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Association culturelle N'Imazighen

Bruxelles

Rédaction

 

 

                                         ABC Amazigh - 2 livres à lire absolument

                                      LA SPÉCIFICITÉ DE LA LANGUE KABYLE

Hammoum Ahmed - Auteur amazigh

Diversité linguistique

 

                                    TIMANIT I TMURT N YEQVAYLIYEN

MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE

 

               Parlement Européen, Brussel-Bruxelles, le 04.03.2010

               Conférence-Débat sur la "Diversité linguistique"

 

A l'initiative du groupe Alliance Libre Européenne et du député européen Corse, François ALFONSI, une conférence-débat sur la diversité linguistique a eu lieu à Bruxelles le 04.03.2010.

Plus d’une quarantaine de défenseurs des langues minoritaires d'Europe ont participé à cette conférence.

 Invité à ce rendez-vous, le MAK a participé à cet événement en y posant la question du sort des langues présentes en Europe à l’issue de flux migratoires telle que la langue kabyle en France.

 La participation du MAK à cette conférence sur la diversité linguistique en France et en Europe, a permis de poser deux problèmes auxquelles sont confrontés les quelques deux millions de kabyles vivant en France.

1) Le fait de proposer de manière systématique aux enfants kabyles d’apprendre, dès l’élémentaire, la langue arabe comme langue d’origine, prolonge le déni identitaire et linguistique dont le peuple kabyle est victime en Algérie. Par ricochet, cette politique participe de la perte de repères identitaires des jeunes Kabyles en France où ils sont poussés à se reconnaître dans la communauté islamique, grossissant ainsi les rangs de l’intégrisme dans l’Hexagone et dans le monde Occidental.

2) Les difficultés que rencontrent au Baccalauréat les candidats d’origine Kabyle  faisant le choix de passer une épreuve de langue écrite, dans leur vraie langue d’origine cette fois-ci, mais sans qu’au préalable ils aient eu la possibilité d’accéder à son apprentissage dans les écoles françaises !!!

 

Le Parlement Européen est-il en mesure d’interpeller l’Etat Français sur ces deux questions ?

Le MAK souhaiterait que l’Education Nationale Française envisage de proposer aux enfants des diasporas l’apprentissage de leurs  vraies langues d’origine, celle des peuples et non celles des Etats et de proposer dans le secondaire un enseignement qui soit à même de préparer les bacheliers à l’épreuve écrite de langue kabyle au BAC.

Au cours de la conférence, un tableau global de la situation des langues non officielles au sein de l’Europe a été brossé.  Les situations dans lesquelles se trouvent les langues sans Etat en Europe sont nombreuses et variées. Le sort des langues minoritaires les moins répandues au sein des Etats membres a été soulevé, car menacées à terme de disparition. Le cas des langues corse et bretonne en est un exemple inquiétant.

 

La croissance constante de la diversité linguistique en Europe fait que le multilinguisme revient au centre des discussions de l’Union Européenne. Les conférenciers ont souligné l’importance pour l’être humain de vivre, de travailler et d’accéder aux institutions de son pays dans sa langue  et qu’il est important que les Etats cessent de lier la revendication légitime de disposer officiellement de sa langue au danger de séparatisme. Or, la question très sensible des langues est au centre des droits humains les plus fondamentaux et la diversité linguistique doit être intégrée par les Etats au sein de l’Europe et des Etats membres.

 A cet effet, la question du statut des langues co-officielles au sein des institutions européennes a été soulevée pour les langues sans Etat, à l’exemple du catalan. Actuellement le catalan est autorisé au parlement mais pas en plénière. Les Catalans demandent à ce que leur langue bénéficie d’un statut juridique de langue officiel à l’image du Gaélique qui est officiellement langue technique du Parlement.

Pour quand la langue kabyle aura-t-il son statut de langue officielle ? Le jour où la Kabylie aura son Etat. En attendant, une fois de plus, le MAK porte haut les couleurs de la Kabylie dans les instances internationales.

 

 

                 A lire pour Connaître…

 

          Avez-vous lu le second volume d’ABC AMAZIGH

Une expérience éditoriale en Algérie (1996-2001) de Smaïl Medjeber ?

 

Il est temps de le lire !

