Mairie la date du 10 mars 1980. Ce jour-là les
services de sécurité avaient empêché l'écrivain Mouloud Mammeri d'animer une
conférence à l'université de Tizi-Ouzou sur la poésie kabyle ancienne. C'était
au lendemain de cette interdiction qu'avaient débuté le fameux printemps berbère.
Nous venons d'apprendre qu'hormis le
président du MAK, tous les autres manifestants ont été relâchés en fin de soirée.
Yacine K.
Rassemblement populaire Tizi Ouzou
Devant l’ancienne mairie
Le 10 mars 2013 à 11h
dimanche 17 février 2013
MOUVEMENT POUR
L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE
TIMANIT I TMURT N
YIQVAYLIYEN
CONSEIL RÉGIONAL DE TIZI
OUZOU
Le 10 mars 1980, le régime raciste d’Alger avait interdit à Mouloud Mammeri
d’animer une conférence sur les poèmes kabyles anciens à l’université de Tizi
Ouzou. ça fut la goûte qui a fait déborder le vase et c’est à la suite de cette
révélatrice interdiction que toute la Kabylie s’est soulevée comme un seul
homme afin d’affirmer son identité et arracher ses droits légitimes de
reconnaissance linguistique, culturelle sur une terre ancestrale qu’elle a
libérée du colonialisme français au prix de lourds sacrifices.
33 ans après cette interdiction, et ce déni d’existence mais cette fois
algérien, la Kabylie vit encore au rythme de la répression et de l’oppression.
Le régime raciste d’Alger redouble de férocité face à la contestation sociale.
Après l’interdiction des marches du MAK , il passe à un autre pallier de la
répression qui consiste à violer le droit de grève soi-disant garanti par la
pseudo-constitution algérienne.
Le MAK, dans le cadre de la célébration du 33ème anniversaire du printemps
amazigh et la commémoration du printemps noir, entame ses activités politiques
par un rassemblement populaire le 10 Mars à Tizi Ouzou devant l’ancienne
mairie, à partir de 11h :
· Contre la répression
· Pour la réappropriation
des espaces de liberté confisqués par le régime à travers l’interdiction des
manifestations et la violation du droit de grève.
· Pour
l’autodétermination de la Kabylie.
· Pour la reconnaissance
des revendications de l’Azawad .
· Non au néocolonialisme.
Tizi Ouzou, le 16 février
2013
Pour le conseil - Djafar Khennane, président
L’armée algérienne a encore sévi en Kabylie
TIMANIT I TMURT N
IQVAYLIYEN
MOUVEMENT POUR
L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE
L’armée du régime raciste d’Alger vient de rajouter à son passif une
nouvelle « bavure ». Les militaires algériens ont pris pour cible,
vendredi soir, cinq jeunes kabyles de Vgayet qui circulaient à bord d’un
véhicule en faisant deux morts et deux blessés graves. Comme à l’accoutumé,
l’armée algérienne avance comme prétexte à son crime le fait d’avoir confondu
les victimes avec des terroristes.
Or, le laxisme de cette même armée face aux vrais terroristes est
aujourd’hui de notoriété publique en Kabylie. Les militaires laissent circuler
librement les terroristes qu’ils ont eux-mêmes implanté en Kabylie et les
« confondent » régulièrement avec les citoyens kabyles, s’assurant
ainsi une couverture pour terroriser la région. La fin de l’année s’annonce
sanglante pour le peuple kabyle qui va encore enterrer deux de ses enfants
fauchés par ceux qui prétendent assurer leur sécurité tout en commettant contre
eux des crimes à répétition.
Le MAK, qui a toujours dénoncé la présence suspecte d’une ANP en surnombre,
se comportant de surcroît en armée d’occupation, condamne avec force cette
prétendue "bavure » et réitère son exigence d’une démilitarisation de
la Kabylie. Il exprime sa solidarité avec les 2 victimes blessées et présente
ses condoléances aux familles des deux jeunes défunts.
Par ailleurs, le MAK appelle les kabyles à l’extrême vigilance et à l’union
face à la présence nuisible de l’Etat Algérien à travers des services de
répression qui ne sèment que la mort, la haine et la discorde en Kabylie.
Farid
Djennadi, Président - Pour le
conseil régional de Vgayet
Samedi 22 décembre 2012
Meeting du MAK aux At
Dwala :
« le peuple kabyle exige
son droit à l'autodétermination »
C’est une vraie démonstration de force qu’a
réussi, hier-soir, le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie aux At Dwala.
Le MAK passe à l'action dans son soutien au non jeûneur d'At dwala tabassé
par les agents des services de répression. Il a organisé à cet effet, hier soir
à 22h, un meeting populaire au centre d'At Dwala, animé par son président
Bouaziz Ait Chebib, Hachim Mohand Ouamer et Hocine Azem Membres de la direction
du mouvement.
Le président du MAK qui a entamé son discours par une dénonciation ferme de
l'acte infâme perpétré par les policiers contre un citoyen qu'ils sont censés
protéger, bafouant ainsi les libertés de culte et de conscience qui fonde l'âme
de la Kabylie. « Nous ne laisserons personne nous dicter sa loi ou nous obliger
à ignorer nos valeurs. La Kabylie a toujours été le bastion de la laïcité et de
la liberté et elle le restera ».
Le président du MAK a relevé que « la famille kabyle est unique dans le monde »
du fait qu'elle contient en son sein « des chrétiens, des musulmans et des
athées. Ils vivent tous en harmonie en plaçant la Kabylie et son esprit laïc au
dessus de leurs différences religieuses ».
