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Rédaction

 

 

                                                           Diplomatie kabyle  

                                                   Fond de solidarité avec le MNLA           

                                                Droit de réponse du Président du GPK

                                                                    50 e anniversaire

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

                                                       

        Le GPK axe sur un «déploiement diplomatique sans précédent» en 2012

Le dernier Conseil des ministres du Gouvernement provisoire kabyle (Anavad) a annoncé dans un communiqué sanctionnant ses travaux qu'un déploiement diplomatique « sans précédent » sera

opéré en 2012.
Le Gouvernement provisoire kabyle appelle le Conseil de Sécurité de l’ONU, l’OTAN et l’AFRICOM à s’intéresser à la question kabyle et à examiner les rapports étroits qu’entretient le régime algérien avec les terroristes d’AQMI en Kabylie et dans le Sahel, indique le communiqué sanctionnant les travaux du Conseil des ministres du GPK réuni le 29 janvier et signé par son porte-

parole, Makhlouf Idri.
Selon le GPK, après le déploiement militaire au nord, en Kabylie, le régime algérien étend aujourd'hui son intervention au sud, dans l’Azawad. Aussi suspecte qu'injustifiée, celle-ci vise à anéantir même le droit de tout peuple à l’autodétermination et à la liberté. L’Anavad appelle la France, l’Union Européenne et le Conseil de Sécurité de l’ONU à envoyer une force d’interposition pour mettre un terme aux combats meurtriers entre les troupes soutenant le gouvernement malien et celles du MNLA (Mouvement national pour la libération de l'Azawad). De son côté, l’Anavad encourage toutes les initiatives, en Kabylie et dans la diaspora kabyle, visant à soutenir les revendications et les actions en faveur des droits des peuples kabyle, touaregs, et amazighs de Libye

et ailleurs, précise le communiqué.


En Kabylie, il est souligné que devant la répression des actions du MAK sur le terrain, à la suite notamment du déploiement des troupes pour empêcher la marche du MAK de Yennayer à Tizi-Ouzou le 12 janvier dernier, le Gouvernement provisoire kabyle appelle la Kabylie à resserrer ses rangs et à se mobiliser en masse pour défendre son honneur, ses libertés et ses droits légitimes.

«D’ores et déjà, le 20 avril 2012 se doit d’être une démonstration de force kabyle d’une très grande envergure. A cette occasion, les industriels et les commerçants kabyles, où qu’ils se trouvent, sont appelés à participer à l’effort de financement du Gouvernement Provisoire Kabyle pour mener à

bien son programme d’action».
Sur le plan interne, le communiqué annonce la reprise de la délivrance de la carte d’identité kabyle à partir du 1er mars 2012 et ajoute que conformément aux décisions du 2e Congrès du MAK, « un Vice-président de l'Anavad sera nommé avant le 15 mars 2012 et un élargissement du

Gouvernement provisoire kabyle sera annoncé en même temps ».

Paris - SIWEL 03-FEV 2012

 

          

                       ANAVAD' AQVAYLI UÄD'IL
                    GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
                    PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA

Porte-parole du Gouvernement
Création d’un fond de solidarité avec le MNLA

Le président de l’Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle) et le représentant du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) au niveau de l’Europe se sont de nouveau rencontrés suite à l’évolution de la situation dans l’Azawad.

Devant les évènements dramatiques vécus par le Peuple Touareg en ces temps de guerre, le président du Gouvernement Provisoire Kabyle, Ferhat Mehenni, a décidé la mise en place d’un fond de soutien humanitaire avec le MNLA au profit des victimes de la guerre de libération de l’Azawad.

Un numéro de compte bancaire et Paypal pour l’acheminement des dons sera rendu public dans les prochains jours. Le Président de l’Anavad a assuré le MNLA de son soutien et de celui du Peuple Kabyle dans le juste combat que le Peuple de l’Azawad mène pour sa liberté et sa dignité.

Par ailleurs, M. Ferhat Mehenni interpelle les chefs d’état-major de la région, qui doivent se réunir incessamment à Nouakchott, sur la nécessite de prendre en compte les intérêts du Peuple Touareg dans l’analyse de la situation qui prévaut dans l’Azawad et demande à ce qu’une délégation du MNLA soit invitée aux travaux de la réunion. Le président de l’Anavad met en garde quant à toute décision qui serait contraire aux intérêts du peuple Touareg et invite l’Europe et les Etats-Unis à soutenir ce peuple en quête de justice et de liberté.

Le Gouvernement Provisoire Kabyle appelle également l’Union Africaine, qui s’est déjà fourvoyée dans son soutien à Kadhafi, à cesser de condamner le MNLA et de le soutenir sans réserve dans ce combat qui va dans le sens de l’Histoire. Le combat du peuple Touareg est juste et légitime.

Pour l’Anavad, Makhlouf Idri,

Ministre, Porte-parole de l’Anavad

 

   

                 Droit de réponse du Président du GPK à El-Watan

Dans son édition du 19/01/2012, le quotidien EL-Watan a publié un article de Nadjia Bouaricha, intitulé « Ferhat Mehenni et l’insulte aux martyrs ». Aussi, si le droit de réponse est encore en vigueur dans une Algérie déstructurée par un pouvoir qui n’a connu d’alternance que par coups d’Etat entre ses membres, je souhaiterais que ma réponse soit publiée à la même page et dans les mêmes conditions que celles dont a bénéficié mon accusatrice.

Expurgé des insultes et des noms d’oiseau dont il m’affuble, le papier de la journaliste se résume à une vanité nationaliste qu’elle aurait été mieux inspirée de confronter aux très nombreux Algériens qui cherchent à fuir leur pays ou des citoyens dont des ministres qui cherchent par tous les moyens à obtenir la nationalité française.

D’abord, pour que les lecteurs d’El Watan soient édifiés sur mon discours, il serait bon que le quotidien le publie dans son intégralité. Cela évitera les confusions et les propos haineux et tendancieux de la journaliste qui l’a traité.

Elle a commencé par affirmer que « le chef du MAK a tenu des propos insultants vis-à-vis de la Kabylie et de la Guerre de libération nationale … ». Madame Bouaricha a du mal à nommer le Président du Gouvernement Provisoire Kabyle, auteur de ce discours lui offrant l’opportunité de crier avec les loups. Elle préfère le censurer en le qualifiant de chef du MAK. Or, depuis mai 2010, la présidence du MAK a échu à d’autres personnes. M. Bouaziz Ait Chebib qui vient d’être brillamment élu président lors du 2e Congrès tenu à Sahel (Bouzeuene) les 9 et 10 décembre 2011 en est l’actuel dépositaire.

La journaliste résume mon intervention par ce raccourci : « Ainsi, pour Ferhat Mehenni, la colonisation française et le combat pour l’indépendance nationale, qui a coûté la vie à plus d’un million d’Algériens, n’ont été qu’un malentendu »

Je tiens à rassurer tout un chacun, je ne suis pas un négationniste, loin s’en faut. Je parle des relations entre la Kabylie et la France et non entre celle-ci et l’Algérie. L’incompréhension entre la France et la Kabylie si criant qu’il a été à la base de la guerre d’indépendance de l’Algérie menée pour l’essentiel par la Kabylie et les Kabyles de France. L’Histoire finira par rendre justice à ses véritables acteurs.

En continuant de me citer avec cette phrase, « La Kabylie n’ayant pas récupéré sa souveraineté à l’indépendance de l’Algérie, en1962, par formalisme bureaucratique et protocolaire, son dossier a été transféré à l’Etat algérien qui en use et abuse pour éviter de refermer les plaies du passé qui compromettent la construction d’un avenir de solidarité entre nos deux peuples »,elle commente : « a-t-il encore dit sur le ton de la provocation envers cette région qui s’est pourtant vaillamment battue contre la colonisation française et a chèrement payé le prix de sa lutte pour la libération de l’Algérie. »

Elle est où la « provocation » ? Ce n’est là qu’un fait d’histoire. Libre à d’autres de ne pas l’admettre. Le lourd contentieux franco-kabyle, faute d’émergence d’une Kabylie politique à la fin de la guerre, a bel et bien été transféré à l’Etat algérien qui s’en sert à ce jour comme d’un fonds de commerce qui, au bout de 50 ans, il faut le reconnaître, a fait faillite. Il sera terne le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie et le bilan n’a pas de quoi inciter à parader. Les Kabyles qu’elle nie dans leur existence, bafoue dans leurs droits en tant que peuple, réprime, torture et assassine depuis 50 ans, individuellement ou collectivement (1963, 2001) ne se reconnaissent plus dans un pays où pour être acceptés comme des nationaux ils doivent au préalable se renier.

Madame Bouaricha poursuit en écrivant « Cet aventurier de la politique ira jusqu’à dire que « la Kabylie n’a jamais combattu un peuple ou un pays ».

Oui madame ! Les criminels au pouvoir ne sont pas pour vous des aventuriers car ils ne cherchent pas la liberté des peuples d’Algérie mais leur asservissement. Ceux qui avaient déclenché la guerre d’Algérie le 1er novembre 1954 étaient, eux aussi, en leur temps, traités d’aventuriers. Ne le saviez-vous pas ?

Oui madame ! La Kabylie n’a combattu que des injustices, des ordres et des systèmes liberticides et iniques. La Kabylie n’a pas livré la guerre contre le peuple français mais à l’ordre colonial.

Je passe sur les formules telles que « Ferhat Mehenni, qui est à la politique ce que le feu est à la bouteille de gaz » dont je laisse le lecteur juge. Mais la phrase qu’on semble manipuler pour lui faire dire ce qu’elle ne dit pas est la suivante : « Ce qui oppose aujourd’hui le pouvoir algérien à la Kabylie est bien plus lourd que le malentendu qui a pu exister hier entre la Kabylie et la France jusqu’en1962. »

L’acteur politique défendant les intérêts de la Kabylie et du peuple kabyle, le Président de l’Anavad est dans son rôle en avançant cette formulation. Résumons-nous mieux :

Qualifier la parenthèse coloniale de malentendu est le propre des responsables résolument tournés vers la construction de l’avenir et non de ceux quiaiment se vautrer dans la douleur du passé. L’Histoire ne s’efface pas, elle se dépasse. Ceux qui ont été les héros d’un combat restent pour ce dernier sa fierté éternelle. Mais chaque époque et chaque combat ont leurs héros. Et pour nous, ceux du Printemps Noir de Kabylie sont ceux qui méritent aujourd’hui toute notre reconnaissance. De ceux qui sont tombés au champ d’honneur de 1830 à 1952 pour la liberté de notre peuple nous puisons nos racines les plus puissantes. Les Anciens Moudjahidine ont toujours notre respect et c’est au régime algérien que nous devrions adresser leurs récriminations et leur dépit quant à leur statut et à leur inconfort moral et matériel dans une Algérie dévalorisée par des voyous qui ont confisqué le fruit du combat libérateur.

