ACCUEIL Activités associatives Toute notre actualité Brèves Liens

 

Contact :

Association culturelle N'Imazighen

Bruxelles

Rédaction

 

 

                                                            Le rêve devenu cauchemar

                                                            Communiqué du GPK

                                                            Proclamation du GPK

                                                                                                                                                                                                                                                                             

                                                       

                  GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE

               Kabylie - 5 juillet 1962 : Le rêve devenu cauchemar

Le 5 juillet évoque pour la Kabylie deux événements historiques d’un même drame : La perte de sa souveraineté. Par l’invasion coloniale en 1830 qu’elle avait contenue pendant plus de quarante ans, et l’indépendance confisquée en 1962 par la force brutale du pouvoir algérien.

 

La Kabylie bafouée et martyrisée depuis 48 ans ne peut se reconnaître dans une date anniversaire qui a inauguré pour elle une nouvelle colonisation pire que celle dont elle venait de se défaire au prix d’indicibles souffrances. Elle ne donc peut célébrer une date qui a doublement fait son malheur.

La guerre de Kabylie, de fin septembre 1963 à la mi-mars 1964, a définitivement dressé le peuple kabyle contre le pouvoir algérien.

Le fossé qui les sépare aujourd’hui est un abîme de souffrance engendrée par cette répression antikabyle aussi vieille que l’Algérie « indépendante ». L’acharnement du pouvoir algérien à gommer la langue et l’identité kabyles n’a d’égale que la détermination du peuple qui les porte à arracher sa reconnaissance officielle et la plénitude de ses droits légitimes.

 

La Kabylie qui a payé le prix le plus fort pour l’indépendance du pays ne peut pardonner à l’Algérie officielle les 400 morts de 1963-64, l’exil de ses hommes politiques, les souffrances de 1980, le boycott scolaire et tous les assassinats ayant ciblé nos hommes politiques et nos intellectuels et qui n’ont pas épargné les 128 victimes du Printemps Noir (2001-2003). Tel est le bilan de ces 48 ans de chaines et de malheur que l’Algérie officielle exhibe comme trophée, haut-fait d’armes.

 

La Kabylie porte, dans sa chair et dans son âme, toutes les épreuves sanglantes et les humiliations qu’elle a subies depuis l’indépendance de l’Algérie, comme sa plus belle parure sur le front de sa mémoire.

Elle n’oubliera jamais que c’est le 5 juillet 1962 que son rêve de liberté s’est transformé en un horrible cauchemar de répression, de déni et de dictature.

Aujourd’hui, c’est au nom de toutes ses douleurs qu’elle exige repentance de la part de l’Algérie officielle et qu’elle se fraye son chemin d’émancipation de la tutelle morbide d’un pouvoir criminel.

En se dotant d’un Gouvernement Provisoire Kabyle, l’Anavad, comme elle dota hier l’Algérie d’un GPRA, elle sait que le jour n’est pas loin où elle se réconciliera avec son environnement politique immédiat, mais avant tout, dans le respect de ses propres valeurs, de sa propre identité et de sa liberté.

Le Gouvernement Provisoire kabyle lance un appel aux villages et aux quartiers kabyles pour se tenir à l’écart des « réjouissances » célébrant la domination antikabyle. Il les invite à se rapprocher davantage de l’Anavad pour que celui-ci subventionne en partie leurs projets dans les domaines de la langue et de la culture, de l’eau et de l’électricité.

Avec le Gouvernement kabyle, le rêve est de nouveau permis.

 

Vive la Kabylie libre et autonome
Vive l’Anavad

Pour le gouvernement provisoire kabyle en exil
Le Président, Ferhat At S
iid


Site internet de l'Anavad, le Gouvernement Provisoire Kabyle :

http://www.kabylie-gouv.org

 

 

                          

                       GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
            Ministère de la communication, de la justice et des droits humains

                         Assassinat de Matoub Lounès, 12 ans après

 

Le 25 juin 1998, en début d’après midi, près de Tizi-Wezzu, le chanteur kabyle Matoub Lounès tomba dans une embuscade attribuée beaucoup trop vite aux terroristes islamistes.

Sa voiture portant les impacts de près de 80 balles, crédite plutôt la thèse d’une mise en scène où seule la cible désignée est éliminée

Depuis, la Kabylie, qui n’en est pas dupe, ne cesse de désigner le pouvoir algérien comme étant le commanditaire cet ignoble assassinat.

Officiellement, c’est à la Brigade de Gendarmerie d’At Dwala, impliquée dans la conduite de l’opération de liquidation de Matoub Lounès, que l’enquête fut confiée. Ainsi, comme le dit l’adage kabyle, on se retrouve dans la situation de celui qui «mange avec les loups et pleure avec les bergers ».(« Içça d wuccanen, ittru d imeksawen ».

Un malheureux soi-disant suspect fut arrêté en 1999. Malgré les pressions et la torture, il clame toujours son innocence derrière les barreaux de la prison où il croupit sans jugement, depuis plus de dix ans !

La fragilité des preuves fabriquées est à l’origine de l’impossible procès, maintes fois annoncé et toujours reporté sans explication. Pour savoir qui était derrière l’assassinat de Lounès Matoub la seule question susceptible d’apporter des éclaircissements est : A qui profite le crime ?

Le contexte politique d’alors pourrait nous en éclairer un peu. Les Clans rivaux au sommet de l’Etat se donnaient volontiers pour noms les « éradicateurs » et les « réconciliateurs. Ces qualificatifs, qui se jouaient de l’opinion publique, ne s’opposaient dans les faits que pour le contrôle réel du pouvoir et non sur la ligne politique vis-à-vis du terrorisme islamiste. La preuve en est que ce sont ces mêmes « éradicateurs », opposés à toute négociation avec les terroristes, qui ont défendu la « réconciliation nationale », réalisé « l’Alliance Présidentielle » actuelle avec des ministres théocratiques, et qui construisent à Alger la plus grande mosquée d’Afrique.

Le Général Liamine Zeroual était président de la république mais son clan de « réconciliateurs » perdait du terrain au profit des « éradicateurs ». Ses proches collaborateurs, notamment le Général Betchine, étaient mis à mal par des affaires de corruption à grande échelle révélées par la presse travaillant pour le clan adverse. Ces estocades réussies, il fallait lui porter le coup de grâce que l’on va chercher diaboliquement du côté de la Kabylie.

La première amorce fut la remise en perspective de la loi sur la généralisation de l’arabisation. Une provocation contre la Kabylie qui bouillonnait de colère mais sans descendre dans la rue comme escompté par les stratèges « éradicateurs ». C’est à ce moment-là que le scénario de l’assassinat de Matoub fut imaginé.

Son assassinat eut tout de suite les effets attendus : La Kabylie était dans la rue pendant près d’un mois, le Général Zeroual accepta de démissionner et les « éradicateurs », la veille opposés à tout dialogue avec les islamistes, vantent subitement les bienfaits de la « Réconciliation Nationale » prônée par leurs adversaires dits « réconciliateurs »

Ainsi, l’assassinat de Matoub Lounès était un élément clé d’un coup d’Etat contre Zeroual et le Clan de l’Est au profit de Bouteflika et son Clan de l’Ouest ; le tout, mené de main de maître par le Département du Renseignement et de la Sécurité.

Il n’y aura, donc, pas de procès dans l’immédiat sur l’assassinat de Matoub Lounès. Ce serait celui du coup d’Etat qui a porté Bouteflika et son clan au pouvoir. Il faut un retour du balancier au profit du Clan de l’Est pour que cela puisse être programmé mais sous forme d’un règlement de comptes entre clans et probablement comme élément d’un nouveau coup d’Etat des ex « réconciliateurs ».

Le peuple kabyle, loin des putschistes du sérail, continuera de chérir le nom de Matoub, son œuvre et son combat, comme il le fait pour tant d’autres kabyles victimes d’assassinats politiques algériens.

Toutefois, il a cessé de les pleurer. L’espoir a submergé les larmes ! L’Anavad (gouvernement kabyle) dont il vient de se doter, avec son ministère de la justice et des Droits Humains, œuvrera inlassablement à démasquer les assassins et leurs commanditaires pour rendre justice aux victimes et à leurs proches.

Le Gouvernement Provisoire kabyle, en attendant de mettre sur pied les institutions judiciaires de la Kabylie, ses Cours et ses Tribunaux, et sans préjuger des résultats des futures investigations, appelle à une enquête internationale sur ce crime odieux comme sur tous ceux du printemps noir de 2001 à 2003.

Il rejette la loi sur la réconciliation nationale qui absout les assassins sans procès préalable. Il refuse que les crimes contre l’humanité commis par le pouvoir algérien en Kabylie soient amnistiés ou prescrits. Il dénonce une justice aux ordres, l’instrumentalisation de l’Islam et renvoie dos à dos le terrorisme islamiste et les la dictature des généraux.

 

Lyazid Abid - Ministre de la Communication, de la Justice et des Droits Humains

 

 

 

GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE

CEREMONIE D’INSTALLATION DU GPK

DISCOURS PRESIDENTIEL INAUGURAL

Honorables invités, très chers compatriotes.

Le cours de l’histoire de la Kabylie a enfin son aboutissement. Aujourd’hui est un très grand jour pour nous. Toutes les entreprises politiques kabyles depuis 1857 cherchaient inlassablement, dans les ténèbres, la voie vers ce grand jour auquel nous sommes en train de donner naissance, cette lumière que nous sommes en train d’allumer ensemble à travers cette cérémonie officielle d’installation du premier gouvernement kabyle moderne. Même si cela se fait à partir de cette terre de liberté qu’est la France que nous remercions pour son hospitalité, grâce à la force des médias et des nouvelles technologies qui anéantissent magiquement les distances, la Kabylie en est largement éclairée. Oui, le Gouvernement Provisoire Kabyle, plus qu’une lueur d’espoir, est un jour nouveau qui se lève sur le peuple kabyle, sur les villages, les villes et les majestueuses montagnes de la Kabylie.

A cette occasion, permettez-moi d’inviter à ce moment d’émotion, Fadma N Soumer, Cheikh Aheddad et Mokrani, Said Boulifa, Belaid At Ali, Si Moh U Mhand et Cheikh Mohand U Lhusin, Lvacir Amellah, Amar Imache, Ali Laïmeche, Bennaï Ouali, Amar At Hamuda, M’Barek At Mangellat, Abane Ramdane, Amar At Chikh, Amirouche, Abderrahmane Umira, Mouloud Feraoun, Krim Belkacem, Taos Amrouche et sa famille, Ali Mecili, Mouloud Mammeri, Tahar Djaout, Mbarek Mahiout, Rachid Tigziri, Tahar Oussedik, Mahfoud Boucebci, Kamira Nait Sid, Mustapha Bacha, Smail Yefsah, Hamid Mahiout, Muhand U Harun, Matoub Lounes, Bessaoud Mohand Arav et tant d’autres encore dont, par ignorance ou par étourderie, je n’ai pu citer, ici, le nom et devant lesquels je m’excuse.

Permettez-moi d’inviter à cette cérémonie du Jugement de l’Histoire pour leur rendre justice, les victimes kabyles du Printemps Noir, de Guermah Massinissa à Kamel Irchane, ce jeune qui, dans son ultime effort et avant de tomber sous les balles des gendarmes algériens, écrit sur un mur, avec son propre sang le mot LIBERTE.

Permettez-moi, enfin à titre personnel, de mettre à mes côtés, mon fils Ameziane assassiné à l’âge de 30 ans, pour me châtier d’avoir osé la liberté du peuple kabyle.

