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Le GPK axe sur un «déploiement diplomatique sans précédent»
en 2012
Le dernier Conseil des
ministres du Gouvernement provisoire kabyle (Anavad) a annoncé dans un
communiqué sanctionnant ses travaux qu'un déploiement diplomatique « sans
précédent » sera
opéré en 2012.
Le Gouvernement provisoire kabyle appelle le Conseil de Sécurité de l’ONU,
l’OTAN et l’AFRICOM à s’intéresser à la question kabyle et à examiner les
rapports étroits qu’entretient le régime algérien avec les terroristes d’AQMI
en Kabylie et dans le Sahel, indique le communiqué sanctionnant les travaux du
Conseil des ministres du GPK réuni le 29 janvier et signé par son porte-
parole, Makhlouf Idri.
Selon le GPK, après le déploiement militaire au nord, en Kabylie, le régime
algérien étend aujourd'hui son intervention au sud, dans l’Azawad. Aussi
suspecte qu'injustifiée, celle-ci vise à anéantir même le droit de tout peuple
à l’autodétermination et à la liberté. L’Anavad appelle la France, l’Union
Européenne et le Conseil de Sécurité de l’ONU à envoyer une force
d’interposition pour mettre un terme aux combats meurtriers entre les troupes
soutenant le gouvernement malien et celles du MNLA (Mouvement national pour la
libération de l'Azawad). De son côté, l’Anavad encourage toutes les initiatives,
en Kabylie et dans la diaspora kabyle, visant à soutenir les revendications et
les actions en faveur des droits des peuples kabyle, touaregs, et amazighs de
Libye
et ailleurs, précise le
communiqué.
En Kabylie, il est souligné que devant la répression des actions du MAK sur le
terrain, à la suite notamment du déploiement des troupes pour empêcher la
marche du MAK de Yennayer à Tizi-Ouzou le 12 janvier dernier, le Gouvernement
provisoire kabyle appelle la Kabylie à resserrer ses rangs et à se mobiliser en
masse pour défendre son honneur, ses libertés et ses droits légitimes.
«D’ores et déjà, le 20 avril 2012 se doit d’être une
démonstration de force kabyle d’une très grande envergure. A cette occasion,
les industriels et les commerçants kabyles, où qu’ils se trouvent, sont appelés
à participer à l’effort de financement du Gouvernement Provisoire Kabyle pour
mener à
bien son programme
d’action».
Sur le plan interne, le communiqué annonce la reprise de la délivrance de la
carte d’identité kabyle à partir du 1er mars 2012 et ajoute que conformément
aux décisions du 2e Congrès du MAK, « un Vice-président de l'Anavad sera nommé
avant le 15 mars 2012 et un élargissement du
Gouvernement provisoire
kabyle sera annoncé en même temps ».
Paris - SIWEL 03-FEV 2012
ANAVAD' AQVAYLI UÄD'IL
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA
Porte-parole du Gouvernement
Création d’un fond de solidarité avec le MNLA
Le président de l’Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle) et le représentant du
MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) au niveau de l’Europe se
sont de nouveau rencontrés suite à l’évolution de la situation dans l’Azawad.
Devant les évènements dramatiques vécus par le Peuple Touareg en ces temps de
guerre, le président du Gouvernement Provisoire Kabyle, Ferhat Mehenni, a
décidé la mise en place d’un fond de soutien humanitaire avec le MNLA au profit
des victimes de la guerre de libération de l’Azawad.
Un numéro de compte bancaire et Paypal pour l’acheminement des dons sera rendu
public dans les prochains jours. Le Président de l’Anavad a assuré le MNLA de
son soutien et de celui du Peuple Kabyle dans le juste combat que le Peuple de
l’Azawad mène pour sa liberté et sa dignité.
Par ailleurs, M. Ferhat Mehenni interpelle les chefs d’état-major de la région,
qui doivent se réunir incessamment à Nouakchott, sur la nécessite de prendre en
compte les intérêts du Peuple Touareg dans l’analyse de la situation qui
prévaut dans l’Azawad et demande à ce qu’une délégation du MNLA soit invitée
aux travaux de la réunion. Le président de l’Anavad met en garde quant à toute
décision qui serait contraire aux intérêts du peuple Touareg et invite l’Europe
et les Etats-Unis à soutenir ce peuple en quête de justice et de liberté.
Le Gouvernement Provisoire Kabyle appelle également l’Union Africaine, qui
s’est déjà fourvoyée dans son soutien à Kadhafi, à cesser de condamner le MNLA
et de le soutenir sans réserve dans ce combat qui va dans le sens de
l’Histoire. Le combat du peuple Touareg est juste et légitime.
Pour l’Anavad, Makhlouf Idri,
Ministre, Porte-parole
de l’Anavad
Droit de réponse du Président du GPK à El-Watan
Dans son édition du 19/01/2012, le quotidien EL-Watan a publié un article de
Nadjia Bouaricha, intitulé « Ferhat Mehenni et l’insulte aux martyrs ». Aussi,
si le droit de réponse est encore en vigueur dans une Algérie déstructurée par
un pouvoir qui n’a connu d’alternance que par coups d’Etat entre ses membres,
je souhaiterais que ma réponse soit publiée à la même page et dans les mêmes
conditions que celles dont a bénéficié mon accusatrice.
Expurgé des insultes et des noms d’oiseau dont il m’affuble, le papier de la
journaliste se résume à une vanité nationaliste qu’elle aurait été mieux
inspirée de confronter aux très nombreux Algériens qui cherchent à fuir leur
pays ou des citoyens dont des ministres qui cherchent par tous les moyens à
obtenir la nationalité française.
D’abord, pour que les lecteurs d’El Watan soient édifiés sur mon discours, il
serait bon que le quotidien le publie dans son intégralité. Cela évitera les
confusions et les propos haineux et tendancieux de la journaliste qui l’a
traité.
Elle a commencé par affirmer que « le chef du MAK a tenu des propos insultants
vis-à-vis de la Kabylie et de la Guerre de libération nationale … ». Madame
Bouaricha a du mal à nommer le Président du Gouvernement Provisoire Kabyle,
auteur de ce discours lui offrant l’opportunité de crier avec les loups. Elle
préfère le censurer en le qualifiant de chef du MAK. Or, depuis mai 2010, la
présidence du MAK a échu à d’autres personnes. M. Bouaziz Ait Chebib qui vient
d’être brillamment élu président lors du 2e Congrès tenu à Sahel (Bouzeuene)
les 9 et 10 décembre 2011 en est l’actuel dépositaire.
La journaliste résume mon intervention par ce raccourci : « Ainsi, pour Ferhat
Mehenni, la colonisation française et le combat pour l’indépendance nationale,
qui a coûté la vie à plus d’un million d’Algériens, n’ont été qu’un malentendu
»
Je tiens à rassurer tout un chacun, je ne suis pas un négationniste, loin s’en
faut. Je parle des relations entre la Kabylie et la France et non entre
celle-ci et l’Algérie. L’incompréhension entre la France et la Kabylie si
criant qu’il a été à la base de la guerre d’indépendance de l’Algérie menée
pour l’essentiel par la Kabylie et les Kabyles de France. L’Histoire finira par
rendre justice à ses véritables acteurs.
En continuant de me citer avec cette phrase, « La Kabylie n’ayant pas récupéré
sa souveraineté à l’indépendance de l’Algérie, en1962, par formalisme
bureaucratique et protocolaire, son dossier a été transféré à l’Etat algérien
qui en use et abuse pour éviter de refermer les plaies du passé qui
compromettent la construction d’un avenir de solidarité entre nos deux peuples
»,elle commente : « a-t-il encore dit sur le ton de la provocation envers cette
région qui s’est pourtant vaillamment battue contre la colonisation française
et a chèrement payé le prix de sa lutte pour la libération de l’Algérie. »
Elle est où la « provocation » ? Ce n’est là qu’un fait d’histoire. Libre à
d’autres de ne pas l’admettre. Le lourd contentieux franco-kabyle, faute
d’émergence d’une Kabylie politique à la fin de la guerre, a bel et bien été
transféré à l’Etat algérien qui s’en sert à ce jour comme d’un fonds de
commerce qui, au bout de 50 ans, il faut le reconnaître, a fait faillite. Il
sera terne le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie et le bilan n’a pas
de quoi inciter à parader. Les Kabyles qu’elle nie dans leur existence, bafoue
dans leurs droits en tant que peuple, réprime, torture et assassine depuis 50
ans, individuellement ou collectivement (1963, 2001) ne se reconnaissent plus
dans un pays où pour être acceptés comme des nationaux ils doivent au préalable
se renier.
Madame Bouaricha poursuit en écrivant « Cet aventurier de la politique ira
jusqu’à dire que « la Kabylie n’a jamais combattu un peuple ou un pays ».
Oui madame ! Les criminels au pouvoir ne sont pas pour vous des aventuriers car
ils ne cherchent pas la liberté des peuples d’Algérie mais leur asservissement.
Ceux qui avaient déclenché la guerre d’Algérie le 1er novembre 1954 étaient,
eux aussi, en leur temps, traités d’aventuriers. Ne le saviez-vous pas ?
Oui madame ! La Kabylie n’a combattu que des injustices, des ordres et des
systèmes liberticides et iniques. La Kabylie n’a pas livré la guerre contre le
peuple français mais à l’ordre colonial.
Je passe sur les formules telles que « Ferhat Mehenni, qui est à la politique
ce que le feu est à la bouteille de gaz » dont je laisse le lecteur juge. Mais
la phrase qu’on semble manipuler pour lui faire dire ce qu’elle ne dit pas est
la suivante : « Ce qui oppose aujourd’hui le pouvoir algérien à la Kabylie est
bien plus lourd que le malentendu qui a pu exister hier entre la Kabylie et la
France jusqu’en1962. »
L’acteur politique défendant les intérêts de la Kabylie et du peuple kabyle, le
Président de l’Anavad est dans son rôle en avançant cette formulation.
Résumons-nous mieux :
Qualifier la parenthèse coloniale de malentendu est le propre des responsables
résolument tournés vers la construction de l’avenir et non de ceux quiaiment se
vautrer dans la douleur du passé. L’Histoire ne s’efface pas, elle se dépasse.
Ceux qui ont été les héros d’un combat restent pour ce dernier sa fierté
éternelle. Mais chaque époque et chaque combat ont leurs héros. Et pour nous,
ceux du Printemps Noir de Kabylie sont ceux qui méritent aujourd’hui toute
notre reconnaissance. De ceux qui sont tombés au champ d’honneur de 1830 à 1952
pour la liberté de notre peuple nous puisons nos racines les plus puissantes.