La formule « malentendu » qui exprime cette incompréhension dont a toujours été victime la Kabylie de la part de la France, est un terme diplomatique pour inviter à l’écriture d’une nouvelle page d’amitié et de solidarité dans l’intérêt bien compris de nos deux peuples kabyle et français. Le lieu s’y prêtait à merveille : l’enceinte de l’Assemblée Nationale Française.

Cela fait 50 ans que la guerre d’Algérie est terminée par la victoire des Algériens. Il n’y a plus de raison valable pour entretenir la haine entre nos peuples. C’est ce qu’ont compris toutes les nations civilisées. 5 ans seulement après la 2e Guerre Mondiale, la France, par le biais de Robert Schumann propose à l’Allemagne qui avait perdu la guerre, une coopération qui aboutit sous nos yeux à l’Union Européenne. Ne nous trompons pas sur les valeurs, la haine est la sous-culture des dictatures et l’ennemie des démocraties.

Dès lors que l’Etat indépendant qui s’est substitué à la colonisation a toujours à l’encontre de la Kabylie la culture, la morgue et les réflexes du colonisateur d’hier, quoi de plus naturel pour le Président du Gouvernement Provisoire Kabyle que de rechercher des alliances pouvant bâtir un avenir de liberté et de respect mutuel ? La loi de la dialectique ne transforme-t-elle toujours les termes d’une contradiction en ses contraires ? N’a-t-on pas souvent vu les ennemis d’un jour devenir des amis du lendemain ? Ne vous trompez plus ! Un demi siècle après la guerre d’Algérie, l’ennemi n’est plus la France mais ceux qui assassinent aujourd’hui nos enfants, le pouvoir algérien et le terrorisme islamiste.

Paris le 20/01/2012

M. Ferhat Mehenni, Président du Gouvernement Provisoire Kabyle

 

                    50e anniversaire du 17 octobre 1961

                              La Kabylie, la France et l’Algérie
                                                          Ou
                                       Les enjeux de la mémoire

Le 17 octobre 1961, un massacre d’Algériens est perpétré par des policiers en plein Paris, sur ordre de leur hiérarchie. Depuis le mois de mai, les négociations françaises avec le FLN pour l’indépendance de l’Algérie sont menées. Cette journée de violence va permettre à De Gaulle d’avoir les coudées franches pour poursuivre en position de force les tractations avec le FLN jusqu’à la conclusion des Accords D’Évian et le cessez-le-feu du 18 mars 1962. Ce que l’on commence à appeler la « guerre d’Algérie » qui a duré plus de 7 ans connait ses derniers soubresauts.

Malgré le cinquantenaire, l’événement demeure peu médiatisé. Les passions ne sont pas retombées à un niveau de la sérénité. La mémoire parait plus que jamais dangereuse quand elle ravive des blessures. Le flux ininterrompu d’immigrants algériens en France depuis 1962 n’a pas permis leur intégration qui reste, malgré quelques succès, imparfaite et inachevée. Confrontée aux tensions avec les jeunes issus de l’immigration dans les banlieues où se développe le phénomène islamiste menaçant jusqu’à l’identité française, l’histoire n’arrive toujours pas à se frayer un chemin vers l’apaisement.

Pour l’Algérie dont les relations sont souvent tendues avec la France, le 17 octobre est une occasion

pour remettre le doigt sur la plaie, culpabiliser l’ex-puissance coloniale.


Beaucoup d’organisations se solidarisent à cette occasion avec l’Ambassade d’Algérie en France dans des manifestations commémoratives. Elles font œuvre militante et civique. Pour autant, nous nous demandons si, à l’avenir, tout en répondant au devoir de mémoire, elles ne devraient pas se poser des questions sur la portée de leur geste. Ne devraient-elles pas savoir que l’hommage qu’elles rendent aux victimes du 17 octobre 1961, en l’organisant avec le personnel diplomatique

algérien, est détourné au profit d’un régime liberticide, raciste et criminel ?


Ne devrions-nous pas leur dire que l’Algérie d’aujourd’hui n’est plus celle des combattants de la liberté de la guerre d’indépendance ? Les représentants à travers le monde d’un régime qui a tiré avec des armes de guerre sur de pacifiques manifestants kabyles, en 2001-2003 en en faisant plus de 120 morts et des milliers de blessés, ne sont pas dignes de ceux qui, en 1961, furent ligotés et jetés

dans la Seine pour leur faire payer leur courage de braver un couvre-feu raciste.


Mais ce qui, à ce jour, gagnerait à être mis en lumière dans ces actes de résistance citoyenne du 17

octobre 1961 est l’origine identitaire de ses acteurs : Kabyle.


Le contexte historique était, rappelons-le, celui de la guerre d’indépendance de l’Algérie dans laquelle la Kabylie était engagée corps et âme. Les « travailleurs algériens » et les « Français musulmans » auxquels faisait référence le communiqué préfectoral du 5 octobre instaurant pour eux le couvre-feu à partir de 20 h étaient des Kabyles dans leur écrasante majorité. La liste des morts et disparus établie par Jean Luc Einaudi est là pour les besoins des vérifications. Il y a de nombreux écrits sur le sujet, mais aucun n’a estimé jusqu’ici nécessaire relever la Kabylité des acteurs.

Pour anecdote illustrative de cette difficulté à nommer les Kabyles, rapportons cette histoire. Après la projection du film« le silence du fleuve », le réalisateur fut interpellé le 17 octobre 2003 au Cinoch’ de Bagnolet sur l’identité de ceux auxquels il a consacré son documentaire. Sa réaction fut : « C’est une indécence de poser une telle question. Pour moi, un combattant pour la liberté n’a pas d’identité ! » Alors, osons cette question entre nous. Un combattant pour la liberté n’en serait un qu’en tant que soldat inconnu ? On le voit, pour certains, l'identité kabyle est à enterrer avec chacune de ces victimes. Elle ne mériterait plus aucun hommage. Il serait grave qu'elles soient tuées

de nouveau, à chaque fois que l’on tait délibérément leur origine.

Encore une fois, il ne s’agit pas de faire dans la division des Algériens, mais de permettre qu’eux

aussi assument leurs différences respectives dans le respect et la dignité.


Cet écrit nous est dicté par le traitement réservé par le pouvoir algérien à la Kabylie et au peuple kabyle depuis 1962 : assassinats politiques, dépersonnalisation, répression et sabotage économique et environnemental… En privant les victimes d'octobre 1961 de leur identité kabyle, le régime algérien est plus aisé pour opposer un déni d'existence à la Kabylie. Ainsi, un crime en conforte un autre.

Le peuple kabyle n’accepte plus d’être dépossédé de son histoire et de son destin. Il entend défendre la mémoire de tous les siens tombés pour la liberté. Il s’est doté d’un gouvernement provisoire en exil pour construire son avenir de paix et porter sa voix sur la scène internationale.


Ferhat Mehenni - Paris le 16 octobre 2011

 

                 

La proximité idéologique entre le régime algérien et libyen

Par Lyazid Abid, ministre de l’Anavad

 

Dans toute l’Afrique du Nord, les Berbères appréhendent le sort qui sera réservé à leurs frères en Libye. La reconnaissance institutionnelle de la culture amazighe, l’officialisation de tamazight, les droits de la femme, la liberté d’expression et surtout une législation universelle sont autant d’éléments déterminants qui confirmeront ou infirmeront la volonté du CNT d’instaurer la démocratie.

 

Il est évident qu’une Libye démocratique n’arrange pas le régime militaire algérien. C’est ce qui explique, en partie, le soutien de l’Algérie depuis le début de l’insurrection au dictateur libyen. Malgré la défaite totale du tyran de Tripoli, Alger s’obstine encore à refuser de reconnaitre le CNT. Rien qu’avant-hier Alger avait catégoriquement démenti le fait qu’un convoi de Mercedes blindées transportant les Kadhafi était entré en territoire algérien. Cet entêtement à s’accrocher au turban folklorique de Kadhafi est en réalité dû à la proximité idéologique des deux régimes.

1-L’origine des deux dictatures est la violence militaire. Elles sont toutes les deux issues de coups d’Etat militaires. 1965 pour l’Algérie et 1969 pour la Libye.

2- Le panarabisme est l’idéologie principale des deux systèmes politiques. La culture berbère dans les deux pays est hystériquement ignorée et combattue. Les minorités linguistiques sont durement stigmatisées et désignées à la vindicte populaire.

3- L’anti-occidentalisme est le fond de commerce des deux systèmes. L’occident et Israël sont dénoncés dans un délire qui n’a rien à envier à celui des islamistes. Cependant les stars américaines du show-biz sont souvent sollicitées à coup de millions de dollars pour agrémenter les fêtes de la famille Kadhafi. En Algérie, les hommes et les femmes du pouvoir profitent largement du luxe occidental, notamment parisien, tout en faisant semblant de critiquer à tout moment le « néocolonialisme français et « l’impérialisme » américain.

Aujourd’hui, même les suppôts du régime se mettent de la partie. Ainsi y compris pour des acteurs de la politique interne, on n’hésite pas à convoquer l’Occident pour s’attaquer aux opposants qui sont accusés de relais de l’ennemi externe. La secrétaire générale du Parti trotskyste des Travailleurs, Louisa Hanoune, vient d’accuser le président du Gouvernement provisoire kabyle, Ferhat Mehenni, « de travailler avec des forces extérieures (occidentales) pour déstabiliser l’Algérie ».

4- L’économie des deux pays est basée sur l’exportation des hydrocarbures. En dehors de la rente pétrolière aucune politique de développement économique sérieuse n’a été initiée. Au contraire, toute initiative privée a été caporalisée dans un système mafieux où toute dissonance est sanctionnée par la mise sur la paille et la prison. L’indépendance du secteur privée restera pour longtemps encore synonyme d’intelligence avec l’ennemi.