Honorables invités, Ayssetma Aytma,

Nous sommes un peuple qui chérit la liberté depuis la nuit des temps. Tout le long des siècles, nous nous sommes organisés en républiques villageoises, confédérées selon les besoins de l’époque et les vicissitudes de l’Histoire. Tamurt N Yeqvayliyen a de tout temps préféré la liberté de chacun au joug de tous. Ses enfants s’unissent toujours face à l’ennemi, face au malheur et à l’adversité et s’en retournent à leurs libertés individuelles et collectives une fois la menace écartée. Notre attachement à la liberté était et demeure consubstantiel à notre culture qui nous prémunit contre le crime et la délinquance au point de n’avoir jamais jugé nécessaire de bâtir une prison. Nous les Kabyles, nous sommes un grand peuple.

Basé sur la tolérance religieuse et le respect des droits individuels et collectifs, nous n’avons pas connu de guerres de religion et nous sommes les premiers surpris par la fulgurante émergence de l’intolérance islamiste autour de la Kabylie. Nous avons toujours été altruistes et généreux.

Au lendemain du 5 juillet 1830, même si nous n’avions jamais reconnu le Dey d’Alger et la Régence Turque, nous n’avions pas hésité à porter secours au voisin algérois pour empêcher le débarquement français à Sidi Ferruch.

Le 14 octobre 1839, le Général Shneider, Ministre français de la guerre créa par décret l’Algérie. En 1848 celle-ci était partagée en départements dont ne faisait pas encore partie la Kabylie. L’Algérie et la Kabylie avaient bien existé distinctement l’une de l’autre avant 1857. Toutefois, nous considérions et continuons de considérer que notre environnement immédiat fait partie de notre espace de sécurité, de liberté et de prospérité économique.

En 1926, nous avions créé l’Etoile Nord-Africaine pour décoloniser toute l’Afrique du Nord. Pour autant, le Maroc et La Tunisie qui en font naturellement partie n’ont, jusqu’à aujourd’hui, aucune prétention territoriale sur la Kabylie. Le Mouvement indépendantiste algérien était majoritairement kabyle même si son commandement était volontairement confié à Messali Hadj, originaire de Tlemcen. La guerre pour l’indépendance de l’Algérie, reposa pour l’essentiel sur la Kabylie qui en paya le prix le plus fort. La 7e Wilaya, la Fédération de France était animée et financée à plus de 80% par des Kabyles.

En 1962, l’Algérie accéda à son indépendance et la Kabylie à un nouvel enfer. Niée dans son existence, c’est avec le langage de l’époque, celui des armes, que la Kabylie exprima sa volonté de liberté et d’existence le 29/09/1963. Exténuée déjà par la guerre d’indépendance, pour son malheur, elle dut s’incliner devant les armées des frontières qui n’avaient pas passé leur temps comme elle à affronter les forces militaires coloniales.

Depuis sa défaite, la Kabylie est désignée à la vindicte nationale. Pour camoufler sa gabegie, sa dictature, les innombrables violations des droits de l’homme, la rapine et le régionalisme, le régime algérien, de Ben Bella à Bouteflika, a fait de l’épouvantail kabyle l’élément fédérateur autour de lui.

Niés dans notre existence, bafoués dans notre dignité, discriminés sur tous les plans, nous nous sommes vus interdits de notre identité, de notre langue, et de notre culture kabyles, spoliés de nos richesses naturelles, nous sommes, à ce jour, administrés tels des colonisés, voir des étrangers en Algérie.

Qui peut nous dire aujourd’hui combien de Kabyles furent torturés, assassinés et emprisonnés pour délit d’identité ?

Qui peut nous révéler combien de cadres furent bloqués dans leur promotion administrative sur la simple considération du lieu de leur naissance ? Combien de brillants officiers dans l’ANP furent envoyés prématurément en retraite pour éviter que les Kabyles ne s’accaparent du pouvoir militaire, le vrai pouvoir en Algérie ?

Qui peut nous dire combien de projets économiques et financiers furent détournés de la Kabylie pour les affecter ailleurs ? N’était l’émigration kabyle en France, on mangerait encore des racines comme au temps de la misère. Qui peut nous montrer par les chiffres la pression fiscale exercée sur les commerçants et les entrepreneurs kabyles pendant que les autres en sont épargnés.

Combien de bacheliers kabyles jusqu’ici ont été orientés d’office sur des cursus universitaires religieux ou littéraires contraires à leurs vocations et à leurs aspirations modernistes ?

Honorables invités, ayssetma, aytma,

Aujourd’hui, si nous en sommes à mettre sur pied notre Gouvernement Provisoire, c’est pour ne plus subir ce que nous endurons d’injustice, de mépris, de domination, de frustrations et de discriminations depuis 1962. Nous en avons assez d’être un peuple dominé, agressé et blessé dans notre chair et dans notre âme par ceux-là mêmes qui ont récolté le fruit de nos efforts de liberté et de dignité contre le colonialisme.

Nous en avons assez de les voir s’ériger en nouveaux colons se comportant envers nous en éternels colonialistes, en ennemis mortels.

La violence et la répression systématiques du régime contre les élans de liberté de la vaillante jeunesse kabyle ne peuvent cesser qu’à partir du moment où notre destin sera enfin entre les mains de la Kabylie.

En 1992, au début du phénomène islamo-terroriste, la Kabylie en était totalement épargnée. C’était un pays de paix, de tolérance et de respect des croyances de chacun. Curieusement, depuis l’accord signé par le pouvoir avec les islamistes en 1996, elle est devenue le lieu d’investissement militaire des deux camps. C’est à partir de cette année-là que notre terre natale est transformée en cauchemar d’insécurité et de banditisme.

Le nombre de barrages militaires sur les routes de la Kabylie est étrangement proportionnel à celui des actes terroristes et à la circulation de la drogue. Ce sont des terroristes islamistes repentis qui sont envoyés comme prêtres dans les villages kabyles ou comme nouveaux résidents chez nous, refusant de parler notre langue ou de respecter notre culture et nos mœurs. Nos entrepreneurs et leurs proches sont devenues des proies faciles à des ravisseurs qu’il serait naïf de croire qu’ils agissent sans complicité au sein de la hiérarchie sécuritaire, du pays.

Les investisseurs en Kabylie sont ainsi poussés à la quitter pour d’autres cieux moins violents.

Bref, l’Algérie veut détruire un territoire de liberté pour le livrer à l’obscurantisme et à l’intégrisme islamiste international. L’Algérie veut tuer le droit à la différence, le droit à la transparence politique et économique à laquelle aspire la Kabylie.

Le Pouvoir veut livrer la Kabylie à EL Qaeda pour, pense-t-elle, pourfendre plus efficacement le monde occidental, le monde de la liberté.

Si nous mettons sur pied le GPK, c’est pour que les plaies que nous venons d’énumérer guérissent enfin.

D’abord, nous nous devons de prendrons notre école en main. Ce n’est pas pour y interdire une quelconque langue, la Kabylie et ses futures générations auront besoin de la maîtrise de toutes les langues du monde. Elle doit pour autant s’occuper avant tout de l’enseignement de la sienne, la langue kabyle. Nous n’avons pas le droit de laisser nos enfants à des charlatans et des fanatiques islamistes qui leur inculquent dans l’école algérienne le désir de la mort, pour les autres ou pour eux, mais nous avons à leur enseigner l’amour de la vie et du prochain.

Les sciences et la technologie, conjuguées à l’ouverture des sciences humaines, feront de nos universités déjà bondées des lieux de l’innovation et du développement de l’intelligence humaine au service de notre peuple, de notre environnement humain et de ‘humanité toute entière.

Nous ne voulons plus assister chaque été, impuissants, aux feux de forêts que des gendarmes ou des militaires allument volontairement y compris pour ravager nos oliveraies La sauvegarde de notre environnement et de sa biodiversité est un élément vital pour nous, y compris pour lutter contre l’avancée lointaine du désert. L’économie en Algérie est basée sur l’obligation de partenariat avec la hiérarchie politico-militaire. Si un investisseur n’a plus de « protecteur » il dépose le bilan aussitôt. Nous voulons faire de la Kabylie un lieu de la libre entreprise sans pour autant renoncer aux services publics indispensables à toute société. Le Travail et le mérite y seront particulièrement valorisés.

Nous ne supportons plus d’aller dans des tribunaux où notre langue est interdite. Nous voulons que les projets financés par des dons étrangers ne nous soient plus interdits par le pouvoir algérien. Dernièrement un don de 500 000$ pour une opération écologique en Kabylie fut refusé par le gouvernement algérien qui exige qu’il aille à une autre région du pays.

Nous voulons des institutions conformes à nos traditions et à notre culture. Le découpage administratif qui charcute et dépèce petit à petit le territoire kabyle est inacceptable.

Honorables invités, permettez-moi de m’adresser à mes chers compatriotes kabyles

Ayssetma, aytma,

Notre action est pacifique. Nous aimons la vie et chérissons la liberté. La dignité humaine est au centre de nos préoccupations. Nous respectons toutes les valeurs universelles et la Kabylie en est le cœur en Algérie. Nous installons le GPK pour défendre nos droits en tant que peuple face à l’Etat algérien qui les bafoue. Nous avons désormais une égide, un avocat, un instrument au service de nos intérêts collectifs et individuels. Je vous invite à faire corps avec lui, à le renforcer et à lui donner de la vigueur. Le GPK est la meilleure création de la Kabylie depuis la nuit des temps. Faisons-en tous notre propriété, il se fera notre défenseur, notre protecteur et incarnera notre dignité et liberté. Faisons en sorte où que nous soyons qu’il soit notre fierté. Participons à ses débats et à ses actions politiques, diplomatiques et culturelles. Aidons le GPK, il nous aidera au-delà de nos espérances.

Nos bras sont ouverts et nos mains sont tendus vers toutes et tous les Kabyles. Nous sommes des frères quelles que puissent être nos divergences et nos différences politiques. Cette phase de notre histoire vous interpelle solennellement. Celles ou ceux qui estiment devoir faire de nous des adversaires se trompent de cible, de combat et d’alliés. Le peuple kabyle doit aller de l’avant. Il n’a plus le droit de subir sa propre histoire mais d’en être l’artisan. Nous n’avons plus à revivre, démunis, des printemps sanglants. Nous avons pour devoir d’anticiper et de prévoir les écueils et les épreuves pour protéger nos enfants de la violence armée dont fait usage banal le pouvoir algérien contre eux. Nous avons droit au respect au même titre que tous les peuples de la Terre.

Je dois vous avouer une faiblesse. Nous n’avons pas d’argent. Il serait bon que chacun cotise autant qu’il peut pour que le GPK vive et qu’il élève puissamment à travers le monde la voix du peuple kabyle.

Je m’adresse aussi au reste des Algériens.

Nous sommes frères de tout le monde à commencer par les Algériens dont nous faisons partie. Si nous revendiquons notre identité et nos institutions propres comme ce gouvernement, c’est aussi par respect à vous tous. La différence identitaire n’empêche ni la fraternité ni la solidarité et encore moins la coopération et la sociabilité. Les droits que nous voulons pour nous-mêmes, seront aussi des droits pour vous. Ce que la Kabylie va arracher pour ses enfants pourra vous servir d’exemple en faveur de vos propres enfants. Les droits que nous arrachons pour nous ne vous seront pas enlevés à vous, mais au contraire deviendront un point d’appui pour que vous les ayez un jour. La Kabylie ne vous lâche pas. Elle se donne juste les moyens aujourd’hui qui lui permettront de mieux vous aider demain. Respectez la volonté de la Kabylie vous respecterez un peu plus la vôtre.

