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Association culturelle N'Imazighen

Bruxelles

Rédaction

 

 

        - Le MAK dénonce la nensure "d'El Watan"     

        - Solidarité avec nos frères Touaregs

                  - Entre hypocrisie ....

        Tamazight, langue anti nationale

                                            

         

           MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE
            Le MAK dénonce et condamne la censure d’El-Watan

 

Le MAK dénonce et condamne avec force l’attitude infâme du quotidien El-Watan qui a servilement et indignement censuré le droit de réponse de M. Ferhat Mehenni. Ce journal ainsi que l’ensemble de la presse dite indépendante doivent leur existence au combat et au sacrifice des hommes d’honneur de la trempe du Président du GPK. Sans surprise, et pour ne pas déroger à ses honteuses habitudes, la presse algérienne brille par sa lâcheté et ses manquements aux règles de base de l’éthique journalistique. Le quotidien El Watan, a consacré un article injurieux portant atteinte à l’honneur de Ferhat Mehenni, Président du GPK mais s’abstient, sans scrupule aucun, de publier son droit de réponse.
Pourtant, le droit de réponse est un principe admis et reconnu à l’échelle universelle. Il n’y a que la presse algérienne, comme toutes les presses à la solde des dictatures, qui n’applique pas ce principe élémentaire. El Watan confirme, une fois de plus, qu’il est aux ordres du pouvoir militaire qui a confisqué la liberté de l’Algérie et pillé ses richesses.
El Watan qui a le déshonneur de censurer Ferhat Mehenni en lui refusant son droit de réponse, consacre ses « Unes » aux insanités proférées contre un fils de martyr pour la libération de l’Algérie, dans le but pervers de le délégitimer, afin d’entacher son engagement dans le combat légitime qu’il mène pour la dignité de la Kabylie. Le comble de cette sordide histoire est que cet article est signé par une illustre inconnue qui a visiblement un besoin très urgent de revisiter l’histoire récente de l’Algérie !

Il semble bien qu’El Watan se rapproche inexorablement du quotidien « Echourouq » que l’on ne peut décemment qualifier de journal d’information, mais dans une version française et plus élaborée, particulièrement en matière de propagande et de désinformation. Nous ne sommes pas étonnés outre mesure par les méthodes manipulatrices et déloyales de cette presse servile. Et comme le disait Muhend Aarav Bessaoud, suite au détournement de l’Histoire à l’issue de l’indépendance, « Heureux les martyrs qui n’ont rien vu », puisque la presse algérienne est décidemment bien indigne des sacrifices consentis par les meilleurs d’entre-eux.
Les attaques répétées contre le MAK et le GPK sont la preuve qu’ils sont bien les seules vraies forces d’opposition démocratique face au régime raciste d’Alger qui réprime, lynche et boycotte toute expression autonomiste, dans le but de la museler et de pervertir son combat juste et légitime. Et effectivement, en quoi la pseudo opposition démocratique peut-elle bien déranger « Bouteflika, ses parrains et ses larbins », quand on sait qu’elle apporte régulièrement sa caution « démocratique », parce que c’est bien là le seul intérêt de son existence…quand elle ne sert pas carrément de lièvre à ce régime raciste et criminel !
Il en est de même pour la pseudo presse algérienne, toutes à la solde d’un clan ou d’un autre de ce pouvoir militaro-maffieux qui n’a aucune autre ambition que de se perpétuer sur le dos des peuples d’Algérie. Il est fort probable qu’El Watan, par ce mesquin petit clin d’œil au pouvoir, attende de faire effacer ses dettes à la CNAS, qui elle-même, comme tout organisme étatique, est loin d’être un modèle de vertu, répondant ainsi parfaitement au caricatural « je te tiens, tu me tiens par la barbichette ».

Pauvre Algérie ! Et au risque de nous répéter, nous vous redisons encore une fois, « Heureux les martyrs qui n’ont rien vu »…ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui !

 

Bouaziz Ait Chebib, Président

Kabylie, le 23 janvier 2012

 

 

 

           MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE

Solidarité et soutien à nos frères Touaregs de l’AZAWAD

 

Au moment où les Touaregs de l’Azawad se battent avec courage et détermination contre des Etat-Nations qui nient leur existence, ruinent leur territoire et livrent leur peuple au terrorisme, afin d’arracher leur dignité et leur droit inaliénable à vivre librement sur leur propre terre, une campagne démoniaque de dénigrement est orchestrée par les autorités maliennes, assistés en cela par les autorités algériennes et même par des groupes se réclamant faussement de l’identité amazighe dans l’objectif d’assimiler les valeureux combattants touaregs à de vulgaires bandits armés, des trafiquants de drogue et des mercenaires à la solde d’Al Qaeda, de l’Algérie et hier encore de Kadhafi.

L’Algérie officielle, de par la couverture médiatique des évènements de l’Azawad, fait croire qu’elle favorise la révolte touarègue alors que dans la réalité, elle assiste militairement, et en ce moment même, l’armée malienne dans sa funeste entreprise de désintégration du peuple touarègue.

Par ailleurs, les combattants touaregs de l’Azawad sont sournoisement accusés d’avoir été les mercenaires de Kadhafi. Certains usent de cet argument pervers pour sacrifier un peuple meurtri en quête de justice et de liberté. Or, la trahison est une tare hélas partagée par l’ensemble des peuples de la planète. Nous avons bien des Ahmed Ouyehya, des Khalida Messaoudi et des Ould Ali El-Hadi, ce n’est pas pour autant que la Kabylie toute entière est à la solde du régime raciste d’Alger, tout comme les félons amazighs qui servent le Makhzen marocain contre leur frères ne sont nullement représentatifs des amazighs du Maroc.

Le MAK se porte solidaire de ses frères touaregs de l’Azawad et dénonce vigoureusement cette honteuse campagne de désinformation qui vise à discréditer le combat libérateur de ce peuple contre les actes d’hostilités enclenchées par le pouvoir malien en guise de règlement du problème politique, économique et social de l’Azawad qui dure depuis les indépendances des nouvelles nations de la région, parce que construites sur le déni identitaire et la spoliation des territoire des peuples autochtones.

L’Etat malien qui semblait n’avoir jamais eu les moyens de combattre l’AQMI se trouve subitement en mesure de déployer des moyens colossaux contre les touarègues, apportant ainsi la preuve que le Mali, tout comme l’Algérie, se soucie bien plus de faire disparaitre les peuples autochtones, intégrés par les vicissitudes de l’histoire dans des Etats à la solde du néocolonialisme, que de combattre les terroristes d’Al Qaeda qu’ils ont toujours favorisés, allant même jusqu’à leur permettre de disposer de bases fixes !

Et comment une poignée de terroriste peut-elle établir des bases fixes sur un territoire militairement quadrillé et se livrer ouvertement au terrorisme sans une complicité active de la part des Etats de la région ?

Le même sort a été réservé à la Kabylie. Son territoire est livré aux terroristes qui sont bien les seuls à pouvoir circuler librement en Kabylie sans avoir des bataillons de CRS, de gendarmes et de militaires à leurs trousses, tant il est vrai, qu’ils sont occupés à assassiner les citoyens kabyles "par bavures", à empêcher les marches pacifiques des autonomistes ou à réprimer la jeunesse estudiantine en quête de sécurité dans les campus de la région.

Le MAK réitère sa totale solidarité avec tous les peuples Amazighs qui luttent pour leur dignité et apporte son soutien indéfectible au peuple touareg de l’Azawad qui combat seul pour sa survie gravement menacée par les actes d’hostilités menés ouvertement par certains et en catimini par d’autres.

Tous les peuples Amazighs, qu’ils soient Nefoussis, Kabyles, Rifains, Chleuhs, Touaregs, Chaouis ou Mozabites, sont en droit d’exister librement et officiellement sur leur propre territoire.

Yasmina Oubouzar - Porte-parole du MAK à l’étranger

 

 

    

Entre hypocrisie et intérêts financiers, les Amazighs sacrifiés sur l’autel de l’arabo-intégrisme

TIMANIT I TMURT N IQVAYLIYEN
MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE

Avec l’intégrisme arabo-islamique qui s’installe "démocratiquement" à la suite des "printemps arabes", c’est l’Afrique du Nord des Peuples Amazighs qui est sacrifiée au nom d’intérêts bassement mercantiles. L’hypocrisie du discours du monde libre se fait de plus en plus flagrante. Les démocraties occidentales se targuent hypocritement d’être intransigeantes sur les principes de liberté et de démocratie mais dans les faits, elles n’hésitent pas à donner des valeurs distinctes, voire opposées, à ces mêmes principes selon qu’il s’agisse des peuples d’Europe ou des autres peuples. Ainsi, les Amazighs d’Afrique du Nord doivent eux s’accommoder de "démocraties islamiques" avec la charia en guise de charte des droits de l’homme !

Les derniers évènements qui ont secoué la région et la gravité de la mise en danger de l’avenir de nos frères Amazighs de Libye et de Tunisie interpellent fortement notre Mouvement.

Il va de soi que le MAK se positionne clairement aux côtés de ses frères Amazighs qui luttent seuls contre des idéologies profondément racistes et diaboliquement meurtrières et liberticides, exactement les mêmes que ceux que nous affrontons en Kabylie et partout ailleurs en terre Amazighe.

En Libye, Kadhafi a été capturé vivant et ensuite il a été tué ! Le constat objectif des faits montre que les « révolutionnaires » ont capturé un homme blessé et, après des traitements indignes, ils l’ont abattu. Ce dénouement, pratique, impute la liquidation de Kadhafi aux seuls « révolutionnaires » qui l’ont arrêté. Ils auraient ainsi banalement agi sous l’impulsion meurtrière de la vengeance. Commode comme dénouement, il arrange bon nombre de dirigeants Nord Africains et Occidentaux et à plus forte raison le CNT formé d’hommes très proches du cercle intime du "système Kadhafi", à commencer par l’ancien ministre de la justice sous Kadhafi et non moins actuel Chef du CNT…

Tout le monde aura compris que, pour beaucoup, il ne valait mieux pas que Kadhafi dispose d’une tribune où il aurait pu faire état de révélations pour le moins… embarrassantes ! Certes, personne ne regrettera le tyran à moitié fou, pour nous l’un des plus grands ennemis des Amazighs, mais le procédé est humainement indigne ! Le spectacle du corps déshumanisé de Kadhafi malmené par des sanguinaires vociférant des slogans intégristes est inacceptable ! Un seul bémol à la vue de ces images indignes, et nous nous en félicitons, nos frères Amazighs de Libye n’ont participé ni au lynchage de Kadhafi ni à son assassinat. Pas un seul drapeau Amazigh n’y a contribué, ce n’est heureusement pas dans notre culture !

C’est au nom des principes des droits humains dont elles se targuent d’être les dépositaires que certaines démocraties occidentales se félicitent de la mort d’un homme pour le moins gênant, et tué dans des circonstances pour le moins obscures. En outre, et comble de l’indécence, les dirigeants du monde libre feignent cyniquement de s’inquiéter "du respect des droits de l’homme" par les futures "démocraties" qui couronneront les "printemps arabes" alors même qu’ils ignorent volontairement l’avenir compromis des peuples Amazighs qui, justement, sont bien les seuls à aspirer à un avenir démocratique et non à une dictature islamiste !

En Tunisie, même scénario, montée fulgurante des islamistes et cruelle désillusion des démocrates. Le parti islamiste Ennahda, est sorti vainqueur des premières élections libres de la Tunisie. Désormais, en Tunisie, la démocratie et la liberté d’expression semblent s’acheminer vers un avenir… prometteur !

Curieusement qualifié par les démocraties occidentales de "parti islamiste modéré", Ennahda qui a raflé 40% des sièges tunisiens, a sans doute mérité sa qualité de "modéré" en raison de la tolérance et de la modération dont il a fait preuve au cours de la violente agression des locaux de la chaîne de télévision "Nasma" accusée d’avoir diffusé un film, Persépolis, jugé "subversif" : une démonstration magistrale des "subtilités démocratiques" des Républiques Islamiques, mise en scène par l’iranienne Marjan Satrapi. Le "sage" Ghanouchi, chef incontesté du parti islamiste, dit modéré, avait, rappelons-le, justifié et encouragé cette agression physique en dénonçant la chaîne "Nasma" qu’il accusait d’avoir, par la diffusion de ce film, insulté toute la Tunisie…ça n’augure pas de lendemains meilleurs.