5- Les deux pays sont à l’origine du conflit du Sahara Occidental : Boumediene et Kadhafi réfutaient au nom de fumeux principes révolutionnaires dont ils se considéraient les dépositaires, l’idée d’un royaume au Maroc. D’autant plus que ce dernier, comme toutes les monarchies dites « arabes », était obstinément tourné vers l’occident. Ils considéraient les monarchies comme des obstacles à la réalisation de l’unité du monde arabe sous la tutelle d’un seul Zaïm, qu’ils prétendaient incarner tous les deux, chacun séparément.

6- La manipulation de l’islamisme. En Algérie, ce jeu dangereux a causé en 10 ans plus 200.000 morts. La plupart des attentats attribués aux terroristes reçoivent les moyens, cibles et ordres de tuer des bureaux occultes du Ministère de la Défense Nationale.

. En Libye, Kadhafi, qui a appelé son fils aîné Seïf El Islam (Le sabre de l’Islam), avait pendant longtemps financé le fascisme vert un peu partout dans le monde, avant d’être confronté à des islamistes plus radicaux que lui.

Après l’officialisation par le Maroc de la langue tamazight et la fuite du tyran libyen devant l’inexorable avancée de la démocratie, le compte à rebours des tyrans d’Alger vient de commencer.

L’Anavad  , Gouvernement Provisoire Kabyle, un des premiers gouvernements à reconnaitre le CNT, dénonce vigoureusement l’ignoble position du régime algérien qui s’entête à refuser de reconnaitre les nouvelles autorités libyennes et exprime son indéfectible soutien aux valeureux combattants pour la démocratie et la liberté en Libye.

L’Anavad comprend et s’associe à la colère des membres du CNT devant l’accueil par l’Algérie de la famille de Kadhafi et exige de les remettre entre les mains du CNT. En exfiltrant les Kadhafi de Tripoli, le pouvoir algérien montre au monde entier le sanglant rôle qu’il a joué dans la guerre que le tyran de Tripoli vient de livrer contre son peuple et contre la liberté et la démocratie.

München le 30/08/2011¨

ParLyazid Abid, ministre de l’Anavad.

http://www.tamurt.info/

 

     

                 Présidence

 

Procès Matoub Lounès : la mascarade

 

Le procès des assassins présumés de MATOUB Lounes s’ouvre aujourd’hui. 13 ans après l’exécution du Rebelle, la justice algérienne est toujours à la recherche du coupable idéal et du scénario le plus crédible. Elle n’est en aucune façon en mesure de faire ne serait-ce qu’un début de lumière sur cette affaire. Il n’est pas exclu que la séance soit de nouveau reportée sine die.

Les vrais assassins ne sont pas les deux repentis islamistes qui sont en prison mais les ordonnateurs de cette mascarade judiciaire avec laquelle ils souhaitent essuyer le couteau sur le dos de deux innocents. Rappelons que ces derniers n’ont avoué le crime que sous la torture et ne cessent de clamer leur innocence depuis des années.

Le choix du moment est bien calculé. Avec la grève des transports, les vacances estivales, la confusion politique générale…, le pouvoir pense que la mobilisation populaire sera faible et profitera de cet état de fait pour faire accréditer ses thèses que défendra le Ministère public le disculpant de l’assassinat de MATOUB.

Or le Rebelle est la victime d’un plan machiavélique aboutissant à un coup d’état au sommet de l’Etat au profit du Clan de l’Ouest. Le soulèvement de la Kabylie que l’assassinat de MATOUB avait suscité avait en effet amené le président Zeroual à démissionner 18 mois avant la fin de son mandat. Aussitôt le Clan de Bouteflika prit les rênes du pouvoir.

L’Anavad et la Kabylie n’accepteront pas de procès expédié et d’une justice au rabais. Demain la justice kabyle reprendra le dossier, fera toute la lumière sur ce crime odieux et désignera les vrais coupables qui seront jugés.

 

Paris le 18/07/2011

 

P/ L’Anavad, Ferhat Mehenni, Président

 

 

                       Porte-parole du Gouvernement

                             Communiqué : 05-07-2011

                        Actes racistes anti-kabyles à Oran

 

Le Gouvernement Provisoire Kabyle condamne les agressions dont sont victimes des étudiants kabyles dans une université d’Oran (Belgaïd).

Le racisme antikabyle que distille le pouvoir algérien depuis 1962 gangrène la société algérienne et a déjà fait des milliers de victimes. Kamel Amzal, un étudiant kabyle assassiné en 1982 à l’université de Ben Aknoun (Alger) en reste un symbole.

L’Anavad exprime ses inquiétudes quant à cette recrudescence des actes racistes visant des Kabyles à travers le territoire algérien et dénonce le pouvoir qui se tait devant la gravité des faits. Pire ! Il est en train de préparer un génocide contre le peuple kabyle. Les agressions de Kabyles par des individus sont appuyées par celles des administrations et des institutions aux ordres comme la justice ou les services de sécurité. Même les enseignants se mettent de la partie en interdisant aux étudiants kabyles de parler dans leur langue entre eux.

Rappelons que 5 jours avant cette forfaiture à l’intérieure d’une université, il y a eu l’expédition punitive menée par des militaires à Azazga (Kabylie) où on dénombre un mort et des blessés ainsi que la mise à sac de domiciles.

Le Gouvernement Provisoire Kabyle appelle le peuple kabyle et ses citoyens vivant en Algérie, en dehors de la Kabylie, à la vigilance et l’unité pour lutter contre la violence et le silence qui l’entoure. Il exprime sa solidarité autant avec les étudiants kabyles d’Oran que les victimes de ces agressions militaires à Azazga.

Par ailleurs, le fait que feu Dial Mustapha, 42 ans et père de 4 enfants, achevé à bout portant par un soldat à Azazga, soit versé par le pouvoir algérien dans le registre des «Victimes de la Tragédie Nationale», au même titre que tous les intellectuels assassinés par le terrorisme islamiste fait de l’armée algérienne une organisation terroriste. Il amnistie du coup les soldats impliqués dans cette opération criminelle suivant la loi du même nom.

Le Gouvernement Provisoire Kabyle attire l’attention de la communauté internationale sur la gravité de la situation que traverse le peuple kabyle et le risque de génocide qui le guette. Il ne saurait, désormais y avoir d’autre solution en dehors d’un minimum d’un gouvernement Kabyle autonome.

Paris le 05/07/2011

 

Pour l’Anavad - Makhlouf Idri, porte-parole

 

 

                 GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
                                  Porte-parole du Gouvernement

               COMMUNIQUÉ

 

L’inqualifiable comportement des militaires à Azazga le 23 juin 2011 est impardonnable. Un mort et des blessés kabyles, mise à sac de domiciles, vols ?

 

Devant ces crimes, le Gouvernement Provisoire kabyle qui les condamne de toutes ses forces, exige le retrait de l’armée algérienne de la Kabylie. Ce territoire doit disposer de son propre corps de sécurité. C’est la seule manière de liquider le terrorisme qui sert d’alibi à la présence de l’armée et de mettre un terme à l’occupation militaire de la Kabylie.

 

Les soldats du régime algérien, comme ses gendarmes en 2001, se comportent en ennemis des Kabyles.

 

L’Anavad appelle à la solidarité et à la concertation inter-kabyle pour prendre ensemble les mesures qui répondent à long terme aux problèmes d’insécurité, d’agressions militaires et d’atteinte aux droits de l’homme par le pouvoir algérien en Kabylie.

Le 25/06/3011

 

Pour l’Anavad - Makhlouf Idri, Porte-parole

 

 

                        GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE

                                            DECLARATION

 

Suite aux marches « unitaires » infructueuses des 12 et 19 février 2011 à Alger, à l’appel de la Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie (CNCD), l’Anavad, (Gouvernement Provisoire Kabyle) a rendu publique sa position. Tout en condamnant leur empêchement par un déploiement répressif de l’ordre de 100 policiers (36000) pour un manifestant, L’Anavad a dénoncé l’impasse faite par les organisateurs sur les revendications du peuple kabyle, notamment celle d’une autonomie régionale.  L’Anavad a également fait des propositions concrètes pour que le changement démocratique réussisse sans sacrifier l’avenir de liberté de la Kabylie. Depuis lundi 21 février, cette Coordination  a rendu l’âme en se scindant en deux. Aussi, tout en restant disponible pour une initiative crédible de rassemblement en Algérie, assumant sans détour l’autonomie de la Kabylie, l’Anavad, retire sa proposition faite à une CNCD qui n’existe plus.

 Car, une évidence s’impose : On ne peut en aucune manière mener à terme le changement de régime en isolant société civile et classe politique. C’est ce que les Libyens sont en passe de réussir avec courage.

Le peuple kabyle sait, par expérience, qu’il ne peut compter que sur lui-même pour arracher son droit à lexistence. Seul un forcing politique est de nature à faire aboutir ses revendications. LAnavad assume son rôle et ses responsabilités internationales et exhorte chacune et chacun à leffort et à l’action politique pour créer ce rapport de force qui fait basculer l’Histoire.

Le régime qui subit des pressions internationales pour se « démocratiser » a pour le moment répondu par une offre de corruption, sans précédent, en direction de la société. En annonçant, à l’issue du conseil des ministres du 22/02/2011, des mesures financières surréalistes,  le régime algérien espère tromper les citoyens, le temps de traverser cette dangereuse zone de turbulences qui a été fatale à ses voisins de l’Est.

Par ailleurs, à des exigences politiques, il répond par des mesures économiques qui n’ont rien à voir avec les aspirations démocratiques des peuples d’Algérie.

La Kabylie, forte de la conscience quelle a delle-même et de la légitimité de sa revendication à exister, triomphera. Des démocrates de circonstance, des relais du pouvoir comme de la répression et du déni de droit.

Lheure de la désobéissance civile est arrivée.

23/02/2011

Le Gouvernement Provisoire Kabyle en exil.

 

 

      

                        GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
 
                                                 Présidence

                           Marche du 19/02/2011 à Alger de la CNCD

 

La marche du 19/02/2011 à Alger, à l’appel de la Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie a buté contre un impressionnant dispositif de sécurité mis en place par le pouvoir. Le Gouvernement Provisoire Kabyle condamne cet empêchement et l’usage disproportionné de la force contre des marcheurs réclamant la démocratie en Algérie.

Cette troisième tentative infructueuse du RCD et de la CNDC appelle certaines remarques.

L’absence de mobilisation populaire à ces trois marches a des explications qui tiennent au faible enracinement dans la société des structures composant cette coordination, l’isolement kabyle dont sont victimes les principaux appelants et l’ostracisme que cette CNCD observe rigoureusement contre l’Anavad et le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie.