Honorables invités étrangers.

La Kabylie autonome et le Gouvernement Provisoire Kabyle pourraient devenir l’un des meilleurs facteurs de stabilité de l’Afrique du Nord. Sa reconnaissance au plan international donnera une chance supplémentaire à la paix non seulement dans la région mais également dans le monde. Il n’y aura jamais assez de messagers de la paix pour l’humanité et la Kabyle aspire à en être un. Nous avons besoin de votre soutien et de votre aide politique et matérielle car nous sommes l’antithèse de la violence et du fanatisme.

Si nous voulons émerger sur la scène diplomatique ce n’est pas sans raison. Les valeurs et la culture kabyles constituent une arme sans commune mesure pour le reflux des idées islamistes et intégristes. Sans aucun moyen autre que nos idées nous avons empêché le terrorisme international de s’installer chez nous malgré le soutien que lui garantit le régime. Nous ne lui permettons pas d’avancer. Même si le pouvoir algérien le couve et l’entretient sur notre territoire, le peuple kabyle tourne le dos à l’un et à l’autre.

Par ailleurs, nous ne voulons plus qu’au nom du peuple kabyle et dans son dos des alliances secrètes et dangereuses pour la liberté et l’humanité se nouent. Je veux parler de cette alliance tue avec l’Iran, ce pays de Mollahs lancé dans la course à la prolifération nucléaire, menaçant la sécurité internationale et les équilibres des forces stratégiques assurant jusqu’ici une relative paix dans le monde.

La liberté de circulation des personnes et des marchandises doit profiter à tous les peuples. Il faut que les ressources naturelles ne soient plus accaparées au service des dictatures et des efforts d’armement pour menacer des voisins plus fragiles.

Honorables invités, ayssetma, aytma,

Avec l’émergence du GPK, il y a début de naissance d’un nouveau monde plus libre et plus paisible. Bientôt d’autres peuples d’Afrique et d’Asie suivront notre exemple que nous tenons pour partie des Kurdes d’Irak.

En tant que président du GPK, j’en félicite la Kabylie, l’Algérie, l’Afrique du Nord, le Bassin Méditerranéen, l’Afrique et toute l’humanité.

Nous voici, au terme de notre acte de naissance. Mesdames et Messieurs, voici les membres du GPK.

 

GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
G—P—K

LISTE DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT

La formation du GPK obéit à trois contraintes majeures : La confiance, l’équité entre les trois grandes sous entités régionales kabyles (Tuvirett, Vgayet et Tizi-ouzou), une indispensable présence féminine :

 

- 1) Ferhat Mehenni, Président
- 2) Arezqi Boussaid : Ministre des institutions, de l’administration et de la sécurité (Intérieur)
- 3) Arezki At Hemmuc : Ministre des Relations Internationales
- 4) Lyazid Abid : Ministre de la communication, de la justice et des droits humains,
- 5) Idir Djouder : Ministre de l’économie et des finances, de l’environnement et de l’aménagement du territoire
- 6) Lhacene Ziani : Ministre de la langue kabyle, de l’enseignement, de la recherche scientifique et de la formation
- 7) Mouloud Merhab : Ministre du dialogue et de la médiation avec la société civile
- 8) Amgoud Djamila : Ministre de la culture
- 9) Malika Mouaci : Ministre de la santé et de la solidarité
- 10) Makhlouf Idri : Ministre de la jeunesse et des sports, Porte-parole du Gouvernement

 

 

            MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DELA KABYLIE

                                       Le Conseil National

                                       DÉCISIONS

 

Après la consécration largement exprimée de l’action de notre Mouvement en Kabylie à l’occasion de manifestations populaires ; notamment en avril 2009 et l’expansion de 2010 qui a vécu avec bonheur l’adhésion à son action à Bouira, Sétif et Boumerdès ;

Après des consultations avec des personnalités politiques, des artistes, des acteurs de la société civile, des personnalités sans attachement et des citoyens anonymes qui ; tous et sans exception, enthousiastes à la proclamation du Gouvernement Provisoire de la Kabylie considérée par chacun comme l’aboutissement d’un combat, ont adhéré sans équivoque à la nécessité de doter le Mouvement, et à travers lui, la Kabylie,  d’une représentation organique qui l’incarne et le représente officiellement auprès des instances locales et internationales ; le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie a réuni le 22 mai 2010 un conseil national élargi afin d’examiner la situation.

 

Après en avoir discuté et délibéré, le Conseil National du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie a organisé des élections afin de pourvoir au poste de Président du GPK. Dans le respect de la démocratie et de l’attente légitime de chacun, le Conseil National s’est exprimé.

 

 

1 – PRÉSIDENCE DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE DE LA KABYLIE

 

Le Conseil National demande à l’unanimité à M. Ferhat Mehenni d’assurer la  Présidence du Gouvernement Provisoire de la Kabylie (GPK).

Pour la formation de l’Exécutif du GPK, le Conseil National, sur la base du rapport préliminaire de la Commission du Dialogue et des Consultations, recommande de pourvoir en priorité aux postes sensibles suivants :

- Éducation,

- Justice,

- Économie

- Culture

 

2- PRÉSIDENCE DU MAK

 

Dans le cas d’un impossible cumul de mandats, et conformément aux statuts et aux textes réglementaires du MAK, le Conseil National souhaiterait que le président du Conseil National soit nommé par le président du MAK pour assurer l’intérim du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie dans l’intervalle qui sépare l’organisation du 2ème congrès de Mouvement.

 

Par ces faits, Cette fonction lui donnerait mandat à procéder aux réaménagements organiques indispensables au bon fonctionnement des structures du Mouvement.

 

 

KABYLIE, LE 22 MAI 2010

 

 

 

                            GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE - GPK

 

                  Contre le Gouvernement Provisoire Kabyle, la meute est lâchée.

Juste après la proclamation du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) par le président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), mercredi 21 avril 2010, une panique sans précédent s’est emparée du pouvoir algérien. On se souvient déjà qu’au lendemain du passage de Ferhat Mehenni à la tribune des Nations Unies, le 26/05/ 2009, aussitôt, le quotidien arabophone Echorouk avait titré un tissu de mensonges, « Ferhat Mehenni se réunit à l’ambassade d’Israël à Paris ». On devine aisément que c’est à ce même journal, réputé autant pour être le porte-parole d’un clan au pouvoir que pour ses « révélations » fantaisistes, que l’on fait de nouveau appel pour monter au créneau contre la proclamation du GPK. Cette fois, tout en reprenant son article republié pourtant le 16 juin 2009, il annonce à la une et en grosses manchettes, toujours dans la même veine : « Les services de renseignements marocains versent une mensualité estimée à 13000 euros pour Ferhat Mehenni ». Il écrit d’emblée : Des sources dignes de foi ont révélé à Echorouk que les services de renseignements marocains ont mis à la disposition du chanteur Ferhat Mehenni des « commissions financières » en contre partie de sa «Coopération » avec ses services. Outre que l’opinion serait plus édifiée de connaître ces « sources dignes de foi », je tiens à apporter le démenti le plus formel à ces allégations mensongères. En outre, si vraiment une coopération avec les services marocains serait estimée à 13 000 euros mensuels, cela supposerait-il dire qu’il suffise que l’Algérie me verse le double pour renoncer à cet acte historique par lequel nous avons fondé le premier Gouvernement Kabyle ? Que le pouvoir et tous ceux qui le croient sachent ceci :

POUR TOUT LOR DU MONDE JE NE RENONCERAIS A MON IDEAL DE BATIR UN ETAT KABYLE.

Tout le monde connait mon intégrité morale. A ce niveau de responsabilité historique, les hommes d’Etat ne sachètent jamais.

Dans ce vent de panique général qui pousse à des ripostes désordonnées, c’est le correspondant à Alger du Figaro, Arezki Ait Larbi qui s’est chargé d’ajouter un brin de suspicion à ce Gouvernement kabyle. Dans un article intitulé « La Kabylie se cherche une voie vers son autonomie » il finit en parlant de Ferhat Mehenni :

« Certains de ses conseillers, prompts à la surenchère, travailleraient, dit-on, pour les services algériens, qui tentent d'instrumentaliser ainsi la région dans les jeux claniques du sérail ». Il n’y a pas plus grande instrumentalisation de la Kabylie au service de la lutte des clans au sommet de l’Etat algérien que cette phrase. Appeler la Kabylie à se méfier de ceux qui la défendent au mieux de leur engagement et de leurs compétences.

Enfin, le pouvoir algérien devrait choisir qui des services marocains, israéliens ou les siens, seraient de connivence avec le MAK.

Tout cela est fadaises et ridicule !

Le Gouvernement Provisoire Kabyle est sur son orbite. Il oeuvrera à doter la Kabylie de ses propres institutions et parvenir à faire reconnaitre par le pouvoir algérien, la Kabylie en tant que peuple et en tant que nation.

Ferhat Mehenni

http://www.echoroukonline.com/fra/index.php?news=6115

http://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/04/les-services-de-renseignements.html

http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/21/01003-20100421ARTFIG00527-la-kabylie-cherche-sa-voie-vers-l-autonomie-.php

 

 

MOUVEMENT POUR L'AUTONOMIE DE LA KABYLIE EN FRANCE

                                              COMMUNIQUÉ DE PRESSE
 
Constitution dun gouvernement kabyle provisoire et nombreuses manifestations à loccasion du 30e  anniversaire du « Printemps berbère »
A loccasion du 30e anniversaire du « Printemps berbère », plusieurs manifestations se sont déroulées ce week-end à travers le monde. Demain, en Kabylie, à Tizi-Ouzou, Vgayet et Tuvirett verront certainement des dizaines de milliers de Kabyles descendre dans la rue pour commémorer le combat public initié il y a trois décennies pour la défense de nos droits mais aussi et surtout pour lui donner un nouvel élan.
 
Hier, en effet, à Paris, plus de 5000 personnes avaient répondu à notre appel. Le MAK tient à les féliciter pour leur mobilisation et leur adhésion à notre initiative. A l'issue de cette manifestation mémorable, Ferhat Mehenni, le Président du MAK (Mouvement pour lAutonomie de la Kabylie) a annoncé quil allait constituer un gouvernement kabyle provisoire. C'est un événement sans précédent dans l'histoire de la Kabylie de ces 150 dernières années. Une conférence de presse sera tenue ce 20 avril 2010, à Paris pour annoncer les modalités de la mise sur pied de ce gouvernement, ses objectifs, ainsi que les délais pour sa concrétisation.

Il sagit dune étape décisive dans notre lutte pour nos droits et libertés !
 
Le gouvernement provisoire pourra en effet être linterlocuteur légitime vis à vis d'Alger, devant l'opinion nationale et internationale, pour négocier les contours de lautonomie sans laquelle notre région et notre peuple ne se développeront jamais. Il sera également notre représentant à létranger si, comme on peut le craindre, Alger répond une fois de plus à nos demandes par la brutalité et la répression.
 
Ces dernières semaines, plusieurs délégations kabyles se sont entretenues notamment avec des députés au Parlement européen, avec des diplomates au Quai dOrsay, avec le Président de la Commission des Affaires Etrangères à lAssemblée Nationale française, des députés et élus belges, etc. Vendredi dernier, c'était M. Thierry Mariani, député UMP qui avait reçu notre délégation et ce matin, avec Mme Djouhra Abouda, c'était au tour de M. Bruno Leroux, député PS de nous a accueillir dans les locaux de l'assemblée Nationale Française.