Les Amazighs de Tunisie, très minoritaires, tentent de se faire entendre dans une société en prise au vampirisme dévastateur de l’intégrisme. Ignorés et privés du droit à la parole, ils restent quasiment inaudibles et sont d’ores et déjà considérés comme un facteur de division pour la future Tunisie, du déjà vu !

Le MAK dénonce le sacrifice de la pluralité linguistique et identitaire, en particulier le sacrifice des peuples amazighs, sur l’autel de l’intégrisme rampant des "printemps arabes" qui parasite cette vielle terre d’Afrique du Nord avec l’appui hypocrite et indécent des empires coloniaux et financiers qui ont fait de nos terres les terrains d’action de leurs guerres mercantiles.

Nous dénonçons l’ignorance volontaire de la question Amazighe en Libye par le CNT et nous condamnons les velléités arabo-intégristes du président du CNT, Moustapha Abdel Djalil, qui était rappelons-le, ministre de la justice sous l’infâme régime Kadhafi.

Nous condamnons le silence hypocrite de l’Occident face à la négation de la dimension Amazighe en Libye, en Tunisie et dans toute l’Afrique du Nord Amazighe, à l’image de la Kabylie qui se bat pour sa dignité depuis plus de 50 ans !

Pour le MAK,

Mouloud Mébarki, Président par Intérim

 

                       Tamazight, langue anti nationale

   

                        Le MAK répond à ses fossoyeurs

 

       MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE

 

L’expression est consacrée : le ridicule ne tue pas. Toute honte bue, un homme non élu s’auto-proclame nouveau président du MAK. Rappelons les faits.

Le congrès constitutif du MAK, tenu le 14/08/2007, avait élu M. Ferhat Mehenni à sa tête. En créant le Gouvernement Provisoire Kabyle, le 1er juin 2010, ne voulant pas cumuler des responsabilités, il a laissé la charge de l’intérim à Muhend Larvi Teyyev.

Le 29/03/2011, M. Ould Kablia, Ministre algérien, annonça « une aide morale » à des relais kabyles pour barrer la route au MAK et au GPK.

M. Ferhat Mehenni constatant des dysfonctionnements très graves et la violation des statuts du MAK par celui qui assurait jusque-là son intérim, sentant aussi le coup, ou de la naïveté, ou du complot rampant, l’a relevé de ses fonctions le 05/08/2011, en nommant à sa place M. Mebarki Mouloud.

En s’auto-proclamant aujourd’hui « Président » avec un Exécutif fantoche, Muhend Larvi Teyyev, s’inscrit en porte à faux avec les textes fondamentaux du mouvement et les aspirations légitimes du peuple kabyle. Il pourra toujours compter sur le pouvoir pour lui fournir ses agents et son argent afin de tenir le congrès des fossoyeurs de l’autonomie dont le seul objectif est de normaliser la kabylie. Ces derniers vont essayer de se faire passer pour le vrai MAK et se présenter aux élections législatives. Ils vont ainsi discréditer les autonomistes en cautionnant le régime assassin des enfants du Printemps noir. Leur but est de tuer l’espoir de la Kabylie : le MAK et le Gouvernement Provisoire Kabyle.

Mais que tout le monde se rassure. Tous ceux qui se prêtent à ce jeu sont d’ores et déjà suspendus de leur qualité de membres du MAK et leur cas sera soumis au Conseil des Sages qui va siéger pour la première fois. Le Conseil National, sur la base des recommandations du Conseil des Sages statuera sur chaque individu mis en cause.
Ceux qui sont induits en erreur peuvent toujours se ressaisir pour ne pas cautionner cette conspiration concoctée dans les bureaux DRS.

Le pouvoir et ses relais peuvent toujours s’agiter, ils n’auront que la condamnation de l’histoire. Le GPK et le MAK vaincront contre vents et marées et mèneront la Kabylie et le peuple kabyle vers la construction de leur Etat.

 

Mouloud Mebarki, Président Par Intérim
Hachim Mohand Ouamer, Président du Conseil National

 

 

 

                                       Lounès Matoub, 13 ans après :

                                      Un legs inoxydable de liberté

 

La vie et le combat de Lounès Matoub ont insufflé durant près de quatre décades à la jeunesse kabyle un élixir de liberté inoxydable qui n’est pas près de s’étioler. Et chacun des anniversaires de son martyre est une occasion pour elle de se ressourcer au torrent volcanique de son fécond héritage.

Au fil des ans, les processions du 25 juin à Tawrirt Musa qui se bonifient et se renouvèlent sans cesse sont devenues un repère printanier de recueillement, de souvenir et de mobilisation de notre jeunesse qui fait la démonstration éclatante d’une fidélité au combat de Lounès en qui elle se reconnaît et qu’elle veut perpétuer.

Cette démonstration récurrente prouve aussi que les œuvres qu’a laissées Lwennas ne relèvent pas seulement de lyrisme ou de chant ; mais aussi et surtout d’un testament politique bien compris, transmis et repris en actes et en esprit par les nouvelles générations.

Il y a 13 ans, la Kabylie a pleuré éperdument la mise en terre de Lounès Matoub.

Il y a 13 ans, mais, la Kabylie a inscrit une nouvelle étoile dans le firmament des sentinelles imprenables de son éternité.

Aujourd’hui, grâce au sacrifice de Lwennas et de ses devanciers ; à la mobilisation de centaines de milliers de militants anonymes et d’acteurs politiques contemporains, la Kabylie relève la tête, affirme son identité et prend la résolution tranquille et déterminée à vivre dans la liberté, la dignité et en pleine souveraineté.

Quelles que soient les allégations, quelles que soient les supputations et quelles que soient les imprécations qui tendent à polluer les circonstances et les causes de sa mort, la Kabylie a inscrit pour toujours dans sa mémoire et sa raison, le sens du sacrifice de Lounès Matoub et lui réserve une place d’honneur dans le mémorial de ses grands hommes.

Le collectif militant du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) compte en son sein des frères d’armes, des compagnons de vie, d’admirateurs anciens et nouveaux de Lounès Matoub. Et tous sont déterminés à concrétiser l’idéal pour lequel il a consenti le sacrifice suprême. C’est l’hommage que nous lui devons et que nous avons honneur à assumer tous.

Kabylie, le 24 juin 2011

 

Pour le MAK - Azru LOUKAD

 

Comité exécutif

 

7 bougies dans l’éternité du sacrifice d’Amezyan

 

Le 19 juin 2004, des mains criminelles ont ravi à sa famille, au MAK et à la Kabylie toute entière, AMEZYAN MEHENNI, l’un de ses premiers militants autonomistes.

Par cette ignominie, outre l’élimination physique d’Amezyan, jeune cadre plein de promesses et militant sans recul, c’est Ferhat MÉHENNI, son père, actuellement Président du 1er Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) qui est visé en premier dans le but de le faire renoncer au combat pour l’autonomie de la Kabylie dont il a fondé la première structure organique pérenne qui le porte aujourd’hui encore.

Depuis 7 ans, l’enquête pour élucider ce meurtre reste sans effet. La conjonction d’intérêts d’états a entravé, sans le dire, les investigations. Pour autant, la clôture officielle de l’enquête ne nous fera pas renoncer à la quête de la vérité.

Le forfait qui a eu lieu à Paris et qui se voulait un avertissement et une intimidation pour tous les militants autonomistes de Kabylie et de la diaspora a eu l’effet inverse puisque AMEZYAN est non seulement devenu un symbole impérissable mais le sens de son combat est perçu aujourd’hui par la jeunesse kabyle comme l’exemple à suivre.

Pour célébrer le 7ème anniversaire de sa disparition, le MAK organise une cérémonie de recueillement et de souvenir le samedi 18 juin 2011 à partir de 11H00 à MARAGHNA, commune d’ILLOULLEN OUMALOU.

Nous serons nombreux, pluriels et déterminés à parachever le combat pour la liberté de la Kabylie éternelle où sera bientôt érigé un panthéon pour tous ses martyrs.

- HONNEUR ET GLOIRE À TOUS LES MARTYRS DE LA KABYLIE !

- VIVE LA KABYLIE LIBRE ET ÉTERNELLE !

 

KABYLIE, le 14 juin 2011
Le MAK

 

 

 

 

 

 

               

        Le gouvernement provisoire kabyle (GPK) souffle sa première bougie

 

                                Comité exécutif

 

Il y a 10 ans, dans le feu de l’action du Printemps noir et en réaction aux assassinats en vase-clos de notre jeunesse par un pouvoir raciste et à velléités génocidaires, naissait le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie…….

 

Il y a 4 ans, le 14 août 2007, le MAK a tenu son congrès constitutif et s’est doté de structures organiques démocratiques qui lui ont permis une immersion rapide et fruc-tueuse au sein de toute la société kabyle.

Le 22 mai 2010, le Conseil National du MAK a entériné la résolution relative à la créa-tion du Gouvernement Provisoire de Kabylie. Par la même résolution, il a nommé à l’unanimité de ses membres M. Ferhat MEHENNI au poste de Président du GPK et, subséquemment pour pourvoir à son remplacement, M. Muhend Larvi Tayev au poste de Président du MAK.

Et le 1er juin 2010, le premier Gouvernement Provisoire de Kabylie a vu le jour. Aujourd’hui, il souffle sa première bougie.

En ce jour anniversaire, chaque militante et chaque militant de notre Mouvement est légitimement en droit d’exprimer sa fierté par rapport au chemin parcouru en si peu de temps et aux victoires politiques arrachées de haute lutte au bénéficie de notre peuple.

En ce jour qui marque l’an I de notre Gouvernement provisoire, nous félicitons vivement l’ensemble de ses membres plénipotentiaires ou administratifs pour l’abnégation, la détermination et le dévouement qu’ils ont chevillés à leurs corps dans l’exercice de leur mission.

Grâce à eux, le sens du combat de la nation kabyle est porté et compris par de nombreux peuples et nations de par le monde. Grâce à leur action soutenue, plusieurs états en Europe et en Amérique ont été à l’écoute de nos aspirations et les résultats sont d’ores et déjà probants en matière de reconnaissance et de légitimation internationale de notre combat.

Nous les remercions chaleureusement. Bientôt, c’est toute la nation kabyle qui leur rendra justice et saura leur rendre honneur à la mesure de leurs sacrifices.

 

Vive la Kabylie éternelle !
Vive le MAK !
Vive le GPK !

 

Kabylie, le 1er juin 2011

          

 

                 Convention Nationale Kabyle (CNK)

                  Pour la construction de l’Etat régional Kabyle en Algérie

Kabylie, les 1er et 2 avril 2011

CONVENTION NATIONALE KABYLE

POUR LA CONSTRUCTION DE L’ÉTAT
RÉGIONAL KABYLE EN ALGÉRIE

KABYLIE, LES 1 ET 2 AVRIL 2011

 

En août 1956, en pleine guerre, la Kabylie a su réunir et faire travailler ensemble des forces disparates et souvent antagoniques du point de vue idéologique, pour élaborer un programme commun pour la décolonisation.

Dès 1962, la plate forme de la Soumam qui portait un projet de société démocratique et social à même de sortir de l’ornière l’Algérie, a été enterrée et remplacée par la Charte de Tripoli, élaborée à la hussarde et qui a consacré une Algérie arabo-islamique qui contre essentiellement la Kabylie dont les valeurs historiques de démocratie et de laïcité ne cadrent pas avec le programme des putschistes.

Aujourd’hui, l’avenir immédiat de la Kabylie nous commande de déployer tous nos efforts afin de construire avec l’assentiment de tous ses citoyens, les bases de notre futur état régional qu’il s’agit de négocier point par point avec les représentants de l’état algérien.

Serions-nous condamnés à travailler éternellement pour les autres ?
Serions-nous frappés d’incapacité héréditaire à construire un projet commun pour la Kabylie ?