Les Anciens Moudjahidine ont toujours notre respect et c’est au régime algérien
que nous devrions adresser leurs récriminations et leur dépit quant à leur
statut et à leur inconfort moral et matériel dans une Algérie dévalorisée par
des voyous qui ont confisqué le fruit du combat libérateur.
La formule « malentendu » qui exprime cette incompréhension dont a toujours été
victime la Kabylie de la part de la France, est un terme diplomatique pour
inviter à l’écriture d’une nouvelle page d’amitié et de solidarité dans
l’intérêt bien compris de nos deux peuples kabyle et français. Le lieu s’y
prêtait à merveille : l’enceinte de l’Assemblée Nationale Française.
Cela fait 50 ans que la guerre d’Algérie est terminée par la victoire des
Algériens. Il n’y a plus de raison valable pour entretenir la haine entre nos
peuples. C’est ce qu’ont compris toutes les nations civilisées. 5 ans seulement
après la 2e Guerre Mondiale, la France, par le biais de Robert Schumann propose
à l’Allemagne qui avait perdu la guerre, une coopération qui aboutit sous nos
yeux à l’Union Européenne. Ne nous trompons pas sur les valeurs, la haine est
la sous-culture des dictatures et l’ennemie des démocraties.
Dès lors que l’Etat indépendant qui s’est substitué à la colonisation a
toujours à l’encontre de la Kabylie la culture, la morgue et les réflexes du
colonisateur d’hier, quoi de plus naturel pour le Président du Gouvernement
Provisoire Kabyle que de rechercher des alliances pouvant bâtir un avenir de
liberté et de respect mutuel ? La loi de la dialectique ne transforme-t-elle
toujours les termes d’une contradiction en ses contraires ? N’a-t-on pas
souvent vu les ennemis d’un jour devenir des amis du lendemain ? Ne vous
trompez plus ! Un demi siècle après la guerre d’Algérie, l’ennemi n’est plus la
France mais ceux qui assassinent aujourd’hui nos enfants, le pouvoir algérien
et le terrorisme islamiste.
Paris le 20/01/2012
M. Ferhat Mehenni, Président du Gouvernement Provisoire Kabyle
50e anniversaire du 17 octobre 1961
La Kabylie, la France et l’Algérie
Ou
Les enjeux de la mémoire
Le 17 octobre 1961, un massacre d’Algériens est perpétré par des policiers en
plein Paris, sur ordre de leur hiérarchie. Depuis le mois de mai, les négociations
françaises avec le FLN pour l’indépendance de l’Algérie sont menées. Cette
journée de violence va permettre à De Gaulle d’avoir les coudées franches pour
poursuivre en position de force les tractations avec le FLN jusqu’à la
conclusion des Accords D’Évian et le cessez-le-feu du 18 mars 1962. Ce que l’on
commence à appeler la « guerre d’Algérie » qui a duré plus de 7 ans connait ses
derniers soubresauts.
Malgré le cinquantenaire, l’événement demeure peu médiatisé. Les passions ne
sont pas retombées à un niveau de la sérénité. La mémoire parait plus que
jamais dangereuse quand elle ravive des blessures. Le flux ininterrompu
d’immigrants algériens en France depuis 1962 n’a pas permis leur intégration
qui reste, malgré quelques succès, imparfaite et inachevée. Confrontée aux
tensions avec les jeunes issus de l’immigration dans les banlieues où se
développe le phénomène islamiste menaçant jusqu’à l’identité française,
l’histoire n’arrive toujours pas à se frayer un chemin vers l’apaisement.
Pour l’Algérie dont les relations sont souvent tendues avec la France, le 17
octobre est une occasion
pour remettre le doigt
sur la plaie, culpabiliser l’ex-puissance coloniale.
Beaucoup d’organisations se solidarisent à cette occasion avec l’Ambassade
d’Algérie en France dans des manifestations commémoratives. Elles font œuvre
militante et civique. Pour autant, nous nous demandons si, à l’avenir, tout en
répondant au devoir de mémoire, elles ne devraient pas se poser des questions
sur la portée de leur geste. Ne devraient-elles pas savoir que l’hommage
qu’elles rendent aux victimes du 17 octobre 1961, en l’organisant avec le
personnel diplomatique
algérien, est détourné
au profit d’un régime liberticide, raciste et criminel ?
Ne devrions-nous pas leur dire que l’Algérie d’aujourd’hui n’est plus celle des
combattants de la liberté de la guerre d’indépendance ? Les représentants à
travers le monde d’un régime qui a tiré avec des armes de guerre sur de
pacifiques manifestants kabyles, en 2001-2003 en en faisant plus de 120 morts
et des milliers de blessés, ne sont pas dignes de ceux qui, en 1961, furent
ligotés et jetés
dans la Seine pour leur
faire payer leur courage de braver un couvre-feu raciste.
Mais ce qui, à ce jour, gagnerait à être mis en lumière dans ces actes de
résistance citoyenne du 17
octobre 1961 est
l’origine identitaire de ses acteurs : Kabyle.
Le contexte historique était, rappelons-le, celui de la guerre d’indépendance
de l’Algérie dans laquelle la Kabylie était engagée corps et âme. Les « travailleurs
algériens » et les « Français musulmans » auxquels faisait référence le
communiqué préfectoral du 5 octobre instaurant pour eux le couvre-feu à partir
de 20 h étaient des Kabyles dans leur écrasante majorité. La liste des morts et
disparus établie par Jean Luc Einaudi est là pour les besoins des
vérifications. Il y a de nombreux écrits sur le sujet, mais aucun n’a estimé
jusqu’ici nécessaire relever la Kabylité des acteurs.
Pour anecdote illustrative de cette difficulté à nommer les Kabyles, rapportons
cette histoire. Après la projection du film« le silence du fleuve », le
réalisateur fut interpellé le 17 octobre 2003 au Cinoch’ de Bagnolet sur
l’identité de ceux auxquels il a consacré son documentaire. Sa réaction fut : «
C’est une indécence de poser une telle question. Pour moi, un combattant pour
la liberté n’a pas d’identité ! » Alors, osons cette question entre nous. Un
combattant pour la liberté n’en serait un qu’en tant que soldat inconnu ? On le
voit, pour certains, l'identité kabyle est à enterrer avec chacune de ces
victimes. Elle ne mériterait plus aucun hommage. Il serait grave qu'elles
soient tuées
de nouveau, à chaque
fois que l’on tait délibérément leur origine.
Encore une fois, il ne s’agit pas de faire dans la division des Algériens, mais
de permettre qu’eux
aussi assument leurs
différences respectives dans le respect et la dignité.
Cet écrit nous est dicté par le traitement réservé par le pouvoir algérien à la
Kabylie et au peuple kabyle depuis 1962 : assassinats politiques, dépersonnalisation,
répression et sabotage économique et environnemental… En privant les victimes
d'octobre 1961 de leur identité kabyle, le régime algérien est plus aisé pour
opposer un déni d'existence à la Kabylie. Ainsi, un crime en conforte un autre.
Le peuple kabyle n’accepte plus d’être dépossédé de son histoire et de son
destin. Il entend défendre la mémoire de tous les siens tombés pour la liberté.
Il s’est doté d’un gouvernement provisoire en exil pour construire son avenir
de paix et porter sa voix sur la scène internationale.
Ferhat Mehenni - Paris
le 16 octobre 2011
La proximité idéologique entre le régime algérien et
libyen
Par Lyazid Abid, ministre de l’Anavad
Dans toute
l’Afrique du Nord, les Berbères appréhendent le sort qui sera réservé à leurs
frères en Libye. La reconnaissance institutionnelle de la culture amazighe,
l’officialisation de tamazight, les droits de la femme, la liberté d’expression
et surtout une législation universelle sont autant d’éléments déterminants qui
confirmeront ou infirmeront la volonté du CNT d’instaurer la démocratie.
Il est évident qu’une Libye démocratique n’arrange pas le régime
militaire algérien. C’est ce qui explique, en partie, le soutien de l’Algérie
depuis le début de l’insurrection au dictateur libyen. Malgré la défaite totale
du tyran de Tripoli, Alger s’obstine encore à refuser de reconnaitre le CNT.
Rien qu’avant-hier Alger avait catégoriquement démenti le fait qu’un convoi de
Mercedes blindées transportant les Kadhafi était entré en territoire algérien.
Cet entêtement à s’accrocher au turban folklorique de Kadhafi est en réalité dû
à la proximité idéologique des deux régimes.
1-L’origine des deux dictatures est la violence militaire. Elles
sont toutes les deux issues de coups d’Etat militaires. 1965 pour l’Algérie et
1969 pour la Libye.
2- Le panarabisme est l’idéologie principale des deux systèmes
politiques. La culture berbère dans les deux pays est hystériquement ignorée et
combattue. Les minorités linguistiques sont durement stigmatisées et désignées
à la vindicte populaire.
3- L’anti-occidentalisme est le fond de commerce des deux
systèmes. L’occident et Israël sont dénoncés dans un délire qui n’a rien à
envier à celui des islamistes. Cependant les stars américaines du show-biz sont
souvent sollicitées à coup de millions de dollars pour agrémenter les fêtes de
la famille Kadhafi. En Algérie, les hommes et les femmes du pouvoir profitent
largement du luxe occidental, notamment parisien, tout en faisant semblant de critiquer
à tout moment le « néocolonialisme français et
« l’impérialisme » américain.
Aujourd’hui, même les suppôts du régime se mettent de la partie.
Ainsi y compris pour des acteurs de la politique interne, on n’hésite pas à
convoquer l’Occident pour s’attaquer aux opposants qui sont accusés de relais
de l’ennemi externe. La secrétaire générale du Parti trotskyste des
Travailleurs, Louisa Hanoune, vient d’accuser le président du Gouvernement
provisoire kabyle, Ferhat Mehenni, « de travailler avec des forces
extérieures (occidentales) pour déstabiliser l’Algérie ».
4- L’économie des deux pays est basée sur l’exportation des
hydrocarbures. En dehors de la rente pétrolière aucune politique de
développement économique sérieuse n’a été initiée. Au contraire, toute
initiative privée a été caporalisée dans un système mafieux où toute dissonance
est sanctionnée par la mise sur la paille et la prison. L’indépendance du
secteur privée restera pour longtemps encore synonyme d’intelligence avec
l’ennemi.
5- Les deux pays sont à l’origine du conflit du Sahara
Occidental : Boumediene et Kadhafi réfutaient au nom de fumeux principes
révolutionnaires dont ils se considéraient les dépositaires, l’idée d’un
royaume au Maroc. D’autant plus que ce dernier, comme toutes les monarchies
dites « arabes », était obstinément tourné vers l’occident. Ils
considéraient les monarchies comme des obstacles à la réalisation de l’unité du
monde arabe sous la tutelle d’un seul Zaïm, qu’ils prétendaient incarner tous
les deux, chacun séparément.