 

 « Pourvu qu’il ne vous arrive point tel le sort de cet arbre lequel,une fois coupé de ses racines, ses feuilles vertes se faneront et dépériront.

    Un arbre sans racines est condamné à mourir.

    Ne soyez pas, vous gens d’aujourd’hui, tels des gens sans racines...

    Faîtes en sorte de ne pas devenir des éternels pauvres de la Connaissance la plus large d’esprit et de cœur…     

    A présent, la Connaissance se puise dans les livres.   C’est pour cette raison, que j’ai écrit ce livre : pourvous tous, pour qu’il vous soit une référence, un exemple à méditer, un fondement sur quoi vous appuyer et construire. » (Mouloud Mammeri)

 

C’est, pour suivre l’exemple de Mouloud Mammeri, que Smaïl Medjeber a fait ce livre : une réédition, en deux volumes, de  textes publiés auparavant dans les quarante et un numéros, ainsi que quelques inédits d’ABC Amazigh qui paraissait, difficilement, en Algérie.

     Ce second volume reprend divers thèmes : linguistique, littérature, éducation et culture, histoire ancienne et contemporaine, toponymie, monographie, biographie, onomastique, patrimoine équin, azref le droit amazigh, l’art berbère, les droits des enfants…

    Dans cet ouvrage, nous lirons, aussi, par devoir de mémoire, d’émouvants hommages aux militants, intellectuels, artistes et journalistes : Miloud Salmi, Mohand Amokrane Haddag, Mohamed Haroun, Lounès Matoub, Mouloud Mammeri, Mohand Arab Bessaoud, Smaïl Yefsah…

   « En retraçant l’histoire d’ABC Amazigh, vous [Smaïl Medjeber] témoignez utilement pour une revue qui fut un  vecteur remarquable de la réflexion et de la culture berbères.

    Que cette expérience précieuse puisse nourrir demain de nouvelles espérances ! » (Bertrand Delanoë, Maire de Paris.)

 

L’auteur, Smaïl Medjeber, est un militant berbériste de longue date, connu des organisations internationales de défense des droits fondamentaux depuis de longues années.

Il est l’un des penseurs de la revendication berbère.

En éditant et en dirigeant la revue ABC Amazigh, qu’il a fondée en 1996, il réalisa son voeu  le plus cher : sortir de la clandestinité et donner la possibilité à toutes les sensibilités de s’exprimer, communiquer leurs opinions et leurs idées portant sur la revendication berbère.

Prix : 20€, le volume I, 20€, 50 le volume II (+frais d’envoi).

Les deux volumes sont disponibles.

Vous pouvez les avoir en les commandant  par courriel à :

defiberbere@hotmail.fr

Avec une dédicace de l’auteur en plus !

et transmettre la Connaissance : pour ne pas être des gens sans racines et ne pas devenir des éternels pauvres  de la Connaissance la plus large d’esprit et de cœur…

 

 

           LA SPÉCIFICITÉ DE LA LANGUE KABYLE

         Par Ferhat Mhenni

Communication donnée aux « Jeudis de la langue »

Montréal le, jeudi 14 janvier 2010

  La linguistique n’est pas ma spécialité. Toutefois, pour les nécessités de mon combat, j’ai eu à en fréquenter quelques arcanes, depuis les années soixante-dix. Comme chez la plupart des militants kabyles dits « berbéristes » ayant cheminé le long du fleuve amazigh, mes connaissances, approximatives ou approfondies dans ce domaine, m’avaient apprêté davantage à défendre le postulat de l’unité de la langue amazighe qu’à le remettre en cause. Le conflit vertical qui nous opposait au pouvoir algérien empêchait un débat horizontal, entre nous, sur ce sujet. Aujourd’hui que le combat pour l’autonomie de la Kabylie nous a ouvert les yeux sur une tout autre réalité, nous avons pour devoir de lever tous les obstacles idéologiques qui se dressent encore sur le chemin de la liberté du peuple kabyle, à commencer par ces idées sur la langue, reçues en héritage de nos aînés et dont n’ont pu s’affranchir nos devanciers sur la scène politique.