Il est de notoriété publique que les marcheurs ne viennent de nulle part que de Kabylie d’où la majorité des citoyens aurait aimé venir manifester à condition d’avoir des drapeaux kabyles et des mots d’ordre prenant en charge la revendication d’une autonomie pour le peuple kabyle.

La mobilisation, déjà très faible à ces marches, risque de s’éteindre très vite. Le Gouvernement Provisoire Kabyle qui tient au changement et à la démocratie en Algérie, fait publiquement les propositions suivantes :

-1) L’intégration du MAK et de l’Anavad dans la CNCD, avec leurs drapeaux et leurs mots d’ordre en faveur de la Kabylie politique.

-2) Organiser des marches dans les capitales kabyles pour se donner de la force et de l’élan avant de revenir marcher ensemble à Alger.

-3) Une marche du MAK est prévue à Akbou, le lundi 28 février 2011. Nous invitons les membres de la CNCD à y participer avec leurs drapeaux et leurs mots d’ordre.

-4) Nous préparons la commémoration du 10e anniversaire du Printemps Noir, nous proposons à toutes les organisations démocratiques de s’associer à notre initiative et d’entamer, tout de suite, un mouvement de désobéissance civile en Kabylie avant de l’étendre au reste de l’Algérie.

Paris le 20 février 2011

Pour le Gouvernement Provisoire Kabyle

Ferhat Mehenni

 

          

                   PARIS (SIWEL) - 27/01/2011

Le Président du Gouvernement Provisoire Kabyle (ANAVAD) "a réussi à déjouer un plan macabre visant à l'assassiner en Tunisie," a appris SIWEL, ce matin, de source gouvernementale.

Ferhat Mehenni lors d'un rassemblement devant l'ambassade d'Algérie à Paris le 15 janvier 2011 (Photo : M. A. - SIWEL)

Communication du service de la présidence du Gouvernement provisoire kabyle (ANAVAD) : 
«L'on savait dès la mise sur pied du Gouvernement Provisoire Kabyle, l’Anavad, le 1er juin 2010, que son artisan principal était, en permanence, dans le collimateur du régime algérien. Sa tête est mise à prix et une meute de mercenaires est mise en concurrence pour « livrer la marchandise ». 

Ferhat Mehenni, tout en acceptant certaines « compétences » sécuritaires autour de lui, surveillait d’un il vigilant tous les faits et gestes de son entourage. Ce vieux militant qui, grâce à un sixième sens, a déjà échappé à pas moins de quatre tentatives d’assassinat, vient de déjouer un plan macabre visant à l’assassiner, impliquant l’un de ses proches collaborateurs. La démarche de ce dernier a été particulièrement patiente et impliquée tout un réseau de barbouzes dont le travail, dans l’ombre consistait, aussi, à saboter systématiquement, auprès des médias français, la communication du

Gouvernement Kabyle. 

Ce qui a mis la puce à l’oreille du Président, est cette étrange proposition qui lui a été faite par mail, il y a une dizaine de jours, de se rendre en Tunisie en l’état actuel des choses et dont voici la teneur : 
« Il ya là bas toute la presse internationale basée à Tunis. Ils sont tous dans les 2 ou 3 + grands hôtels de la capitale. Aller à leur rencontre, provoquer un dialogue, je suis sûr qu'ils sont à la recherche de personnalités comme vous, venant apporter leur soutien à la cause de la liberté et de la démocratie. C'est vrai que c'est de l'improvisation, mais je pense qu'il vous faut oser partir à l'aventure et aller chercher la presse, puisque, malgré tous nos efforts, à Paris, elle ne vient pas à nous (Lagardère....). L'opportunité est réelle, le risque de ne voir personne est très relatif, surtout si vous partiez accompagné d'un homme comme votre jeune porte-parole ou une de vos conseillères.

Osez, Mr le Président, Osez ! » 

Intrigué par cette insistance, le Président de l’Anavad fait semblant d’accepter en exigeant un travail préalable de préparation qui soit effectué par des collaborateurs déjà à pied d’oeuvre à Tunis. Date fut donc prise de faire le voyage pour mercredi 26 janvier 2011. La veille, une note secrète contenant quatre noms pour les contacts tunisiens lui a été remise par ces « conseillers-mercenaires ». M. Mehenni eut ainsi la preuve du complot. Les noms avancés et présentés par la fameuse note confidentielle comme attendant « avec impatience » le Président kabyle, ne connaissaient même pas son existence. La personne dont il fallait se recommander pour organiser des rencontres avec des personnalités tunisiennes et la presse internationale à Tunis, et qui probablement n’en savait rien, est liée à une organisation proche d’un très important ministre français. 
L’insistance du proche du Président pour que celui-ci se rende à Tunis prenait l’allure d’un harcèlement au moment où, patiemment, Ferhat Mehenni, faisait procéder aux vérifications de toutes les informations contenues dans la note confidentielle remise sous forme de « feuille de route ». 
C’est vers 20h, mercredi 26/01/2011, que ce proche collaborateur fut confondu avec preuves à

lappui et devant témoins. 
En tentant d’attirer M. Ferhat Mehenni à Tunis où la violence, la confusion et les coups tordus sont rois, on voulait le livrer comme un paquet-cadeau aux agents du DRS qui devaient, en fonction des

circonstances, l’abattre sur place ou l’emmener jusqu’à Alger. 
La seule information inconnue pour le moment est le montant de la transaction conclue entre le régime algérien et les assassins de l'ordre. Quel est le prix, "mort ou vivant" du Président de l'Anavad.

 

      

                              GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
                                                   La marche du RCD dispersée

 

Ce matin, la marche d’un parti kabyle, le RCD, à Alger n’a pas pu avoir lieu. Programmée initialement pour la semaine dernière, cette marche a été interdite par les autorités et reportée par ses organisateurs à ce samedi. Surdéployés, les services de sécurité ont dispersé les marcheurs venus de Kabylie  Le Gouvernement Provisoire Kabyle condamne l’interdiction de cette manifestation par le pouvoir algérien ainsi que le déploiement disproportionné de moyens répressifs contre les marcheurs. L’Anavad rappelle qu’il est inutile pour le FFS et le RCD de se réclamer d’une dimension "nationale", autrement dit algérienne avec un ancrage exclusivement kabyle. Cette tentative de marche montre une fois de plus, pourquoi la Kabylie isolée doit disposer de son autonomie régionale au plus vite. La Kabylie étant le cadre naturel du peuple kabyle, le Gouvernement Provisoire invite les organisations politiques, les personnalités et le monde syndical et associatif à renforcer l’Anavad. Désormais, c’est la seule alternative qui reste. Les discussions peuvent commencer. Le Gouvernement dépêchera des émissaires pour rencontrer toute partie disposée au dialogue et à la négociation avec lui. 22/01/2011 P/ Le Gouvernement Provisoire Kabyle Ferhat Mehenni

             

                                                   Présidence
                                   Algérie : Départ de Bouteflika !


Après 23 ans à la tête de la Tunisie, Benali prend la fuite avec au moins 66 cadavres sur la conscience. Le vaillant peuple tunisien est venu à bout de celui qui l’a tant bâillonné. Le Gouvernement Provisoire Kabyle (l’Anavad) souhaite à la Tunisie un avenir de liberté, de démocratie et de respect des droits humains dans la stabilité politique et la prospérité économique.
Les médias français qui relaient l’information sur la Tunisie, de manière ininterrompue depuis le début des événements, a étrangement gardé le silence sur ceux qui se déroulaient en même temps à travers le territoire du voisin algérien.
En Algérie, sur le plan politique, malgré une semaine de violences populaires qui ont touché l’ensemble du pays et occasionné de nombreux morts et blessés, l’homologue de Benali n’a même pas daigné s’adresser aux Algériens. Aujourd’hui, s’il lui reste un minimum de dignité, il doit démissionner.
Bouteflika, s’il n’est pas déjà mort, connaîtra bientôt le même sort.
La Kabylie qui, pour la 10e fois, va commémorer dans la douleur ses 127 morts du « Printemps Noir » 2001, ne renoncera pas à le chasser du pouvoir et à lui faire payer les crimes dont il a la responsabilité, à la tête du régime. Tant que justice ne sera pas rendue pour nos enfants assassinés ceux-ci nous interpelleront. Et ceux qui sont tombés ces jours-ci dans d’autres parties du pays appellent aussi justice.
Mercredi 12/01/2001, le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) a organisé avec succès une marche à Tizi-ouzou ayant regroupé, selon la police, 6000 manifestants. Ceux-ci ont bravé la terreur du pouvoir et déjoué la manœuvre d’infiltration par des casseurs qui, ramenés d’ailleurs, avaient pour mission de donner une image négative et non politique de cet événement. Le Gouvernement adresse ses félicitations à l’ensemble des femmes et des hommes ayant répondu à l’appel du devoir.
A Tuvirett (Bouira) les étudiants kabyles, ne voulant pas exposer leur marche, le même jour, dans cette ville du Sud de la Kabylie, au même danger ont défilé par milliers dans l’enceinte de l’université Mohand Oulhadj At Wakli.
Dans la même Wilaya, un entrepreneur fut kidnappé trois jours auparavant. Le Gouvernement Provisoire Kabyle a soutenu une marche des citoyens pour la libération de l’otage. Elle fut obtenue le soir même après la mobilisation de milliers de citoyens qui ont convergé à Imceddalen. L’Anavad remercie les marcheurs pour leur sens de la solidarité et du devoir.
Il y a deux jours, à Ighil Ali, dans la Wilaya de Vgayet (Béjaïa), un paisible père de famille est abattu par l’armée déployée en surnombre en Kabylie contre le peuple kabyle depuis 2004.
Ainsi, pendant que des relais du pouvoir allumaient le feu partout, la Kabylie refuse le chaos et rappelle ses priorités politiques, dont l’autonomie régionale kabyle, le droit à la vie et à la sécurité, la liberté de culte et les droits des femmes.
L’Anavad demande une enquête internationale sur les crimes du régime comme l’assassinat de plusieurs opposants kabyles dont Krim Belkacem, Mouloud Mammeri, Tahar Djaout, Matoub Lounes, l’assassinat des 127 victimes du Printemps Noir de 2001 et celles d’aujourd’hui.
La Kabylie remarque que pour 66 morts, Benali est tombé. Bouteflika, après 127 morts en Kabylie a eu le culot de se représenter à deux reprises devant nous pour obtenir nos suffrages. Il continue de narguer les Kabyles, qu’il traite à ce jour en étrangers.
Aujourd’hui, le peuple kabyle est décidé à s’affranchir de l’oppression et de la répression dont il est victime depuis tant d’années. La communauté internationale sera bientôt amenée à reconnaître notre Gouvernement Provisoire Kabyle pour franchir cette ultime étape de notre combat.
L’heure est donc historique. Il est temps que toute la Kabylie se mobilise pour arracher son autonomie régionale. L’arracher avant le 20 avril 2011.
L’Anavad appelle à l’unité des rangs du peuple kabyle pour aller de l’avant et accomplir au plus vite son devoir de préparer à ses enfants un avenir de paix et de liberté.