6- La manipulation de l’islamisme. En Algérie, ce jeu dangereux a
causé en 10 ans plus 200.000 morts. La plupart des attentats attribués aux
terroristes reçoivent les moyens, cibles et ordres de tuer des bureaux occultes
du Ministère de la Défense Nationale.
. En Libye, Kadhafi, qui a appelé son fils aîné Seïf El Islam (Le
sabre de l’Islam), avait pendant longtemps financé le fascisme vert un peu
partout dans le monde, avant d’être confronté à des islamistes plus radicaux
que lui.
Après l’officialisation par le Maroc de la langue tamazight et la
fuite du tyran libyen devant l’inexorable avancée de la démocratie, le compte à
rebours des tyrans d’Alger vient de commencer.
L’Anavad , Gouvernement Provisoire Kabyle, un des premiers
gouvernements à reconnaitre le CNT, dénonce vigoureusement l’ignoble position
du régime algérien qui s’entête à refuser de reconnaitre les nouvelles
autorités libyennes et exprime son indéfectible soutien aux valeureux
combattants pour la démocratie et la liberté en Libye.
L’Anavad comprend et s’associe à la colère des membres du CNT
devant l’accueil par l’Algérie de la famille de Kadhafi et exige de les
remettre entre les mains du CNT. En exfiltrant les Kadhafi de Tripoli, le
pouvoir algérien montre au monde entier le sanglant rôle qu’il a joué dans la
guerre que le tyran de Tripoli vient de livrer contre son peuple et contre la
liberté et la démocratie.
München le 30/08/2011¨
ParLyazid Abid, ministre de l’Anavad.
http://www.tamurt.info/
Présidence
Procès Matoub Lounès : la mascarade
Le procès des
assassins présumés de MATOUB Lounes s’ouvre aujourd’hui. 13 ans après
l’exécution du Rebelle, la justice algérienne est toujours à la recherche du
coupable idéal et du scénario le plus crédible. Elle n’est en aucune façon en
mesure de faire ne serait-ce qu’un début de lumière sur cette affaire. Il n’est
pas exclu que la séance soit de nouveau reportée sine die.
Les vrais
assassins ne sont pas les deux repentis islamistes qui sont en prison mais les
ordonnateurs de cette mascarade judiciaire avec laquelle ils souhaitent essuyer
le couteau sur le dos de deux innocents. Rappelons que ces derniers n’ont avoué
le crime que sous la torture et ne cessent de clamer leur innocence depuis des
années.
Le choix du
moment est bien calculé. Avec la grève des transports, les vacances estivales,
la confusion politique générale…, le pouvoir pense que la mobilisation
populaire sera faible et profitera de cet état de fait pour faire accréditer
ses thèses que défendra le Ministère public le disculpant de l’assassinat de
MATOUB.
Or le Rebelle
est la victime d’un plan machiavélique aboutissant à un coup d’état au sommet
de l’Etat au profit du Clan de l’Ouest. Le soulèvement de la Kabylie que
l’assassinat de MATOUB avait suscité avait en effet amené le président Zeroual
à démissionner 18 mois avant la fin de son mandat. Aussitôt le Clan de
Bouteflika prit les rênes du pouvoir.
L’Anavad et la
Kabylie n’accepteront pas de procès expédié et d’une justice au rabais. Demain
la justice kabyle reprendra le dossier, fera toute la lumière sur ce crime
odieux et désignera les vrais coupables qui seront jugés.
Paris le 18/07/2011
P/
L’Anavad, Ferhat Mehenni, Président
Porte-parole du Gouvernement
Communiqué
: 05-07-2011
Actes
racistes anti-kabyles à Oran
Le Gouvernement
Provisoire Kabyle condamne les agressions dont sont victimes des étudiants
kabyles dans une université d’Oran (Belgaïd).
Le racisme
antikabyle que distille le pouvoir algérien depuis 1962 gangrène la société algérienne
et a déjà fait des milliers de victimes. Kamel Amzal, un étudiant kabyle
assassiné en 1982 à l’université de Ben Aknoun (Alger) en reste un symbole.
L’Anavad exprime
ses inquiétudes quant à cette recrudescence des actes racistes visant des
Kabyles à travers le territoire algérien et dénonce le pouvoir qui se tait
devant la gravité des faits. Pire ! Il est en train de préparer un
génocide contre le peuple kabyle. Les agressions de Kabyles par des individus
sont appuyées par celles des administrations et des institutions aux ordres
comme la justice ou les services de sécurité. Même les enseignants se mettent
de la partie en interdisant aux étudiants kabyles de parler dans leur langue
entre eux.
Rappelons que 5
jours avant cette forfaiture à l’intérieure d’une université, il y a eu
l’expédition punitive menée par des militaires à Azazga (Kabylie) où on
dénombre un mort et des blessés ainsi que la mise à sac de domiciles.
Le Gouvernement
Provisoire Kabyle appelle le peuple kabyle et ses citoyens vivant en Algérie,
en dehors de la Kabylie, à la vigilance et l’unité pour lutter contre la
violence et le silence qui l’entoure. Il exprime sa solidarité autant avec les
étudiants kabyles d’Oran que les victimes de ces agressions militaires à
Azazga.
Par ailleurs, le
fait que feu Dial Mustapha, 42 ans et père de 4 enfants, achevé à bout portant
par un soldat à Azazga, soit versé par le pouvoir algérien dans le registre des
«Victimes de la Tragédie Nationale», au même titre que tous les intellectuels
assassinés par le terrorisme islamiste fait de l’armée algérienne une
organisation terroriste. Il amnistie du coup les soldats impliqués dans cette
opération criminelle suivant la loi du même nom.
Le Gouvernement
Provisoire Kabyle attire l’attention de la communauté internationale sur la
gravité de la situation que traverse le peuple kabyle et le risque de génocide
qui le guette. Il ne saurait, désormais y avoir d’autre solution en dehors d’un
minimum d’un gouvernement Kabyle autonome.
Paris le 05/07/2011
Pour l’Anavad - Makhlouf
Idri, porte-parole
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
Porte-parole du Gouvernement
COMMUNIQUÉ
L’inqualifiable
comportement des militaires à Azazga le 23 juin 2011 est impardonnable. Un mort
et des blessés kabyles, mise à sac de domiciles, vols ?
Devant
ces crimes, le Gouvernement Provisoire kabyle qui les condamne de toutes ses
forces, exige le retrait de l’armée algérienne de la Kabylie. Ce territoire
doit disposer de son propre corps de sécurité. C’est la seule manière de
liquider le terrorisme qui sert d’alibi à la présence de l’armée et de mettre
un terme à l’occupation militaire de la Kabylie.
Les
soldats du régime algérien, comme ses gendarmes en 2001, se comportent en
ennemis des Kabyles.
L’Anavad
appelle à la solidarité et à la concertation inter-kabyle pour prendre ensemble
les mesures qui répondent à long terme aux problèmes d’insécurité, d’agressions
militaires et d’atteinte aux droits de l’homme par le pouvoir algérien en
Kabylie.
Le
25/06/3011
Pour l’Anavad
- Makhlouf Idri, Porte-parole
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
DECLARATION
Suite aux
marches « unitaires » infructueuses des 12 et 19 février 2011 à
Alger, à l’appel de la Coordination Nationale pour le Changement et la
Démocratie (CNCD), l’Anavad, (Gouvernement Provisoire Kabyle) a rendu publique
sa position. Tout en condamnant leur empêchement par un déploiement répressif
de l’ordre de 100 policiers (36000) pour un manifestant, L’Anavad a dénoncé
l’impasse faite par les organisateurs sur les revendications du peuple kabyle,
notamment celle d’une autonomie régionale. L’Anavad a également fait des
propositions concrètes pour que le changement démocratique réussisse sans
sacrifier l’avenir de liberté de la Kabylie. Depuis lundi 21 février, cette
Coordination a rendu l’âme en se scindant en deux. Aussi, tout en restant
disponible pour une initiative crédible de rassemblement en Algérie, assumant
sans détour l’autonomie de la Kabylie, l’Anavad, retire sa proposition faite à
une CNCD qui n’existe plus.
Car, une
évidence s’impose : On ne peut en aucune manière mener à terme le
changement de régime en isolant société civile et classe politique. C’est ce
que les Libyens sont en passe de réussir avec courage.
Le peuple kabyle
sait, par expérience, qu’il ne peut compter que sur lui-même pour arracher son
droit à l’existence. Seul un forcing politique est de nature à faire aboutir
ses revendications. L’Anavad assume son rôle et ses responsabilités internationales et
exhorte chacune et chacun à l’effort et à l’action politique pour créer ce rapport de force qui
fait basculer l’Histoire.
Le régime qui
subit des pressions internationales pour se « démocratiser » a pour
le moment répondu par une offre de corruption, sans précédent, en direction de
la société. En annonçant, à l’issue du conseil des ministres du 22/02/2011, des
mesures financières surréalistes, le régime algérien espère tromper les
citoyens, le temps de traverser cette dangereuse zone de turbulences qui a été
fatale à ses voisins de l’Est.
Par ailleurs, à
des exigences politiques, il répond par des mesures économiques qui n’ont rien
à voir avec les aspirations démocratiques des peuples d’Algérie.
La Kabylie,
forte de la conscience qu’elle a d’elle-même et de la légitimité de sa revendication à exister,
triomphera. Des démocrates de circonstance, des relais du pouvoir comme de la
répression et du déni de droit.
L’heure de la désobéissance civile est arrivée.
23/02/2011
Le Gouvernement Provisoire Kabyle en exil.
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
Présidence
Marche
du 19/02/2011 à Alger de la CNCD
La marche du
19/02/2011 à Alger, à l’appel de la Coordination Nationale pour le Changement
et la Démocratie a buté contre un impressionnant dispositif de sécurité mis en
place par le pouvoir. Le Gouvernement Provisoire Kabyle condamne cet
empêchement et l’usage disproportionné de la force contre des marcheurs
réclamant la démocratie en Algérie.
Cette troisième tentative infructueuse du RCD et de la CNDC appelle
certaines remarques.
L’absence de mobilisation populaire à ces trois
marches a des explications qui tiennent au faible enracinement dans la société
des structures composant cette coordination, l’isolement kabyle dont sont
victimes les principaux appelants et l’ostracisme que cette CNCD observe
rigoureusement contre l’Anavad et le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie.
Il est de notoriété publique que les marcheurs ne
viennent de nulle part que de Kabylie d’où la majorité des citoyens aurait aimé
venir manifester à condition d’avoir des drapeaux kabyles et des mots d’ordre
prenant en charge la revendication d’une autonomie pour le peuple kabyle.