Pour avoir été un militant berbériste depuis ma tendre jeunesse, j’ai, moi aussi, ma part de responsabilité dans cette confusion des genres par laquelle nous avons tous entretenu notre propre auto-dévalorisation en tant que peuple. Que nul ne se sente visé par ces propos, c’est, avant tout, mon autocritique que je formule. Mais, « que celui qui n’a jamais péché lance la première pierre! »

Depuis environ 60 ans, les élites kabyles sont prisonnières d’une erreur d’appréciation sur notre langue, ayant nourri dans nos propres consciences un double déni :

1) Ayant cru en l’unité de la langue amazighe, nous avons soustrait au kabyle le droit à un statut de langue à part entière. Le kabyle a été, ainsi, rabaissé au rang de dialecte, de « patois », c’est-à-dire, de sous-langue.

2) Puisqu’il n’y a qu‘une seule langue, la langue amazighe, il n’y aurait donc qu’un seul peuple et une seule nation amazighe. Ceci est d’autant plus insidieux que le bon sens admet volontiers que là où il y a patois, nécessairement, il n’y a pas de peuple. La logique équationnelle établit tacitement que langue=peuple, dialecte=ethnie. La conséquence de ce raisonnement sous forme de jeu de quilles, en a été le ravalement du peuple kabyle au rang de simple « ethnie » berbère.

Quand bien même l’existence d’une langue commune n’entrainerait pas automatiquement celle d’un seul et même peuple, nous avons longtemps cru que le destin des Amazighs était un et indissociable. Nous avons même ignoré le fait que les Arabes, avec une seule et même langue, forment plusieurs peuples, nations et plusieurs États sans que cela ne les chagrine outre mesure. Chez les Amazighs, tout en étant identitairement et linguistiquement fort distincts, ils sont nombreux à s’entêter à nous projeter comme un seul peuple avec une seule langue. Il est des phantasmes à la peau dure!

Maintenant que nous savons que même une langue « amazighe » commune n’invalide pas l’existence d’un peuple kabyle parmi les Amazighs, voyons en quoi consiste la spécificité de sa langue.

Le kabyle est une langue

Il est pour le moins choquant de se retrouver devant des interlocuteurs auxquels vous devriez faire la preuve ou la démonstration de votre existence. Pour survivre, leurs catégories idéologiques et politiques sont tenues de vous tuer. Ces promoteurs ne réalisent pas que leurs idées sont révolues, qu’elles incarnent un passé inapte à garantir l’avenir et que leurs catégories jouent à des prolongations qu’elles n’ont pas méritées. Alors, tordons-leur le cou.

1)   En linguistique, la parenté n’est pas l’identité

La parenté du kabyle avec les autres « idiomes » amazighs n’est plus à démontrer. Mais la parenté n’est pas l'identité. Tout comme chez les humains, les frères et sœurs linguistiques sont des individus, chacun avec sa propre identité. Autrement, nous serions dans le cas des enfants siamois dont l'un doit survivre au détriment de l'autre. Dire que le touareg est la même chose que le chleuh, que celui-ci est la même langue que le mozabite ou le kabyle est un grossier mensonge qui ne résiste même pas à la pratique quotidienne. Il y a deux ou trois ans, j’ai vu une émission sur Berbère-TV dans laquelle une journaliste kabyle est allée au Gourara interviewer des artisans bijoutiers. Notre kabyle posait des questions que les Gourari ne comprenaient pas, mais qui, devant le micro tendu, se sentaient en devoir de répondre… nécessairement à côté. La journaliste qui ne comprenait pas les réponses avait une série de questions qu’elle continuait de poser sans se soucier de ce que ses interlocuteurs disaient. Un beau dialogue de sourds pourtant tout empreint de bonne volonté de part et d’autre. Ce qui nous amène à notre deuxième thèse.

2)   La langue amazighe n’existe pas, il existe une famille de langues amazighes.