Si demain, Alger ne reconnaît pas notre droit à lautonomie, nous pourrons aller plus loin grâce à notre gouvernement provisoire !
 
En avril 1980, la Kabylie sétait soulevée pour réclamer la reconnaissance de lidentité berbère en Algérie, le pluralisme politique et syndical ainsi que la promotion des droits de lHomme. La « démocratie » à laquelle nous avons accédé depuis 1988 est restée au stade dun pluralisme de façade. Derrière le FLN et ses alliés, cest toujours un pouvoir mafieux qui dirige et pille le pays. Laffaire Sonatrach de ces derniers jours en est la meilleure illustration. Mais  pour nous les Kabyles, rien na changé !
 
A lheure où nous nous levons à nouveau pour nos droits et ceux de nos enfants, nous nous rappelons également les martyrs du « Printemps noir ». En 2001, à la suite de lassassinat dun jeune kabyle par des gendarmes, des manifestations avaient été sauvagement réprimées : 128 kabyles furent abattus tandis que plusieurs milliers dautres étaient blessés et mutilés.
 
Leur sacrifice et leur mémoire doivent rester vivants !
 
Avec Ferhat Mehenni, nous appelons nos sœurs et frères résidant en Algérie à faire de ce 20 Avril 2010 le jour de Gloire de la Kabylie.
 
Vive la Kabylie Autonome !
Vive le Gouvernement Provisoire du peuple Kabyle !
Longue vie à la mémoire de nos martyrs !
 
Nous sommes nés libres, nous vivons en hommes libres et nous mourrons en hommes libres

 

Paris 19/04/2010

              

                  COMITE EXECUTIF DU 29/01/2010

 

Le Comité exécutif du M.A.K. (Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie) s’est réuni le 29 janvier 2010 pour examiner et débattre de l’ordre du jour arrêté comme ci-après :

 

-       Bilan financier et organique des marches de Yennayer 2960

-       Lancement de l’école de formation du MAK

-       Consolidation de la composante organique de l’Exécutif  

-       Préparation du XXXème anniversaire de Tafsut Imazighen

 

1-        BILAN FINANCIER ET ORGANIQUE DES MARCHES DE YENNAYER

 

Le Comité Exécutif, après avoir entendu le rapport financier présenté par le SN aux Finances, donne quitus à ce dernier et le félicite pour sa gestion irréprochable des ressources financières récoltées auprès du collectif de militants et sympathisants et autres donateurs.

Le CE se saisit de l’occasion pour exprimer ses vifs remerciements à tous les contributeurs.

De la même façon, le Comité Exécutif s’est félicité de la bonne organisation des marches et de leur impact politique. Malgré la répression, la censure et le terrorisme entretenu par une surmilitarisation de la Kabylie par le pouvoir algérien, nonobstant l’importance de la mobilisation citoyenne observée, c’est l’essaimage des manifestations à travers toute la Kabylie qu’il y a lieu de saluer comme la détermination du peuple kabyle à recouvrer par tous les moyens sa liberté, son identité et de peser de façon décisive sur son propre avenir.

 

2-        LANCEMENT DE L’ÉCOLE DE FORMATION

 

Le CE a désigné un responsable à cette importante structure de formation. Les moyens nécessaires et suffisants à son lancement lui ont été remis sous l’égide du responsable financier du Conseil régional de Vgayet. Une réunion de travail de finalisation du projet doit avoir lieu dans un délai d’une semaine.

 

3-        CONSOLIDATION DE LA COMPOSANTE ORGANIQUE DE L’EXÉCUTIF

 

Pour faire face à des activités de plus importantes et diversifiées et au remplacement de certains postes vacants, le Comité Exécutif a décidé de procéder à une consolidation de sa structure organique. Le choix des militants appelés à renforcer la structure s’est imposé sur les critères objectifs de travail, de présence, de disponibilité et de dévouement.

Ainsi, il propose :

Mlle. Ferroudja Kaci en tant que SN adjointe aux Droits de l’Homme (sous réserve de son accord)

-       M. Mourad Ali Mamar en tant que SN adjoint à la Culture et au Patrimoine,

-       M. Tahar Amichi en tant que SN à la Jeunesse (poste vacant),

-       M. Boussad Bécha en tant que SN adjoint à l’Action politique,

-       M. Arezki Beldjoudi en tant que SN adjoint à l’Action politique

-       M. Bachakh Lahlou en tant que SN adjoint à l’Organique pour la Wilaya de Sétif,

-       Ghani Khamis en tant que SN adjoint à la Formation

 

Les propositions deviendront effectives après entérinement par le Président du MAK.

 

4-        PREPARATION DU XXXEME ANNIVERSAIRE DE

                   TAFSUT IMAZIGHEN

 

Sur la question, M. M.L. Tayev, Président du Conseil National, a délivré au CE le message de M. Ferhat Mehenni où il préconise de commencer l’affichage pour la célébration de Tafut Imazighen dès la mi-février et de focaliser le discours et les slogans sur le thème générique de la LIBERTÉ de la Kabylie et du peuple kabyle.

À cet effet, le CE a décidé d’organiser une réunion spéciale du Conseil national élargi dans un délai de 15 jours.

 

KABYLIE, le 30 janvier 2010 

 

PS: Les propositions de nominations soumises au président du MAK pour renforcer l'Exécutif ont été acceptées par M. Ferhat Mehenni. Elles sont par conséquent effectives à partir du 01/02/2010

 

                                Construction d’un État kabyle

                             Conférence de Ferhat Mehenni :

                 Université du Québec – Montréal : 16 janvier 2010

                   Construction d’un État kabyle - Les étapes nécessaires.

Avant de parler des étapes de la construction d’un État, parlons d’abord de l’État lui-même. Qu’est-ce que c’est ? Sommairement, l’État est un ensemble d’institutions coiffées par un gouvernement disposant de la puissance publique. Celle-ci est incarnée par une armée et une administration. Il poursuit des objectifs différents selon sa nature. Protéger un peuple ou un pouvoir. Il ya des États qui asservissent les peuples et ceux qui les libèrent et les épanouissent. Les États de l’antiquité et du Moyen âge étaient ceux de l’esclavage et de l’asservissement. Les États coloniaux dont nous avons hérité prolongent toujours des pratiques aux antipodes de la démocratie et des droits humains.

Pour un peuple, la mise sur pied d’un État répond à une nécessité vitale : être maître de son propre destin, s’autogouverner et cesser d’être malmené par un État qui lui est hostile et étranger. L’État est au peuple ce que la maison est à la famille. C’est un espace de vie organisé, mettant ses membres à l’abri des éléments et des prédateurs, un havre dédié au confort et l’intimité. Un peuple sans État est de nos jours, un peuple orphelin, un peuple colonisé. C’est le cas des Kabyles.

Le peuple kabyle est encore un peuple colonisé.

Après la colonisation française, le peuple kabyle croyait enfin pouvoir accéder à son propre État. Il s’était gravement trompé en ayant pris l’État algérien pour le sien. Celui-ci s’est avéré être son pire ennemi. À travers le soulèvement armé derrière le FFS (29 septembre 1963 au 14 mars 1964), la Kabylie avait perdu son ultime bataille pour le contrôle de l’État algérien. Les tentatives du néo FFS et de son clone RCD pour le récupérer apparaissent de ce fait bien dérisoires, voire puériles au regard de cette impossible entreprise. En tant que partis «kabyles», ces deux formations ne sont en fait que des Don Quichotte des temps modernes !

En tant qu’Algériens, les Kabyles n’ont même pas la reconnaissance officielle en tant que «minorité nationale». Le peuple kabyle est nié dans son existence et vit sous la menace de sa disparition à travers la politique de dépersonnalisation à laquelle le soumet l’État algérien par le biais de l’école, de l’administration et des médias. N’ayant pas d’État qui lui soit propre, la Kabylie est colonisée par un autre. L’État algérien n’est pas celui de la Kabylie, mais son fossoyeur, son assassin déclaré. C’est ce qui explique pourquoi, depuis 1962, l’affrontement ouvert ou sournois a toujours caractérisé leurs relations. L’occupation militaire de la Kabylie depuis 2004 est là pour nous rappeler au moins deux choses :

1) l’État algérien a pour objectif de nous tirer dessus et non de nous protéger.

 2) Lui qui n’a jamais eu confiance en nous, redouble plus que jamais de méfiance et de haine à notre encontre. Il nous a toujours surveillés comme du lait sur du feu. Il n’a pas hésité à tirer sur nos enfants et à assassiner nos élites quand il n’a pas pu les corrompre. Il n’hésitera jamais à le refaire chaque fois qu’il en sentira la nécessité. Par la répression et l’absence de débouchés, il a poussé la plupart des Kabyles à l’exil. Par la fiscalité il s’entête à essorer l’économie kabyle jusqu’à l’étouffement. En s’érigeant en tant que seul banquier et seul patron de l’Algérie, il fait du chantage à nos municipalités devenues des relais de la misère et de la corruption, de la dictature et des passe-droits. Par la mosquée, il réhabilite des assassins qui tentent d’imposer l’islamisme et l’intolérance dans les têtes de nos jeunes et des villageois illettrés... C’est dire combien la Kabylie est politiquement, militairement et culturellement colonisée.

Aujourd’hui, elle n’a plus le choix. La Kabylie doit à tout prix se doter de son État si elle veut continuer de vivre, de perpétuer le souffle de ceux qui ont fait son âme depuis la nuit des temps. Elle est arrivée à un point de non-retour pour la construction de son avenir qui passe prioritairement par la construction de son État.

Première étape : la reconstruction d’une conscience nationale kabyle.

Restée latente et frileuse des décennies durant, elle commence à avancer à pas de géant. La reconstruction de la conscience nationale kabyle a débuté avec la guerre du FFS. La défaite de 1964 était si amère à digérer que chaque Kabyle s’était mis instinctivement à ruminer, seul ou en groupe, un désir de revanche. Faisant face à une répression toujours sauvage, les élites kabyles ont entretenu une conscience qui leur est propre à travers l’avatar amazigh. La générosité dont elles ont toujours fait preuve à travers leurs appels à la fraternité, à la redéfinition de l’algérianité à laquelle elles essayaient vainement d’incorporer la Kabylie, n’était qu’une manière pour elles de légitimer un peu plus notre besoin de conscience nationale kabyle. L’expérience du FFS et du RCD ont fini par produire cette certitude qui se retrouve dans « Aghurru », la chanson-testament de Matoub Lounès et selon laquelle dès lors que le Kabyle est aussi isolé, il n’a pas d’autre choix que de se construire sa patrie. Le «printemps noir» de 2001 a été le moment où cette conscience est sortie au grand jour. Timidement dans la «plate-forme d’El-Kseur», courageusement avec le MAK. Les dernières marches organisées par ce dernier ont drainé des dizaines de milliers de personnes dans les rues de la Kabylie en faveur d’un État kabyle.