La mobilisation, déjà très faible à ces marches,
risque de s’éteindre très vite. Le Gouvernement Provisoire Kabyle qui tient au
changement et à la démocratie en Algérie, fait publiquement les propositions
suivantes :
-1) L’intégration du MAK et de l’Anavad dans la
CNCD, avec leurs drapeaux et leurs mots d’ordre en faveur de la Kabylie
politique.
-2) Organiser des marches dans les capitales
kabyles pour se donner de la force et de l’élan avant de revenir marcher
ensemble à Alger.
-3) Une marche du MAK est prévue à Akbou, le
lundi 28 février 2011. Nous invitons les membres de la CNCD à y participer avec
leurs drapeaux et leurs mots d’ordre.
-4) Nous préparons la commémoration du 10e
anniversaire du Printemps Noir, nous proposons à toutes les organisations
démocratiques de s’associer à notre initiative et d’entamer, tout de suite, un
mouvement de désobéissance civile en Kabylie avant de l’étendre au reste de l’Algérie.
Paris le 20 février 2011
Pour le Gouvernement Provisoire Kabyle
Ferhat Mehenni
PARIS (SIWEL) - 27/01/2011
Le Président du Gouvernement
Provisoire Kabyle (ANAVAD) "a réussi à déjouer un plan macabre visant à
l'assassiner en Tunisie," a appris SIWEL, ce matin, de source
gouvernementale.
Ferhat Mehenni lors d'un rassemblement devant
l'ambassade d'Algérie à Paris le 15 janvier 2011 (Photo : M. A. - SIWEL)
Communication
du service de la présidence du Gouvernement provisoire kabyle (ANAVAD) :
«L'on savait dès la mise sur pied du Gouvernement Provisoire Kabyle, l’Anavad,
le 1er juin 2010, que son artisan principal était, en permanence, dans le
collimateur du régime algérien. Sa tête est mise à prix et une meute de
mercenaires est mise en concurrence pour « livrer la marchandise ».
Ferhat Mehenni, tout en acceptant certaines « compétences » sécuritaires autour
de lui, surveillait d’un il vigilant tous les faits et gestes de son entourage.
Ce vieux militant qui, grâce à un sixième sens, a déjà échappé à pas moins de
quatre tentatives d’assassinat, vient de déjouer un plan macabre visant à l’assassiner,
impliquant l’un de ses proches collaborateurs. La démarche de ce dernier a été
particulièrement patiente et impliquée tout un réseau de barbouzes dont le
travail, dans l’ombre consistait, aussi, à saboter systématiquement, auprès des
médias français, la communication du
Gouvernement Kabyle.
Ce qui a mis la puce à l’oreille du Président, est cette étrange proposition
qui lui a été faite par mail, il y a une dizaine de jours, de se rendre en
Tunisie en l’état actuel des choses et dont voici la teneur :
« Il ya là bas toute la presse
internationale basée à Tunis. Ils sont tous dans les 2 ou 3 + grands hôtels de
la capitale. Aller à leur rencontre, provoquer un dialogue, je suis sûr qu'ils
sont à la recherche de personnalités comme vous, venant apporter leur soutien à
la cause de la liberté et de la démocratie. C'est vrai que c'est de
l'improvisation, mais je pense qu'il vous faut oser partir à l'aventure et
aller chercher la presse, puisque, malgré tous nos efforts, à Paris, elle ne vient
pas à nous (Lagardère....). L'opportunité est réelle, le risque de ne voir
personne est très relatif, surtout si vous partiez accompagné d'un homme comme
votre jeune porte-parole ou une de vos conseillères.
Osez, Mr le Président, Osez ! »
Intrigué par cette insistance, le Président de l’Anavad fait semblant d’accepter
en exigeant un travail préalable de préparation qui soit effectué par des
collaborateurs déjà à pied d’oeuvre à Tunis. Date fut donc prise de faire le
voyage pour mercredi 26 janvier 2011. La veille, une note secrète contenant
quatre noms pour les contacts tunisiens lui a été remise par ces «
conseillers-mercenaires ». M. Mehenni eut ainsi la preuve du complot. Les noms
avancés et présentés par la fameuse note confidentielle comme attendant « avec
impatience » le Président kabyle, ne connaissaient même pas son existence. La
personne dont il fallait se recommander pour organiser des rencontres avec des
personnalités tunisiennes et la presse internationale à Tunis, et qui
probablement n’en savait rien, est liée à une organisation proche d’un très
important ministre français.
L’insistance du proche du Président pour que celui-ci se rende à Tunis prenait
l’allure d’un harcèlement au moment où, patiemment, Ferhat Mehenni, faisait
procéder aux vérifications de toutes les informations contenues dans la note
confidentielle remise sous forme de « feuille de route ».
C’est vers 20h, mercredi 26/01/2011, que ce proche collaborateur fut confondu
avec preuves à
l’appui et
devant témoins.
En
tentant d’attirer M. Ferhat Mehenni à Tunis où la violence, la confusion et les
coups tordus sont rois, on voulait le livrer comme un paquet-cadeau aux agents
du DRS qui devaient, en fonction des
circonstances, l’abattre sur place
ou l’emmener jusqu’à Alger.
La
seule information inconnue pour le moment est le montant de la transaction
conclue entre le régime algérien et les assassins de l'ordre. Quel est le prix,
"mort ou vivant" du Président de l'Anavad.
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
La
marche du RCD dispersée
Ce matin, la
marche d’un parti kabyle, le RCD, à Alger n’a pas pu avoir lieu. Programmée
initialement pour la semaine dernière, cette marche a été interdite par les
autorités et reportée par ses organisateurs à ce samedi. Surdéployés, les
services de sécurité ont dispersé les marcheurs venus de Kabylie
Le Gouvernement
Provisoire Kabyle condamne l’interdiction de cette manifestation par le pouvoir
algérien ainsi que le déploiement disproportionné de moyens répressifs contre
les marcheurs.
L’Anavad
rappelle qu’il est inutile pour le FFS et le RCD de se réclamer d’une dimension
"nationale", autrement dit algérienne avec un ancrage exclusivement
kabyle.
Cette tentative
de marche montre une fois de plus, pourquoi la Kabylie isolée doit disposer de
son autonomie régionale au plus vite. La Kabylie étant le cadre naturel du
peuple kabyle, le Gouvernement Provisoire invite les organisations politiques,
les personnalités et le monde syndical et associatif à renforcer l’Anavad.
Désormais, c’est la seule alternative qui reste. Les discussions peuvent
commencer.
Le Gouvernement
dépêchera des émissaires pour rencontrer toute partie disposée au dialogue et à
la négociation avec lui.
22/01/2011
P/ Le
Gouvernement Provisoire Kabyle
Ferhat Mehenni
Présidence
Algérie : Départ de Bouteflika !
Après 23 ans à la tête de la Tunisie, Benali prend la fuite avec au moins 66
cadavres sur la conscience. Le vaillant peuple tunisien est venu à bout de
celui qui l’a tant bâillonné. Le Gouvernement Provisoire Kabyle (l’Anavad)
souhaite à la Tunisie un avenir de liberté, de démocratie et de respect des
droits humains dans la stabilité politique et la prospérité économique.
Les médias français qui relaient l’information sur la
Tunisie, de manière ininterrompue depuis le début des événements, a étrangement
gardé le silence sur ceux qui se déroulaient en même temps à travers le
territoire du voisin algérien.
En Algérie, sur le plan politique, malgré une semaine de violences populaires
qui ont touché l’ensemble du pays et occasionné de nombreux morts et blessés, l’homologue
de Benali n’a même pas daigné s’adresser aux Algériens. Aujourd’hui, s’il lui
reste un minimum de dignité, il doit démissionner.
Bouteflika, s’il n’est pas déjà mort, connaîtra bientôt le même sort.
La Kabylie qui, pour la 10e fois, va commémorer dans la douleur ses 127 morts
du « Printemps Noir » 2001, ne renoncera pas à le chasser du pouvoir et à lui
faire payer les crimes dont il a la responsabilité, à la tête du régime. Tant
que justice ne sera pas rendue pour nos enfants assassinés ceux-ci nous
interpelleront. Et ceux qui sont tombés ces jours-ci dans d’autres parties du
pays appellent aussi justice.
Mercredi 12/01/2001, le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) a
organisé avec succès une marche à Tizi-ouzou ayant regroupé, selon la police,
6000 manifestants. Ceux-ci ont bravé la terreur du pouvoir et déjoué la manœuvre
d’infiltration par des casseurs qui, ramenés d’ailleurs, avaient pour mission
de donner une image négative et non politique de cet événement. Le Gouvernement
adresse ses félicitations à l’ensemble des femmes et des hommes ayant répondu à
l’appel du devoir.
A Tuvirett (Bouira) les étudiants kabyles, ne voulant pas exposer leur marche,
le même jour, dans cette ville du Sud de la Kabylie, au même danger ont défilé
par milliers dans l’enceinte de l’université Mohand Oulhadj At Wakli.
Dans la même Wilaya, un entrepreneur fut kidnappé trois jours auparavant. Le
Gouvernement Provisoire Kabyle a soutenu une marche des citoyens pour la
libération de l’otage. Elle fut obtenue le soir même après la mobilisation de
milliers de citoyens qui ont convergé à Imceddalen. L’Anavad remercie les
marcheurs pour leur sens de la solidarité et du devoir.
Il y a deux jours, à Ighil Ali, dans la Wilaya de Vgayet (Béjaïa), un paisible
père de famille est abattu par l’armée déployée en surnombre en Kabylie contre
le peuple kabyle depuis 2004.
Ainsi, pendant que des relais du pouvoir allumaient le feu partout, la Kabylie
refuse le chaos et rappelle ses priorités politiques, dont l’autonomie
régionale kabyle, le droit à la vie et à la sécurité, la liberté de culte et
les droits des femmes.
L’Anavad demande une enquête internationale sur les crimes du régime comme l’assassinat
de plusieurs opposants kabyles dont Krim Belkacem, Mouloud Mammeri, Tahar
Djaout, Matoub Lounes, l’assassinat des 127 victimes du Printemps Noir de 2001
et celles d’aujourd’hui.
La Kabylie remarque que pour 66 morts, Benali est tombé. Bouteflika, après 127
morts en Kabylie a eu le culot de se représenter à deux reprises devant nous
pour obtenir nos suffrages. Il continue de narguer les Kabyles, qu’il traite à
ce jour en étrangers.
Aujourd’hui, le peuple kabyle est décidé à s’affranchir de l’oppression et de
la répression dont il est victime depuis tant d’années. La communauté
internationale sera bientôt amenée à reconnaître notre Gouvernement Provisoire
Kabyle pour franchir cette ultime étape de notre combat.