Le MAK, a, depuis sa création, comme viatique et conviction chevillée au corps, de contredire cette fatalité que nos ennemis entretiennent en permanence. Pour avoir entamé la lutte pour l’autonomie publiquement et résolument depuis une décennie, il a le devoir de fédérer toutes les énergies en vue d’agréger et de réduire par la concertation les différents points de vue se rapportant à la construction du futur état régional kabyle en Algérie.

Dans la phase actuelle que traverse actuellement l’Afrique du Nord, la Kabylie doit se donner l’opportunité pour s’affirmer et exiger la liberté pour son peuple. Dans cette optique, elle a plus que jamais besoin de cohésion et de solidarité. Cette tâche nous incombe. Nous devons la réaliser pour tous nos aînés dont les sacrifices sont passés en pertes et profits par le régime algérien ; pour notre jeunesse dont les repères ont été brouillés et falsifiés par l’école et l’instrumentalisation de la religion.

Pour la première fois depuis qu’elle a perdu sa souveraineté en 1857, la Kabylie se prend en charge politiquement par elle-même et pour elle-même. Le moment est venu où chacun d’entre nous doit transcender sa vision et toute autre contingence liée à l’esprit partisan ou de chapelle.

La Convention Nationale Kabyle (CNK) qui se déroulera les 1er et 2 avril 2011 aura à rendre compte de ce nouveau départ qui sera un jalon essentiel du destin et du proche avenir de la nation kabyle.

 

INVITATION

Mme, Mlle, M. : ……………………………………………
En tant qu’acteur politique important et reconnu de Kabylie, le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie est honoré de vous transmettre cette invitation à prendre part à la Convention Nationale Kabyle qu’il organise les 1 et 2 avril 2011.
Votre contribution à cette Convention sera un apport précieux qui sera inscrit sur les tablettes de l’histoire contemporaine du peuple Kabyle.

 

 

                               TIMANIT I TMURT N IQVAYLIYEN

                MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE

 

                                                APPEL

 

                              Citoyennes, citoyens de Kabylie,

 

Les dictatures issues de la colonisation sont entrées dans une zone de turbulences pour longtemps. Elles sont suivies avec attention par les opinions publiques internationales. Les gouvernements étrangers jusqu’ici complices de leurs forfaits et de leurs crimes sont contraints de lâcher leurs protégés sous peine d’être eux même contestés.

C’est le moment idéal pour  rappeler au monde ce que nous voulons vraiment : vivre libres et en paix sur notre terre et exister dans notre culture. Le peuple kabyle dispose d’un énorme capital de sympathie auprès des chancelleries et des Etats étrangers. Consolidons cet acquis.

Rappelons-nous 1926, quand les fondateurs de l’Étoile Nord Africaine, tous Kabyles, ont intronisé comme chef, Messali Hadj, originaire de l’Ouest, pour donner à ce mouvement une assise nationale. Alors que  80% des militants de ce parti étaient des Kabyles, Messali imposa l’option d’une identité algérienne niant la leur..

 Comment oublier 1949, lorsque les militants lucides, refusant une définition ethnique et religieuse de la future Algérie ont été taxés de « berbéristes » et ont été exclus ou assassinés ?

Comment, cher(e)s compatriotes, ne pas exiger la liberté pour le peuple kabyle qui,  déjà en 1963, a refusé au prix de 400 vies des siens, la confiscation de l’indépendance algérienne que la Kabylie avait chèrement payée?  Pour un peuple qui en 1980, une dizaine d’années avant la chute du mur de Berlin,  ébranla le dogme de la pensée unique ?  Puis en 2001, une décennie aussi avant le vent de liberté qui souffle actuellement  sur les terres soumises à la dictature s’était soulevé contre  le déni identitaire,  et a fait face, seul, à la répression qui lui a ravi, au moins, 127 de ses enfants ?

Actuellement, le succès des marches à Alger, pour le changement et la démocratie, bute toujours sur  l’origine kabyle de leurs initiateurs. La contestation du régime serait-elle une affaire strictement kabyle ?

Cher(e)s compatriotes, revendiquer la liberté de notre peuple n’est pas une œuvre de ghettoïsation.  Au contraire, il est urgent de nous démarquer  des stratégies qui visent à nous sacrifier pour la liberté  de ceux qui ne nous ont rien demandé. La Kabylie n’a pas vocation à offrir la démocratie à l’Algérie, mais elle sera solidaire de tous les combats démocratiques.

Montrons au monde entier notre détermination à nous affranchir de la tyrannie, en marchant en Kabylie !

Soyons nombreux aux marches programmées par le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie dont la première aura lieu à Akbou le lundi 28.02.2011

 

LE 20 AVRIL 2011, PAR DEVOIR SACRE, MARCHONS ENSEMBLE  POUR HONORER LA MEMOIRE DE NOS MARTYRS DU PRINTEMPS NOIR

GREVE GENERALE LE 20 AVRIL 2011.

Exigeons un referendum pour l’autonomie de la Kabylie ! 

 

Il est urgent de taire nos divergences, d’unir nos forces  pour espérer intégrer les bouleversements géopolitiques de notre région. Si nous n’affirmons pas maintenant notre droit à l’existence, c’est notre dissolution pure et simple qui nous menace.

Chèr (e)s compatriotes, Si cette démarche froisse nos leaders politiques qui ont opté pour une stratégie nationale, nous aimerions leur rappeler que s’ils avouaient ce que  leur stratégie a rapporté à la Kabylie ces dernières décennies, leur prestige en sera considérablement grandi.

Cher(e) compatriotes, Ensemble avec le Mak et le GPK, qui se dissoudront le jour de la

 

 

 

 

 

proclamation de l’autonomie de la Kabylie, nous pouvons mettre fin à l’oppression qui s’abat sur le peuple kabyle depuis des siècles.

Debout « Hommes libres » !

Unis, nous vaincrons !

ENGAGEONS NOTRE DESOBEISSANCE CIVILE JUSQU'A LA VICTOIRE FINALE.

 

Vive la Kabyle démocratique, libre et autonome

 

     

                     MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE

                                 AGISSANT DE NUIT ET HABILLÉS EN CIVIL
                             DES GENDARMES ATTAQUENT LES DOMICILES

 

De source sûre, on vient d’apprendre que dans la commune de Chorfa, daïra d’Imceddalen (Mcheddala), des gendarmes de la brigade locale épaulés par des renforts, tous habillés en civil, ont forcé durant la nuit d’hier, des domici-les pour en extraire des jeunes suspectés d’avoir participé aux émeutes pour les passer sauvagement à tabac. Après l’agression, un jeune est actuellement hospitalisé à Tizi Ouzou dans un état critique.

Le rejet de ce corps d’assassins a pris de l’ampleur en Kabylie après la marche organisée par le MAK le 5 février dernier à At Wizgan (Bouzeguène).

Nous sommes en présence d’un acte de guerre de la part du pouvoir algé-rien contre des populations civiles désarmées.

En cette situation de légitime défense, le MAK appelle les citoyens de tou-tes les villes et villages de Kabylie où subsistent encore des casernements de ce corps militaire lâche et sanguinaire à s’organiser en autodéfense et à riposter à chaque agression avec tous les moyens à leur portée.

L’opinion nationale et internationale est interpellée sur la responsabilité du pouvoir dans cette escalade de la terreur dont il est le seul responsa-ble.

 

Kabylie, le 13 février 2011

 

                              Communiqué du MAK

              Peuple kabyle : l’heure décisive

 

La Nation kabyle va célébrer dans quelques jours Yennayer (le 12 janvier), un des fondements de sa genèse. Les manifestations citoyennes et festives projetées sont contrariées par la violence du régime qui a décidé d’embraser l’Algérie entière dans le but de freiner la marche de l’autonomie de la Kabylie qui agrège l’assentiment de la majorité du peuple kabyle et la compréhension de plus en plus manifeste des autres peuples d’Algérie.

Le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) soutient les révoltes citoyennes qui se manifestent dans toutes les régions d’Algérie.

Sa démarche de solidarité envers les peuples d’Algérie a été constante depuis son émergence publique lors de la répression du peuple kabyle du Printemps noir en 2001-2002. Pour autant, le peuple kabyle n’a pas reçu en retour la solidarité attendue légitimement.

Ces émeutes et leur répression doivent servir de preuve à tous que le régime algérien n’épargne personne pour se maintenir au pouvoir et s’accaparer des richesses nationales qu’il affecte à perpétuer sa domination et fortifier le système de répression comme il vient d’en démontrer le bien-fondé par le doublement de la solde des policiers.

Le MAK appelle à la solidarité avec les peuples d’Algérie qui ont décidé de s’affranchir de la colonisation sous couvert de républicanisme à l’algérienne.

Les peuples d’Algérie qui ont été ensemble les artisans de la libération du pays viennent de subir une humiliation éhontée de la part d’un Ministre des Moudjahidines aveuglé par l’antikabylisme qui décide d’ôter le nom de Abane Ramdane.

 

 

               Une délégation du MAK en territoire sétifien pour soutenir un des siens, victime du                    harcèlement de la gendarmerie

          De Sétif - Correspondance de Saïd Tissegouine

 

    Une forte délégation du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), conduite par Bouaziz Aït-Chebib, secrétaire national à l’organique, s’est déplacée, le 30 décembre 2010, au village kabyle dénommé Bousellam, chef-lieu de commune du même nom, daïra de Bouandès, wilaya de Sétif pour soutenir le chef de section locale du MAK, en l’occurrence M. Salim Djouadi, victime du harcèlement de la gendarmerie algérienne.

En effet, le militant du MAK a été convoqué lundi 27 décembre par la gendarmerie de Bouandès pour lui faire reconnaître de force avoir « présidé une réunion secrète » du MAK. Identique dans la manière à la tristement célèbre GESTAPO au service du régime nazi, l’officier de gendarmerie, chargé de l’interrogatoire, a directement rempli son procès-verbal en posant des questions précises, mais tout à fait hors du contexte des faits reprochés à l’honnête chef de section du MAK de Boussalem.

Entre autres questions, nous relevons celles relatives à ses liens avec un autre militant du nom de Karim Mozaï, les personnalités ayant participé à cette réunion secrète, les noms et prénoms des parents. Cependant, conscient de son plein droit de rejeter les allégations outrageusement mensongères de l’officier de la gendarmerie, l’honnête chef de section du MAK de Boussalem a refusé catégoriquement de signer le procès-verbal.

Devant ce refus, l’officier de la gendarmerie algérienne ne désespère pas pour autant. Il tente d’avoir la victime à l’esbroufe. Celle-ci s’est traduite par les risques à encourir en refuser de signer le document contenant les allégations mensongères. Même avec cette méthode illégale et condamnable, Salim Djouadi refuse d’y apposer sa signature. Alors l’officier lui demande de lui remettre sa carte nationale d’identité (CNI). Le vaillant et militant du MAK la retire de sa poche et la lui tend en lui disant : « Vous pouvez la garder, car je m’en vais me faire établir la carte d’identité kabyle ». Sur ce, le gendarme la lui rend, mais en lui proférant des menaces à peine voilées.

Par ailleurs, l’officier de la gendarmerie algérienne a tenté de « faire comprendre » au militant Salim Djouadi qu’il a eu vent de cette « réunion secrète » en entrant dans le site internet du MAK, où est « publiée » l’information. Cependant, la mobilisation de la gendarmerie dans ce cadre précis a commencé suite à la publication d’une information faisant état d’une réunion secrète des militants indépendantistes de Sétif (allusion faite aux militants du MAK) dans le journal arabophone El-Khabar. Ce quotidien algérien a délibérément présenté les militants du MAK comme des indépendantistes. Motivé par on ne sait quel objectif, le journaliste a écrit : « … dans les localités kabyles de Sétif ».

