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Les Touaregs –
COMMUNIQUE
1- Les Amazighs
Nigériens subissent des exactions dans l’Aïr :
L’armée Nigérienne, commet depuis
plusieurs jours des exactions contre les populations civiles dans l’Aïr. Le
Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), condamne ces crimes qui sont
commis avec le soutien d’officiers Français qui œuvrent dans le conseil
stratégique militaire à Agadez, et de plusieurs experts militaires chinois qui
accompagnent les Milices Armées Nigériennes dans leurs excursions
Ainsi, dans la vallée de Sakafat :
10 cases ont été brûlées,
2 civils ont été exécutés,
Un civil porté disparu.
Dans la vallée de Tidène : 04
vieillards ont été enlevés,
02 civils ont été exécutés dont Mohamed Rhissa Imolane
Un jardinier a eu les jambes fracturées suite à des tortures,
Son jardin a été incendié,
07 cases ont été incendiées
Les militaires posent des mines partout sur leur passage.
Ces pratiques
dignes d’une armée ethnocentrique, sont dignes des milices gouvernementales que
Tandja a lancées aux trousses de paisibles citoyens.
Le Mouvement des
Nigériens pour la Justice (MNJ), condamne ces crimes qui sont commis avec le
soutien d’officiers français qui œuvrent dans le conseil stratégique militaire
à Agadez, et de plusieurs experts militaires chinois qui accompagnent les
Milices Armées Nigériennes dans leurs excursions.
Ces crimes comme
tous les autres seront sévèrement punis, ils caractérisent toutes les armées en
défaite qui tuent tout dans leur débandade.
Le mouvement des Nigériens pour la
justice (M.N.J.) - 26-03-2008
2- Bravo pour la France, félicitation pour Areva,
dommage pour les Touaregs ….
La France se
glorifie à juste titre de sa nouvelle victoire, une performance qui lui a
permis de signer un contrat fort alléchant avec la Chine pour la fourniture de
deux réacteurs nucléaires EPR. Au mois de septembre c’était avec la Libye que
le géant du nucléaire Areva ventait ses prouesses en promettant d’importants
bénéfices au profit de la France. Quant à nous, touaregs du nord Niger, à
chaque tournant de cette implacable tourmente la sueur froide est de mise.
Uploaded by envouaturesimone
Il
y a quelques mois je disais ceci :
« Aujourd’hui,
les touaregs s’inquiètent de la distribution tous azimuts de permis de
recherche et d’exploitation d’uranium sur leurs territoires sans que ne soit
envisagée aucune mesure de compensation visant à en amortir les conséquences.
Les tribus concernées devront quitter les lieux à la recherche d’hypothétiques
territoires d’attache et de nomadisation. Les ressources exploitées donnent à
l’Etat les moyens de les combattre, les maîtriser et les réduire à l’état de
réfugiés dans leur propre pays. Cet acheminement hélas fatal, du fait de la
logique géopolitique et des intérêts des uns et des autres, amputera l’humanité
d’un des éléments unique de sa richesse, la culture touarègue, une culture
basée sur un code de conduite morale imposé à chacun dans la perspective
d’affronter les conditions d’une vie saharienne austère et rudimentaire. La
situation est d’autant plus complexe que les permis d’exploitation ont été
attribués à des pays comme la Chine qui, malheureusement, n’a aucune politique
de respect pour les communautés locales et encore moins l’environnement
constituant leur cadre de vie. Leurs méthodes « espèces sonnantes et
trébuchantes » intéressent en revanche les gouvernants de ce monde. C’est
dans cette logique infernale qu’un conflit armé a éclaté dans le nord Niger
avec la création d’un mouvement des Nigériens pour la Justice. Du fond de leur
désert ses animateurs luttent pour se faire entendre, alerter la planète et
tenter de dénoncer cette situation afin de sauver ce qui peut l’être.
Face
à eux, un Niger qui décide de les anéantir, crée les conditions d’un
affrontement sans précèdent et refuse toute idée de dialogue. Les libertés
individuelles sont confisquées, les débats contradictoires sont interdits, les
radios internationales sont suspendus, les journaux indépendants sont menacés
et certains supprimés. La région Touarègue est déclarée en état d’urgence et
l’armée s’arroge le droit d’emprisonner, torturer et tuer au besoin sans aucune
forme de procès. La communauté internationale passe sous silence cette
situation contraire à la Déclaration Universelle des Droits Humains. Le shéma
qui se dessine devient très préoccupant et même d’une extrême gravité. En
effet, la partie septentrionale du Niger regorge d’impressionnantes ressources
minières, uranifères et pétrolifères notamment. Les populations disséminées
dans ce désert sont désormais perçues comme une véritable entrave dans la
perspective de l’exploitation massive de cette manne.
L’énergie
nucléaire dans sa fulgurante ascension d’énergie propre devient plus que jamais
un enjeu planétaire. De la même manière, la montée progressive du prix du baril
rend le pétrole nigérien économiquement intéressant. Que représente une poignée
de nomades totalement absents du système économique mondial devant de tels
enjeux ? Les grandes puissances de cette planète vont alors laisser le
dictateur faire le ménage afin de s’en prendre à « l’énergie propre dans
un environnement propre (dégagé de toutes ces populations) ». Le tour est
joué, le gouvernement nigérien et les puissances étrangères auront tiré leur
épingle du jeu. »
Trois
mois plus tard ce shéma se confirme inexorablement. On connaît parfaitement les
conséquences néfastes qui résultent des deux permis d’exploitation octroyés il
y a quarante ans à la France pour l’extraction des gisements d’uranium à Arlit
et Akokan (voir étude Criraad et Sherpa). La population nomadisant dans cet
espace a été contrainte de partir sous d’autres cieux. La faune a totalement
disparu. Les nappes phréatiques sont polluées. La population fait face à des
sérieux problèmes de santé publique.