Il était admis que tamazight est une langue qui regroupe tous les parlers qui lui sont apparentés dont le kabyle. Si tel était le cas, a) nous ne serions pas devant des situations aussi absurdes que celle que je viens de décrire b) où est-elle? Sommes-nous devant le cas du latin ou celui du vieux grec qui sont encore enseignés dans les écoles en tant que langues mortes? Non! Nous sommes plutôt devant le cas des langues germaniques ou celui des langues slaves. Elles se ressemblent entre elles sans qu’il y ait de langue étalon comme dans le cas des langues latines. Ainsi, quand on connait le danois, l’allemand, l’anglais ou le néerlandais, on est frappé par leurs saisissantes ressemblances, mais nulle ne se confond avec l’autre, avec sa sœur. Si, un jour, une langue amazighe unique a dû exister, nous n’en avons pas encore la preuve. Pour le moment, nous assistons à l’absence d’intercompréhension linguistique naturelle entre le mozabite et le touareg, le kabyle et le chleuh… Mais peut-on en créer une qui soit une langue standard entre Amazighs?

3)   Une langue artificielle est possible en tant que mort-née

Croire que la solution est dans la création volontariste d’une langue commune aux Berbères est une autre absurdité. Bien sûr que matériellement cela est possible, mais elle serait la langue de qui? Dans « Algérie : la question kabyle », j’avais déjà évoqué l’impasse dans laquelle nous nous mettrions en essayant de créer une langue commune sur la base de celles qui existent. Dix langues berbères auront à donner chacune 10 % pour la bâtir. Au bout du compte, nous aurions comme résultat une langue étrangère à 90 % pour chacun de nous. Dans le même registre, nous pouvons méditer sur l’infortune de l’espéranto qui, au lieu de devenir la langue internationale pour toute l’humanité, arrive à peine, quarante ans après sa création, à n’avoir que quelques milliers de pratiquants. Par ailleurs, pourquoi faut-il créer une langue commune lorsque la nature et l’Histoire nous ont si bien dotés de langues aussi belles que les nôtres? Qui a le courage de tuer sa langue pour une autre qu’il ne connait même pas? En ce qui me concerne, ma langue, le kabyle est si vital pour moi que je n’accepterais pour rien au monde de la changer contre une autre. Pourquoi?

4)   Le kabyle est une langue et non une « variante » du berbère

Le kabyle est la langue du peuple kabyle au même titre que le touareg est celle du peuple touareg; le néerlandais celle du peuple flamand. Le réduire à une simple « variante » de la langue berbère est une insulte envers nous-mêmes et envers l’humanité. C’est un racisme linguistique. Utiliser la notion de « variante » d’une langue, pour en caractériser une autre, est juste une manière d’éviter de blesser ses interlocuteurs. On use diplomatiquement du mot « variante » là ou les vocables « patois », « dialecte » et autres « sabirs » susciteraient de vives réactions d’indignation et de révolte. Mais, pour revenir au kabyle, que ses détracteurs dévalorisent à souhait, connaissez-vous un patois de dix millions de locuteurs? Un non-sens!

Sans vouloir faire violence à la linguistique que certes je ne maîtrise pas autant qu’un linguiste, ma fréquentation du monde amazigh m’a montré que le kabyle ne se confond avec aucune autre langue amazighe. En dehors de quelques mots qui sont communs dans toute famille de langues, la langue kabyle a une morphologie, une grammaire et une lexicologie distinctes de ses sœurs. La Kabylie lui a donné son cachet et le peuple kabyle son âme, à nulle autre pareille.

Conclusion

Pour aller de l’avant vers son destin de liberté, le peuple kabyle a besoin de réhabiliter sa langue et son identité. Il ne s’agit pas pour nous de l’éloigner des autres amazighs, mais de cesser de le confondre avec eux, par respect pour chacun d’entre eux et pour lui-même. Mon intervention vise à larguer les amarres de mon peuple en nous souhaitant bon vent ! Le laisser là où il est, c’est le condamner à une mort certaine.

Pour que le peuple kabyle accède enfin à une nouvelle vie officielle, le détour par la linguistique pour en briser les obstacles était pour moi une nécessité.

Montréal, le 14 janvier 2010

 Par Ferhat MEHENNI

 

              Ahmed Hamoum

Conscient que le militantisme en faveur de tamazight (langue & culture) ne peut avoir d'effet que par la production et la pratique, Ahmed Hamoum se met alors à écrire et à publier à son propre compte des ouvrages d'expressions amazighes. D'un style combinant l'humour et la dérision, et d'un verbe simple et plein de sens, il réécrit des contes jadis circulant uniquement de bouche à oreille - donc menacées de disparition - et en invente d'autres pour traiter des thèmes en étroite relation avec le quotidien dela Kabylie contemporaine. Un écrivain à encourager avec tous les moyens.