Il est facile de comprendre que le rédacteur de l’article veut signifier que la wilaya de Sétif est constituée de seulement quelques localités. Il pousse aussi l’outrecuidance en accusant le MAK d’être non seulement un mouvement indépendantiste, mais aussi d’organiser des réunions secrètes en vue de peser sur les élections municipales. Le journaliste fait volontairement l’amalgame entre l’autonomie et l’indépendance. À quelle fin ? Le plumitif et mercenaire spécialisé dans l’intox écrit également que les services de renseignement de la wilaya de Sétif et les services d’investigations de la gendarmerie nationale lancent en commun des investigations pour identifier « les éléments des assemblées populaires du nord de Sétif, impliqués dans le mouvement indépendantiste ».

Quelle ineptie journalistique ! Enfin, nous préférons reproduire intégralement l’article en question pour que nos lecteurs puissent en tirer eux-mêmes leur conclusion : « Les sympathisants de Mehenni tiennent une réunion secrète à Bousellam : les services de sécurité surveillent de près des indépendantistes kabyles à Sétif.

Selon des sources politiques, bien informées, des membres de ce qui s’appelle « Mouvement de l’indépendance de la Kabylie » ont bel et bien tenu une réunion organique au niveau de la commune de Boussalem, sise dans l’extrême nord de la wilaya de Sétif, et ce, loin des regards des autorités locales. Plusieurs personnalités issues du mouvement des aârchs ainsi que certains éléments désignés par Ferhat Mehenni dans les localités kabyles de la wilaya de Sétif étaient présents à cette réunion. Cette rencontre organique est intervenue juste après celle organisée à Béjaia   un mois auparavant afin de mettre l’accent sur la nécessité de récupération de plusieurs assemblées kabyles au niveau de la wilaya de Sétif. Certains partis politiques ont pu mettre la main sur ces régions, notamment la commune de Boussalem dont l’assemblée est présidée par le MSP.

Selon les mêmes sources, des investigations communes entre les services de renseignement de la wilaya de Sétif et les services de recherches et d’investigations de la gendarmerie nationale ont été lancées pour l’identification de certains éléments des assemblées populaires du nord de Sétif, impliqués dans le mouvement indépendantiste. Des rapports réguliers sont transmis régulièrement dans ce sens à la tutelle. Il n’est pas à écarter que certaines figures indépendantistes dans la région s’impliqueront dans les élections communales prévues pour 20I2, premier pas pour l’infiltration dans la gestion des affaires des localités dont la population ayant tamazight comme usage. Les services de sécurité ont des données sur l’implication des indépendantistes dans des activités subversives.

À titre d’exemple, au niveau de la localité de Boussalem les indépendantistes ont été derrière la destruction de plusieurs infrastructures. D’autres sources concordantes nous indiquent que la réunion tenue à la ville de Lille (Nord de la France) en date du I0 octobre dernier a été l’occasion de réunir certaines personnalités, originaires de Sétif, dont la plupart résident dans les villes de Lyon, Lille et Marseille et qui ne sont pas recherchées par les services de sécurités algériens. Elles peuvent faire leurs rentrées en Algérie, contrairement au président du mouvement, Ferhat Mehenni. Le mouvement de Ferhat Mehenni est soutenu financièrement par des émigrés ayant des idées indépendantistes ».

Voilà le papier qu’un rédacteur en chef sérieux et consciencieux aurait jeté à la poubelle sur lequel la gendarmerie de Bouandès s’est basée pour faire subir des misères à un jeune homme qui a « le tort » de croire que la Kabylie riche, prospère et progressive ne peut se faire que dans le cadre de son autonomie. Fortement présente à ses côtés, la délégation du MAK, par le biais de Bouaziz Aït-Chebib lui a rappelé qu’en aucun cas « la grande famille militante et patriotique du MAK ne lui manquera de soutien et solidarité nécessaires ». « Tu continues tes activités militantes et en cas de besoin, nous te soutiendrons par tous les moyens dont nous disposons », a rassuré le secrétaire à l’organique du MAK  M. Salim Djouadi.

Le chef de la délégation du MAK a également rappelé aux militants de Boussalem que le MAK est plus fort que jamais et que sa volonté d’atteindre son objectif est toujours intacte. Notons enfin que les habitants du Boussalem ont chaleureusement accueilli les membres de la délégation du MAK. En somme, l’article paru dans le journal El Khabar et le zèle de l’officier de gendarmerie de Bouandès n’ont pas eu plus d’effet qu’un coup d’épée dans l’eau.

Par Saïd Tissegouine

 

                             Côte d’Ivoire

      La partition au bout des présidentielles ?

      Par Ferhat Mehenni*

La crise politique ivoirienne est plus que jamais dans l’impasse. Les présidentielles qui viennent d’avoir lieu n’ont pas apporté l’apaisement que la communauté internationale en attendait. La Côte d’Ivoire se retrouve avec deux présidents. L’un se réclame des résultats promulgués par la Commission Electorale Indépendante et l’autre par le Conseil Constitutionnel.

Etrangement, il n’y a pas plus de violence qui accompagne cet état de fait comme si, pour les Ivoiriens, cela allait de soi d’avoir deux chefs d’Etat. En dehors de la communauté internationale qui, de l’extérieur, veut imposer un président, la Côte d’Ivoire ne s’en porte pas plus mal. En vérité, les deux présidents sont légitimes, chacun pour son peuple. L’un l’est pour le Nord et l’autre pour le Sud. De toutes les façons, la Côte d’Ivoire vit coupée en deux depuis septembre 2002. Ainsi, les élections que l’Occident croyait être un remède à la crise ivoirienne n’ont fait qu’entériner une situation qui prévalait déjà depuis la rébellion du Nord. Au lieu d’attiser les haines entre les deux parties et d’inciter au génocide, ne serait-il pas mieux de prendre acte de cette réalité et de la consolider dans l’intérêt de la paix et du respect des droits humains et du suffrage universel ?

Nous savons que l’Occident ne conçoit pas d’autre moyen que le mode électoral pour trancher les questions de légitimité politique, dans un pays donné. Ceci est d’autant plus évident que son très long chemin vers cette solution lui a valu au moins deux guerres mondiales. Le prix payé pour en arriver là est si cher que cela lui semble évident de ne pas s’égarer dans de nouvelles voies d’impasse. Or, l’impasse est déjà là. Le problème ivoirien (guinéen ou kenyan, afghan ou iranien) est d’une autre nature que ce que l’Europe et l’Amérique ont dû vivre.

L’Europe s’est faite par ses propres forces internes, l’Afrique et l’Asie par la colonisation qui, à quelques exceptions près, n’a pas réussi à y bâtir des pays viables. Il n’existe pas de nation unique en Côte d’Ivoire comme dans la plupart des pays africains. C’est ce qui explique les échecs des présidentielles kenyanes, guinéennes, gabonaises ou somaliennes, ou les mascarades algériennes, zimbabwéennes ou afghanes de ces dernières années. Les clivages traversant ces pays ne sont pas politiques mais identitaires. On y met aux prises non pas des programmes, des idées ou des partis politiques mais des peuples pour le contrôle du pouvoir. Là est le nœud gordien de cet imbroglio géopolitique dans lequel la décolonisation a mis le monde !

On a donc tort de prendre position en faveur de l’un des présidents ivoiriens. En le faisant, on encourage la guerre alors qu’on est censé rechercher la paix. On participe davantage d’une logique d’affrontement que de celle de l’apaisement. En se comportant comme elle le fait, la communauté internationale, ne résout pas le problème mais l’aggrave. Elle légitime des deux côtés le recours à la violence pour trancher le conflit qui risque de devenir celui entre grandes puissances.

En proclamant Ouattara seul vainqueur des présidentielles ivoiriennes, les pays occidentaux se condamnent à soutenir la rébellion du Nord contre le pouvoir du Sud. Ils ramènent la Côte d’Ivoire à sa case départ où les haines identitaires se sont, entre-temps, décuplées.


Le cas ivoirien n’est, déjà, pas isolé. Il n’et pas inédit non plus. Il ne manquera pas de faire bientôt des petits à travers le monde anciennement colonisé. Si, par de très fortes pressions internationales suite aux présidentielles afghanes, kenyanes, guinéennes ou congolaises, on a stabilisé momentanément la dictature, il n’est pas dit que le succès de cet interventionnisme international sera toujours au rendez-vous. Les seules solutions conjoncturelles, à même d’apporter un minimum de stabilité à ces pays mal faits, sont à chercher du côté du fédéralisme et des autonomies régionales. La Kabylie en revendique une, avant que pour l’Algérie aussi, ce ne soit trop tard.

Toute autre voie mènera immanquablement vers la partition des pays concernés. Ce qui attend de

toutes les façons, entre autres pays, la Côte d’Ivoire !

14/12/2010

Ferhat Mehenni - Président du Gouvernement Provisoire Kabyle
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(*) Ferhat Mehenni est l’auteur de :

- « Le Siècle identitaire, la fin des Etats post-coloniaux » - Novembre 2010, Editions Michalon
- « Algérie : la Question kabyle » - Mars 2004 - Editions Michalon

 

      GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE

MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION, DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS

Halte à l’inquisition !


Une fois de plus, le Gouvernement Provisoire Kabyle (l’Anavad) et le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) dénoncent avec vigueur un procès qui n’a pas lieu d’être.

A travers les poursuites judiciaires illégales contre des citoyens kabyles n’ayant en aucune manière porté atteinte ni à l’ordre publique, ni aux lois en vigueur, le pouvoir tente d’instaurer un climat de peur et de renoncement à la liberté de conscience pourtant garantie par la constitution.

Devant cette inquisition scandaleuse, ils réitèrent leur soutien aux citoyens de Larbâa Nat Iraten poursuivis pour leurs pratiques religieuses.

Cette position du MAK et de l’Anavad est fondée sur un principe fondamental : celui de la défense des libertés individuelles et collectives. Il est à la base de notre propre existence en tant que Gouvernement et en tant que Mouvement kabyle.

Le respect de la liberté de culte est une valeur intrinsèque de l’identité kabyle. Cet esprit d’ouverture constitue l’originalité de notre peuple par rapport à un environnement hostile à toute forme de libertés de croyance et à la diversité culturelle.

Le Gouvernement Provisoire Kabyle et le MAK appellent le peuple Kabyle à ne tolérer aucune atteinte à ses libertés sous quelque forme que ce soit, aussi sournoise soit-elle et d’où qu’elle vienne.

Par delà la diversité de nos croyances et de nos divergences politiques, l’union du peuple kabyle contre l’arbitraire constitue le meilleur rempart contre les manœuvres d’un pouvoir machiavélique qui ne lésine pas sur les moyens pour porter atteinte à la Kabylie.

Unis, l’inquisition ne passera pas en Kabylie. Soyons nombreux ce dimanche 12/12/2010 devant le Tribunal de Larvâa Nat Iraten pour soutenir nos compatriotes kabyles pour qu’ils ne soient pas victimes de l’arbitraire du pouvoir algérien.

Ensemble, nos libertés ne seront plus menacées en Kabylie.

Solidaire, notre peuple retrouvera sa tolérance religieuse et son harmonie sociale.

Lyazid Abid - Ministre de la Communication, de la Justice et des Droits humains

 

                 

                      GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
    Ministère de la communication, de la justice et des droits humains

 

                   Halte au harcèlement judiciaire !

L’Anavad, (le Gouvernement Provisoire Kabyle) alerte l’opinion internationale sur les dérives du pouvoir algérien qui d’une part instrumentalise les tribunaux à des fins politiques et de l’autre tente par tous les moyens de convertir le peuple kabyle aux thèses de l’intégrisme islamiste international.

Le 22 septembre deux Kabyles étaient traduits en justice pour délit de non observance du jeûne du Ramadan. Hocine Hocini et Salem Fellak ne doivent leur liberté qu’à la formidable mobilisation de la société kabyle à laquelle le Gouvernement Provisoire Kabyle avait appelé en leur faveur. Ce ne fut pas le cas pour un jeune d’Oum El Bouaghi, en dehors de la Kabylie, qui a été condamné à deux ans de prison ferme.

Après avoir convoqué Tahat Amichi devant la justice de Vgayet, le 30/10/2010, pour avoir écrit Liberté sur les murs de la ville, les tribunaux de l’inquisition jugeront demain en correctionnelle au tribunal de la localité d’Aqvu, 10 Kabyles sous le fallacieux prétexte de non respect des préceptes de l’Islam.