Le mouvement associatif kabyle, autrefois tapi derrière l’amazighité commence à basculer dans la revendication d’une identité spécifiquement kabyle. Ainsi, en France, la fédération des ACB (Associations culturelles berbères) s’est rebaptisée en CABIL, un sigle qui réaffirme sa kabylité. Un autre témoin de ce basculement est l’ACB des Kabyles de l’Essonne d’Athis-Mons. Sinon, l’ATKP (Association des Taxis Kabyles de Paris) est la première organisation corporatiste à se revendiquer clairement de son appartenance au peuple kabyle, à donner une réalité à sa conscience nationale kabyle. L’Association des Kabyles de Suisse, Solidarité Québec-Kabylie, amitié Allemagne-Kabylie, la radio kabyle-FM ? sont autant de bourgeons qui vont amplifier l’émergence de cette conscience nationale kabyle. Ponctuée régulièrement par des marches, des actions quotidiennes sur le terrain, en Kabylie ou à l’étranger, son avenir est garanti. On peut même dire que cette étape est aujourd’hui, en voie d’achèvement. Beaucoup de chanteurs, de poètes, de caricaturistes, d’intellectuels, le peu de cinéastes et d’écrivains actuels commencent à lui dédier leur temps, leurs œuvres et leurs espoirs.

L’amplification de ce mouvement à travers une plus grande implication des élites et des producteurs culturels est attendue. Le mouvement associatif est appelé à s’élargir autant que faire se peut en faveur de la Kabylie et de son identité. L’aspiration à un destin de liberté du peuple kabyle est de plus en plus massivement partagée.

À cet effet, je lance un appel à tous ceux qui restent encore en dehors de ce mouvement pour le rejoindre à travers des productions, des prises de position officielles et des cotisations pour conjuguer nos efforts dans la fraternité et la solidarité en vue de l’avenir de paix et de liberté pour notre jeunesse actuelle et nos futures générations, pour les enfants, de nos enfants. Le MAK leur tend la main et leur ouvre ses bras pour qu’ensemble nous remportions très vite cette bataille sans précédent de notre destin commun.

La deuxième étape : se donner les attributs de la souveraineté.

Le MAK a déjà entamé la phase d’une carte d’identité kabyle. Un concours est lancé et d’ici le mois de juin, ce document sera opérationnel et mis en circulation pour tous ceux qui le souhaitent. Plus tard, il sera loisible de passer à la confection d’un passeport kabyle. Les Kabyles ont à monter leur propre administration, leur propre économie et leurs propres sphères de concertation et de décision. À cet effet, la mise hors la loi de l’institution judiciaire algérienne est une nécessité. Pour échapper à l’injustice à laquelle le peuple kabyle est soumis, il y a lieu de revenir à la tradition kabyle de résolution des conflits et cesser de s’adresser à l’arbitraire d’une «justice» d’une autre langue, d’une autre jurisprudence et d'un autre code pénal étranger à notre culture et opposé à nos intérêts.

Des cours de kabyle sont à généraliser à travers un enseignement dans les villages et les quartiers de nos villes, au sein de l’émigration.

La troisième étape : linternationalisation de la question kabyle

Depuis son émergence, le MAK a entrepris des actions auprès des instances internationales. Il a été reçu par des institutions de lUnion Européenne, des parlementaires de nombreux pays, le State-Department aux États-Unis, au Parlement québécois et, le 26 mai 2009 à la tribune de lONU dans le cadre du Forum permanent des Nations Unies pour les peuples autochtones. Aujourdhui, le MAK est représenté dans de nombreux pays occidentaux par des cadres qui démarchent et sensibilisent sur le sort de la Kabylie et de son peuple. Pour en accentuer l’action, disposer de nos propres médias est une nécessité absolue.

La dernière étape : la mise sur pied dinstitutions officielles, dont celle dun gouvernement kabyle.

La mise sur pied dun État et de ses départements articulés sur les instances de la Kabylie viendra parachever ce processus.

Solennellement, en ce 16 janvier 2010, à partir de Montréal, devant les hommes et devant l’Histoire, je déclare ouverte la construction officielle de l’État kabyle. Elle prendra le temps que les épreuves lui imposeront, mais elle ira jusquau bout.

Cest ma certitude.

FERHAT MEHENNI, président du MAK 

        

                                 Appel au peuple kabyle - M.A.K.

                         Pour la généralisation de l’utilisation de la langue kabyle

 

Vu la Déclaration universelle des Droits de l'Homme du 10 décembre 1948 et notamment :

 

Article 1

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

 

Article 2

Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

 

Vu la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et notamment :

 

Article 1

Les peuples autochtones ont le droit, à titre collectif ou individuel, de jouir pleinement de l’ensemble des droits de l’’homme et des libertés fondamentales reconnues par la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l’homme et le droit international relatif aux droits de l’homme.

 

Article 2

Les autochtones, peuples et individus, sont libres et égaux à tous les autres et ont le droit de ne faire l’objet, dans l’exercice de leurs droits, d’aucune forme de discrimination fondée, en particulier, sur leur origine ou leur identité autochtones.

 

Article 3

Les peuples autochtones ont le droit à l’autodétermination. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel.

 

Vu la Constitution algérienne et notamment :

 

Article 3 bis

Tamazight est également langue nationale.

L'État œuvre à sa promotion et à son développement dans toutes ses variétés linguistiques en usage sur le territoire national.

Prenant acte du fait que depuis 1962, le pouvoir arabo-islamique d’Alger s’emploie sans relâche à faire passer des lois scélérates qui sont contraires à l’histoire générale du pays, à ses coutumes et mœurs ancestrales dans le seul but d’escamoter la réalité historique, culturelle et spirituelle du peuple kabyle qu’aucun envahisseur n’a réussi à absorber,

 

Conscient du danger d’extinction programmée de la langue kabyle à travers une arabisation forcenée et une islamisation rampante menée avec le concours de puissances étrangères,

 

Affirmant que le droit de s’exprimer dans sa langue maternelle est un droit inaliénable, inaltérable et immuable qu’aucune raison, ni aucune loi, ni aucune circonstance ne peut interdire ni en limiter l’usage,

 

Timanit i tmurt n yeqvayliyen (Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie) appelle l’ensemble du peuple kabyle à user quotidiennement et sans aucune limitation de son droit naturel affermi par les conventions internationales, à s’exprimer en premier lieu en kabyle et par préférence à toute autre langue.

 

Il exhorte le peuple kabyle à exercer ce droit en tout lieu, en tout temps et en toute circonstance envers tout vis-à-vis, qu’il soit de statut privé ou public.

Il recommande en particulier d’user de ce droit dans les tribunaux, les commissariats de police, les brigades de gendarmerie, les barrages routiers, les municipalités, les sous-préfectures, les préfectures ainsi que dans toute autre administration publique ou privée.

 

Il invite les municipalités de Kabylie à faire procéder à la kabylisation de l’environnement de leurs territoires ; les commerçants, industriels et responsables d’infrastructures scolaires et universitaires des frontons de leurs établissements respectifs.

 

Peuple kabyle ! Le moment est venu pour nous de redresser la tête et de relever tous les défis. Notre dignité ne se monnaye pas. Soyons fiers de nos aînés qui ont transcendé toutes les adversités afin de nous transmettre une langue, une culture et une civilisation propres que nous devons promouvoir et perpétuer.

 

Vive la Kabylie libre et autonome !

 

Kabylie, le 12 janvier 2010

 

                             M-A-K - ALERTE ROUGE

Le Secrétaire National adjoint du MAK, chargé de la logistique  a été arrêté dans la nuit du 8 au 9 janvier 2010, à Sidi Aich (Vallée de la Soummam) vers 23h.

Ayant fini de superviser l'affichage pour la marche qu'organise le MAK mardi prochain dans cette capitale kabyle, à l'occasion de Yennayer, Nadir Chelbabi fut intercepté par la police, en rentrant chez lui.

Après avoir été soumis à un interrogatoire, Nadir fut relâché dans le froid aux environs de 3h du matin.

En responsable digne de son rang, il ne s'est laissé ni intimider ni amadouer devant les menaces et les invites de la police à quitter le MAK pour rejoindre les partis classiques.

Cette arrestation qui n'est qu'un banc d'essai pour voir à quel type d'homme le régime a à faire au sein du MAK, au lieu d'entamer le courage des militants et des citoyens à aller marcher mardi à Vgayet et Tizi-Ouzou, décuple notre détermination à aller en masse à ces deux événements pour entamer dans la solidarité la nouvelle année de luttes et d'espoir et qui va sans doute déboucher plus tôt qu'on ne le croit sur une victoire de l'autonomie de la Kabylie.

Kabylie le 9 janvier 2010 

 

                             Lettre ouverte d’un guyanais aux Kabyles

                qui n’adhérent pas à l’autonomie de gestion de la KABYLIE

            Madame, Monsieur,

Le 10  janvier 2010 les Guyanais et les Martiniquais, vont se prononcer lors d’un référendum sur l’autonomie de gestion dans le cadre de la république française.

En effet, le 26 juin dernier, Nicolas Sarkozy, lors d'un déplacement aux Antilles, avait annoncé la tenue d'un référendum afin de consulter les populations uniquement dans de ces 2 départements d'Outre-mer.

Pourquoi seulement ces 2 DOM ?

La raison est simple :

·         -d’une part, les Guadeloupéens avait demandé un délai supplémentaire de 18 mois avant de se prononcer sur une éventuelle évolution,

·         -d’autre part, les Réunionnais veulent garder le statut actuel.

Seuls les GUYANAIS et de les MARTINIQUAIS, maintiennent leur demande de référendum qui doit consulter la population sur la conservation du statut actuel ou le passage à l’autonomie de gestion.

Chronologie d’un processus historique

A l'occasion du 1er référendum, les électeurs guyanais et martiniquais se prononceront donc en faveur ou non d'une collectivité autonome dont le statut précisera l'organisation institutionnelle et les compétences.

Le 10 janvier 2010

1er référendum sur un statut de plus large autonomie.

En cas de victoire du "non" et MALGRE LE « NON » :

Le 24 janvier 2010

Organisation d’une 2ème consultation dans ces 2 départements qui proposera

la fusion du département et de la région en une collectivité unique dans le cadre du régime actuel. (ex : la Corse).

Si le "non" l'emporte à ce second référendum, sera alors maintenue une organisation administrative identique à celle en vigueur actuellement (département et région).

Si le « oui » l’emporte la GUYANE et la MARTINIQUE, deviennent des collectivités autonomes.

En clair, à l’exception des pouvoirs régaliens, tous les pouvoirs seront transférés aux collectivités autonomes.

Cependant, face aux craintes exprimées, par certains ressortissants des DOM, le gouvernement a affirmé qu'une plus large autonomie ne constitue :

·        ni un abandon de la République,

·        ni une exclusion de l'Union européenne".

Il s'agit de créer ensemble, si la GUYANE et la MARTINIQUE le souhaitent, de nouveaux modes de gouvernance plus respectueux de leurs spécificités :

·        géographiques,

·        économiques,

·        sociales

·        culturelles.

En bref, je suis guyanais et autonomiste depuis de nombreuses années, dans le cadre de la république française.

Je ne saurai me prononcer pour les martiniquais, mais je soutiens tous les martiniquais qui veulent ne terre gérée par les ressortissants locaux.

Cela étant dit, et avec la même détermination, je soutiens tous les kabyles qui veulent une autonomie de gestion de la KABYLIE dans le cadre de la république algérienne.

C’est simple, clair, net et précis !

Madame, Monsieur, je voudrais avant tout rassurer celles et ceux qui ne comprendraient pas le soutien d’un guyanais au M.A.K.

A la lumière de ce qui précède, je veux croire, maintenant, que vous comprendrez aisément la valeur de mon soutien à la juste cause du combat politique pour une autonomie de gestion de la KABYLIE.