L’heure est donc historique. Il est temps que toute la Kabylie se mobilise pour
arracher son autonomie régionale. L’arracher avant le 20 avril 2011.
L’Anavad appelle à l’unité des rangs du peuple kabyle pour aller de l’avant et
accomplir au plus vite son devoir de préparer à ses enfants un avenir de paix
et de liberté.
La victoire est toute proche. Restons unis.
VIVE LA KABYLIE AUTONOME !
VIVE L’ALGERIE DES PEUPLES MAITRES DE LEUR DESTIN !
Paris le 15/01/2011
Pour l’Anavad, le Président Ferhat Mehenni
Anavad –
GPK
Les
émeutes gagnent la Kabylie
Les localités kabyles de
Tazmalt, Akbou et Ighzer Amokrane se sont enflammées jeudi 06/01/2011. Des
populations en colère ont saccagé des édifices publics et assiégé les
commissariats de police. Déjà la veille, une tentative de manifestation a
avorté à Tizi-ouzou. Rappelons qu’une vague de mécontentement par rapport à la
cherté de la vie et au manque de logement embrase depuis trois jours Alger et
Oran. Ces émeutes rappellent à s’y méprendre celles d’octobre 1988 et celles de
Kabylie du printemps 2001. Elles sont, au début, initiées par des hommes qui,
au sein pouvoir, manipulent la rue pour mieux se débarrasser de leurs rivaux au
sommet de l’Etat.
Il est honteux qu’un pays se
réclamant ostentatoirement doté d’une réserve de change des plus enviables
(plus de 150 Mds de $ US) de par le monde, ait des populations démunies et
affamées et une jeunesse qui ne rêve que de le fuir à bord de la première
embarcation de fortune à portée de la main.
Toutefois, en gagnant la
Kabylie cette agitation populaire change de nature. Tout en restant solidaire
des luttes sociales avancées en dehors de son territoire, la Kabylie met
d’abord en avant ses revendications politiques. La Kabylie ne saurait désormais
être détournée de son aspiration à l’autonomie. Le peuple kabyle est
irréductible à de simples questions sociales quand bien même légitimes. Elles
ne sont que l’expression de revendication d’un destin kabyle de liberté. Nos
enfants ne sauraient être de nouveau sacrifiés sur l’autel de la lutte des
clans pour le pouvoir au sommet de l’Etat.
L’Anavad apporte son soutien à
ce mécontentement général et légitime qu’il y a lieu d’organiser partout à
l’occasion de ce Yennayer 2011.
Le Gouvernement Provisoire
Kabyle appuie les revendications sociales exprimées par les manifestants d’Oran
et d’Alger. Il rappelle à chacun que le devoir de solidarité aurait plus de
sens dans la réciprocité. Ainsi, si les Kabyles soutiennent les autres
Algériens dans leur lutte pour la vie chère et pour un logement décent, ils
espèrent que les émeutes kabyles pour des revendications politiques, notamment
celle d’une autonomie régionale, reçoivent aussi le soutien du reste du pays.
L’Anavad appelle à marcher ces
jours-ci dans toutes les localités de la Kabylie en mettant clairement en avant
nos mots d’ordre. A cette occasion, il met en garde le pouvoir algérien contre
le réflexe répressif. Il sera tenu pour responsable de la moindre goutte de
sang kabyle qui serait versée lors des prochaines manifestations.
Par ailleurs, les crimes qu’il
a commis lors du Printemps Noir (2001-2003), plus de 127 morts, sont
aujourd’hui un dossier ficelé dont auront à connaître incessamment les
instances internationales.
Paris, le 06/01/2011
Pour l’Anavad - Ferhat Mehenni
Appel à Sit-in le 08 novembre à Aqvu
10 Kabyles
seront déférés devant la justice pour délit religieux le 8 novembre à Akbou.
Ci-dessous l’appel lancé à la population kabyle par le MAK pour un sit-in
devant le tribunal d’Akbou.
Rappelons que Tahar Amichi est lui aussi convoqué par le tribunal de Vgayet
pour avoir collé des affiches du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie
(MAK). Un appel pour le soutenir devant l’injustice algérienne a également été
précédemment émis par le Gouvernement Provisoire Kabyle et le MAK.
ANAVAV AQVAYLI UiIL
TIMANIT I TMURT N IQVAYLIYEN
IΓZER
AMEQQRAN ASSUME SA KABYLITÉ
AQVU REFUSE LA SOUMISSION
Après Asqif (Michelet), Larvεa n At
Yiraten ; encore une fois, le pouvoir d’Alger s’acharne et impose une
nouvelle épreuve au peuple kabyle par l’instrumentalisation éhontée de la
justice.
Malgré la relaxe prononcée contre les citoyens
d’Asqif le 5 octobre 2010, injustement déférés devant la justice par
l’acharnement de la police et du procureur locaux.
Malgré l’expression d’apaisement annoncée par le
tribunal de Larvεa n At Yiraten, le 26 septembre contre d’autres citoyens
innocents, la justice continue et persiste à poursuivre de jeunes citoyens
kabyles contre lesquels aucune réquisition n’est permise.
Le peuple kabyle ne peut plus tolérer ces
atteintes récurrentes à ses libertés fondamentales séculaires.
Iγzer ameqran, fief de la résistance, ne peut
offrir en holocauste ses enfants à la vindicte d’un régime en mal de
reconnaissance en Kabylie. Aqvu refuse d’être le théâtre d’une comédie
judiciaire où devrait s’exécuter des sanctions injustes contre ses propres
citoyens.
Soyons toutes et tous au sit-in le 8 novembre
2010 devant le palais de justice d’Aqvu (Akbou) pour soutenir les citoyens
kabyles d’Iγzer Amuqran injustement incriminés par le pouvoir raciste d’Alger.
TUDERT I TMURT N IQVAYLIYEN
VIVE LA KABYLIE LIBRE ET AUTONOME
GOUVERNEMENT
PROVISOIRE KABYLE
Kabylie - 5 juillet 1962 : Le rêve devenu cauchemar
Le 5
juillet évoque pour la Kabylie deux événements historiques d’un même drame : La
perte de sa souveraineté. Par l’invasion coloniale en 1830 qu’elle avait
contenue pendant plus de quarante ans, et l’indépendance confisquée en 1962 par
la force brutale du pouvoir algérien.
La
Kabylie bafouée et martyrisée depuis 48 ans ne peut se reconnaître dans une
date anniversaire qui a inauguré pour elle une nouvelle colonisation pire que
celle dont elle venait de se défaire au prix d’indicibles souffrances. Elle ne
donc peut célébrer une date qui a doublement fait son malheur.
La
guerre de Kabylie, de fin septembre 1963 à la mi-mars 1964, a définitivement dressé
le peuple kabyle contre le pouvoir algérien.
Le
fossé qui les sépare aujourd’hui est un abîme de souffrance engendrée par cette
répression antikabyle aussi vieille que l’Algérie « indépendante ». L’acharnement
du pouvoir algérien à gommer la langue et l’identité kabyles n’a d’égale que la
détermination du peuple qui les porte à arracher sa reconnaissance officielle
et la plénitude de ses droits légitimes.
La
Kabylie qui a payé le prix le plus fort pour l’indépendance du pays ne peut
pardonner à l’Algérie officielle les 400 morts de 1963-64, l’exil de ses hommes
politiques, les souffrances de 1980, le boycott scolaire et tous les
assassinats ayant ciblé nos hommes politiques et nos intellectuels et qui n’ont
pas épargné les 128 victimes du Printemps Noir (2001-2003). Tel est le bilan de
ces 48 ans de chaines et de malheur que l’Algérie officielle exhibe comme
trophée, haut-fait d’armes.
La
Kabylie porte, dans sa chair et dans son âme, toutes les épreuves sanglantes et
les humiliations qu’elle a subies depuis l’indépendance de l’Algérie, comme sa
plus belle parure sur le front de sa mémoire.
Elle n’oubliera
jamais que c’est le 5 juillet 1962 que son rêve de liberté s’est transformé en
un horrible cauchemar de répression, de déni et de dictature.
Aujourd’hui,
c’est au nom de toutes ses douleurs qu’elle exige repentance de la part de l’Algérie
officielle et qu’elle se fraye son chemin d’émancipation de la tutelle morbide
d’un pouvoir criminel.
En se
dotant d’un Gouvernement Provisoire Kabyle, l’Anavad, comme elle dota hier l’Algérie
d’un GPRA, elle sait que le jour n’est pas loin où elle se réconciliera avec
son environnement politique immédiat, mais avant tout, dans le respect de ses
propres valeurs, de sa propre identité et de sa liberté.
Le
Gouvernement Provisoire kabyle lance un appel aux villages et aux quartiers
kabyles pour se tenir à l’écart des « réjouissances » célébrant la domination
antikabyle. Il les invite à se rapprocher davantage de l’Anavad pour que
celui-ci subventionne en partie leurs projets dans les domaines de la langue et
de la culture, de l’eau et de l’électricité.
Avec le
Gouvernement kabyle, le rêve est de nouveau permis.
Vive la Kabylie libre et
autonome
Vive l’Anavad
Pour le gouvernement provisoire
kabyle en exil
Le Président, Ferhat At Siid
Site internet de l'Anavad, le Gouvernement Provisoire Kabyle :
http://www.kabylie-gouv.org
GOUVERNEMENT
PROVISOIRE KABYLE
Ministère de la communication, de la justice et des droits humains
Assassinat
de Matoub Lounès, 12 ans après
Le 25 juin 1998,
en début d’après midi, près de Tizi-Wezzu, le chanteur kabyle Matoub Lounès
tomba dans une embuscade attribuée beaucoup trop vite aux terroristes
islamistes.
Sa voiture
portant les impacts de près de 80 balles, crédite plutôt la thèse d’une mise en
scène où seule la cible désignée est éliminée
Depuis, la
Kabylie, qui n’en est pas dupe, ne cesse de désigner le pouvoir algérien comme
étant le commanditaire cet ignoble assassinat.
Officiellement,
c’est à la Brigade de Gendarmerie d’At Dwala, impliquée dans la conduite de l’opération
de liquidation de Matoub Lounès, que l’enquête fut confiée. Ainsi, comme le dit
l’adage kabyle, on se retrouve dans la situation de celui qui «mange avec les
loups et pleure avec les bergers ».(« Içça
d wuccanen, ittru d imeksawen ».
Un malheureux
soi-disant suspect fut arrêté en 1999. Malgré les pressions et la torture, il
clame toujours son innocence derrière les barreaux de la prison où il croupit
sans jugement, depuis plus de dix ans !
La fragilité des
preuves fabriquées est à l’origine de l’impossible procès, maintes fois annoncé
et toujours reporté sans explication. Pour savoir qui était derrière l’assassinat
de Lounès Matoub la seule question susceptible d’apporter des éclaircissements
est : A qui profite le crime ?