Dans ce pays où les terroristes islamistes font office de police des mœurs au service des seigneurs de la guerre installés au plus haut niveau de l’Etat, la chasse à la liberté est ouverte.

Nous condamnons la tyrannie qui s’abat sur le peuple kabyle et nous l’exhortons à faire fi des injonctions qui émanent des hautes sphères du pouvoir algérien. Le peuple kabyle ne peut renoncer à son souffle de vie. Au contraire, il persiste à inscrire ses démarches dans les valeurs de tolérance, de progrès et de liberté. Ce genre de condamnation qui déshonore l’Algérie, permet de comprendre la véritable nature du pouvoir algérien et renforce notre détermination à mener la Kabylie vers la liberté réclamée par sa population qui a tellement souffert de la dictature du pouvoir algérien et des terroristes islamistes.

L’Anavad entend bien soustraire les jeunes Kabyles à cette injustice et vous demande d’être nombreux demain devant le tribunal d’Aqvu pour obliger l’inquisition téléguidée par l’Etat à reculer.

Pour l’Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle)

 

Lyazid Abid
Ministre de la Communication, de la Justice et des Droits Humains

 

 

                   GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
                               Présidence

 

Victoire de la Kabylie sur l’inquisition algérienne

 

Le pouvoir algérien vient de reculer devant la mobilisation à laquelle le Gouvernement Provisoire Kabyle a appelé pour soutenir des citoyens traduits en justice pour délit religieux.

Un non lieu vient d’être rendu par le Tribunal d’Akbou pour les 8 inculpés d’Ighzer Amokrane, arrêtés pour avoir, à l?’abri des regards, pris leur casse-croûte, à midi, durant le mois de ramadhan.

C’est le 2ème non lieu prononcé par la justice kabyle qui refuse de suivre les lois de l’inquisition que veut imposer à notre peuple le gouvernement algérien.

Ce ne fut pas le cas pour un jeune Chawi d’Oum El Bouaghi, à 100km à l’Est de la Kabylie dont la condamnation, pour le même délit religieux, à 2 ans de prison ferme a été rendue possible par l’absence de structures défendant les droits du peuple chawi.

La victoire de l’Anavad sur l’arbitraire du pouvoir inquisiteur algérien s’est traduite, à l’annonce du non lieu d’Akbou, par la levée de drapeaux kabyles au sein du Tribunal transformé en lieu de liesse populaire où sortait de toutes les poitrines le cri de « KABYLIE AUTONOME ! KABYLIE AUTONOME ! ».

L’Anavad, ce Gouvernement Provisoire Kabyle, comme escompté par ses initiateurs, fait progresser la liberté, la démocratie et le Droit en Kabylie, et bientôt par contagion, sur tout le territoire algérien.

Vive la Kabylie

Vive l’Anavad

Vive la liberté de culte

Paris le 08/11/2010

Ferhat At Said, (Ferhat Mehenni, selon l’état-civil colonial)

Président du Gouvernement Provisoire Kabyle

 

                                   

                 GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
 
                      Présidence

    1er novembre 1954 : De la guerre d’Algérie au Gouvernement Provisoire Kabyle

       Le combat kabyle pour la liberté n’a jamais connu de répit

Le 1er Novembre 1954 a été le fait d’une poignée d’hommes déterminés. Aux atermoiements des « Centralistes » du mouvement indépendantiste algérien quant à une entreprise décisive contre le colonialisme, à la chasse aux Kabyles lancée dans ses structures de direction lors de la « crise berbériste » de 1949, répondit l’appel de la Kabylie à partir d’Ighil Imoula pour la lutte armée. Sans la Kabylie, la guerre d’Algérie n’aurait probablement ni eu lieu, ni abouti.

 

Le combat kabyle pour la liberté n’a jamais connu de répit.

-Dès juin 1830, des contingents entiers de combattants kabyles se sont portés à Sidi Ferruch, au-devant des troupes d’invasion pour suppléer la fuite des Turcs et de leurs supplétifs censés défendre le pays. Le grand cimetière de Dély Brahim où reposent les restes des combattants témoigne de cette première résistance.

-La Kabylie ne fut conquise qu’après la bataille épique d’Icherriden en 1857, près de 10 ans après la reddition de l’émir Abdelkader.

-En 1871, un soulèvement général en Kabylie a mobilisé près de 100.000 combattants

-En 1926, c’est une lutte politique qui impulse une nouvelle étape à la résistance, avec notamment la création de l’Étoile Nord-Africaine, un parti politique créé en France et composé dans son écrasante majorité par des ouvriers kabyles, aguerris au contact des luttes syndicales et des partis de gauche en Europe.

-En mai - juin 1945, au lendemain de la fin de la 2ème Guerre mondiale, la Kabylie levantine et son prolongement Nord-Constantinois ont déclenché, au prix d’une hécatombe, une énième révolte qui allait enfin sonner le glas de l’occupation coloniale.

 

Au fil du temps, toutes ces épopées de courage et de sacrifices ont cristallisé l’esprit de résistance et forcé une alliance de l’ensemble des régions d’Algérie pour aboutir au déclenchement de la lutte armée le 1er Novembre 1954.

Durant 7 ans et demi, les Kabyles ont vaillamment mené le combat libérateur au prix d’indicibles souffrances pendant qu’aux frontières de l’ouest et de l’est se préparait la mainmise du pays par la force brutale qui a confisquée l’indépendance si chèrement acquise.

Et depuis 1962, l’Algérie vit sous la chape de plomb d’un régime issu d’un coup d’état militaire perpétré par une armée des frontières. Qu’un farniente de 7 ans et demi a rendu guillerette.

Depuis 1962, la Kabylie vit la férule de ce même régime mettant tous les moyens en œuvre pour la dépersonnaliser, la réprimer, la saboter et la livrer au terrorisme islamiste qu’il nourrit et protège.

Comme le 1er novembre 1954, le 29/09/1963, la Kabylie s’est levée pour défendre son existence.

Le 1er juin 2010, une autre poignée d’hommes et de femmes est à l’œuvre. Ses membres animés par le même esprit de liberté que leurs aînés de 1954, décidés à arracher l’autonomie de la Kabylie, ont mis sur pied pour la première fois de l’histoire, un Gouvernement Provisoire Kabyle, l’Anavad. Entre ces dates phares où la Kabylie a décidé de prendre son destin en main, la lutte est jalonnée de dates aussi prestigieuses que douloureuses comme le 20 avril 1980, le 5 juillet 1985, le 25 janvier 1990, le 11septembre 1994, le 25 juin 1998 et le 18 avril 2001 ayant déclenché l’épreuve la plus sanglante depuis 1963. 127 paisibles kabyles furent tués par les forces de répression algériennes. Préparons-nous à leur rendre, le 20 avril 2011, le plus vibrant des hommages en descendant dans la rue comme le 14 juin 2001

L’Anavad appelle le peuple kabyle à célébrer le 1er novembre dans la dignité pour honorer le sacrifice de ses aînés qui ont libéré leur patrie.

Le Gouvernement Provisoire Kabyle qui œuvre à la liberté et l’honneur de la Kabylie appelle l’ensemble de ses citoyens à resserrer les rangs par delà les clivages politiques. C’est la meilleure manière de rendre justice à son peuple et sauvegarder son intégrité physique et morale qui subit en ce moment-même les assauts du pouvoir par le harcèlement judiciaire et la terreur policière.

L’Anavad est le prolongement historique tant de l’esprit que de la lettre du 1er novembre 1954. Aujourd’hui, le régime algérien incarne le colonialisme d’hier, et le Gouvernement provisoire kabyle l’aspiration à la liberté, la démocratie et la justice.

 

Le 31 octobre 2010

P/L’Anavad, son Président : Ferhat At Saïd (Ferhat Mehenni selon l’état-civil colonial)

 

 

                                  GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE

                                   DECRET N° GZM/2010/18/ASAN/10

Le Président de l’Anavav (Gouvernement Kabyle)

-Considérant la déclaration du MCB-Rassemblement National du 5 juin 2001

-Considérant le congrès constitutif du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) du 14/08/2007 et ses textes fondamentaux que sont le Projet d’Autonomie de la Kabylie (PAK) et la Charte des Droits du peuple Kabyle et de la Kabylie (CDK)

-Considérant la création du Gouvernement Provisoire Kabyle du 21/04/2010

-Considérant la délibération du Conseil National du MAK du 23 mai 2010 donnant la Présidence de l’Anavad Aqvayli à M. Ferhat Mehenni, alias Ferhat At Said

-Considérant le décret N° : GZM/2010/02/ASAN/05

-Considérant l’installation du Gouvernement Provisoire Kabyle ou l’Anavad, le 1er juin 2010

-Considérant la délibération du Conseil des Ministres du Gouvernement Kabyle le 03/10/2010 sur la base d’une proposition citoyenne.

-Considérant l’assassinat de l’étudiant militant kabyle Kamel Amzal le 02/11/1982 à l’université de Ben Aknoun par un islamiste algérien.

 

                             DECRETE


Article I : Il est institué une JOURNEE NATIONALE DE L’ETUDIANT KABYLE.

Article II : Sa date est fixée pour le 2 novembre.

Article III : Les membres de l’Anavad sont tenus, chacun dans son domaine de compétence de s’impliquer dans sa célébration.

Article IV : Ce Décret prend effet à partir de sa publication au Journal Officiel de l’Anavad.

 

Fait le 18 octobre 2010

Le Président de l’Anavad : Ferhat At Said (Ferhat Mehenni selon l’état civil colonial)

 

                                   Décret

          GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
                DECRET N° GZM/2010/15/ASAN/09

Le Président de l’Anavad (Gouvernement Kabyle)

 

- Considérant la déclaration du MCB-Rassemblement National du 5 juin 2001

- Considérant le congrès constitutif du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) du 14/08/2007 et ses textes fondamentaux que sont le Projet d’Autonomie de la Kabylie (PAK) et la Charte des Droits du peuple Kabyle et de la Kabylie(CDK)

- Considérant la création du Gouvernement Provisoire Kabyle du 21/04/2010

- Considérant la délibération du Conseil National du MAK du 23 mai 2010 donnant la Présidence de l’Anavad Aqvayli à M. Ferhat Mehenni, alias Ferat At Sɛid

- Considérant le décret N° : GZM/2010/02/ASAN/05

- Considérant l’installation du Gouvernement Provisoire Kabyle ou l’Anavad, le 1er juin 2010

DECRETE


Article I : Il est créé une Agence Kabyle d’Information, dénommée SIWEL.

Article II : Elle a trois missions essentielles :
- 1) Donner à la Kabylie visibilité internationale.
- 2) lutter contre la désinformation orchestrée par les adversaires d’une Kabylie autonome.
- 3) Informer le peuple kabyle sur sa propre actualité.

Article III : Elle est placée sous l’autorité du Ministre de la Communication.

Article VI : Cette décision prend effet à compter du 1er octobre 2010.

Article VII : Cet acte est publié au Journal Officiel de l’Anavad

Fait le 20/09/2010

Le Président de l’Anavad : Ferat At Sɛid (Ferhat Mehenni selon l’état civil colonial)

 

Décret

 

GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA

DECRET N° GZM/2010/16/ASAN/09

Le Président de l’Anavad (Gouvernement Kabyle)

- Considérant la déclaration du MCB-Rassemblement National du 5 juin 2001

- Considérant le congrès constitutif du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) du 14/08/2007 et ses textes fondamentaux que sont le Projet d’Autonomie de la Kabylie (PAK) et la Charte des Droits du peuple Kabyle et de la Kabylie(CDK)

- Considérant la création du Gouvernement Provisoire Kabyle du 21/04/2010

- Considérant la délibération du Conseil National du MAK du 23 mai 2010 donnant la Présidence de l’Anavad Aqvayli à M. Ferhat Mehenni, alias Ferhat At Said

- Considérant le décret N° : GZM/2010/02/ASAN/05

- Considérant l’installation du Gouvernement Provisoire Kabyle ou l’Anavad, le 1er juin 2010

- Considérant le Décret N° : GZM/2010/15/ASAN/09 portant création de l’Agence Kabyle d’Information « SIWEL »

DECRETE


Article I : M. Tahar Maddi est nommé Directeur Général de l’Agence Kabyle d’Information « SIWEL » de l’Anavad

Article II : Il a pour objectif de réaliser les missions de l’Agence de presse, d’organiser le réseau de collecte d’informations, de gérer le personnel de l’AKI Siwel

Article III  : Il est placé sous l’autorité du Ministre de la Communication du Gouvernement Provisoire Kabyle, l’Anavad.