La victoire est toute proche. Restons unis.

VIVE LA KABYLIE AUTONOME !

VIVE L’ALGERIE DES PEUPLES MAITRES DE LEUR DESTIN !

Paris le 15/01/2011

Pour l’Anavad, le Président Ferhat Mehenni

 

                           Anavad – GPK

 

                         Les émeutes gagnent la Kabylie

 

Les localités kabyles de Tazmalt, Akbou et Ighzer Amokrane se sont enflammées jeudi 06/01/2011. Des populations en colère ont saccagé des édifices publics et assiégé les commissariats de police. Déjà la veille, une tentative de manifestation a avorté à Tizi-ouzou. Rappelons qu’une vague de mécontentement par rapport à la cherté de la vie et au manque de logement embrase depuis trois jours Alger et Oran. Ces émeutes rappellent à s’y méprendre celles d’octobre 1988 et celles de Kabylie du printemps 2001. Elles sont, au début, initiées par des hommes qui, au sein pouvoir, manipulent la rue pour mieux se débarrasser de leurs rivaux au sommet de l’Etat.

Il est honteux qu’un pays se réclamant ostentatoirement doté d’une réserve de change des plus enviables (plus de 150 Mds de $ US) de par le monde, ait des populations démunies et affamées et une jeunesse qui ne rêve que de le fuir à bord de la première embarcation de fortune à portée de la main.

Toutefois, en gagnant la Kabylie cette agitation populaire change de nature. Tout en restant solidaire des luttes sociales avancées en dehors de son territoire, la Kabylie met d’abord en avant ses revendications politiques. La Kabylie ne saurait désormais être détournée de son aspiration à l’autonomie. Le peuple kabyle est irréductible à de simples questions sociales quand bien même légitimes. Elles ne sont que l’expression de revendication d’un destin kabyle de liberté. Nos enfants ne sauraient être de nouveau sacrifiés sur l’autel de la lutte des clans pour le pouvoir au sommet de l’Etat.

L’Anavad apporte son soutien à ce mécontentement général et légitime qu’il y a lieu d’organiser partout à l’occasion de ce Yennayer 2011.

Le Gouvernement Provisoire Kabyle appuie les revendications sociales exprimées par les manifestants d’Oran et d’Alger. Il rappelle à chacun que le devoir de solidarité aurait plus de sens dans la réciprocité. Ainsi, si les Kabyles soutiennent les autres Algériens dans leur lutte pour la vie chère et pour un logement décent, ils espèrent que les émeutes kabyles pour des revendications politiques, notamment celle d’une autonomie régionale, reçoivent aussi le soutien du reste du pays.

L’Anavad appelle à marcher ces jours-ci dans toutes les localités de la Kabylie en mettant clairement en avant nos mots d’ordre. A cette occasion, il met en garde le pouvoir algérien contre le réflexe répressif. Il sera tenu pour responsable de la moindre goutte de sang kabyle qui serait versée lors des prochaines manifestations.

Par ailleurs, les crimes qu’il a commis lors du Printemps Noir (2001-2003), plus de 127 morts, sont aujourd’hui un dossier ficelé dont auront à connaître incessamment les instances internationales.

Paris, le 06/01/2011

 

Pour l’Anavad - Ferhat Mehenni

 

 

                      Appel à Sit-in le 08 novembre à Aqvu

10 Kabyles seront déférés devant la justice pour délit religieux le 8 novembre à Akbou.
Ci-dessous l’appel lancé à la population kabyle par le MAK pour un sit-in devant le tribunal d’Akbou.
Rappelons que Tahar Amichi est lui aussi convoqué par le tribunal de Vgayet pour avoir collé des affiches du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK). Un appel pour le soutenir devant l’injustice algérienne a également été précédemment émis par le Gouvernement Provisoire Kabyle et le MAK.

 ANAVAV AQVAYLI UiIL
TIMANIT I TMURT N IQVAYLIYEN

IΓZER AMEQQRAN ASSUME SA KABYLITÉ
AQVU REFUSE LA SOUMISSION

Après Asqif (Michelet), Larvεa n At Yiraten ; encore une fois, le pouvoir d’Alger s’acharne et impose une nouvelle épreuve au peuple kabyle par l’instrumentalisation éhontée de la justice.

Malgré la relaxe prononcée contre les citoyens d’Asqif le 5 octobre 2010, injustement déférés devant la justice par l’acharnement de la police et du procureur locaux.

Malgré l’expression d’apaisement annoncée par le tribunal de Larvεa n At Yiraten, le 26 septembre contre d’autres citoyens innocents, la justice continue et persiste à poursuivre de jeunes citoyens kabyles contre lesquels aucune réquisition n’est permise.

Le peuple kabyle ne peut plus tolérer ces atteintes récurrentes à ses libertés fondamentales séculaires.

Iγzer ameqran, fief de la résistance, ne peut offrir en holocauste ses enfants à la vindicte d’un régime en mal de reconnaissance en Kabylie. Aqvu refuse d’être le théâtre d’une comédie judiciaire où devrait s’exécuter des sanctions injustes contre ses propres citoyens.

Soyons toutes et tous au sit-in le 8 novembre 2010 devant le palais de justice d’Aqvu (Akbou) pour soutenir les citoyens kabyles d’Iγzer Amuqran injustement incriminés par le pouvoir raciste d’Alger.

 

TUDERT I TMURT N IQVAYLIYEN
VIVE LA KABYLIE LIBRE ET AUTONOME

 

                  

                    GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE

               Kabylie - 5 juillet 1962 : Le rêve devenu cauchemar

Le 5 juillet évoque pour la Kabylie deux événements historiques d’un même drame : La perte de sa souveraineté. Par l’invasion coloniale en 1830 qu’elle avait contenue pendant plus de quarante ans, et l’indépendance confisquée en 1962 par la force brutale du pouvoir algérien.

 

La Kabylie bafouée et martyrisée depuis 48 ans ne peut se reconnaître dans une date anniversaire qui a inauguré pour elle une nouvelle colonisation pire que celle dont elle venait de se défaire au prix d’indicibles souffrances. Elle ne donc peut célébrer une date qui a doublement fait son malheur.

La guerre de Kabylie, de fin septembre 1963 à la mi-mars 1964, a définitivement dressé le peuple kabyle contre le pouvoir algérien.

Le fossé qui les sépare aujourd’hui est un abîme de souffrance engendrée par cette répression antikabyle aussi vieille que l’Algérie « indépendante ». L’acharnement du pouvoir algérien à gommer la langue et l’identité kabyles n’a d’égale que la détermination du peuple qui les porte à arracher sa reconnaissance officielle et la plénitude de ses droits légitimes.

 

La Kabylie qui a payé le prix le plus fort pour l’indépendance du pays ne peut pardonner à l’Algérie officielle les 400 morts de 1963-64, l’exil de ses hommes politiques, les souffrances de 1980, le boycott scolaire et tous les assassinats ayant ciblé nos hommes politiques et nos intellectuels et qui n’ont pas épargné les 128 victimes du Printemps Noir (2001-2003). Tel est le bilan de ces 48 ans de chaines et de malheur que l’Algérie officielle exhibe comme trophée, haut-fait d’armes.

 

La Kabylie porte, dans sa chair et dans son âme, toutes les épreuves sanglantes et les humiliations qu’elle a subies depuis l’indépendance de l’Algérie, comme sa plus belle parure sur le front de sa mémoire.

Elle n’oubliera jamais que c’est le 5 juillet 1962 que son rêve de liberté s’est transformé en un horrible cauchemar de répression, de déni et de dictature.

Aujourd’hui, c’est au nom de toutes ses douleurs qu’elle exige repentance de la part de l’Algérie officielle et qu’elle se fraye son chemin d’émancipation de la tutelle morbide d’un pouvoir criminel.

En se dotant d’un Gouvernement Provisoire Kabyle, l’Anavad, comme elle dota hier l’Algérie d’un GPRA, elle sait que le jour n’est pas loin où elle se réconciliera avec son environnement politique immédiat, mais avant tout, dans le respect de ses propres valeurs, de sa propre identité et de sa liberté.

Le Gouvernement Provisoire kabyle lance un appel aux villages et aux quartiers kabyles pour se tenir à l’écart des « réjouissances » célébrant la domination antikabyle. Il les invite à se rapprocher davantage de l’Anavad pour que celui-ci subventionne en partie leurs projets dans les domaines de la langue et de la culture, de l’eau et de l’électricité.

Avec le Gouvernement kabyle, le rêve est de nouveau permis.

 

Vive la Kabylie libre et autonome
Vive l’Anavad

Pour le gouvernement provisoire kabyle en exil
Le Président, Ferhat At S
iid


Site internet de l'Anavad, le Gouvernement Provisoire Kabyle :

http://www.kabylie-gouv.org

 

 

                          

                       GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
            Ministère de la communication, de la justice et des droits humains

                         Assassinat de Matoub Lounès, 12 ans après

 

Le 25 juin 1998, en début d’après midi, près de Tizi-Wezzu, le chanteur kabyle Matoub Lounès tomba dans une embuscade attribuée beaucoup trop vite aux terroristes islamistes.

Sa voiture portant les impacts de près de 80 balles, crédite plutôt la thèse d’une mise en scène où seule la cible désignée est éliminée

Depuis, la Kabylie, qui n’en est pas dupe, ne cesse de désigner le pouvoir algérien comme étant le commanditaire cet ignoble assassinat.

Officiellement, c’est à la Brigade de Gendarmerie d’At Dwala, impliquée dans la conduite de l’opération de liquidation de Matoub Lounès, que l’enquête fut confiée. Ainsi, comme le dit l’adage kabyle, on se retrouve dans la situation de celui qui «mange avec les loups et pleure avec les bergers ».(« Içça d wuccanen, ittru d imeksawen ».

Un malheureux soi-disant suspect fut arrêté en 1999. Malgré les pressions et la torture, il clame toujours son innocence derrière les barreaux de la prison où il croupit sans jugement, depuis plus de dix ans !