Le contexte
politique d’alors pourrait nous en éclairer un peu. Les Clans rivaux au sommet
de l’Etat se donnaient volontiers pour noms les « éradicateurs » et
les « réconciliateurs. Ces qualificatifs, qui se jouaient de l’opinion
publique, ne s’opposaient dans les faits que pour le contrôle réel du pouvoir
et non sur la ligne politique vis-à-vis du terrorisme islamiste. La preuve en
est que ce sont ces mêmes « éradicateurs », opposés à toute
négociation avec les terroristes, qui ont défendu la « réconciliation
nationale », réalisé « l’Alliance Présidentielle » actuelle avec
des ministres théocratiques, et qui construisent à Alger la plus grande mosquée
d’Afrique.
Le Général
Liamine Zeroual était président de la république mais son clan de
« réconciliateurs » perdait du terrain au profit des
« éradicateurs ». Ses proches collaborateurs, notamment le Général
Betchine, étaient mis à mal par des affaires de corruption à grande échelle
révélées par la presse travaillant pour le clan adverse. Ces estocades
réussies, il fallait lui porter le coup de grâce que l’on va chercher
diaboliquement du côté de la Kabylie.
La première
amorce fut la remise en perspective de la loi sur la généralisation de l’arabisation.
Une provocation contre la Kabylie qui bouillonnait de colère mais sans
descendre dans la rue comme escompté par les stratèges
« éradicateurs ». C’est à ce moment-là que le scénario de l’assassinat
de Matoub fut imaginé.
Son assassinat
eut tout de suite les effets attendus : La Kabylie était dans la rue
pendant près d’un mois, le Général Zeroual accepta de démissionner et les
« éradicateurs », la veille opposés à tout dialogue avec les
islamistes, vantent subitement les bienfaits de la « Réconciliation
Nationale » prônée par leurs adversaires dits
« réconciliateurs »
Ainsi, l’assassinat
de Matoub Lounès était un élément clé d’un coup d’Etat contre Zeroual et le
Clan de l’Est au profit de Bouteflika et son Clan de l’Ouest ; le tout,
mené de main de maître par le Département du Renseignement et de la Sécurité.
Il n’y aura,
donc, pas de procès dans l’immédiat sur l’assassinat de Matoub Lounès. Ce
serait celui du coup d’Etat qui a porté Bouteflika et son clan au pouvoir. Il
faut un retour du balancier au profit du Clan de l’Est pour que cela puisse
être programmé mais sous forme d’un règlement de comptes entre clans et
probablement comme élément d’un nouveau coup d’Etat des ex
« réconciliateurs ».
Le peuple
kabyle, loin des putschistes du sérail, continuera de chérir le nom de Matoub,
son œuvre et son combat, comme il le fait pour tant d’autres kabyles victimes d’assassinats
politiques algériens.
Toutefois, il a
cessé de les pleurer. L’espoir a submergé les larmes ! L’Anavad
(gouvernement kabyle) dont il vient de se doter, avec son ministère de la
justice et des Droits Humains, œuvrera inlassablement à démasquer les assassins
et leurs commanditaires pour rendre justice aux victimes et à leurs proches.
Le Gouvernement
Provisoire kabyle, en attendant de mettre sur pied les institutions judiciaires
de la Kabylie, ses Cours et ses Tribunaux, et sans préjuger des résultats des
futures investigations, appelle à une enquête internationale sur ce crime
odieux comme sur tous ceux du printemps noir de 2001 à 2003.
Il rejette la
loi sur la réconciliation nationale qui absout les assassins sans procès
préalable. Il refuse que les crimes contre l’humanité commis par le pouvoir
algérien en Kabylie soient amnistiés ou prescrits. Il dénonce une justice aux
ordres, l’instrumentalisation de l’Islam et renvoie dos à dos le terrorisme
islamiste et les la dictature des généraux.
Lyazid Abid -
Ministre de la Communication, de la Justice et des Droits Humains
GOUVERNEMENT PROVISOIRE
KABYLE
CEREMONIE D’INSTALLATION DU GPK
DISCOURS PRESIDENTIEL INAUGURAL
Honorables invités, très chers compatriotes.
Le cours de l’histoire de la Kabylie a enfin son
aboutissement. Aujourd’hui est un très grand jour pour nous. Toutes les
entreprises politiques kabyles depuis 1857 cherchaient inlassablement, dans les
ténèbres, la voie vers ce grand jour auquel nous sommes en train de donner
naissance, cette lumière que nous sommes en train d’allumer ensemble à travers
cette cérémonie officielle d’installation du premier gouvernement kabyle
moderne. Même si cela se fait à partir de cette terre de liberté qu’est la
France que nous remercions pour son hospitalité, grâce à la force des médias et
des nouvelles technologies qui anéantissent magiquement les distances, la
Kabylie en est largement éclairée. Oui, le Gouvernement Provisoire Kabyle, plus
qu’une lueur d’espoir, est un jour nouveau qui se lève sur le peuple kabyle,
sur les villages, les villes et les majestueuses montagnes de la Kabylie.
A cette occasion, permettez-moi d’inviter à ce
moment d’émotion, Fadma N Soumer, Cheikh Aheddad et Mokrani, Said Boulifa,
Belaid At Ali, Si Moh U Mhand et Cheikh Mohand U Lhusin, Lvacir Amellah, Amar
Imache, Ali Laïmeche, Bennaï Ouali, Amar At Hamuda, M’Barek At Mangellat, Abane
Ramdane, Amar At Chikh, Amirouche, Abderrahmane Umira, Mouloud Feraoun, Krim
Belkacem, Taos Amrouche et sa famille, Ali Mecili, Mouloud Mammeri, Tahar
Djaout, Mbarek Mahiout, Rachid Tigziri, Tahar Oussedik, Mahfoud Boucebci, Kamira
Nait Sid, Mustapha Bacha, Smail Yefsah, Hamid Mahiout, Muhand U Harun, Matoub
Lounes, Bessaoud Mohand Arav et tant d’autres encore dont, par ignorance ou par
étourderie, je n’ai pu citer, ici, le nom et devant lesquels je m’excuse.
Permettez-moi d’inviter à cette cérémonie du
Jugement de l’Histoire pour leur rendre justice, les victimes kabyles du
Printemps Noir, de Guermah Massinissa à Kamel Irchane, ce jeune qui, dans son
ultime effort et avant de tomber sous les balles des gendarmes algériens, écrit
sur un mur, avec son propre sang le mot LIBERTE.
Permettez-moi, enfin à titre personnel, de mettre
à mes côtés, mon fils Ameziane assassiné à l’âge de 30 ans, pour me châtier
d’avoir osé la liberté du peuple kabyle.
Honorables invités, Ayssetma Aytma,
Nous sommes un peuple qui chérit la liberté
depuis la nuit des temps. Tout le long des siècles, nous nous sommes organisés
en républiques villageoises, confédérées selon les besoins de l’époque et les
vicissitudes de l’Histoire. Tamurt N Yeqvayliyen a de tout temps préféré la
liberté de chacun au joug de tous. Ses enfants s’unissent toujours face à
l’ennemi, face au malheur et à l’adversité et s’en retournent à leurs libertés
individuelles et collectives une fois la menace écartée. Notre attachement à la
liberté était et demeure consubstantiel à notre culture qui nous prémunit
contre le crime et la délinquance au point de n’avoir jamais jugé nécessaire de
bâtir une prison. Nous les Kabyles, nous sommes un grand peuple.
Basé sur la tolérance religieuse et le respect
des droits individuels et collectifs, nous n’avons pas connu de guerres de
religion et nous sommes les premiers surpris par la fulgurante émergence de
l’intolérance islamiste autour de la Kabylie. Nous avons toujours été
altruistes et généreux.
Au lendemain du 5 juillet 1830, même si nous
n’avions jamais reconnu le Dey d’Alger et la Régence Turque, nous n’avions pas
hésité à porter secours au voisin algérois pour empêcher le débarquement
français à Sidi Ferruch.
Le 14 octobre 1839, le Général Shneider, Ministre
français de la guerre créa par décret l’Algérie. En 1848 celle-ci était
partagée en départements dont ne faisait pas encore partie la Kabylie.
L’Algérie et la Kabylie avaient bien existé distinctement l’une de l’autre
avant 1857. Toutefois, nous considérions et continuons de considérer que notre
environnement immédiat fait partie de notre espace de sécurité, de liberté et
de prospérité économique.
En 1926, nous avions créé l’Etoile Nord-Africaine
pour décoloniser toute l’Afrique du Nord. Pour autant, le Maroc et La Tunisie
qui en font naturellement partie n’ont, jusqu’à aujourd’hui, aucune prétention
territoriale sur la Kabylie. Le Mouvement indépendantiste algérien était
majoritairement kabyle même si son commandement était volontairement confié à
Messali Hadj, originaire de Tlemcen. La guerre pour l’indépendance de
l’Algérie, reposa pour l’essentiel sur la Kabylie qui en paya le prix le plus
fort. La 7e Wilaya, la Fédération de France était animée et financée à plus de
80% par des Kabyles.
En 1962, l’Algérie accéda à son indépendance et
la Kabylie à un nouvel enfer. Niée dans son existence, c’est avec le langage de
l’époque, celui des armes, que la Kabylie exprima sa volonté de liberté et
d’existence le 29/09/1963. Exténuée déjà par la guerre d’indépendance, pour son
malheur, elle dut s’incliner devant les armées des frontières qui n’avaient pas
passé leur temps comme elle à affronter les forces militaires coloniales.
Depuis sa défaite, la Kabylie est désignée à la
vindicte nationale. Pour camoufler sa gabegie, sa dictature, les innombrables
violations des droits de l’homme, la rapine et le régionalisme, le régime
algérien, de Ben Bella à Bouteflika, a fait de l’épouvantail kabyle l’élément
fédérateur autour de lui.
Niés dans notre existence, bafoués dans notre
dignité, discriminés sur tous les plans, nous nous sommes vus interdits de
notre identité, de notre langue, et de notre culture kabyles, spoliés de nos
richesses naturelles, nous sommes, à ce jour, administrés tels des colonisés,
voir des étrangers en Algérie.
Qui peut nous dire aujourd’hui combien de Kabyles
furent torturés, assassinés et emprisonnés pour délit d’identité ?
Qui peut nous révéler combien de cadres furent
bloqués dans leur promotion administrative sur la simple considération du lieu
de leur naissance ? Combien de brillants officiers dans l’ANP furent
envoyés prématurément en retraite pour éviter que les Kabyles ne s’accaparent
du pouvoir militaire, le vrai pouvoir en Algérie ?