Article IV : Les membres de l’Anavad et le Secrétaire Général du Gouvernement Kabyle sont appelés à lui assurer leur concours.

Article VI : Cette décision prend effet à compter du 1er octobre 2010

Article VI : Cet acte est publié au Journal Officiel de l’Anavad

Fait le 20 septembre 2010

Le Président de l’Anavad : Ferat At Sɛid (Ferhat Mehenni selon l’état civil colonial)

 

ANAVA AQVAYLI UΣIL
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA

Ministère de la langue kabyle, de l’enseignement, de la recherche scientifique et de la formation

L’enseignement de Tamazight : de la poudre aux yeux

Des faux chiffres pour gaver Tizi-Ouzou. Après la bulle des succès au baccalauréat dont nos enseignants et nos enfants sont les seuls héros, le programme est catastrophique, le ministère de l’éducation nous jette une volée de chiffres, à la manière du bois vert, concernant l’enseignement de Tamazight.

« Et l’on pavoise et l’on rit, on a gagné nos paris ! », ai-je déjà dit dans mes écrits antérieurs à ceux qui se contentent de miettes. En effet, on nous présente la couverture de 80% du cycle primaire en enseignement de « Tamazight », dans la Wilaya de Tizi-Ouzou, comme une prouesse !

Ce chiffre, s’il est atteint, est à mettre à l’actif de la Kabylie qui réclame cet enseignement et non à celui du Ministère qui, non content de le saboter se met à s’en attribuer indûment les honneurs. Dans un pays où le bourrage des urnes est une pratique courante, la falsification et la manipulation des statistiques pour leur faire dire des contrevérités est jeu d’enfant dans lequel le régime algérien est passé maître.

Quand bien même, on validerait ces 80%, que signifie-t-il en soi ? Est-ce nécessaire de rappeler qu’il ne s’agit là que d’une Wilaya sur les six que compte la Kabylie et d’un cycle sur trois (abstraction faite de l’université) ?

Mais pendant qu’on est aux chiffres, voyons les paramètres en mesure de leur conférer la valeur qu’ils méritent.

- 1) On ne peut tout de même pas oublier que ce résultat est en fait le fruit de près de 50 ans de lutte, de centaines de morts, de veuves et d’orphelins, de milliers de handicapés de toutes sortes, de prisonniers, de torturés et d’exilés.

- 2) Aussi, faut-il rappeler que les cours de tamazight, arrachés au prix d’une année de boycott scolaire kabyle (1994-95) sont toujours facultatifs ? Que les enseignants de cette discipline demeurent sans statut et très mal payés pour les décourager d’exercer ? Les grèves de la faim qu’ils observent chaque année depuis 7 ans en sont autant de preuves et de témoins du mépris et de la volonté d’assassiner cet enseignement des langues d’origine amazighe.

- 3) Persister dans la terminologie de « langue amazighe » participe d’une autre mystification visant à occulter LA LANGUE KABYLE.

Si l’on examine cet enseignement sur le plan purement psychologique, il est légitime de se demander d’où l’enfant tirerait sa motivation pour une matière qui compte si peu dans la hiérarchie des langues mises en compétition devant lui ! Le professeur est presque inexistant. Une langue pour laquelle il n’y a ni évaluation ni promotion scolaire ne déclenche pas de ruée vers l’or chez les élèves. Ceux parmi eux qui s’en préoccupent méritent des médailles. Il en est de même pour le professeur qui enseigne une matière que le Ministère refuse de valoriser et offrant aux enseignants un statut peu reluisant.

Sur le volet fonctionnel, il est tout simplement impensable de faire évoluer la qualité d’un produit ou d’un service dont le processus d’élaboration n’est sujet ni à contrôle, ni à suivi ni à reddition de compte. C’est précisément le sort de tout ce qui est facultatif comme l’enseignement de « tamazight » et dont, malgré tout, le taux de fréquentation à l’échelle de l’Algérie est inexistant en dehors de la Kabylie qui totalise à elle seule pas moins de 95% .

Tant d’années de lutte et de sacrifices kabyles ne seraient-elles honorées que par cette mascarade des chiffres et non des faits et des actes ? La mémoire des poètes de Si Mohand w Mhend, Si Lvacir Amellah jusqu’à Matoub, des intellectuels de Boulifa, Mammeri jusqu’à Muhia, des combattants de Cix Aheddad, Fadma n Sumer à Amirouche ne sera jamais valorisée que par une école kabyle et sous un gouvernement kabyle.

Il appartient à la génération charnière qui est la nôtre d’évacuer tous ces leurres, de voir avec plus d’acuité et de discernement notre réalité pour mieux garantir non seulement la pérennité de notre langue mais aussi son véritable développement.

Il est capital de réaliser immédiatement que le pouvoir d’Alger n’est pas là pour officialiser notre langue mais pour la faire disparaître.

Le ministre en charge de la langue Kabyle au sein de l’Anavad est convaincu qu’il n’y a d’autre issue pour cette dernière que l’autonomie régionale.

Pour cela, il appelle tous les kabyles, au sein ou en dehors du MAK, à collaborer à l’édification de l’académie de langue kabyle et de toutes les institutions devant l’accompagner pour amorcer tous ensemble l’autonomie de la Kabylie.

Montréal le 19/09/2010

Mass Lhassen U ziyan, Ministre en charge de la langue Kabyle et de l’éducation au Gouvernement Provisoire Kabyle, l’Anavad

 

ANAVA AQVAYLI UΣIL
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA

Ministère de la communication, de la justice et des droits humains

Quand le terrorisme est organisé par l’État algérien

Menace sur les libertés en Kabylie

Les guerres de religion sont des conflits absurdes, d’autant plus destructeurs pour l’humanité qu’ils ne sont motivés par aucun enjeu positif. Il est bien connu que le fanatisme et le fondamentalisme, de quelque religion qu’ils soient, ne conduisent qu’à des résultats calamiteux. Les tyrannies religieuses du Moyen-âge ne menèrent les peuples qu’à la barbarie dont les effets ont été néfastes au progrès et à la civilisation du genre humain. Le fondamentalisme et le fanatisme sont, pour ainsi dire, des pathologies religieuses aux effets dévastateurs. Ils portent atteinte aux libertés individuelles des hommes et des femmes, à la paix sociale, et compromettent dangereusement la sécurité des États. Ils conduisent le peuple qui en est atteint à sa déchéance et à l’avilissement de ses valeurs de liberté, de justice, de tolérance et d’épanouissement culturel.

Le péril que constitue le fanatisme religieux, savamment entretenu et nourri par Alger, cible particulièrement la Kabylie séculière en ces moments. Les excès de cette dangereuse pandémie religieuse atteignent leur paroxysme chaque mois de ramadhan (jeûne musulman).

La Kabylie, dernier bastion des libertés en Algérie, se retrouve ainsi insidieusement livrée à la nébuleuse islamiste, activement soutenue par les institutions officielles de l’État algérien. Chaque année, au mois de ramadhan, le nombre de non-jeûneurs déférés devant la justice, est édifiant. Cette atteinte manifeste à la liberté de conscience est la preuve absolue de l’implication du pouvoir d’Alger dans cette dérive islamiste.

L’activité économique et la libre entreprise sont ainsi sapées dans leurs bases fondamentales, comme le montre le désarroi des restaurateurs kabyles lorsque les autorités algériennes les empêchent de travailler pendant le mois de ramadhan.

Comment justifier l’intrusion de la police algérienne dans l’enceinte privée d’un chantier de construction pour procéder à l’arrestation de deux ouvriers accusés de non-respect du jeûne ? En quoi ces deux ouvriers, étanchant leur soif, peuvent-ils menacer l’ordre public ou la stabilité de tout un État ? Sont-ils aussi dangereux que ces terroristes islamistes, venus on ne sait d’où, et qui écument en toute quiétude les maquis de Kabylie pour donner prétexte aux militaires qui, faisant mine de lutter contre le terrorisme islamique, pratiquent la politique criminelle de la terre brûlée en mettant le feu volontairement à ce qui reste de nos oliviers, de nos vergers et nos forêts ?

Une initiative pertinente émanant de la société civile, visant à affirmer la spécificité laïque du peuple kabyle, est en préparation à Tizi-Ouzou. Elle contribuera, comme ce fut le cas au Maroc en 2009 [1], à réveiller les consciences, à déciller les yeux des incrédules et à faire reculer l’obscurantisme véhiculé par l’islamisme conquérant que le pouvoir algérien tente d’incruster en Kabylie pour la détruire de l’intérieur.

Ce qui était, en effet, il n’y a pas si longtemps, une pratique anodine en Kabylie, la conception foncièrement laïque et démocratique de la vie en société, est aujourd’hui brutalement remise en cause.
Elle est devenue une raison supplémentaire pour le pouvoir algérien de stigmatiser la société kabyle en la déclarant « non conforme » à la norme arabo-islamiste qu’il tente d’imposer par divers moyens depuis l’indépendance.

Pourtant, depuis des temps immémoriaux, l’assemblée du village kabyle a consacré et pratiqué la séparation du profane et du religieux. Cet esprit laïc adopté sans aucune guerre de religion ni même la moindre violence par le génie kabyle éminemment rationnel, fut et demeure à ce jour le ciment de la cohésion et de la paix sociales en Kabylie.
Historiquement, les confédérations villageoises kabyles, d’essence foncièrement républicaine et laïque, étaient si bien assises sur un fondement social autonome des plus solides qu’elles étaient amplement satisfaites de leur mode de fonctionnement selon une organisation sociopolitique propre, consolidée par la pratique et l’usage au fil des siècles. Ni la famille, ni le village ne voulurent prêter l’oreille à toutes sortes d’innovations exotiques que les puissances dominantes du moment ne cessaient de leur proposer d’adopter, car celles-ci furent perçues comme périlleuses, susceptibles d’ébranler et de porter atteinte à cet équilibre séculier, devenu naturel pour la société kabyle. Ainsi, les décisions souveraines des assemblées villageoises ont permis au peuple kabyle de faire régner pacifiquement ordre et sécurité sans jamais avoir besoin d’ériger la moindre prison, et ce, dans le respect le plus total de toutes les croyances.
En Kabylie, la tolérance fait partie intégrante de notre culture et la sagesse conjuguée à l’éloquence de nos représentants faisait jurer nos tribuns par « Jmiε liman » (au nom de toutes les croyances), aucune n’étant au-dessus des autres !

À Aghriv, Alger revient à la charge avec une nouvelle fourberie, et tente de briser la résistance de la structure de l’assemblée de ce paisible village en manipulant une poignée d’individus endoctrinés par l’islamisme salafiste le plus rétrograde.

Ces illuminés, perfidement regroupés en « association », ne cessent de faire dans la provocation, la déstabilisation et l’arrogance en défiant outrageusement la volonté souveraine de l’assemblée du village qui avait pourtant catégoriquement refusé la construction d’une nouvelle mosquée pour quelque motif que ce soit. Ces pourfendeurs zélés se conduisent en véritables pyromanes, en collusion manifeste avec les autorités qui veulent imposer l’assimilation de la Kabylie par la contrainte. Ils tentent une pénétration de force de la société villageoise kabyle et n’hésitent pas à appeler à la rescousse le ministre algérien des affaires religieuses pour contraindre l’assemblée du village à abdiquer. En vain !