La fragilité des preuves fabriquées est à l’origine de l’impossible procès, maintes fois annoncé et toujours reporté sans explication. Pour savoir qui était derrière l’assassinat de Lounès Matoub la seule question susceptible d’apporter des éclaircissements est : A qui profite le crime ?

Le contexte politique d’alors pourrait nous en éclairer un peu. Les Clans rivaux au sommet de l’Etat se donnaient volontiers pour noms les « éradicateurs » et les « réconciliateurs. Ces qualificatifs, qui se jouaient de l’opinion publique, ne s’opposaient dans les faits que pour le contrôle réel du pouvoir et non sur la ligne politique vis-à-vis du terrorisme islamiste. La preuve en est que ce sont ces mêmes « éradicateurs », opposés à toute négociation avec les terroristes, qui ont défendu la « réconciliation nationale », réalisé « l’Alliance Présidentielle » actuelle avec des ministres théocratiques, et qui construisent à Alger la plus grande mosquée d’Afrique.

Le Général Liamine Zeroual était président de la république mais son clan de « réconciliateurs » perdait du terrain au profit des « éradicateurs ». Ses proches collaborateurs, notamment le Général Betchine, étaient mis à mal par des affaires de corruption à grande échelle révélées par la presse travaillant pour le clan adverse. Ces estocades réussies, il fallait lui porter le coup de grâce que l’on va chercher diaboliquement du côté de la Kabylie.

La première amorce fut la remise en perspective de la loi sur la généralisation de l’arabisation. Une provocation contre la Kabylie qui bouillonnait de colère mais sans descendre dans la rue comme escompté par les stratèges « éradicateurs ». C’est à ce moment-là que le scénario de l’assassinat de Matoub fut imaginé.

Son assassinat eut tout de suite les effets attendus : La Kabylie était dans la rue pendant près d’un mois, le Général Zeroual accepta de démissionner et les « éradicateurs », la veille opposés à tout dialogue avec les islamistes, vantent subitement les bienfaits de la « Réconciliation Nationale » prônée par leurs adversaires dits « réconciliateurs »

Ainsi, l’assassinat de Matoub Lounès était un élément clé d’un coup d’Etat contre Zeroual et le Clan de l’Est au profit de Bouteflika et son Clan de l’Ouest ; le tout, mené de main de maître par le Département du Renseignement et de la Sécurité.

Il n’y aura, donc, pas de procès dans l’immédiat sur l’assassinat de Matoub Lounès. Ce serait celui du coup d’Etat qui a porté Bouteflika et son clan au pouvoir. Il faut un retour du balancier au profit du Clan de l’Est pour que cela puisse être programmé mais sous forme d’un règlement de comptes entre clans et probablement comme élément d’un nouveau coup d’Etat des ex « réconciliateurs ».

Le peuple kabyle, loin des putschistes du sérail, continuera de chérir le nom de Matoub, son œuvre et son combat, comme il le fait pour tant d’autres kabyles victimes d’assassinats politiques algériens.

Toutefois, il a cessé de les pleurer. L’espoir a submergé les larmes ! L’Anavad (gouvernement kabyle) dont il vient de se doter, avec son ministère de la justice et des Droits Humains, œuvrera inlassablement à démasquer les assassins et leurs commanditaires pour rendre justice aux victimes et à leurs proches.

Le Gouvernement Provisoire kabyle, en attendant de mettre sur pied les institutions judiciaires de la Kabylie, ses Cours et ses Tribunaux, et sans préjuger des résultats des futures investigations, appelle à une enquête internationale sur ce crime odieux comme sur tous ceux du printemps noir de 2001 à 2003.

Il rejette la loi sur la réconciliation nationale qui absout les assassins sans procès préalable. Il refuse que les crimes contre l’humanité commis par le pouvoir algérien en Kabylie soient amnistiés ou prescrits. Il dénonce une justice aux ordres, l’instrumentalisation de l’Islam et renvoie dos à dos le terrorisme islamiste et les la dictature des généraux.

 

Lyazid Abid - Ministre de la Communication, de la Justice et des Droits Humains

 

 

 

GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE

CEREMONIE D’INSTALLATION DU GPK

DISCOURS PRESIDENTIEL INAUGURAL

Honorables invités, très chers compatriotes.

Le cours de l’histoire de la Kabylie a enfin son aboutissement. Aujourd’hui est un très grand jour pour nous. Toutes les entreprises politiques kabyles depuis 1857 cherchaient inlassablement, dans les ténèbres, la voie vers ce grand jour auquel nous sommes en train de donner naissance, cette lumière que nous sommes en train d’allumer ensemble à travers cette cérémonie officielle d’installation du premier gouvernement kabyle moderne. Même si cela se fait à partir de cette terre de liberté qu’est la France que nous remercions pour son hospitalité, grâce à la force des médias et des nouvelles technologies qui anéantissent magiquement les distances, la Kabylie en est largement éclairée. Oui, le Gouvernement Provisoire Kabyle, plus qu’une lueur d’espoir, est un jour nouveau qui se lève sur le peuple kabyle, sur les villages, les villes et les majestueuses montagnes de la Kabylie.

A cette occasion, permettez-moi d’inviter à ce moment d’émotion, Fadma N Soumer, Cheikh Aheddad et Mokrani, Said Boulifa, Belaid At Ali, Si Moh U Mhand et Cheikh Mohand U Lhusin, Lvacir Amellah, Amar Imache, Ali Laïmeche, Bennaï Ouali, Amar At Hamuda, M’Barek At Mangellat, Abane Ramdane, Amar At Chikh, Amirouche, Abderrahmane Umira, Mouloud Feraoun, Krim Belkacem, Taos Amrouche et sa famille, Ali Mecili, Mouloud Mammeri, Tahar Djaout, Mbarek Mahiout, Rachid Tigziri, Tahar Oussedik, Mahfoud Boucebci, Kamira Nait Sid, Mustapha Bacha, Smail Yefsah, Hamid Mahiout, Muhand U Harun, Matoub Lounes, Bessaoud Mohand Arav et tant d’autres encore dont, par ignorance ou par étourderie, je n’ai pu citer, ici, le nom et devant lesquels je m’excuse.

Permettez-moi d’inviter à cette cérémonie du Jugement de l’Histoire pour leur rendre justice, les victimes kabyles du Printemps Noir, de Guermah Massinissa à Kamel Irchane, ce jeune qui, dans son ultime effort et avant de tomber sous les balles des gendarmes algériens, écrit sur un mur, avec son propre sang le mot LIBERTE.

Permettez-moi, enfin à titre personnel, de mettre à mes côtés, mon fils Ameziane assassiné à l’âge de 30 ans, pour me châtier d’avoir osé la liberté du peuple kabyle.

Honorables invités, Ayssetma Aytma,

Nous sommes un peuple qui chérit la liberté depuis la nuit des temps. Tout le long des siècles, nous nous sommes organisés en républiques villageoises, confédérées selon les besoins de l’époque et les vicissitudes de l’Histoire. Tamurt N Yeqvayliyen a de tout temps préféré la liberté de chacun au joug de tous. Ses enfants s’unissent toujours face à l’ennemi, face au malheur et à l’adversité et s’en retournent à leurs libertés individuelles et collectives une fois la menace écartée. Notre attachement à la liberté était et demeure consubstantiel à notre culture qui nous prémunit contre le crime et la délinquance au point de n’avoir jamais jugé nécessaire de bâtir une prison. Nous les Kabyles, nous sommes un grand peuple.

Basé sur la tolérance religieuse et le respect des droits individuels et collectifs, nous n’avons pas connu de guerres de religion et nous sommes les premiers surpris par la fulgurante émergence de l’intolérance islamiste autour de la Kabylie. Nous avons toujours été altruistes et généreux.

Au lendemain du 5 juillet 1830, même si nous n’avions jamais reconnu le Dey d’Alger et la Régence Turque, nous n’avions pas hésité à porter secours au voisin algérois pour empêcher le débarquement français à Sidi Ferruch.

Le 14 octobre 1839, le Général Shneider, Ministre français de la guerre créa par décret l’Algérie. En 1848 celle-ci était partagée en départements dont ne faisait pas encore partie la Kabylie. L’Algérie et la Kabylie avaient bien existé distinctement l’une de l’autre avant 1857. Toutefois, nous considérions et continuons de considérer que notre environnement immédiat fait partie de notre espace de sécurité, de liberté et de prospérité économique.

En 1926, nous avions créé l’Etoile Nord-Africaine pour décoloniser toute l’Afrique du Nord. Pour autant, le Maroc et La Tunisie qui en font naturellement partie n’ont, jusqu’à aujourd’hui, aucune prétention territoriale sur la Kabylie. Le Mouvement indépendantiste algérien était majoritairement kabyle même si son commandement était volontairement confié à Messali Hadj, originaire de Tlemcen. La guerre pour l’indépendance de l’Algérie, reposa pour l’essentiel sur la Kabylie qui en paya le prix le plus fort. La 7e Wilaya, la Fédération de France était animée et financée à plus de 80% par des Kabyles.

En 1962, l’Algérie accéda à son indépendance et la Kabylie à un nouvel enfer. Niée dans son existence, c’est avec le langage de l’époque, celui des armes, que la Kabylie exprima sa volonté de liberté et d’existence le 29/09/1963. Exténuée déjà par la guerre d’indépendance, pour son malheur, elle dut s’incliner devant les armées des frontières qui n’avaient pas passé leur temps comme elle à affronter les forces militaires coloniales.

Depuis sa défaite, la Kabylie est désignée à la vindicte nationale. Pour camoufler sa gabegie, sa dictature, les innombrables violations des droits de l’homme, la rapine et le régionalisme, le régime algérien, de Ben Bella à Bouteflika, a fait de l’épouvantail kabyle l’élément fédérateur autour de lui.

Niés dans notre existence, bafoués dans notre dignité, discriminés sur tous les plans, nous nous sommes vus interdits de notre identité, de notre langue, et de notre culture kabyles, spoliés de nos richesses naturelles, nous sommes, à ce jour, administrés tels des colonisés, voir des étrangers en Algérie.

Qui peut nous dire aujourd’hui combien de Kabyles furent torturés, assassinés et emprisonnés pour délit d’identité ?

Qui peut nous révéler combien de cadres furent bloqués dans leur promotion administrative sur la simple considération du lieu de leur naissance ? Combien de brillants officiers dans l’ANP furent envoyés prématurément en retraite pour éviter que les Kabyles ne s’accaparent du pouvoir militaire, le vrai pouvoir en Algérie ?