Qui peut nous dire combien de projets économiques
et financiers furent détournés de la Kabylie pour les affecter ailleurs ?
N’était l’émigration kabyle en France, on mangerait encore des racines comme au
temps de la misère. Qui peut nous montrer par les chiffres la pression fiscale
exercée sur les commerçants et les entrepreneurs kabyles pendant que les autres
en sont épargnés.
Combien de bacheliers kabyles jusqu’ici ont été
orientés d’office sur des cursus universitaires religieux ou littéraires
contraires à leurs vocations et à leurs aspirations modernistes ?
Honorables invités, ayssetma, aytma,
Aujourd’hui, si nous en sommes à mettre sur pied
notre Gouvernement Provisoire, c’est pour ne plus subir ce que nous endurons
d’injustice, de mépris, de domination, de frustrations et de discriminations
depuis 1962. Nous en avons assez d’être un peuple dominé, agressé et blessé
dans notre chair et dans notre âme par ceux-là mêmes qui ont récolté le fruit
de nos efforts de liberté et de dignité contre le colonialisme.
Nous en avons assez de les voir s’ériger en nouveaux
colons se comportant envers nous en éternels colonialistes, en ennemis mortels.
La violence et la répression systématiques du
régime contre les élans de liberté de la vaillante jeunesse kabyle ne peuvent
cesser qu’à partir du moment où notre destin sera enfin entre les mains de la
Kabylie.
En 1992, au début du phénomène islamo-terroriste,
la Kabylie en était totalement épargnée. C’était un pays de paix, de tolérance
et de respect des croyances de chacun. Curieusement, depuis l’accord signé par
le pouvoir avec les islamistes en 1996, elle est devenue le lieu
d’investissement militaire des deux camps. C’est à partir de cette année-là que
notre terre natale est transformée en cauchemar d’insécurité et de banditisme.
Le nombre de barrages militaires sur les routes
de la Kabylie est étrangement proportionnel à celui des actes terroristes et à
la circulation de la drogue. Ce sont des terroristes islamistes repentis qui
sont envoyés comme prêtres dans les villages kabyles ou comme nouveaux
résidents chez nous, refusant de parler notre langue ou de respecter notre
culture et nos mœurs. Nos entrepreneurs et leurs proches sont devenues des
proies faciles à des ravisseurs qu’il serait naïf de croire qu’ils agissent
sans complicité au sein de la hiérarchie sécuritaire, du pays.
Les investisseurs en Kabylie sont ainsi poussés à
la quitter pour d’autres cieux moins violents.
Bref, l’Algérie veut détruire un territoire de
liberté pour le livrer à l’obscurantisme et à l’intégrisme islamiste
international. L’Algérie veut tuer le droit à la différence, le droit à la
transparence politique et économique à laquelle aspire la Kabylie.
Le Pouvoir veut livrer la Kabylie à EL Qaeda
pour, pense-t-elle, pourfendre plus efficacement le monde occidental, le monde
de la liberté.
Si nous mettons sur pied le GPK, c’est pour que
les plaies que nous venons d’énumérer guérissent enfin.
D’abord, nous nous devons de prendrons notre
école en main. Ce n’est pas pour y interdire une quelconque langue, la Kabylie
et ses futures générations auront besoin de la maîtrise de toutes les langues
du monde. Elle doit pour autant s’occuper avant tout de l’enseignement de la
sienne, la langue kabyle. Nous n’avons pas le droit de laisser nos enfants à
des charlatans et des fanatiques islamistes qui leur inculquent dans l’école
algérienne le désir de la mort, pour les autres ou pour eux, mais nous avons à
leur enseigner l’amour de la vie et du prochain.
Les sciences et la technologie, conjuguées à
l’ouverture des sciences humaines, feront de nos universités déjà bondées des
lieux de l’innovation et du développement de l’intelligence humaine au service
de notre peuple, de notre environnement humain et de ‘humanité toute entière.
Nous ne voulons plus assister chaque été,
impuissants, aux feux de forêts que des gendarmes ou des militaires allument
volontairement y compris pour ravager nos oliveraies La sauvegarde de notre
environnement et de sa biodiversité est un élément vital pour nous, y compris
pour lutter contre l’avancée lointaine du désert. L’économie en Algérie est
basée sur l’obligation de partenariat avec la hiérarchie politico-militaire. Si
un investisseur n’a plus de « protecteur » il dépose le bilan
aussitôt. Nous voulons faire de la Kabylie un lieu de la libre entreprise sans
pour autant renoncer aux services publics indispensables à toute société. Le
Travail et le mérite y seront particulièrement valorisés.
Nous ne supportons plus d’aller dans des
tribunaux où notre langue est interdite. Nous voulons que les projets financés
par des dons étrangers ne nous soient plus interdits par le pouvoir algérien.
Dernièrement un don de 500 000$ pour une opération écologique en Kabylie fut
refusé par le gouvernement algérien qui exige qu’il aille à une autre région du
pays.
Nous voulons des institutions conformes à nos
traditions et à notre culture. Le découpage administratif qui charcute et
dépèce petit à petit le territoire kabyle est inacceptable.
Honorables invités, permettez-moi de m’adresser à
mes chers compatriotes kabyles
Ayssetma, aytma,
Notre action est pacifique. Nous aimons la vie et
chérissons la liberté. La dignité humaine est au centre de nos préoccupations.
Nous respectons toutes les valeurs universelles et la Kabylie en est le cœur en
Algérie. Nous installons le GPK pour défendre nos droits en tant que peuple
face à l’Etat algérien qui les bafoue. Nous avons désormais une égide, un
avocat, un instrument au service de nos intérêts collectifs et individuels. Je
vous invite à faire corps avec lui, à le renforcer et à lui donner de la
vigueur. Le GPK est la meilleure création de la Kabylie depuis la nuit des
temps. Faisons-en tous notre propriété, il se fera notre défenseur, notre
protecteur et incarnera notre dignité et liberté. Faisons en sorte où que nous
soyons qu’il soit notre fierté. Participons à ses débats et à ses actions
politiques, diplomatiques et culturelles. Aidons le GPK, il nous aidera au-delà
de nos espérances.
Nos bras sont ouverts et nos mains sont tendus
vers toutes et tous les Kabyles. Nous sommes des frères quelles que puissent
être nos divergences et nos différences politiques. Cette phase de notre
histoire vous interpelle solennellement. Celles ou ceux qui estiment devoir
faire de nous des adversaires se trompent de cible, de combat et d’alliés. Le
peuple kabyle doit aller de l’avant. Il n’a plus le droit de subir sa propre
histoire mais d’en être l’artisan. Nous n’avons plus à revivre, démunis, des
printemps sanglants. Nous avons pour devoir d’anticiper et de prévoir les
écueils et les épreuves pour protéger nos enfants de la violence armée dont
fait usage banal le pouvoir algérien contre eux. Nous avons droit au respect au
même titre que tous les peuples de la Terre.
Je dois vous avouer une faiblesse. Nous n’avons
pas d’argent. Il serait bon que chacun cotise autant qu’il peut pour que le GPK
vive et qu’il élève puissamment à travers le monde la voix du peuple kabyle.
Je m’adresse aussi au reste des Algériens.
Nous sommes frères de tout le monde à commencer
par les Algériens dont nous faisons partie. Si nous revendiquons notre identité
et nos institutions propres comme ce gouvernement, c’est aussi par respect à
vous tous. La différence identitaire n’empêche ni la fraternité ni la
solidarité et encore moins la coopération et la sociabilité. Les droits que
nous voulons pour nous-mêmes, seront aussi des droits pour vous. Ce que la
Kabylie va arracher pour ses enfants pourra vous servir d’exemple en faveur de
vos propres enfants. Les droits que nous arrachons pour nous ne vous seront pas
enlevés à vous, mais au contraire deviendront un point d’appui pour que vous
les ayez un jour. La Kabylie ne vous lâche pas. Elle se donne juste les moyens
aujourd’hui qui lui permettront de mieux vous aider demain. Respectez la
volonté de la Kabylie vous respecterez un peu plus la vôtre.
Honorables invités étrangers.
La Kabylie autonome et le Gouvernement Provisoire
Kabyle pourraient devenir l’un des meilleurs facteurs de stabilité de l’Afrique
du Nord. Sa reconnaissance au plan international donnera une chance
supplémentaire à la paix non seulement dans la région mais également dans le
monde. Il n’y aura jamais assez de messagers de la paix pour l’humanité et la
Kabyle aspire à en être un. Nous avons besoin de votre soutien et de votre aide
politique et matérielle car nous sommes l’antithèse de la violence et du
fanatisme.
Si nous voulons émerger sur la scène diplomatique
ce n’est pas sans raison. Les valeurs et la culture kabyles constituent une
arme sans commune mesure pour le reflux des idées islamistes et intégristes.
Sans aucun moyen autre que nos idées nous avons empêché le terrorisme
international de s’installer chez nous malgré le soutien que lui garantit le
régime. Nous ne lui permettons pas d’avancer. Même si le pouvoir algérien le
couve et l’entretient sur notre territoire, le peuple kabyle tourne le dos à
l’un et à l’autre.
Par ailleurs, nous ne voulons plus qu’au nom du
peuple kabyle et dans son dos des alliances secrètes et dangereuses pour la
liberté et l’humanité se nouent. Je veux parler de cette alliance tue avec
l’Iran, ce pays de Mollahs lancé dans la course à la prolifération nucléaire,
menaçant la sécurité internationale et les équilibres des forces stratégiques
assurant jusqu’ici une relative paix dans le monde.
La liberté de circulation des personnes et des
marchandises doit profiter à tous les peuples. Il faut que les ressources
naturelles ne soient plus accaparées au service des dictatures et des efforts
d’armement pour menacer des voisins plus fragiles.
Honorables invités, ayssetma, aytma,
Avec l’émergence du GPK, il y a début de naissance
d’un nouveau monde plus libre et plus paisible. Bientôt d’autres peuples
d’Afrique et d’Asie suivront notre exemple que nous tenons pour partie des
Kurdes d’Irak.
En tant que président du GPK, j’en félicite la
Kabylie, l’Algérie, l’Afrique du Nord, le Bassin Méditerranéen, l’Afrique et
toute l’humanité.
Nous voici, au terme de notre acte de naissance.
Mesdames et Messieurs, voici les membres du GPK.