Ce qui précède, concernant le référendum qui aura lieu prochainement en Guyane et en Martinique, laisse tout simplement entrevoir, chez moi, le sentiment de justice qui m’anime, et qui m’oblige à militer pour toutes les causes tendant à laisser les peuples décider librement de leur devenir.

·        Avant-hier, la Calédonie et Tahiti,

·        hier la Corse,

·        aujourd’hui vient le tour de la Guyane et de la Martinique dans la république française.

Puisse enfin venir le tour de la KABYLIE, autonome de plein exercice, dans le cadre de la république algérienne.

Madame, Monsieur, l’histoire de l’Algérie n’est seulement liée à celle de la France.

En effet, mon soutien au MAK et à sa juste cause, n’est pas une situation scabreuse et nouvelle !

Permettez-moi de faire un bref rappel de l’histoire contemporaine de l’Algérie.

Nul n’ignore en Algérie, à moins d’être frappé d’illettrisme, qui fut et ce qu’avait apporté le martiniquais Franz FANON durant son soutien actif à la juste cause d’une Algérie libre et indépendante aux côtés du FLN, contre l’oppresseur colonialiste, son propre pays, j’ai nommé : la France.

Nul ne saurait l’ignorer en Algérie, du plus modéré au plus militant d’une Algérie forte et indépendante. 

A celles et ceux, Kabyles, qui ne comprendraient pas mon soutien à la juste cause du MAK, je veux vous poser le dilemme suivant :

·        Comment pourrais-je regarder dans les yeux mes amis kabyles ?

·        Pire, comment pourrais-je me regarder dans un miroir en me rasant le matin, si mon militantisme pour un référendum sur l’autonomie de la Guyane me conduit à ignorer le passé sanglant réservé aux kabyles par les gouvernances successives de l’Algérie ?

·        Comment puis-je faire ça ?

Je suis désolé, mais je ne peux pas rester, ni insensible, ni inactif à la juste cause

Défendue par le MAK

En définitive, moi, guyanais, je veux continuer à être, valeur ce jour, pour le MAK, ce que fut le martiniquais Franz FANON, pour le FLN.

A chacun son époque, à chacun son combat !

En clair, je soutiens le MAK, justement pour l’ouverture de négociation entre la gouvernance actuelle de l’Algérie et les représentants du peuple kabyle pour l’organisation d’un référendum quant à l’avenir de la KABYLIE dans le cadre de la république algérienne, comme ce sera le cas demain, en Guyane et en Martinique, dans le cadre de la république française.

Car, Madame, Monsieur, je reste persuadé qu’une KABYLIE autonome au sein de la république algérienne, serait un atout pour l’Algérie entière. Je dis bien un atout.

·         Pour la KABYLIE :

La reconnaissance de ses valeurs intrinsèques sur le plan économique, social et culturel, voire même, et cela n’engage que moi, ethnologique.

·         Pour l’Algérie :

La paix civile, enfin retrouvée, et l’alignement aux rangs des nations qui ont su rejoindre les grands pays culturellement les plus avancés dans le monde.

En effet, le plus mauvais des étudiants en anthropologie, dans le monde, et qui étudierait l’Algérie, ne saurait ignorer, que dans cette Algérie politiquement et culturellement arabe, et quand bien même il n’y a qu’une seule nation algérienne et une seule nationalité algérienne, il n’en reste pas moins vrai, dans cette Algérie, qu’on le veuille ou non, il existe des peuples, autres qu’arabes ou arabophones, qui vivent en Algérie, et pour le coup, kabyles ! Ceux-ci ne sont pas des arabes, et pour le plus grand nombre, non arabisés, car fiers de leur patrimoine culturel et de leurs descendances si illustres puisqu’elles ont marqué l’histoire de l’Algérie.

Que les autres peuples d’Algérie obtiennent le même niveau de conscience politique que celle des Kabyles, cela est souhaitable, mais ne regarde qu’eux-mêmes. Mais en attendant, les kabyles n’ont pas à en faire les frais du retard à l’allumage des autres ethnies algériennes qui n’ont pas encore compris ou ne veulent pas comprendre les bénéfices d’une autonomie de gestion.

Il est tant de se souvenir de la contribution des kabyles à une Algérie forte et indépendante. Trop longtemps, ils ont cru à la reconnaissance de leurs faits d’armes pour la libération de l’Algérie, fondant l’espoir qu’un jour, l’ethnie dominante saurait restituer aux kabyles leur dignité, leur culture, en leur laissant une large autonomie de gestion de leurs affaires, tout en laissant au pouvoir central les attributions régaliennes.

VIVE LA KABYLIE AUTONOME

VIVE LE MAK

 

Pat « dialecticien pour l’érudit ou pyromane pour l’ineptie »

 

                               Le MAK séduit les étudiants de  l’université

                           de Abderrahman MIRA de  BGAYET.

Le docteur Mohand Larbi TAYEB, Enseignant à l’université DdaLmulud Nat Miemmer à Tizi Wezzu et président du conseil national du MAK a animé une conférence-débat ayant pour thème «  L’échec programmé du système éducatif algérien et l’alternative de  l’autonomie de la Kabylie »  à la résidence universitaire d’El Kseur (2) sur invitation de l’association "Ti$ri n Unelmad".

Hier, 16 décembre à 20h 30, dans le restaurant universitaire, la conférence de Muêand Lierbi  Teyeb, était co-animée avec Raziq ZWAWI, membre de l’exécutif du MAK. Elle s'est déroulée devant un important auditoire d'au moins 500 étudiants dans une ambiance bon enfant. Après la communication du conférencier ayant pris près de 45 mn, un débat s'en est suivi avec des  étudiants, affichant une soif exceptionnelle de savoir, de faire la part des choses entre les mensonges du pouvoir et la réalité de l'université algérienne qui les accable. La solution ne réside pour le moment que dans une université d'une Kabylie autonome. Les questions les plus débattues étaient  du genre :

-           Pourquoi l’autonomie de la Kabylie ?

-          Quel est le territoire géographique de la Kabylie ?

-          Quelles sont les actions entreprises par le MAK pour faire avancer son projet ?

-          La Kabylie autonome arrivera-t-elle à se prendre en charge économiquement sans l’aide d’autres régions?

A toutes ces questions, des réponses ont étés apportées, sereinement et loin de toute démagogie, par  les conférenciers. Ce n’est que vers 22h 30 mn que la rencontre tira à sa fin. En marge de ce rendez-vous, les étudiants-militants du MAK ont saisi  cette  opportunité  pour  distribuer la déclaration du MAK  lue par Ferhat MEHENNI aux Nations Unies ainsi que des autocollants portant les sigles du MAK à coté de la  carte géographique de la future Kabylie autonome.

Il est à rappeler  qu’une rencontre similaire a eu lieu en date du 9 décembre dernier à la cité universitaire du 17 Octobre à VGAYET. Les mêmes conférenciers y ont animé une conférence-débat intitulée : «  Les droits de l’Homme et les droits des peuples autochtones » à l’occasion de l’anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme  (10 décembre). Cette rencontre, à laquelle ont pris part quelques 600 étudiants, a été organisée par la section du MAK de l’université de Bgayet.
 

R. ZWAWI.

                               Concours de la meilleure carte d’identité Kabyle

Conformément à la décision de l’Assemblée Générale du MAK-France (18/01/09), de créer une carte d’identité nationale kabyle,

Vu le large débat ayant suivi la conférence donnée par Ferhat Mehenni le 12/09/2009, à la Fête de l’Humanité portant sur l’état-civil kabyle,

Décidés à honorer nos ancêtres en en perpétuant le nom et la mémoire dans notre culture vivante à travers un symbole identitaire aussi fort qu’une pièce d’identité,

Après consultations de ses instances, le MAK a décidé de concrétiser cet objectif en lançant un concours de la meilleure Carte d’Identité Kabyle dont voici le règlement.

Article 1. Le concours de la meilleure Carte d’Identité Nationale Kabyle est ouvert du 1er décembre 2009 au 31 janvier 2010.

Article 2. Le concours est ouvert aux Kabyles âgés de plus de 16 ans, quel que soit leur pays de résidence.

Article 3. Le concours est doté symboliquement d’une somme de 1000 euros répartis en trois prix :

Premier prix : 500 euros

Deuxième prix : 300 euros

Troisième prix : 200 euros.

Article 3. Les spécifications de ce modèle de carte sont comme suit : Les formes sont libres en ce qui concerne les dimensions, les graphismes et les couleurs. En revanche, chaque carte devra impérativement comporter une photo, un numéro et les indications identitaires universelles comme le Prénom, « N At » suivi du Nom de famille kabyle, la date et le lieu de naissance, originaire des At ( Lârc, Taddart, Adrum) ainsi que l’adresse de l’intéressé ; la nationalité kabyle et la Citoyenneté

Article 4. Les modèles doivent être déposés obligatoirement par voie électronique en remplissant directement sur le site du MAK, www.makabylie.info, rubrique KNQ, un formulaire d’inscription préparé à cet effet. Pour tout contact, écrire à : timzizwert@makabylie.info.

Article 5. Les modèles retenus par la commission chargée de cette mission, seront exposés sur le site web visé à l’article 3 et ce au fur et à mesure de leur admission à concourir.

Article 6. Pour départager les candidats, les internautes sont les premiers appelés à voter et ce jusqu’au 28/02/2010. Ce vote comptera pour un tiers (1/3) dans la note attribuée à chaque modèle participant à ce concours.

Article 7. L’avis de la commission chargée de cette mission comptera pour un autre tiers. Le dernier tiers est celui de la Direction du MAK qui comprend, le Bureau Exécutif en Kabylie, celui du MAK-France et ses représentants officiels à travers le monde.

Article 8. La décision finale sera prise, selon les modalités ci-dessus, le 14 mars 2010. Elle sera aussitôt rendue publique. Une cérémonie de remise des prix sera organisée dans un délai ne pouvant excéder 45 jours après la promulgation des résultats.

Article 9. Tous les modèles déposés seront la propriété du MAK et le patrimoine de la Kabylie. Aucune autre rétribution, de quelque nature et de quelque montant que ce soit ne pourra être demandée ultérieurement au MAK, autre que celle du prix attribué à cet effet.

Article 10. Le MAK garantit aux lauréats selon leur décision, l’anonymat ou la publicité pour leur nom.

Article 11. Ce règlement officiel est publié le 1er décembre 2009 sur les sites internet suivants : www.makabylie.info, www.mak-france.com, www.journaldekabylie.com, www.kabyle.com, www.afrique-du-nord.com, www.kabyliedebout.over-blog.fr.

Article 12. En cas de malencontreuse différence constatée entre articles du règlement exposé sur les divers sites web, celui faisant autorité est celui mis en ligne sur le site officiel du MAK.

Fait le 30/11/2009

Ferhat Mehenni, président du MAK.

 

                          Soutien aux syndicats autonomes des enseignants

Cinq (5) syndicats autonomes des enseignants ont appelé conjointement à une grève de 8 jours pour des  revendications socioprofessionnelles largement légitimes.

La majorité des enseignants a suivi, en Kabylie particulièrement, le mot d’ordre de grève lancé par leur Intersyndicale.