Ahmed Hamoum, né à Takerboust en 04/03/1955, est un enseignant de tamazight au CEM Tazaghart Achour. Après 18 années passées comme enseignant d’arabe au primaire, il s’est converti à l’enseignement de sa langue maternelle. Voulant sans doute contribuer à l’épanouissement de celle-ci, il s’est mis à l’écriture en tamazight. Actuellement, il a déjà publié, à compte d’auteur, 3 ouvrages (contes / fables) et le 4e (une traduction de la fable de Maupassant) est en voie de publication.

  1. Aheggan n Wakli (2005)

Cet ouvrage, qui s’étale sur 32 pages, est un conte basé sur une mythologie berbère qui a donné naissance à une des périodes du calendrier agraire kabyle, « aeggan n Wakli » qui se situe entre le 5e et le 11e jour du mois d’avril.

 

Résumé : un jeune homme noir tombe amoureux de la fille d’un roi. Il va alors demander sa main à son père. En bon parleur qu’il est, il finit par séduire le roi, mais celui-ci ne peut satisfaire sa demande en raison de la tradition qui sépare les nobles des esclaves. Alors, avec ses conseillers, il trouve une astuce pour que ce mariage contre-nature n’ait pas lieu : en guise d’épreuve conditionnant le mariage, ils emmènent le jeune noir loin et l’enferment dans un moulin à eau, un endroit humide et glacial, où ils espèrent le retrouver mort à la date fixée. Mais le jeune homme s’avère résistant, ce qui menace l’honneur de la noblesse royale, car à l’expiration de l’échéance, le mariage doit avoir lieu. Le roi fait recours alors à la sagesse du Vieux-Sage – Amүar Azemni – qui lui conseille de priver le jeune noir du feu. Le feu éteint, le pauvre jeune homme meure alors tragiquement du froid glacial d’une des périodes d’hiver. Depuis, l’événement est gravé dans la mémoire collective des Kabyles, qui en ont fait une période néfaste pour l’agriculture.     

  1. Tamacahut n Temqerqert  (2005)

 

Cet ouvrage, qui s’étale sur 32 pages, est un contre kabyle, dont les personnages sont tous des animaux.

 

Résumé : un jour, monsieur Grenouille épouse mademoiselle Crabe. S’avérant de jour en jour paresseuse et maladroite, elle est vite divorcée et monsieur Grenouille épouse cette fois-ci une grenouille. Cependant, à cause d’un malentendu, celle-ci se répudie chez elle et ne veut plus revenir.

Ayant eu pitié de monsieur Grenouille, les autres animaux essaient un à un de convaincre madame Grenouille de rejoindre son mari ; en vain, à chaque fois, la récalcitrante et irrespectueuse dame les renvoie humiliés. Quand enfin arrive le tour du rouge-gorge, un oiseau petit et chétif, tous les animaux se sont moqués de lui, le croyant incapable de faire ce dont eux-mêmes, plus grands, ont échoué. Mais, malin comme il est, Rouge-Gorge va en trombe chez madame Grenouille, défonce la porte et use carrément de menaces pour la convaincre de venir avec lui. Effrayée, celle-ci prend ses bagages et se met devant le petit oiseau. Depuis, le rouge-gorge a gagné l’estime et le respect de toute la communauté animalière et est consulté dans toutes les affaires.

 

Moralité : On ne doit jamais mépriser une personne à cause de sa faiblesse physique ou de sa pauvreté, car elle peut s’avérer utile pour la société par sa sagesse.

        

  1. Lekdeb Imzenneq (2007)

 

Cet ouvrage, qui s’étale sur 42 pages, est un conte de fée crée de toutes pièces par l’auteur.  Le lecteur sera enchanté par les événements miraculeux dans lesquels évoluent les personnages (humains, animaux, esprits, plantes).