Qui peut nous dire combien de projets économiques et financiers furent détournés de la Kabylie pour les affecter ailleurs ? N’était l’émigration kabyle en France, on mangerait encore des racines comme au temps de la misère. Qui peut nous montrer par les chiffres la pression fiscale exercée sur les commerçants et les entrepreneurs kabyles pendant que les autres en sont épargnés.

Combien de bacheliers kabyles jusqu’ici ont été orientés d’office sur des cursus universitaires religieux ou littéraires contraires à leurs vocations et à leurs aspirations modernistes ?

Honorables invités, ayssetma, aytma,

Aujourd’hui, si nous en sommes à mettre sur pied notre Gouvernement Provisoire, c’est pour ne plus subir ce que nous endurons d’injustice, de mépris, de domination, de frustrations et de discriminations depuis 1962. Nous en avons assez d’être un peuple dominé, agressé et blessé dans notre chair et dans notre âme par ceux-là mêmes qui ont récolté le fruit de nos efforts de liberté et de dignité contre le colonialisme.

Nous en avons assez de les voir s’ériger en nouveaux colons se comportant envers nous en éternels colonialistes, en ennemis mortels.

La violence et la répression systématiques du régime contre les élans de liberté de la vaillante jeunesse kabyle ne peuvent cesser qu’à partir du moment où notre destin sera enfin entre les mains de la Kabylie.

En 1992, au début du phénomène islamo-terroriste, la Kabylie en était totalement épargnée. C’était un pays de paix, de tolérance et de respect des croyances de chacun. Curieusement, depuis l’accord signé par le pouvoir avec les islamistes en 1996, elle est devenue le lieu d’investissement militaire des deux camps. C’est à partir de cette année-là que notre terre natale est transformée en cauchemar d’insécurité et de banditisme.

Le nombre de barrages militaires sur les routes de la Kabylie est étrangement proportionnel à celui des actes terroristes et à la circulation de la drogue. Ce sont des terroristes islamistes repentis qui sont envoyés comme prêtres dans les villages kabyles ou comme nouveaux résidents chez nous, refusant de parler notre langue ou de respecter notre culture et nos mœurs. Nos entrepreneurs et leurs proches sont devenues des proies faciles à des ravisseurs qu’il serait naïf de croire qu’ils agissent sans complicité au sein de la hiérarchie sécuritaire, du pays.

Les investisseurs en Kabylie sont ainsi poussés à la quitter pour d’autres cieux moins violents.

Bref, l’Algérie veut détruire un territoire de liberté pour le livrer à l’obscurantisme et à l’intégrisme islamiste international. L’Algérie veut tuer le droit à la différence, le droit à la transparence politique et économique à laquelle aspire la Kabylie.

Le Pouvoir veut livrer la Kabylie à EL Qaeda pour, pense-t-elle, pourfendre plus efficacement le monde occidental, le monde de la liberté.

Si nous mettons sur pied le GPK, c’est pour que les plaies que nous venons d’énumérer guérissent enfin.

D’abord, nous nous devons de prendrons notre école en main. Ce n’est pas pour y interdire une quelconque langue, la Kabylie et ses futures générations auront besoin de la maîtrise de toutes les langues du monde. Elle doit pour autant s’occuper avant tout de l’enseignement de la sienne, la langue kabyle. Nous n’avons pas le droit de laisser nos enfants à des charlatans et des fanatiques islamistes qui leur inculquent dans l’école algérienne le désir de la mort, pour les autres ou pour eux, mais nous avons à leur enseigner l’amour de la vie et du prochain.

Les sciences et la technologie, conjuguées à l’ouverture des sciences humaines, feront de nos universités déjà bondées des lieux de l’innovation et du développement de l’intelligence humaine au service de notre peuple, de notre environnement humain et de ‘humanité toute entière.

Nous ne voulons plus assister chaque été, impuissants, aux feux de forêts que des gendarmes ou des militaires allument volontairement y compris pour ravager nos oliveraies La sauvegarde de notre environnement et de sa biodiversité est un élément vital pour nous, y compris pour lutter contre l’avancée lointaine du désert. L’économie en Algérie est basée sur l’obligation de partenariat avec la hiérarchie politico-militaire. Si un investisseur n’a plus de « protecteur » il dépose le bilan aussitôt. Nous voulons faire de la Kabylie un lieu de la libre entreprise sans pour autant renoncer aux services publics indispensables à toute société. Le Travail et le mérite y seront particulièrement valorisés.

Nous ne supportons plus d’aller dans des tribunaux où notre langue est interdite. Nous voulons que les projets financés par des dons étrangers ne nous soient plus interdits par le pouvoir algérien. Dernièrement un don de 500 000$ pour une opération écologique en Kabylie fut refusé par le gouvernement algérien qui exige qu’il aille à une autre région du pays.

Nous voulons des institutions conformes à nos traditions et à notre culture. Le découpage administratif qui charcute et dépèce petit à petit le territoire kabyle est inacceptable.

Honorables invités, permettez-moi de m’adresser à mes chers compatriotes kabyles

Ayssetma, aytma,

Notre action est pacifique. Nous aimons la vie et chérissons la liberté. La dignité humaine est au centre de nos préoccupations. Nous respectons toutes les valeurs universelles et la Kabylie en est le cœur en Algérie. Nous installons le GPK pour défendre nos droits en tant que peuple face à l’Etat algérien qui les bafoue. Nous avons désormais une égide, un avocat, un instrument au service de nos intérêts collectifs et individuels. Je vous invite à faire corps avec lui, à le renforcer et à lui donner de la vigueur. Le GPK est la meilleure création de la Kabylie depuis la nuit des temps. Faisons-en tous notre propriété, il se fera notre défenseur, notre protecteur et incarnera notre dignité et liberté. Faisons en sorte où que nous soyons qu’il soit notre fierté. Participons à ses débats et à ses actions politiques, diplomatiques et culturelles. Aidons le GPK, il nous aidera au-delà de nos espérances.

Nos bras sont ouverts et nos mains sont tendus vers toutes et tous les Kabyles. Nous sommes des frères quelles que puissent être nos divergences et nos différences politiques. Cette phase de notre histoire vous interpelle solennellement. Celles ou ceux qui estiment devoir faire de nous des adversaires se trompent de cible, de combat et d’alliés. Le peuple kabyle doit aller de l’avant. Il n’a plus le droit de subir sa propre histoire mais d’en être l’artisan. Nous n’avons plus à revivre, démunis, des printemps sanglants. Nous avons pour devoir d’anticiper et de prévoir les écueils et les épreuves pour protéger nos enfants de la violence armée dont fait usage banal le pouvoir algérien contre eux. Nous avons droit au respect au même titre que tous les peuples de la Terre.

Je dois vous avouer une faiblesse. Nous n’avons pas d’argent. Il serait bon que chacun cotise autant qu’il peut pour que le GPK vive et qu’il élève puissamment à travers le monde la voix du peuple kabyle.

Je m’adresse aussi au reste des Algériens.

Nous sommes frères de tout le monde à commencer par les Algériens dont nous faisons partie. Si nous revendiquons notre identité et nos institutions propres comme ce gouvernement, c’est aussi par respect à vous tous. La différence identitaire n’empêche ni la fraternité ni la solidarité et encore moins la coopération et la sociabilité. Les droits que nous voulons pour nous-mêmes, seront aussi des droits pour vous. Ce que la Kabylie va arracher pour ses enfants pourra vous servir d’exemple en faveur de vos propres enfants. Les droits que nous arrachons pour nous ne vous seront pas enlevés à vous, mais au contraire deviendront un point d’appui pour que vous les ayez un jour. La Kabylie ne vous lâche pas. Elle se donne juste les moyens aujourd’hui qui lui permettront de mieux vous aider demain. Respectez la volonté de la Kabylie vous respecterez un peu plus la vôtre.

Honorables invités étrangers.

La Kabylie autonome et le Gouvernement Provisoire Kabyle pourraient devenir l’un des meilleurs facteurs de stabilité de l’Afrique du Nord. Sa reconnaissance au plan international donnera une chance supplémentaire à la paix non seulement dans la région mais également dans le monde. Il n’y aura jamais assez de messagers de la paix pour l’humanité et la Kabyle aspire à en être un. Nous avons besoin de votre soutien et de votre aide politique et matérielle car nous sommes l’antithèse de la violence et du fanatisme.

Si nous voulons émerger sur la scène diplomatique ce n’est pas sans raison. Les valeurs et la culture kabyles constituent une arme sans commune mesure pour le reflux des idées islamistes et intégristes. Sans aucun moyen autre que nos idées nous avons empêché le terrorisme international de s’installer chez nous malgré le soutien que lui garantit le régime. Nous ne lui permettons pas d’avancer. Même si le pouvoir algérien le couve et l’entretient sur notre territoire, le peuple kabyle tourne le dos à l’un et à l’autre.

Par ailleurs, nous ne voulons plus qu’au nom du peuple kabyle et dans son dos des alliances secrètes et dangereuses pour la liberté et l’humanité se nouent. Je veux parler de cette alliance tue avec l’Iran, ce pays de Mollahs lancé dans la course à la prolifération nucléaire, menaçant la sécurité internationale et les équilibres des forces stratégiques assurant jusqu’ici une relative paix dans le monde.

La liberté de circulation des personnes et des marchandises doit profiter à tous les peuples. Il faut que les ressources naturelles ne soient plus accaparées au service des dictatures et des efforts d’armement pour menacer des voisins plus fragiles.

Honorables invités, ayssetma, aytma,

Avec l’émergence du GPK, il y a début de naissance d’un nouveau monde plus libre et plus paisible. Bientôt d’autres peuples d’Afrique et d’Asie suivront notre exemple que nous tenons pour partie des Kurdes d’Irak.

En tant que président du GPK, j’en félicite la Kabylie, l’Algérie, l’Afrique du Nord, le Bassin Méditerranéen, l’Afrique et toute l’humanité.

Nous voici, au terme de notre acte de naissance. Mesdames et Messieurs, voici les membres du GPK.