Depuis des décades, l’École algérienne, livrée à une idéologie rétrograde qui la tient en otage pour des enjeux politiciens n’ayant cure ni des réalités identitaires des peuples d’Algérie, dont le peuple kabyle, ni de l’avenir de nos enfants. Ces derniers qui ont besoin de maîtriser les technologies du 21e Siècle, ne pourront se hisser demain au rang de citoyens du monde  que si, dès aujourd’hui :

1  - l’école se réconcilie avec les identités du pays dont notre kabylité,

2  - on donne aux enseignants les moyens qui leur permettent de former les générations montantes dans des langues qu’on cessera de diaboliser comme les langues amazighes dont le kabyle, le français, l’anglais … et loin de l’intolérance qui fait de l’islam et de sa langue des instruments politiques au service de l’arriération et de la dépersonnalisation de nos peuples.

Ce que dénoncent ces enseignants, à travers cette grève est le fait que, par delà leurs problèmes de salaires et de logement, l’école ait été la victime de bricolages récurrents qui ont fini par la faire sombrer dans un trou dont elle ne sortira pas de si tôt. C’est la conception même de l’école qui est remise en cause. Ils ne veulent plus continuer à dispenser des programmes scolaires suintant la haine envers tout ce qui ne va pas dans le sens étroit des intérêts du régime algérien, tout ce qui est chrétien ou juif. Ils refusent de former des terroristes et des intégristes, des ennemis de l’humanité.

Le même constat concerne aussi l’Université algérienne, devenue haut lieu de prébende de la clientèle du régime qui en a chassé le Savoir.  

Cette descente aux enfers est de la responsabilité des pouvoirs successifs qui ont montré une remarquable unité de pensée dans l’entreprise de laminer les élites du pays et de livrer les établissements scolaires et les administrations dont ils relèvent à l’intégrisme et ses corollaires, l’ignorance et l’intolérance.

Le MAK prône dans son programme une école de progrès et de savoir, libérée des archaïsmes et ouverte sur le monde. Une telle école n’est possible que par la conjugaison intelligente des efforts de ses serveurs parmi lesquels figurent en premier lieu les enseignants.

L’école de la Kabylie autonome formera ses futurs citoyens dans l’esprit de l’amour du prochain, du respect de la liberté, de la démocratie et des droits humains. Elle leur dispensera un enseignement à même de les doter de moyens de réflexion, du courage de leurs opinions, de la volonté de construire, sur leur territoire et au-delà, un environnement favorable au progrès et à la modernité dans une mondialisation où ils auront largement leur place en tant que Kabyles, méditerranéens et citoyens du monde.

La Kabylie autonome donnera à l’enseignant les avantages auxquels il ouvre droit pour l’accomplissement de sa mission, alliant confort moral et matériel.

Vive la Kabylie autonome qui va changer le pays, l’Afrique du Nord et le monde.

Kabylie, le 9 novembre 2009

 

                                       Tizi Ouzou  se meurt

                               M.A.K. - Cellule de Communication

                      Tizi Ouzou : Un terrain vague d’affrontements récurrents

Après la cité Bekkar, le quartier du Boulevard Krim Belkacem, celui du Sud-ouest, Irehhalen, Asif n At Aysi, … c’est au tour du Centre-ville de Tizi-Wezzu (Tizi-Ouzou) de vivre ce jour, mardi 13 octobre 2009, la énième révolte citoyenne. Depuis quelques jours, toute la ville de Tizi exprime sa colère d’être laissée à l’abandon autant par ses élus que par l’Etat algérien qui s’en réjouit. Et dire, que les relais locaux du pouvoir algérien continuent de dire que, malgré ces preuves de rejet du système politique en place, le projet d’autonomie de la Kabylie prôné par le MAK n’est pas ce qu'il nous faut !

Les citoyens, excédés par les miasmes de la pourriture ambiante qui envahit leurs foyers, les trottoirs depuis des lustres squattés par le bazar, une circulation infernale qui engendre une pollution aussi asphyxiante qu’assourdissante, un chômage qui livre la jeunesse à la drogue et à la délinquance, ont dressé des barricades pour fermer les 2 principaux axes routiers que sont les rues Abane Ramdane et Oukaci Boualem.

Ils expriment aussi leur colère contre la fausse promesse de prise en charge intégrale des dommages collatéraux occasionnés par l’attaque terroriste du 3 août passé qui a fait, rappelons-le, 25 blessés pour la plupart des civils, contre le siège des Renseignements Généraux.

Les victimes de l’explosion affirment qu’aucune indemnisation n’est versée pour la destruction de leurs logements. Quant aux véhicules endommagés, seuls ceux appartenant à des policiers ont été pris en charge par des assurances spéciales alors que celles des civils riverains continuent de rouiller sous les yeux impuissants de leurs propriétaires.

Le Centre-ville est transformé en terrain vague par “les travaux” du jardin public qui traînent depuis des temps oubliés.

D’où que l’on vienne et où que l’on parte, la ville est ceinturée par des barrages filtrants qui n’ont d’autre vertu que créer des engorgements inconcevables qui paralysent le peu d’activité économique encore existante en même temps qu’ils aggravent la peur et l’insécurité.

Et tandis que la cité se meure, les autorités font miroiter des projets imaginaires et surréalistes comme le téléphérique devant rallier Tizi au mont Balloua.

Le MAK exprime sa solidarité avec les citoyens en révolte contre le pourrissement de la situation dans laquelle les cloître le pouvoir algérien et salue tous ceux qui, de plus en plus nombreux, n’hésitent plus à crier à la face du monde que la solution pour tous est dans l’autonomie de la Kabylie.

Kabylie, le 13 octobre 2009

                        

                                  M.A.K. - Communiqué

La Kabylie livrée au carnage Bouteflika incarne et joue les Trois Singes

 

Jeudi 22 octobre 2009 en début de matinée, à Ighil Umencar sur la route reliant Mεatqa (Maâtkas) et Amecras (Mechtras), un fourgon transportant 9 personnes a été liquéfié par la mitraille d’un groupe armé composé de dizaines d’éléments.

Cet attentat qui a coûté la vie à 7 citoyens morts sur le champ et 2 blessés dans un état critique s’est perpétré dans une zone quadrillée par des forces armées algériennes impressionnantes. L’opinion ne comprend pas comment dans de telles conditions, un peloton d’assassins armés jusqu’aux dents ourdit son forfait après des jours de repérage de sa cible, passe à l’acte sans coup férir et déambule tranquillement dans le secteur.

Depuis 2 années déjà, les attentas de ce genre sont devenus légion dans toute la Kabylie. À At Tudert (Aït Toudert), après plusieurs kidnappings réussis ou ratés dont un s’est soldé par l’assassinat d’un père de famille et de son fils, un policier relevant de la brigade de At Wasif (Ouacif) a été assassiné au moment où il rentrait chez lui la semaine dernière.
Pourtant, devant la passivité des services de sécurité dont les effectifs tachètent gaillardement le chef-lieu de la daïra (Ouacif), la population de cette région qui a organisé en juillet 2009 un sit-in au chef-lieu a exigé des armes pour se défendre lors de la réunion tenue avec les autorités civiles, militaires et policières. De fermes engagements ont été alors solennellement promis pour assurer la quiétude des citoyens. Aujourd’hui, le diktat de “groupes armés” continue de plus belle comme l’atteste le dernier assassinat du policier en plein centre de Mechrek, son village même.

Avec cette dernière tuerie qui relève plus d’un carton dans un stand de tir que d’un fait d’armes, les citoyens kabyles leurrés et embrigadés à leur corps défendant par le populisme des adeptes de “ l’Algérie une et indivisible ” sous la bannière de l’arabo-islamisme devraient perdre leurs dernières illusions et prendre conscience que le pouvoir actuel a pris option de réduire la Kabylie et son peuple par tous les moyens.

Même au plus fort de l’opération Jumelles de l’armée française, la Kabylie n’a connu un tel déferlement de haine, de sang et de cendres.

Le MAK s’incline devant la mémoire des victimes de Sidi Ali Moussa et des environs qui s’ajoutent à la cohorte interminable des martyrs de notre région. En attendant que justice leur soit rendue, il réaffirme sa détermination à œuvrer inlassablement au recouvrement de l’autodétermination du peuple kabyle dont la sécurité des personnes et des biens n’est pas négociable.

Kabylie, le 24 octobre 2009

 

                                M-A-K - Comité Exécutif

     Le président de la JSK : la voix de ses maîtres

Mercredi 14/10/2009 à Alger, lors d’un point de presse que lui ont organisé ceux dont il est la nouvelle marionnette, l’actuel président de la JSK s’en est pris essentiellement au président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie. Au lieu de prendre acte de l’indignation générale suscitée par cet acte de corruption qu’il a commis, et faire amende honorable en annonçant la résiliation du contrat honteux qu’il a passé avec « Echorouk », il préféré botter en touche en espérant faire diversion en s’attaquant à Ferhat Mehenni. Il oublie de dire que ce que nous dénonçons ne relève pas du domaine sportif mais politique. C’est lui qui, tel un éléphant dans un magasin de faïence, s’aventure sur le terrain politique qui n’est pas le sien et occasionne par là des dégâts qui dépassent sa personne. Le MAK s’interdit de se taire devant le fait d’offrir, pour quelque somme d’argent que ce soit, notre club phare à un journal raciste antikabyle qui ne cherche qu’à humilier la Kabylie en sponsorisant l’arabisation insultante du maillot des « Canaris ».

Ce faisant, il pense se défausser de sa forfaiture en ciblant Ferhat Mehenni pour faire oublier que ce sont des millions de Kabyles qu’il a poignardés dans le dos.

Passons sur la méconnaissance supposée de M. Mehenni et la science avérée de notre contradicteur dans le domaine footballistique. Les résultats de sa gestion du club prouvent aisément sa compétence. Là n’est pas le sujet essentiel.

Dans la diatribe venimeuse qu’il a déclamée, il prétend reprocher à Ferhat Mehenni d’avoir scolarisé, il y a 15 ans, ses enfants “dans différentes écoles françaises” lors du boycott scolaire de 1994 et lui demande aussi d’expliquer “sa présence dans l’Airbus détourné par les terroristes”… Qui peut faire mieux en matière de schizophrénie ?

Mais naturellement, personne n’est dupe. Ce personnage est incapable d’aligner par lui-même deux phrases concordantes ; tout le monde s’en est rendu compte lors de son récent passage sur BRTV. La vérité est qu’il a récité les mêmes mensonges fabriqués et diffusés par les Services algériens pour discréditer Ferhat Mehenni suite à la grande leçon citoyenne délivrée au pouvoir par la Kabylie lors du boycott scolaire de 1994-95.

Cet irresponsable ferait mieux de quitter la tête du club kabyle pour ne plus avoir à se prendre pour ce qu’il n’est pas. Nous ne récusons pas “l’intégrité de la JSK”, mais celle de son président. 

Par ailleurs, le communiqué du MAK qui a ébranlé ce personnage et compagnie n’est pas signé de Ferhat Mehenni. Il émane du Comité Exécutif du Mouvement qui n’a fait qu’exprimer la résultante de la protestation de centaines de milliers de citoyens kabyles qui se sont sentis trahis par les inconséquences de la voracité débridée d’un personnage qui a vendu son âme au diable.

La position du MAK dans la défense de l’honneur de la Kabylie, de ses citoyens et de ses symboles est immuable. Il sera partout et toujours présent lorsque la situation le commande.

En situation normale, le MAK se serait volontiers exonéré de cette réponse. Mais le collectif militant et de très nombreux citoyens indignés par les attaques perfides contre Ferhat Mehenni qui a toujours exprimé par sa présence et son art l’amour qu’il porte pour la JSK, il était de notre devoir de le faire.

Dont acte.