Il a lancé un appel en direction des policiers kabyles: « ne vous trompez pas
de camps. Ne cautionnez pas ce régime infâme qui veut anéantir la Kabylie dont
vous êtes issus. Ce pouvoir, une fois qu'il vous a instrumentalisé contre vos
frères, vous lâchera comme il l'a fait avec les gardes communaux. le peuple
kabyle qui sait se montrer reconnaissant à l'égard de ceux qui le servent, ne
pardonnera aucune trahison ».
Le rejet des élections a été abordé par les animateurs du MAK en insistant sur
le fait que les commis de l'Etat, le wali et le chef de Daïra, « ce sont eux
qui commandent. Les élus ne sont que de simples fonctionnaires sans
prérogatives ».
« Les délibérations de l’assemblée ne sont exécutoires automatiquement qu’après
validation du wali », ont-t-ils relevé, en ajoutant que le peuple kabyle «
exige son droit à l'autodétermination pour instaurer un Etat kabyle,
démocratique, laïc et social ».
Le président du MAK qui a développé un discours percutant sur les valeurs
kabyles vantées par de grands philosophes et sociologues à l'image de Ernest,
Karl Marx, Pierre Bourdieu, Durkheim, ... a mis en lumière la contribution des
amazighs à l'enrichissement de la civilisation universelle à travers des géants
comme: Appulé, Térence, Tertullien, Cyprien, st Augustin .... Il n'a pas omis
de rendre hommage aux scientifiques kabyles qui font aujourd'hui le bonheur des
universités occidentales à l'exemple de: Dr. Hamid Ait Abderrahim, Dr. Rachid
Ouyed, Dr Lakhdar Saïs.
Le président du MAK a réitéré en conclusion, le soutien de son mouvement à
Rebaine en l'incitant à déposer plainte contre ses agresseurs. Il a renouvelé
l'appel fraternel du mouvement autonomiste au RCD et au FFS « afin de boycotter
les élections comme seul moyen d'aller dans le sens de la libération du peuple
kabyle ».
Kabylie - SIWEl : 5 Août 2012
Nous jeunes kabyles révolutionnaires
Nous ne voulons pas de leur unité
nationale qui nous enchaine à une entité qui nous renie et qui nous oblige à
renoncer à notre existence en tant que peuple
... des jeunes militants
du MAK harcelés par des gendarmes à Feroun après l’installation de leur section,
l’appel au meurtre contre Ferhat Mehenni, président du Gouvernement Provisoire
Kabyle après sa visite officiel en Israel. Même une procédure de déchéance de
sa nationalité a été entamée par le régime anti-kabyle d’Alger.
Tous les militants et sympathisants du MAK font l’objet
de tracasseries aux frontières algériennes.
Nous avons vu des militaires algériens refouler les
blessés Twareg du MNLA à la frontière, tout en accueillant ceux des islamistes
d’Ansar Dine et du MUJAO. Nous avons vu le gouvernement algérien recevoir des
criminels islamistes de ces deux organisations qu’il arme et finance dans
l’azawad pour confisquer l’indépendance des Touaregs arrachée au prix d’énormes
sacrifices par le MNLA.
Nous savons qu’ils ont étranglé Abane Remdane et Krim
Belkacem, Nous les avons vu assassiner Matoub Lwenas, exécuter Guermah
Massinissa, nous les avons vu tirer à balles réelles sur nos jeunes, mettant à
feu et à sang la Kabylie de 2001 à 2003.
Les assassins d’Alger nous ont déclaré la guerre, ils ont
décidé de nous décimer. Ils ont lancé leur machine à broyer nos repères, à
broyer nos valeurs, notre identité, notre culture, leur machine à piéger nos
certitudes et à programmer notre disparition. Ils ont avili nos symboles
culturels jusqu’à faire d’Ait Menguellet un paria chez ceux qui l’adulaient.
Nous ne voulons pas de leur arsenal à broyer notre rêve
de liberté. Nous ne voulons pas de leur école qui nous arabise et nous
islamise, nous ne voulons pas de leurs terroristes, nous ne voulons pas de
leurs militaires qui tirent sur nos citoyens et qui brûlent nos ressources pour
nous affamer.
Nous ne voulons pas de leur drapeau, de leur langue, de
leur façon de considérer les religions, nous ne voulons pas de leurs tentacules
mafieuses qui compromettent et détourne du juste, les fils de Kabylie. Nous ne
voulons pas de leurs fléaux qui exploitent le désarroi de nos concitoyens, nous
ne voulons pas des prêches de leur terroristes repentis qu’ils nous envoient
pour pervertir notre jeunesse, nous ne voulons pas de leur justice corrompue,
nous ne voulons pas de leurs gendarmes qui assassinent nos enfants.
Nous ne voulons pas de leur unité nationale qui nous
enchaine à une entité qui nous renie et qui nous oblige à renoncer à notre
existence en tant que peuple.
Nous, nous sommes engagés à construire une Kabylie libre,
une Kabylie laïque, démocratique, une Kabylie avec son propre Etat, son
gouvernement, son parlement, son congrès, ses propres services de sécurités,
ses écoles, ses institutions judiciaires, financière et économiques, avec son
administration et son état civil.
Nous avons fait le serment de bâtir une Kabylie kabyle et
universelle, une Kabylie juste et solidaire, une Kabylie moderne et fière de
ses racines amazighes, une Kabylie de droit et de respect, une Kabylie qui
garantira à ses enfants le droit à la tolérance, le droit à la différence, Le
droit au savoir, à la sécurité et au bonheur.
Grâce à ses dignes enfants, engagés dans son noble
combat, la Kabylie vaincra.
Les Jeunes Kabyles
Révolutionnaires
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