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
G—P—K
LISTE DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT
La formation du GPK obéit à trois contraintes
majeures : La confiance, l’équité entre les trois grandes sous entités
régionales kabyles (Tuvirett, Vgayet et Tizi-ouzou), une indispensable présence
féminine :
1) Ferhat Mehenni,
Président
2) Arezqi Boussaid : Ministre des institutions, de
l’administration et de la sécurité (Intérieur)
3) Arezki At Hemmuc :
Ministre des Relations Internationales
4) Lyazid Abid :
Ministre de la communication, de la justice et des droits humains,
5) Idir Djouder :
Ministre de l’économie et des finances, de l’environnement et de l’aménagement
du territoire
6) Lhacene Ziani :
Ministre de la langue kabyle, de l’enseignement, de la recherche scientifique
et de la formation
7) Mouloud Merhab :
Ministre du dialogue et de la médiation avec la société civile
8) Amgoud Djamila :
Ministre de la culture
9) Malika Mouaci :
Ministre de la santé et de la solidarité
10) Makhlouf Idri :
Ministre de la jeunesse et des sports, Porte-parole du Gouvernement
MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DELA KABYLIE
Le Conseil National
DÉCISIONS
Après
la consécration largement exprimée de l’action de notre Mouvement en Kabylie à
l’occasion de manifestations populaires ; notamment en avril 2009 et l’expansion
de 2010 qui a vécu avec bonheur l’adhésion à son action à Bouira, Sétif et
Boumerdès ;
Après
des consultations avec des personnalités politiques, des artistes, des acteurs
de la société civile, des personnalités sans attachement et des citoyens
anonymes qui ; tous et sans exception, enthousiastes à la proclamation du
Gouvernement Provisoire de la Kabylie considérée par chacun comme l’aboutissement
d’un combat, ont adhéré sans équivoque à la nécessité de doter le Mouvement, et
à travers lui, la Kabylie, d’une
représentation organique qui l’incarne et le représente officiellement auprès
des instances locales et internationales ; le Mouvement pour l’Autonomie
de la Kabylie a réuni le 22 mai 2010 un conseil national élargi afin d’examiner
la situation.
Après
en avoir discuté et délibéré, le Conseil National du Mouvement pour l’Autonomie
de la Kabylie a organisé des élections afin de pourvoir au poste de Président
du GPK. Dans le respect de la démocratie et de l’attente légitime de chacun, le
Conseil National s’est exprimé.
1 – PRÉSIDENCE DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE
DE LA KABYLIE
Le
Conseil National demande à l’unanimité à M. Ferhat Mehenni d’assurer la Présidence du Gouvernement Provisoire de la
Kabylie (GPK).
Pour
la formation de l’Exécutif du GPK, le Conseil National, sur la base du rapport
préliminaire de la Commission du Dialogue et des Consultations, recommande de
pourvoir en priorité aux postes sensibles suivants :
-
Éducation,
-
Justice,
-
Économie
-
Culture
2- PRÉSIDENCE DU MAK
Dans
le cas d’un impossible cumul de mandats, et conformément aux statuts et aux
textes réglementaires du MAK, le Conseil National souhaiterait que le président
du Conseil National soit nommé par le président du MAK pour assurer l’intérim
du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie dans l’intervalle qui sépare
l’organisation du 2ème congrès de Mouvement.
Par
ces faits, Cette fonction lui donnerait mandat à procéder aux réaménagements
organiques indispensables au bon fonctionnement des structures du Mouvement.
KABYLIE, LE 22 MAI 2010
GOUVERNEMENT PROVISOIRE
KABYLE - GPK
Contre le Gouvernement
Provisoire Kabyle, la meute est lâchée.
Juste après la proclamation du Gouvernement Provisoire Kabyle
(GPK) par le président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK),
mercredi 21 avril 2010, une panique sans précédent s’est emparée du pouvoir
algérien. On se souvient déjà qu’au lendemain du passage de Ferhat Mehenni à la
tribune des Nations Unies, le 26/05/ 2009, aussitôt, le quotidien arabophone
Echorouk avait titré un tissu de mensonges, « Ferhat
Mehenni se réunit à l’ambassade d’Israël à Paris ». On devine aisément
que c’est à ce même journal, réputé autant pour être le porte-parole d’un clan
au pouvoir que pour ses « révélations » fantaisistes, que l’on fait
de nouveau appel pour monter au créneau contre la proclamation du GPK. Cette
fois, tout en reprenant son article republié pourtant le 16 juin 2009, il
annonce à la une et en grosses manchettes, toujours dans la même veine :
« Les services de renseignements
marocains versent une mensualité estimée à 13000 euros pour Ferhat Mehenni ».
Il écrit d’emblée : Des sources
dignes de foi ont révélé à Echorouk que les services de renseignements
marocains ont mis à la disposition du chanteur Ferhat Mehenni des « commissions
financières » en contre partie de sa «Coopération » avec ses services.
Outre que l’opinion serait plus édifiée de connaître ces « sources dignes de foi », je tiens à
apporter le démenti le plus formel à ces allégations mensongères. En outre, si
vraiment une coopération avec les services marocains serait estimée à
13 000 euros mensuels, cela supposerait-il dire qu’il suffise que l’Algérie
me verse le double pour renoncer à cet acte historique par lequel nous avons
fondé le premier Gouvernement Kabyle ? Que le pouvoir et tous ceux qui le
croient sachent ceci :
POUR
TOUT L’OR DU MONDE JE NE RENONCERAIS A MON IDEAL DE BATIR UN ETAT
KABYLE.
Tout le monde connait mon intégrité
morale. A ce niveau de responsabilité historique, les hommes d’Etat ne s’achètent jamais.
Dans ce vent de panique général qui pousse
à des ripostes désordonnées, c’est le correspondant à Alger du Figaro, Arezki
Ait Larbi qui s’est chargé d’ajouter un brin de suspicion à ce Gouvernement
kabyle. Dans un article intitulé « La
Kabylie se cherche une voie vers son autonomie » il finit en parlant
de Ferhat Mehenni :
« Certains
de ses conseillers, prompts à la surenchère, travailleraient, dit-on, pour les
services algériens, qui tentent d'instrumentaliser ainsi la région dans les
jeux claniques du sérail ». Il n’y a pas plus grande instrumentalisation de la Kabylie au service
de la lutte des clans au sommet de l’Etat algérien que cette phrase. Appeler la
Kabylie à se méfier de ceux qui la défendent au mieux de leur engagement et de
leurs compétences.
Enfin, le pouvoir algérien devrait choisir
qui des services marocains, israéliens ou les siens, seraient de connivence
avec le MAK.
Tout cela est fadaises et ridicule !
Le Gouvernement Provisoire Kabyle est sur
son orbite. Il oeuvrera à doter la
Kabylie de ses propres institutions et parvenir à faire reconnaitre par le
pouvoir algérien, la Kabylie en tant que peuple et en tant que nation.
Ferhat
Mehenni
http://www.echoroukonline.com/fra/index.php?news=6115
http://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/04/les-services-de-renseignements.html
http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/21/01003-20100421ARTFIG00527-la-kabylie-cherche-sa-voie-vers-l-autonomie-.php
MOUVEMENT
POUR L'AUTONOMIE DE LA KABYLIE EN FRANCE
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Constitution
d’un gouvernement kabyle
provisoire et nombreuses manifestations à l’occasion du 30e
anniversaire du « Printemps berbère »
A l’occasion du 30e anniversaire
du « Printemps berbère », plusieurs manifestations se sont déroulées ce
week-end à travers le monde. Demain, en Kabylie, à Tizi-Ouzou,
Vgayet et Tuvirett verront certainement des dizaines de milliers de Kabyles
descendre dans la rue pour commémorer le combat public initié il y a trois
décennies pour la défense de nos droits mais aussi et surtout pour lui donner
un nouvel élan.
Hier, en effet, à Paris, plus de 5000 personnes avaient répondu à notre
appel. Le MAK tient à les féliciter pour leur mobilisation et leur adhésion à
notre initiative. A l'issue de cette manifestation mémorable, Ferhat
Mehenni, le Président du MAK (Mouvement pour l’Autonomie
de la Kabylie) a annoncé qu’il allait
constituer un gouvernement kabyle provisoire. C'est un événement sans
précédent dans l'histoire de la Kabylie de ces 150 dernières années. Une
conférence de presse sera tenue ce 20 avril 2010, à Paris pour
annoncer les modalités de la mise sur pied de ce gouvernement, ses objectifs,
ainsi que les délais pour sa concrétisation.
Il s’agit d’une étape décisive dans
notre lutte pour nos droits et libertés !
Le gouvernement provisoire pourra en effet être l’interlocuteur légitime
vis à vis d'Alger, devant l'opinion nationale et internationale, pour négocier
les contours de l’autonomie
sans laquelle notre région et notre peuple ne se développeront jamais. Il sera
également notre représentant à l’étranger si, comme on peut le craindre, Alger répond
une fois de plus à nos demandes par la brutalité et la répression.
Ces dernières semaines, plusieurs délégations kabyles se sont
entretenues notamment avec des députés au Parlement européen, avec des
diplomates au Quai d’Orsay,
avec le Président de la Commission des Affaires Etrangères à l’Assemblée
Nationale française, des députés et élus belges, etc. Vendredi dernier, c'était
M. Thierry Mariani, député UMP qui avait reçu notre délégation et ce
matin, avec Mme Djouhra Abouda, c'était au tour de M. Bruno Leroux, député PS
de nous a accueillir dans les locaux de l'assemblée Nationale Française.
Si demain, Alger ne reconnaît pas
notre droit à l’autonomie,
nous pourrons aller plus loin grâce à notre gouvernement provisoire !
En avril 1980, la Kabylie s’était soulevée pour réclamer la reconnaissance de l’identité
berbère en Algérie, le pluralisme politique et syndical ainsi que la promotion
des droits de l’Homme.
La « démocratie » à laquelle nous avons accédé depuis 1988 est restée au stade
d’un
pluralisme de façade. Derrière le FLN et ses alliés, c’est toujours un
pouvoir mafieux qui dirige et pille le pays. L’affaire Sonatrach de ces
derniers jours en est la meilleure illustration. Mais pour nous
les Kabyles, rien n’a changé !
A l’heure
où nous nous levons à nouveau pour nos droits et ceux de nos enfants, nous nous
rappelons également les martyrs du « Printemps noir ». En 2001, à la suite de l’assassinat
d’un
jeune kabyle par des gendarmes, des manifestations avaient été sauvagement
réprimées : 128 kabyles furent abattus tandis que plusieurs milliers d’autres
étaient blessés et mutilés.
Leur sacrifice et leur mémoire doivent rester vivants !
Avec Ferhat Mehenni, nous appelons nos sœurs et frères résidant en
Algérie à faire de ce 20 Avril 2010 le jour de Gloire de la Kabylie.
Vive la Kabylie Autonome !
Vive le Gouvernement Provisoire du peuple Kabyle !
Longue vie à la mémoire de nos martyrs !
Nous sommes nés libres, nous vivons en hommes libres et nous mourrons en hommes
libres
Paris 19/04/2010
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