À ces sournoises pratiques religieuses porteuses de graves dangers pour la paix civile, s’ajoute la honteuse et flagrante volonté du pouvoir algérien d’isoler la Kabylie sur le plan international.
L’expulsion manu militari, vers fin juillet dernier, de deux universitaires français, Malika Colin de l’université de Strasbourg, et de Vincent Lerous de l’université d’Oslo, venus passer une dizaine de jours en Kabylie, s’inscrit dans cette même démarche. Arrêtés dans une Pizzeria, les deux universitaires sont soumis à un long interrogatoire au commissariat de Tizi Ouzou. Le fallacieux prétexte de « Liens supposés avec des organisations politiques locales  » invoqué pour motiver cette mesure d’expulsion illégale nous rappelle les années de plomb du tristement célèbre Houari Boumediene. Sous escorte policière, comme de dangereux malfrats, les deux scientifiques sont reconduits sans ménagement, à la frontière par les autorités algériennes, alors que des criminels notoires, aux mains tachées du sang des milliers de victimes innocentes, affublés de titres de « repentis » perfides sans avoir jamais renoncé publiquement à leur criminelle entreprise, sillonnent en toute quiétude les boulevards de nos villes. Comment ne pas s’indigner quand le pouvoir algérien organise à Boumerdès l’université d’été des cadres de la RASD (République arabe sahraouie) [2] et refuse au CMA (Congrès mondial amazigh) [3] le droit de se réunir à Tizi-Ouzou ?

En Algérie, le pouvoir en place depuis 1962 ne respecte ni la loi, ni les femmes, ni les hommes et encore moins les conventions internationales qu’il a ratifiées. Il n’a d’yeux que pour ce qui le maintient au pouvoir. Les revendications de démocratie et de liberté à l’origine de la rébellion de Hocine Ait Ahmed en 1963, du Printemps berbère en 1980, des violentes émeutes d’octobre 1988, du Printemps noir de 2001 et de ses 128 martyres furent toutes balayées d’un revers de main. La dernière révision constitutionnelle est une réponse implacable à tous ceux qui espéraient encore obtenir un brin de liberté de cette caste au pouvoir. De plus en plus, le pouvoir algérien se focalise sur ses intérêts, se militarise, manipule la religion, renforce sa police politique et invoque, pour raviver le nationalisme algérien moribond un tant soit peu, le Satan Israël et surtout la menace du voisin, le Maroc. Comme au bon vieux temps, pour se légitimer, le pouvoir arrose, à hauteur des pics du prix du baril du pétrole, sa clientèle qu’il invite après à venir applaudir énergiquement ses options aussi obsolètes et criminelles soient-elles. Les grands principes susceptibles de redorer le blason de l’Algérie sur la scène internationale sont souvent mis en avant. On vient d’apprendre que le président du comité algérien de solidarité avec le peuple sahraoui vient de lancer une invitation à des centaines de personnalités et représentants d’organismes mondiaux, gouvernementaux ou non, connus pour la défense des droits des peuples à l’autodéfense à travers le monde, pour prendre part à un colloque international qui se tiendra à Alger entre le 25 et le 26 septembre prochain. Tenez vous bien ce colloque international a pour thème « Le droit des peuples à la résistance ». D’ores et déjà, nous sommes curieux de connaitre le sort réservé à la demande de participation de l’Anavad, gouvernement provisoire kabyle. Un dicton dit : « Accule le menteur jusqu’au seuil de sa porte ».

C’est à ces pratiques moyenâgeuses qu’est dédiée toute la puissance de l’État algérien en décrépitude avancée. Et c’est précisément au rôle criminel de l’État algérien que les Kabyles désireux de s’en sortir doivent remédier. En cherchant les causes de cette descente aux enfers, une date fatidique surgit alors de notre mémoire collective : La défaite de 1871 face à la France coloniale a fatalement lié le sort de la Kabylie en l’annexant à l’Algérie française. Une Algérie créée de toutes pièces par la France coloniale [4]. Sans cet écart forcé du cours de notre histoire, les non-jeûneurs comme les jeûneurs, les locaux comme les touristes ne seraient jamais inquiétés en terre kabyle.

Les valeurs de la liberté de culte, la tolérance, l’hospitalité et l’humanisme qu’adoptent nos villages depuis des temps immémoriaux sont en accord avec la philosophie d’Ibn Rochd (Averroès) (1126-1198), père fondateur de la pensée laïque, qui avait dit : « il existe une intelligence universelle à laquelle tous les hommes participent et qui est immortelle ». Si cet enseignement avait prévalu ; nos routes seraient fluides et sécurisées, nos forêts ne seraient pas le refuge de bandes armées islamistes ni des militaires pyromanes, nos intellectuels ne seraient pas exilés ou assassinés, le rêve de notre regretté Matoub Lounès serait ainsi exaucé, nos enfants seraient au diapason du monde civilisé, la Kabylie n’aurait jamais connu ni son isolement, ni les agressions actuelles du fanatisme islamiste, que nous comptons contenir très rapidement par l’action du gouvernement kabyle.

Lyazid Abid
Ministre de la Communication, de la Justice et des Droits humains
Gouvernement provisoire kabyle

Notes

[1] Un groupe de jeunes Marocains qui, durant le mois de ramadhan 2009, voulurent enfreindre le jeûne en organisant un pique-nique dans un jardin public.

[2] http://www.horizons-dz.com/actualit...

[3] http://www.tamurt.info/?breve230

[4] http://mak.makabylie.info/Et-la-Fra...

GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA

Présidence

Friendship avec les Peuples Amazighs d’Afrique du Nord

Le Gouvernement kabyle au siège du Parlement européen à Paris

Répondant à l’invitation du Député Européen, François ALFONSI, initiateur [1] du Groupe d’Amitié avec les Peuples Berbères d’Afrique du Nord au Parlement Européen, l’Anavad (le Gouvernement Provisoire Kabyle) a participé à la rencontre du 17 septembre au Siège du Parlement Européen à Paris.

L’Anavad y était représenté par le Ministre des Relations Internationales, Monsieur Arezqi At Hemmuc et Mme Yasmina Oubouzar, Conseillère à la Présidence de l’Anavad et membre du MAK-France. La délégation de l’Anavad a exposé la situation désastreuse qui prévaut en Kabylie et a, en particulier, attiré l’attention des parlementaires européens, membres du Friendship, sur les points suivants :

- L’imposante militarisation du territoire kabyle, étrangement assimilée à un terrorisme islamiste avec une armée qui n’hésite plus à bombarder avec des bombes incendiaires à proximité immédiate des lieux d’habitation (Akfadou et Tifra [2]). Les militaires protègent les feux pour que les villageois kabyles ne l’éteignent pas et regardent impuissants, leurs maisons, leurs oliveraies et leurs arbres fruitiers brûler.

- L’entreprise de dépersonnalisation de la Kabylie est renforcée ces derniers temps à travers la langue kabyle qui n’est pas reconnue et des enseignants de «tamazight » que l’on pousse chaque année à de longs mois de grève. Cette entreprise de dépersonnalisation se manifeste également à travers le déploiement massif de centaines d’imams formés par l’Etat Algérien à l’école de l’intégrisme islamique ; l’envoi par le ministère algérien des affaires religieuses d’émissaires en vue d’intimider le peuple kabyle et de forcer la main aux villages refusant de céder à la pression de pseudo « associations religieuses » ouvertement affiliées à l’intégrisme islamique international (le cas du village d’Aghribs [3] est éloquent en la matière)

- Les entraves à la libre circulation et à la liberté de réunion et d’association dès lors qu’il s’agit de la Kabylie (arrestation des militants du MAK, interdiction du colloque sur les droits de l’homme à Tizi Ouzou, arrestation et expulsion manu militari de tout universitaire [4] dont le travail est en relation avec la Kabylie)

- La persécution policière et judiciaire des citoyens kabyles (de confession chrétienne ou ne pratiquant pas les préceptes du dogme islamique [5]) qui font l’objet de poursuites judiciaires dignes d’une inquisition moyenâgeuse et sont pourchassés par les institutions de l’Etat central

d’Alger pour « non respect des préceptes islamiques »

Face à l’urgence de la situation en Kabylie et suite à la vague de poursuites judiciaires, d’arrestations et d’emprisonnements pour certains de nos citoyens, la délégation de l’Anavad a lancé un appel à la solidarité avec le peuple kabyle. Elle a sollicité le soutien et la solidarité des parlementaires européens en faveur de nos concitoyens kabyles qui affrontent courageusement les tribunaux de l’inquisition algérienne et résistent farouchement aux assauts combinés du terrorisme islamique et du terrorisme d’Etat pratiqué par l’Algérie Officielle.

Le soutien et la solidarité de nos amis parlementaires n’a pas tardé à se manifester à travers un communiqué de presse [6] où les premiers signataires, François ALFONSI, Frieda BREPOELS, José BOVE, Nicole KIIL-NIELSEN, Jean-Paul BESSET, Bart STAES, Jean-Luc BENNAHMIAS, Oriol JUNQUERAS, Jill EVANS et Isabelle DURANT dénoncent et

« condamnent les procès actuellement en cours en Kabylie en vue de la "normalisation islamique" d?un territoire aux traditions ancestrales de tolérance religieuse » et demandent par ailleurs « aux autorités européennes, conformément à l’accord euro-méditerranéen du 18 juillet 2005 signé par l’Algérie, de rappeler aux autorités algériennes leur engagement "de respecter les principes démocratiques et les droits fondamentaux". »

 

Paris le 23/09/2010

P/ L’Anavad

Fer?at At S?id (Ferhat Mehenni selon l?état civil colonial)


Notes :

[1] http://www.r-p-s.info/Francois-Alfonsi-cree-un-groupe-d

[2] http://www.kabylie-gouv.org/akfadou-et-tifra-bombardements-a,180.html?lang=fr

[3] http://www.tamurt.info/+affaig-·de-la-mosquee-des-aghribs,076+.html?lang=fr

[4] http://www.kabylie-gouv.org/menace-sur-les-libertes-en-kabylie,197.html?lang=fr

[5] En vertu de l’article 144 bis du Code pénal algérien qui prévoit de punir quiconque "offense le Prophète et les Envoyés de Dieu ou dénigre le dogme ou les préceptes de l’islam"

 

 

COMMUNIQUE

 

"Les députés européens soussignés François Alfonsi, Frieda Brepoels, José Bové, Nicole Kiil-Nielsen, Jean-Paul Besset, Bart Staes, Jean-Luc Bennahmias, Oriol Junqueras, Jill Evans et Isabelle Durant sensibles à la situation des populations berbères/amazighs d?Afrique du Nord, condamnent les procès actuellement en cours en Kabylie en vue de la "normalisation islamique" d?un territoire aux traditions ancestrales de tolérance religieuse.

Nous demandons aux autorités européennes, conformément à l?accord euro-méditerranéen du 18 juillet 2005 signé par l?Algérie, de rappeler aux autorités algériennes leur engagement "de respecter les principes démocratiques et les droits fondamentaux".

 

François Alfonsi,
Jean-Luc Bennahmias,
Jean-Paul Besset,
José Bové,
Frieda Brepoels,
Isabelle Durant,

 

 

                                        Communiqué - 31/08/2010

                         Conseil des ministres du 29 août 2010

Ferhat Mehenni, Président du Gouvernement provisoire kabyle a réuni le Conseil des ministres, à Paris le dimanche 29 août 2010, à l’issue duquel le service du Porte-parole du Gouvernement diffuse le communiqué suivant :

·  L'Anavad exige la restitution du trésor de guerre de la Kabylie

·  Contre la lapidation des femmes et contre toutes les discriminations.

·  Rapport sur les orientations de la politique diplomatique de l'Anavad

·  Débats et rencontres à l'occasion de la fête de l'Humanité 2010

·  Adoption d'une motion et soutien à la chanson kabyle

·  Echanges sur la situation en Kabylie

·  Incendies militaires en Kabylie

 

L’Anavad exige la restitution du trésor de guerre de la Kabylie

 

Le Gouvernement Provisoire kabyle, a pris acte des documents publiés par Mohand-Said Akli, attestant de la remise d’un trésor de guerre de la Kabylie à l’Etat algérien en novembre et décembre 1964. Ce trésor composé de millions de francs en billets de banque, de 46 lingots d’or d’un kg chacun, et de dizaines de milliers de pièces d’or et d’argent fut remis par le Colonel Mohand Oulhadj, en charge de la Wilaya-III, autrement dit de la Kabylie.