Cette
année, l’état du Niger a d’octroyé 122 permis d’exploitation d’uranium. En
superposant la carte du nord Niger et les limites géographiques des concessions
on se rend compte de la catastrophe qui se prépare : Pollution des nappes
phréatiques, destruction des airs des pâturages, spoliation des terres des
éleveurs, élimination des puits pastoraux et bouleversement de la gestion
pastorale.
Qu’en est-il de la
Déclaration des droits des peuples autochtones adoptée en septembre à
l’ONU ?
Notre monde a-t-il le droit
de laisser passer sous silence la destruction de tout un peuple dont le crime
originel serait d’habiter un Sahara jadis inculte mais devenu immensément
riche ?
Souhaitez vous vraiment que
le peuple touareg disparaisse à jamais si cela permettait à votre économie de
bien se porter ?
Acceptez vous de participer
à travers la politique de votre pays à la mort d’une population innocente sous
prétexte que cela vous permet d’éclairer vos maisons et de cuisiner sur la
plaque chauffante.
Les
touaregs n’ont d’autre choix que de se battre ou disparaître. Un choix fort
douloureux qui les a amené à prendre les armes et à risquer leur vie. L’armée
Nigérienne, qui a le soutien matériel de la France, de la Chine et des Etats-Unis,
vient de lancer une offensive sur l’Aïr dans le but de nous réduire au silence.
Nos hommes tentent de la contenir avec des moyens bien moins importants.
L’armée a réussi à ravitailler la caserne d’Iferouane mise sous embargo par les
troupes MNJ depuis le 25 Août dernier, mais cela ne change en rien les données
du problème. Nous sommes déterminés à défendre nos terres car c’est une
question d’existence. Déterminés et rassemblés, nous réussirons à empêcher à
toutes ces sociétés de s’installer chez nous sans notre consentement.
Encore
une fois sont mis en balance et de manière flagrante la richesse matérielle et
la valeur humaine.
La
réalité est là, inutile de se voiler la face.
Issouf
Ag MAHA Maire commune Tchirozérine Agadez Niger
URGENT : Massacre de civils

Comme
nous l’avions signalé dans une de nos dernières déclarations en date du 25
novembre, l’armée nigérienne se livre à des massacres de populations civiles
dans le nord du pays.
Un
nouveau massacre qui s’ajoute ceux déjà nombreux dont nous avions fait état sur
notre site internet.
Le
Gouvernement nigérien montre ainsi la méthode qu’il a visiblement l’intention
de mettre en œuvre pour « ramener la paix dans le paix pays ».Nous
attirons l’attention de l’ensemble de Nigériens et des responsables politiques
sur les risques que ce gouvernement fait prendre au pays. En effet ces genres
d’agissements peuvent changer la nature du conflit et plonger le pays dans un
chaos dont il aura du pal à sortir.
Nous
appelons les organisations de la société civile à jouer leur rôle et à rester
aux cotés des citoyens dont les droits les plus élémentaires sont bafoués. Nous
appelons particulièrement les organisations de défense des droits de l’Homme à
épauler les victimes civiles et leurs ayants droits pour leur permettre de
faire valoir leurs droits auprès des juridictions nationales et
internationales. En effet ces crimes commis sur des paisibles citoyens ne
peuvent pas rester impunis et leurs auteurs répondront de leurs actes quels que
soit leur niveau de responsabilité.
Le
MNJ quant à lui réaffirme sa position de principe qui consiste à ne pas prendre
pour cible des civiles et ne tombera donc pas dans le piège de la provocation
orchestrée par les autorités nigériennes.
Les
représentations diplomatiques présentes au Niger ne peuvent pas ignorer cette
situation et doivent témoigner des actes du gouvernement auprès de leurs pays
respectifs.
La
Communauté internationale, notamment la France ne doivent pas encourager le
Niger à travers leur silence à persévérer dans la répression et la violation
des droits humains.
En
réprimant la presse nationale, le Gouvernement nigérien cherche à cacher la
vérité aux nigériens et à la communauté internationale. Nous espérons que les
medias internationaux s’intéresseront davantage à ce qui se passe au Niger et
pourront remplir leur rôle.
Il
s’agit de quatre (04) civils Touaregs assassinés à Tchintébizguint, 30 km à
l’Ouest d’Agadez :
1.
Bachir Mouhamad, jardinier, 2. Mariko Kané, jardinier 3. Oukhoudane Algha,
éleveur 4. Hamad Ibrahim, éleveur marabout.
Ces
civils ont été tués le jeudi 22 novembre 2007 aux environs de 11 heures du
matin.
Chaque
victime a reçu :
*
une balle d’ans l’oreille, * une balle au front, * une balle sur le cœur.
Voici
comment ont commencé tous les génocides.
Cela
se passe au vu et au su des pays dits « civilisés », et démocrates,
qui attendent passivement.
Le
mouvement du MNJ
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