Résumé : Pour s’amuser, un roi despotique fait venir à son château des gens pour lui raconter des contes. Il promet cependant à ceux qui peuvent l’amuser des cadeaux. Mais à chaque fois, pour lui faire plaisir, les invités versent dans des histoires élogieuses pour la personne du roi. Ennuyé par tant d’hypocrisies, celui-ci se met alors en colère et leur coupe la tête. Un jour, se présente devant le roi un misérable homme qui souhaite relever le défi. Quand l’homme se met à improviser des contes merveilleux, le roi affiche sa satisfaction absolue. Finalement, en guise de reconnaissance, l’homme reçoit du roi une caisse de perles qu’il se partagera avec tous les miséreux de son village.        

Les œuvres de Ahmed Hamoum sont disponibles dans certaines librairies et ne coûtent que 50 DA. L’auteur dispose encore d’un stock chez lui ; donc ceux désirant en acheter peuvent aussi contacter directement l’écrivain à ce numéro 0772888750.

L’achat de livres amazighs est un acte de haut militantisme.

 

Par : D.Messaoudi 

Nouvelle publication sur Cheikh El Hasnaoui

« Lêesnawi d Ccix » (El-Hasnaoui, le Maître) d’Ajgu ABELQAS

À l’occasion du colloque scientifique sur la vie et l’œuvre du grand Maître de la chanson kabyle Cheikh El hasnaoui, sous le thème : « Cheikh El Hasnaoui : Une Œuvre, Une Vie, Une Destinée », une nouvelle publication traitant de ce personnage vient de paraître.

Le livre, intitulé : « Lesnawi d Ccix » (El-Hasnaoui, le Maître), composé de 240 pages contenant une notice biographique, les textes kabyles et leur traduction en langue française, une rubrique « annexes » où on pourra trouver la discographie du Maître, une iconographie riche et inédite ainsi qu’une lettre de sa femme encore en vie.

L’ouvrage, écrit par Ajgu ABELQAS, journaliste et expert en NTIC, a été édité, en Algérie dans un premier temps, à l’occasion du colloque scientifique sur la vie et l’œuvre du grand Maître intitulé : « Cheikh El Hasnaoui : Une Œuvre, Une Vie, Une Destinée » qui a eu lieu à Tizi-Ouzou du 20 au 22 juin 2009.

À côté d’une notice biographique et une rubrique iconographique riches, le livre regroupe toutes les chansons, en langue kabyle, disponibles à la vente aussi bien en Algérie qu’en France, au nombre de 34 dont certaines sont en plusieurs versions.

Fiche technique :

Titre kabyle : Lêesnawi d Ccix

Titre français : El-Hasnaoui : le Maître

Auteur : Ajgu ABELQAS

Nombre de pages : 240

Format : 24 cm /17 cm

Dépôt légal : 2534-2009

ISBN : 978-9947-0-2641-0

Prix : 400 DA

 

La vie de deux orphelins

 

Ahmed Ararbi est auteur, compositeur, interprètre, né le 08-05-1966 a At-Wasif - Tizi-Wezzu - Algérie, membre de la SACEM en France et de l'ONDA en Algérie depuis 1993.

Dès l'âge de 11 ans, il se consacre à l'écriture. 

Il a produit un recueil de poésie "les nuits de l'enfance" et il a rédigé plusieurs articles de presse. Ce romancier est également, poète, comédien doubleur. Il a participé à plusieurs films tel que : Fadhma Nsoumer, Med Hilmi et bien d'autres encore.

Actuellemnt il est affilié au SNAC à Paris.

  Ce roman raconte une histoire de deux enfants qui ont traversé un long chemin semé d'embûches.

Une vie cauchemardesque a illuminé l'esprit des orphelins qui cherchaient depuis longtemps comment se débarrasser du fardeau de la vie qu'ils portaient sans avoir la force requise.

Fort heuresement, ils se font assister et accueillir par un vieux couple qui a pris soin d'eux.

Par cet acte de bienfaisance, le vieillard veut corriger l'erreur d'avoir chassé son propre fils de la maison.

Le temps passa, le couple se retrouve sous assistance du fils légitime. Ni celui-ci, ni encore les deux vieux ne se rendent compte du lien de parenté qui les unit, sauf à un laps de temps ou le père allait mourir.

Par Ahmed ARARBI.