Rappelons qu’au lendemain de l’indépendance de l’Algérie, la Kabylie s’était saignée à blanc pour aider le pays à mettre debout un Etat indépendant. Qui, à l’époque, n’avait pas vu sa mère se défaire de ses meilleurs bijoux, à la valeur affective inestimable, ou son père de ses derniers billets de banque, pour les offrir à la Caisse de la Solidarité (Sanduq Tadamun) et dont les éléments remis au gouvernement algérien ne sont que la partie visible de l’iceberg ?

Rappelons que seule la Kabylie avait eu cet élan vis-à-vis de l’Etat naissant. Mais comme la guerre éclata entre les deux le 29/09/1963, ce n’est qu’à la défaite de celle-ci que le trésor de guerre fut officiellement remis.

 

L’Anavad (Gouvernement Kabyle), exige que l’Etat algérien lui restitue le trésor de guerre de la Willaya III.

 

En tant qu’autorité provisoire du peuple kabyle et en attendant un Gouvernement kabyle élu disposant de la légitimité des urnes, l’Anavad est la seule institution kabyle en mesure, en droit et en devoir de garder ce trésor qu’il fera fructifier au profit de l’avenir de liberté de la Kabylie. Le Gouvernement algérien n’est pas fondé à garder ce trésor dans la mesure où :
- 1) Le Colonel Mohand Oulhadj n’était pas mandaté à le lui remettre
- 2) Aucune autre Wilaya n’avait fait cet effort de solidarité de la Kabylie. C’est une injustice et une iniquité de traitement « national » vis-à-vis du peuple kabyle.

Ce trésor destiné à soutenir l’effort de guerre de la Kabylie de 1954 à 1964, va finalement servir à la construction de la paix et de la liberté des nouvelles générations kabyles.

Cette forte somme aujourd’hui estimée à des centaines de millions d’Euros, était rassemblée malgré le grand dénuement d’alors. Ce trésor doit revenir au peuple kabyle. L’Anavad en sera le dépositaire et le garant en le mettant sur un compte séquestre jusqu’à l’avènement d’institutions démocratiquement élues en Kabylie. Le Gouvernement kabyle inscrit aujourd’hui cette dette de l’Etat algérien dans ses écritures de comptabilité publique.

 

Contre la lapidation des femmes et contre toutes les discriminations.

 

L’Anavad apporte son soutien à Sakineh Ashanti et à toutes les organisations qui défendent cette femme iranienne contre la lapidation à laquelle le pouvoir théocratique et extrémiste de Téhéran l’a condamnée. Pour protéger la femme kabyle contre la charia, le Gouvernement Kabyle condamne la politique intégriste du régime algérien consistant à envoyer des milliers de terroristes repentis comme prêtres en Kabylie. Le pouvoir algérien qui y entretient artificiellement le terrorisme islamiste poursuit au moins trois objectifs : tout en entretenant l’insécurité en Kabylie où la drogue et les kidnappings sont encouragés par le régime algérien, ce dernier espère gagner des jeunes Kabyles à l’islamisme avant de les dresser et de les envoyer dans le monde occidental pour y commettre des attentats terroristes. Le tout est de retourner les Kabyles contre eux-mêmes et contre leurs propres valeurs qui sont aussi celles du monde libre.

 

Rapport sur les orientations de la politique diplomatique de l’Anavad

 

Le ministre des Relations internationales a présenté au conseil des ministres les grands axes de la stratégie diplomatique de l’Anavad. Il a par ailleurs établi un point d’avancement des relations établies avec les nations soucieuses de soutenir la Kabylie. Les avancées très encourageantes rapportées par le ministre des Relations internationales ont permis au Président de l’Anavad d’annoncer, entre autre conséquence, une redéfinition vigoureuse des liens diplomatiques privilégiés de l’Anavad.

 

Débats et rencontres à l’occasion de la fête de l’Humanité 2010

 

La Ministre de la Culture a informé les membres du Gouvernement kabyle de la participation de l’Anavad aux cotés du MAK-France à la fête de l’Humanité qui se tiendra du 10 au 12 septembre prochain. A l’occasion de ses forums et tables-rondes, ce sera l’occasion de rencontrer et échanger avec certains ministres et collaborateurs du Gouvernement sur les grands enjeux à venir de la Kabylie.

Le Président a précisé à cette occasion que le thème des Droits de l’Homme sera le fil rouge de la participation de l’Anavad à la « fête de l’Huma » et il a rappelé le soutien total du Gouvernement à Hocine Hocini et Salem Fellak, ouvriers dans un chantier de bâtiment dans la ville d’Ain El Hammam qui ont été surpris en train de boire de l’eau par des policiers et qui ont, de ce simple fait, été interpelé. Le Président a rappelé la tradition œcuménique et tolérante de la Kabylie et l’engagement de l’Anavad à répondre à l’intolérance par la laïcité.

 

Adoption d’une motion et soutien à la chanson kabyle

 

Le Conseil a adopté la motion présentée par la Ministre de la Culture à la suite du concert organisé le 26 aout dernier par la Maison de la Culture de Tizi-Ouzou et qui vise à interpeller l’opinion kabyle et le monde des arts sur l’agression culturelle que subit chaque jour la Kabylie. Plusieurs dizaines de millions de dinars ont été dilapidés pour faire venir un chanteur en Kabylie, alors que la région regorge d’artistes et de talents qui vivent difficilement de leur art. L’Anavad s’élève contre cette agression, sans nier les qualités de l’artiste invité qui, n’étant pas dans le besoin, aurait pu chanter gratuitement pour la Kabylie, au lieu de ce budget qui aurait permis d’organiser une année entière de concerts kabyles grandioses pour soutenir la chanson kabyle.

 

Echanges sur la situation en Kabylie

 

Le Conseil national du MAK a dépêché quelques uns de ses membres auprès de l’Anavad pour consultations. Ils ont été invités à présenter leurs secteurs d’activité respectifs et une discussion plus ouverte a permis d’échanger avec les membres du Conseil sur les problématiques urgentes de la Kabylie.

 

Incendies militaires en Kabylie

 

Un rapport détaillé a été enregistré sur les incendies volontaires allumés par des militaires stationnés en surnombre en Kabylie (30% des effectifs de l’armée algérienne sur 2% du territoire algérien que représente la Kabylie) ou par voie héliportée à l’aide de bombes incendiaires. Une vidéo sur ces incendies comportant des images et des témoignages de citoyens a été remise à l’Anavad qui va saisir les instances internationales compétentes. Au moment où le monde conscient lutte contre le réchauffement climatique et l’avancée des déserts, le pouvoir algérien va à contre-sens des efforts de l’humanité, guidée par sa seule haine de détruire la Kabylie et les Kabyles.

 

Paris, le 31 août 2010.

 

 

                       GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
                     PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA

                         Ministère des institutions, de l’administration et de la sécurité

Incendies militaires en Kabylie

Cette période estivale confirme, une nouvelle fois, la volonté de faire de la Kabylie une terre désolée, en brûlant nos oliveraies et plantations agricoles, anéantissant le fruit du travail de nos villageois, détruisant notre végétation, notre flore, mettant en péril l’équilibre naturel de notre environnement, ravageant nos ressources forestières.

Des témoignages accablants venant de plusieurs régions de Kabylie nous rapportent une recrudescence des incendies d’origine criminelle, impliquant de façon directe ou indirecte les services de sécurité algériens. Ces faits ne sont malheureusement pas les premiers. Ils traduisent une intention délibérée de saboter le potentiel écologique, économique de la Kabylie et, par là même, saper les espoirs du peuple kabyle.

L’Anavad prend acte de tous les faits qui lui ont été signalés. J’encourage chaque kabyle à mettre à notre disposition tout document révélant ces crimes perpétrés contre la Kabylie. Les témoignages ou informations recueillis seront archivés, tous les actes malveillants recensés seront portés à la connaissance des instances internationales et des ONG de défense de l’environnement et des droits humains. Rien de ce qui sera commis en Kabylie ne restera sans conséquence.

L’Anavad compatit à la détresse des siens et salue le courage des citoyens qui ont bravé les flammes pour sauvegarder leurs biens, leur environnement et surtout en outrepassant les ordres des militaires leur interdisant de s’attaquer au feu.

L’Anavad condamne avec la plus grande fermeté ces actes ignobles, quant à l’incurie des pouvoirs publics face aux drames vécus par les kabyles, ils sont assujettis à une politique gouvernementale scandaleuse visant à priver la Kabylie de l’un de ses droits les plus fondamentaux, celui de la sécurité des biens et des personnes. Seules des Institutions propres à la Kabylie, comme l’Anavad, respectueuses de ses valeurs, de son histoire et son territoire pourront garantir une protection civile au service de l’intérêt général du peuple kabyle.

Paris le mercredi 11 août 2010

Pour l’Anavad,

Arezki Boussaid

Ministre des Institutions, de l’Administration et de la Sécurité

 

                         GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
                       PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA

 

            Dissolution par l’Algérie des Groupes de Légitime Défense kabyles

 

Le corps des GLD (Groupes de Légitime Défense) créé au lendemain de la flambée du terrorisme vient d’être officiellement dissous par les autorités algériennes.

On se souvient que c’était un village de la Kabylie maritime, Igoujdal qui, en repoussant une attaque terroriste le 31 juillet 1994, donnait corps à un mouvement de résistance patriotique contre le terrorisme islamiste.

Récupéré par le pouvoir qui l’officialisa, il était jusqu’à 2001 sous-traité par un parti kabyle. Ses membres se faisaient appeler les « patriotes » et étaient devenus une sorte de police municipale qui ne se déployait qu’en tant que force d’appoint et de couverture aux opérations de la gendarmerie et de l’armée qui facilitaient les déplacements des hordes d’Al Qaeda en Kabylie. Il lui était interdit de prendre la moindre initiative de ratissage ou d’intervention en cas avéré de présence terroriste sur son territoire. Créé pour agir contre l’insécurité ambiante, il était devenu, malgré la saine volonté de ses membres, un spectateur et un simple élément du décor.

En 2001, lors des massacres de jeunes manifestants kabyles par la gendarmerie algérienne, le pouvoir avait désarmés ses éléments kabyles de crainte de les voir retourner leurs armes contre lui. Ils étaient Kabyles avant d’être GLD.

Curieusement, c’était ce corps d’auto-défense kabyle qui était la cible privilégiée des groupes terroristes qui, plusieurs fois l’avaient attaqué à la roquette, ce qui ne fut jamais le cas contre l’armée algérienne. D’où venaient les lance-roquettes et où sont-ils ? Alors que le terrorisme islamiste, de connivence avec les forces militaires en surnombre sur le territoire kabyle, redouble de férocité, on dissout un corps devenu un témoin trop gênant de cette flagrante collusion entre le pouvoir militaire et les éléments d’AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique).

Les militaires en Kabylie peuvent, désormais s’adonner en toute quiétude aux incendies criminels des forêts et des maisons, faciliter les kidnappings des patrons ou des membres de leurs famille, la circulation de la drogue et faire régner l’insécurité pendant que les mosquées de nos villages vont recevoir plus de 150 terroristes « repentis » comme nouveaux prêcheurs avec pour mission à terme de recruter pour Al Qaeda.

L’Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle) condamne la politique criminelle de Bouteflika et de ses généraux en territoire kabyle et demande instamment au Secrétaire Général de l’ONU d’intervenir en faveur d’une meilleure sécurité du peuple kabyle.

N’en déplaise au pouvoir algérien, nous appelons les GLD à rester mobilisés et à assurer, en relation avec les comités de village et l’Anavad, la sécurité de la Kabylie.

Le Gouvernement Provisoire Kabyle qui tient à sa démarche pacifique n’a pas le droit de rester les bras croisés devant la montée de l’insécurité qui, à terme, finira dans une explosion de violence que nous voulons à tout prix éviter.

Pour l’Anavad

Ferhat Mehenni, Président

 

       

                                                                                                                            

 

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