 Kabylie, le 15 octobre 2009

 

                      J.S.K. : un dévoiement criminel

                            Communique du mak

Depuis  que l’actuel président du club a ravi la JSK à la Kabylie (20 ans déjà), cette valeureuse équipe qui était un symbole immanent dans le cœur de chaque citoyen kabyle est transformée en fonds de commerce pour des intérêts personnels et immoraux.

Souvenons-nous. Il a outrageusement manipulé l’innocence de la mère de Matoub pour l’exhiber comme un trophée – à défaut de conquêtes sportives - à Bouteflika au stade du 5 Juillet.

Ce personnage, avide d’argent, sans honneur et sans retenue, a fermé la porte à toute prétention sportive de la jeunesse kabyle en recrutant à sa guise, ici et là, des joueurs qu’aucune raison sportive, économique  ou culturelle ne justifie.

D’ailleurs, le pâle palmarès de sa gestion illustre parfaitement le déclin de ce club que les Kabyles ont longtemps considéré comme le catalyseur par excellence des luttes pour l’identité et la démocratie. Avant la mainmise de cet inconscient, la JSK jouissait de ce statut particulier qui l’a transcendée parmi le gotha des élites footballistiques du pays et même du continent africain.

Son passage sur Berbère-TV, ce 5 octobre 2009 a été un exemple de provocation contre tous les téléspectateurs devant lesquels il a affiché arrogance et mépris en même temps qu'il a étalé toute son ignorance, son manque d'éducation et sa nullité politique.

Aujourd’hui, par sa faute, elle est devenue une vulgaire marchandise vendue au diable et même au pire ennemi de la Kabylie. Et comme si la situation végétative du club ne suffisait pas, il vient de l’offrir en sandwich à Echorouk, un journal arabophone raciste, spécialisé dans la haine antikabyle. Sans égard pour ses milliers de supporters et pour son histoire qui remonte à 1946 ! L’insulte et le crachat d’Echorouk contre les supporters kabyles sera désormais sur les maillots que portera chaque joueur de la JSK.

  A ce personnage honteux et exécrable, nous disons : Si 1,5 milliard de centimes suffisent à assouvir votre appétit, vous ne saurez jamais vous acquitter moralement de vos dettes envers la Kabylie.

Nul ne peut impunément disposer à sa guise de ce club qui appartient avant tout à ses supporters. Son président magouilleur est tenu de le savoir.

A travers cette opération qui lui serait conseillée par les proches de Bouteflika, il y a manipulation politicienne devant conduire à tuer dans le cœur de chaque Kabyle cet autre symbole politique de la Kabylie qu'a continué malgré tout d’incarner ce club.

Le MAK s’insurge contre le bradage éhonté de la JSK. Il dénonce ce contrat publicitaire contre-nature qui aliène la personnalité du club en même temps qu’il insulte tout le peuple kabyle.

En tout état de cause, le MAK tient un dossier ouvert relatif à toutes les exactions et leurs auteurs contre la cause kabyle.

Kabylie, le 7 octobre 2009

                      PEDAGOGIE AUTONOMISTE

                        QUESTIONS REPONSES

Les questions principales que nous avons rencontrées sur le terrain et qui reviennent souvent lors  de nos opérations de sensibilisation sur la nécessité de l’autonomie de la Kabylie sont celles auxquelles nous tentons d’apporter les réponses de militants et de responsables politiques du MAK que nous sommes.                       

Définition :

*L'autonomie : c'est la décentralisation de certains pouvoirs de la part d'un Etat central vers un Etat régional ou provincial.
*L'autonomie de la Kabylie : c'est permettre au peuple kabyle de survivre et de s'autogérer dans un grand ensemble algérien.

Questions :

*Va-t-on mourir de faim ?

C'est impossible ! bien au contraire nous allons devenir plus riches et prospères.

*Pourquoi ?

Vous rendez-vous compte depuis 1999, la Kabylie n'a pas reçu un seul dollar des richesses nationales et elle ne profite même pas des impôts qu'elle collecte puisque elle ne reçoit même pas 30% des ses recettes fiscales. (Parole d'un économiste statistique à la main).

Sans parler de l'étouffement économique puisque l'Etat anti-kabyle empêche les investisseurs de travailler en Kabylie. Le meilleur exemple est sûrement celui de Rebrab qui a voulu investir à Aokas dans une usine de produits électroménagers en rachetant l'usine de lièges (aqchour). Et bien le pouvoir l'a tout simplement poussé à investir à Sétif (il a créé au passage 5000 emplois directs et des centaines d'emplois indirects).

Par contre, si on avait notre propre Etat, nous utiliserons nos recettes fiscales comme nous voulons .Nous adopterons la politique économique que nous voulons et nous aurons notre part des richesses nationales.(ce qui n'est pas le cas actuellement).

*Faut-il des visas au reste des Algériens pour entrer en Kabylie ?

Non, pas du tout.
Ils entreront et sortiront de Kabylie comme maintenant mais ils devront respecter nos lois et respecter notre façon de vivre et s'ils veulent s'installer en Kabylie, ils devront maîtriser notre langue et scolariser leurs enfants dans des écoles de Kabylie dont la première langue est le kabyle.

*Quelles missions pour l'Etat central ?

L'Etat central aura sous sa responsabilité l'armée nationale, les Affaires étrangères et l'émission de la monnaie nationale.

*Quelles missions pour l'Etat régional ?

Il aura pour missions tout le reste c'est à dire la sécurité civile (la police, les pompiers,...),  s'assurer du bien-être économique, social, politique et juridique de la population vivant en Kabylie, garantir une vie démocratique, moderniser le système éducatif et l'enseignement supérieur.
S'assurer que le Kabyle marche la tête haute à l'étranger et soit fier de sa langue, de sa culture et de son identité.

Moderniser la langue kabyle et impulser une nouvelle dynamique au sein des autres peuples berbères et faire que Tamazgha retrouve son éclat comme avant au temps du roi Masnsen et des autres grands rois qui l'ont précédé.

Enseigner aux Kabyles la véritable histoire de notre peuple loin des idéologies et des falsifications.

Le MAK est-il  un mouvement anti-islam ?

Non, le  MAK est un  mouvement laïc qui respecte toutes les religions et croyances à commencer par l’islam ; mais il refuse l’utilisation de la religion à des fins politiques. Cela veut dire qu’il rejette systématiquement tout régime théocratique !!

Le MAK est-il un mouvement séparatiste ?

Non, bien au contraire, le MAK est un mouvement qui  cherche à renforcer l’unité nationale algérienne dans le respect le plus total des différences  de chaque peuple d’Algérie (kabyle, tergui, arabe, chawi,….).

La Kabylie a depuis 1962 lutté pour la démocratie avec un résultat médiocre, pourquoi ?

Tout simplement, parce que les Kabyles ont lutté pour leurs idéaux qu’ils confondaient avec ceux des autres Algériens. Les Kabyles n’avaient pas encore compris que les Algériens des autres régions avaient d’autres préoccupations, d’autres urgences et d’autres aspirations que celles des Kabyles. Donc, si la Kabylie venait à lutter pour ses propres intérêts, ses revendications auront beaucoup plus de chances d’aboutir, et d’être imitée, par effet de contagion, par d’autres régions. Il est beaucoup plus facile d’obtenir l’autonomie et la Kabylie que  la démocratisation de toute l’Algérie. Avec l’autonomie nous aurons les moyens de démocratiser l’Algérie.

Aussi nous servirons d’exemple au reste de l’Algérie et même à l’Afrique du Nord (Tamazgha) !! 

La langue kabyle n’est pas une langue scientifique, donc pourquoi l’utiliser ?

Une langue devient riche avec son utilisation quotidienne, prenons l’exemple de l’Anglais, c’est une langue qui est devenue riche  avec la contribution des entreprises innovantes, qui créent de la nouvelle technologie tel que Motorola, IBM, MICROSOFT, ……

Donc, si la Kabylie venait à connaitre un développement économique conséquent, la langue kabyle va devenir scientifique, en maitrisant les sciences et les technologies.

La langue française, quant à elle, elle demeure ce butin de guerre dont parlait Kateb Yacine et qui servira beaucoup notre politique de décollage économique et technologique.

Je vous propose ce récit à méditer  dans le cas kabyle :

« Un peuple sans sa langue n'est que la moitié d'une nation. Une nation se doit de conserver sa langue plus que ses territoires. C'est une barrière plus sûre et une frontière plus importante que forteresses et fleuves. Perdre votre langue maternelle et apprendre celle de l'étranger, c'est la pire marque de la conquête: c'est l'âme que l'on charge de chaînes. » [Cité par Pierre JOANNON, Histoire de l'Irlande et des Irlandais, p. 249.]

Qui plus est, tant que nous  (peuple kabyle) accepterons  de  voir le mal et l’injustice régner  sans qu’on réagisse, nous sommes condamnés à vivre dans le sous-développement  et la misère intellectuelle et matérielle avec tout son lot de fléaux sociaux tels que la corruption, les vols et arnaques en tous genres,  l’injustice, l’émergence d’ une société où la gentillesse et la politesse seront considérées comme une faiblesse au lieu d’une force.

Récit suivant à l’appui :

«  Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien ! »

Avait dit Edmund BURKE, politicien anglais  commentant la révolution française de 1789.

Par NASRI Massinissa. Licencié en sciences économiques.

-Cadre du MAK.

-Président de la coordination MAK des villages d’Aokas.

 

                  Tizi n tsemlal - université d’été du mak

                  Comme une symphonie pastorale

Le Comité Exécutif, réuni en séance spéciale pour dresser le bilan de l’Université d’été tenue du 1 au 4 août 2009 à Tizi n Tsemlal, rend un hommage appuyé aux citoyennes et citoyennes de ce village pour la fraternelle connivence qu’ils ont démontrée durant toute la durée de cette importante manifestation politique et culturelle du Mouvement.

Tizi n Tsemlal n’est plus un lieu dit de la Daïra d’Adekkar. Le village est, comme son nom prémonitoire l’indique, le lieu de rencontres où fusionnent, en un délicieux patchwork, les espoirs des hommes, les accents musicaux de la nature, le courage et le travail, les réminiscences de l’histoire et l’éternité kabyle.

Quatre jours durant, les 150 délégués et invités de l’Université du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie se sont fondus de jour comme de nuit dans la population locale sans qu’aucun aléa ne vienne perturber la quiétude et la sérénité des uns et des autres. C’est le plus bel exemple de l’immersion du MAK au sein du peuple kabyle en même temps qu’une tranquille mais vaste chiquenaude aux détracteurs de notre Mouvement, en particulier les Kabyles-de-service, rétribués par le pouvoir à faire valoir la thèse d’une Algérie “une et indivisible” aux conditions arabo-islamiques.

Entité républicaine comme des centaines d’autres en Kabylie, la population de Tizi n Tsemlal a su accueillir dignement ses invités, s’accommoder avec sérénité du surcroît d’encombrement automobile engendré par l’événement sans jamais se départir de la gentillesse et de la bonhomie envers ses hôtes.

Naturellement, cette symphonie relève aussi du travail en profondeur accompli avec brio par les responsables et militants locaux qui n’ont épargné aucun effort durant de longues semaines pour assurer le plein succès de l’événement.

Le Comité Exécutif du MAK adresse ses chaleureux remerciements à l’ensemble de la population de Tizi n Tsemlal et ses vives félicitations aux militants et responsables locaux du MAK.

Kabylie, le 12 août 2009- Le Comité Exécutif

                                                                               

Agenda