 

GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
G—P—K

LISTE DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT

La formation du GPK obéit à trois contraintes majeures : La confiance, l’équité entre les trois grandes sous entités régionales kabyles (Tuvirett, Vgayet et Tizi-ouzou), une indispensable présence féminine :

 

- 1) Ferhat Mehenni, Président
- 2) Arezqi Boussaid : Ministre des institutions, de l’administration et de la sécurité (Intérieur)
- 3) Arezki At Hemmuc : Ministre des Relations Internationales
- 4) Lyazid Abid : Ministre de la communication, de la justice et des droits humains,
- 5) Idir Djouder : Ministre de l’économie et des finances, de l’environnement et de l’aménagement du territoire
- 6) Lhacene Ziani : Ministre de la langue kabyle, de l’enseignement, de la recherche scientifique et de la formation
- 7) Mouloud Merhab : Ministre du dialogue et de la médiation avec la société civile
- 8) Amgoud Djamila : Ministre de la culture
- 9) Malika Mouaci : Ministre de la santé et de la solidarité
- 10) Makhlouf Idri : Ministre de la jeunesse et des sports, Porte-parole du Gouvernement

 

 

            MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DELA KABYLIE

                                       Le Conseil National

                                       DÉCISIONS

 

Après la consécration largement exprimée de l’action de notre Mouvement en Kabylie à l’occasion de manifestations populaires ; notamment en avril 2009 et l’expansion de 2010 qui a vécu avec bonheur l’adhésion à son action à Bouira, Sétif et Boumerdès ;

Après des consultations avec des personnalités politiques, des artistes, des acteurs de la société civile, des personnalités sans attachement et des citoyens anonymes qui ; tous et sans exception, enthousiastes à la proclamation du Gouvernement Provisoire de la Kabylie considérée par chacun comme l’aboutissement d’un combat, ont adhéré sans équivoque à la nécessité de doter le Mouvement, et à travers lui, la Kabylie,  d’une représentation organique qui l’incarne et le représente officiellement auprès des instances locales et internationales ; le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie a réuni le 22 mai 2010 un conseil national élargi afin d’examiner la situation.

 

Après en avoir discuté et délibéré, le Conseil National du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie a organisé des élections afin de pourvoir au poste de Président du GPK. Dans le respect de la démocratie et de l’attente légitime de chacun, le Conseil National s’est exprimé.

 

 

1 – PRÉSIDENCE DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE DE LA KABYLIE

 

Le Conseil National demande à l’unanimité à M. Ferhat Mehenni d’assurer la  Présidence du Gouvernement Provisoire de la Kabylie (GPK).

Pour la formation de l’Exécutif du GPK, le Conseil National, sur la base du rapport préliminaire de la Commission du Dialogue et des Consultations, recommande de pourvoir en priorité aux postes sensibles suivants :

- Éducation,

- Justice,

- Économie

- Culture

 

2- PRÉSIDENCE DU MAK

 

Dans le cas d’un impossible cumul de mandats, et conformément aux statuts et aux textes réglementaires du MAK, le Conseil National souhaiterait que le président du Conseil National soit nommé par le président du MAK pour assurer l’intérim du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie dans l’intervalle qui sépare l’organisation du 2ème congrès de Mouvement.

 

Par ces faits, Cette fonction lui donnerait mandat à procéder aux réaménagements organiques indispensables au bon fonctionnement des structures du Mouvement.

 

 

KABYLIE, LE 22 MAI 2010

 

 

 

                            GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE - GPK

 

                  Contre le Gouvernement Provisoire Kabyle, la meute est lâchée.

Juste après la proclamation du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) par le président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), mercredi 21 avril 2010, une panique sans précédent s’est emparée du pouvoir algérien. On se souvient déjà qu’au lendemain du passage de Ferhat Mehenni à la tribune des Nations Unies, le 26/05/ 2009, aussitôt, le quotidien arabophone Echorouk avait titré un tissu de mensonges, « Ferhat Mehenni se réunit à l’ambassade d’Israël à Paris ». On devine aisément que c’est à ce même journal, réputé autant pour être le porte-parole d’un clan au pouvoir que pour ses « révélations » fantaisistes, que l’on fait de nouveau appel pour monter au créneau contre la proclamation du GPK. Cette fois, tout en reprenant son article republié pourtant le 16 juin 2009, il annonce à la une et en grosses manchettes, toujours dans la même veine : « Les services de renseignements marocains versent une mensualité estimée à 13000 euros pour Ferhat Mehenni ». Il écrit d’emblée : Des sources dignes de foi ont révélé à Echorouk que les services de renseignements marocains ont mis à la disposition du chanteur Ferhat Mehenni des « commissions financières » en contre partie de sa «Coopération » avec ses services. Outre que l’opinion serait plus édifiée de connaître ces « sources dignes de foi », je tiens à apporter le démenti le plus formel à ces allégations mensongères. En outre, si vraiment une coopération avec les services marocains serait estimée à 13 000 euros mensuels, cela supposerait-il dire qu’il suffise que l’Algérie me verse le double pour renoncer à cet acte historique par lequel nous avons fondé le premier Gouvernement Kabyle ? Que le pouvoir et tous ceux qui le croient sachent ceci :

POUR TOUT LOR DU MONDE JE NE RENONCERAIS A MON IDEAL DE BATIR UN ETAT KABYLE.

Tout le monde connait mon intégrité morale. A ce niveau de responsabilité historique, les hommes d’Etat ne sachètent jamais.

Dans ce vent de panique général qui pousse à des ripostes désordonnées, c’est le correspondant à Alger du Figaro, Arezki Ait Larbi qui s’est chargé d’ajouter un brin de suspicion à ce Gouvernement kabyle. Dans un article intitulé « La Kabylie se cherche une voie vers son autonomie » il finit en parlant de Ferhat Mehenni :

« Certains de ses conseillers, prompts à la surenchère, travailleraient, dit-on, pour les services algériens, qui tentent d'instrumentaliser ainsi la région dans les jeux claniques du sérail ». Il n’y a pas plus grande instrumentalisation de la Kabylie au service de la lutte des clans au sommet de l’Etat algérien que cette phrase. Appeler la Kabylie à se méfier de ceux qui la défendent au mieux de leur engagement et de leurs compétences.

Enfin, le pouvoir algérien devrait choisir qui des services marocains, israéliens ou les siens, seraient de connivence avec le MAK.

Tout cela est fadaises et ridicule !

Le Gouvernement Provisoire Kabyle est sur son orbite. Il oeuvrera à doter la Kabylie de ses propres institutions et parvenir à faire reconnaitre par le pouvoir algérien, la Kabylie en tant que peuple et en tant que nation.

Ferhat Mehenni

http://www.echoroukonline.com/fra/index.php?news=6115

http://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/04/les-services-de-renseignements.html

http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/21/01003-20100421ARTFIG00527-la-kabylie-cherche-sa-voie-vers-l-autonomie-.php

 

 

MOUVEMENT POUR L'AUTONOMIE DE LA KABYLIE EN FRANCE

                                              COMMUNIQUÉ DE PRESSE
 
Constitution dun gouvernement kabyle provisoire et nombreuses manifestations à loccasion du 30e  anniversaire du « Printemps berbère »
A loccasion du 30e anniversaire du « Printemps berbère », plusieurs manifestations se sont déroulées ce week-end à travers le monde. Demain, en Kabylie, à Tizi-Ouzou, Vgayet et Tuvirett verront certainement des dizaines de milliers de Kabyles descendre dans la rue pour commémorer le combat public initié il y a trois décennies pour la défense de nos droits mais aussi et surtout pour lui donner un nouvel élan.
 
Hier, en effet, à Paris, plus de 5000 personnes avaient répondu à notre appel. Le MAK tient à les féliciter pour leur mobilisation et leur adhésion à notre initiative. A l'issue de cette manifestation mémorable, Ferhat Mehenni, le Président du MAK (Mouvement pour lAutonomie de la Kabylie) a annoncé quil allait constituer un gouvernement kabyle provisoire. C'est un événement sans précédent dans l'histoire de la Kabylie de ces 150 dernières années. Une conférence de presse sera tenue ce 20 avril 2010, à Paris pour annoncer les modalités de la mise sur pied de ce gouvernement, ses objectifs, ainsi que les délais pour sa concrétisation.

Il sagit dune étape décisive dans notre lutte pour nos droits et libertés !
 
Le gouvernement provisoire pourra en effet être linterlocuteur légitime vis à vis d'Alger, devant l'opinion nationale et internationale, pour négocier les contours de lautonomie sans laquelle notre région et notre peuple ne se développeront jamais. Il sera également notre représentant à létranger si, comme on peut le craindre, Alger répond une fois de plus à nos demandes par la brutalité et la répression.
 
Ces dernières semaines, plusieurs délégations kabyles se sont entretenues notamment avec des députés au Parlement européen, avec des diplomates au Quai dOrsay, avec le Président de la Commission des Affaires Etrangères à lAssemblée Nationale française, des députés et élus belges, etc. Vendredi dernier, c'était M. Thierry Mariani, député UMP qui avait reçu notre délégation et ce matin, avec Mme Djouhra Abouda, c'était au tour de M. Bruno Leroux, député PS de nous a accueillir dans les locaux de l'assemblée Nationale Française.

Si demain, Alger ne reconnaît pas notre droit à lautonomie, nous pourrons aller plus loin grâce à notre gouvernement provisoire !
 
En avril 1980, la Kabylie sétait soulevée pour réclamer la reconnaissance de lidentité berbère en Algérie, le pluralisme politique et syndical ainsi que la promotion des droits de lHomme. La « démocratie » à laquelle nous avons accédé depuis 1988 est restée au stade dun pluralisme de façade. Derrière le FLN et ses alliés, cest toujours un pouvoir mafieux qui dirige et pille le pays. Laffaire Sonatrach de ces derniers jours en est la meilleure illustration. Mais  pour nous les Kabyles, rien na changé !
 
A lheure où nous nous levons à nouveau pour nos droits et ceux de nos enfants, nous nous rappelons également les martyrs du « Printemps noir ». En 2001, à la suite de lassassinat dun jeune kabyle par des gendarmes, des manifestations avaient été sauvagement réprimées : 128 kabyles furent abattus tandis que plusieurs milliers dautres étaient blessés et mutilés.
 
Leur sacrifice et leur mémoire doivent rester vivants !
 
Avec Ferhat Mehenni, nous appelons nos sœurs et frères résidant en Algérie à faire de ce 20 Avril 2010 le jour de Gloire de la Kabylie.
 
Vive la Kabylie Autonome !
Vive le Gouvernement Provisoire du peuple Kabyle !
Longue vie à la mémoire de nos martyrs !
 
Nous sommes nés libres, nous vivons en hommes libres et nous mourrons en hommes libres

 

Paris 19/04/2010

              

                  

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