 

MOUVEMENT CITOYEN DES ARCHS – C.A.D.C TIZI-OUZOU

                                                      DECLARATION

          Les souvenirs, les messages et les acquis des deux printemps chers à la Kabylie rappellent encore cette année que le combat pour l’aboutissement des revendications d’identité, de langue et de culture amazighs ; de liberté, de justice sociale et de démocratie formulées par les artisans du printemps amazigh d’avril 1980 et le mouvement citoyen des archs en 2001 demeure l’unique voie de réappropriation de tous les repères historiques et de civilisation pour le recouvrement libre et entier de tous les droits politiques, économiques et  sociaux légitimes et justes des populations amazighes d’Algérie et de Tamazgha.

C’est justement à la noblesse et à la grandeur de ce combat porté par plusieurs générations que se heurtent actuellement les agressions mesquines menées avec l’argent du trésor public et au sein même des institutions étatiques, partout dans le pays et particulièrement en Kabylie, par des tacherons ripoux de la politique contre la mémoire et les belles leçons de sacrifices des luttes successives du peuple amazigh. Bouteflika, sa caste mafieuse et ses courtisans corrompus qui, après avoir dévoilé le 12 novembre 2008 leurs intentions hégémoniques en déplafonnant le nombre de mandats présidentiels, ont tenté à l’occasion de la mascarade électorale du 09 avril 2009 de souiller par l’argent sale les symboles et les repères de la Kabylie qui demeurera le bastion de la libre expression et de l’opposition démocratique et le rempart  contre l’amnistie, n’en déplaise aux cultivateurs de l’amnésie.

 Le mouvement citoyen fera du jugement des instigateurs et des assassins des martyrs du printemps noir 2001 une exigence morale majeure à la hauteur des sacrifices des victimes, martyrs et blessés des événements du printemps noir. C’est toujours ULAC SMAH ULAC sans la vérité et la  justice. Aucune concession ne sera par ailleurs faite sur la revendication d’officialisation de la langue tamazight.

Notre combat abattra les plans d’acculturation, d’arabisation et d’islamisation forcée des populations amazighes, fera de tamazight la première langue officielle et son enseignement obligatoire sur tout le territoire amazigh et l’amazighité comme seul élément politique de définition de l’identité.

Notre combat ruinera la volonté de Bouteflika et CO d’imposer une monarchie sous la  domination des multinationale sur la terre des vaillants amazighs et chassera toutes les formes d’obscurantisme, d’inégalités sociales et est résolument tourné vers la liberté, le progrès et la modernité. Nous sommes convaincus d’aboutir, nous nous donnerons les moyens d’y arriver. Nous sommes sur la bonne voie.

GLOIRE AUX MARTYRS DE LA GUERRE D’ALGERIE ET DU PRINTEMPS NOIR 2001 ET A TOUS LES MARTYRS DE TAMAZIGHT ET DE LA DEMOCRATIE

ULAC SMAH ULAC

LE COMBAT CONTINUE

    Tizi-Ouzou, le 20 avril 2009

 

Son enseignement est loin d’être généralisé même dans les régions berberophones

Campagne douteuse contre tamazight

 

La politique de l'enseignement de Tamazight prônée par le ministère de l'Education nationale (MEN) n'est pas faite pour promouvoir cette langue, encore moins la généraliser comme annoncé à plusieurs occasions.

Ainsi, si à Bouira, une campagne douteuse est menée pour chasser Tamazight du centre-ville et que les postes budgétaires sont ouverts au compte-gouttes, en dépit d'une forte demande de la part des écoliers mais aussi de la part des nombreux licenciés en tamazight qui frappent vainement à toutes les portes ; à Tizi Ouzou, 33 nouveaux postes pour enseignants et trois postes pour inspecteurs viennent d'être ouverts officiellement la semaine dernière, affirme une source fiable. Ce qui porte le nombre d'enseignants dans cette wilaya à 454 ! Tous les licenciés de Tamazight  fraîchement sortis de l'université Mouloud Mammeri sont pratiquement recrutés et La Direction de l'éducation (D.E) risque de ne pas trouver de candidats pour pourvoir ces postes, pendant qu'à Béjaïa un enseignant est obligé de travailler dans 3 à 4 écoles différentes pour faire face à la forte demande. Le nombre d'enseignants est insuffisant pour satisfaire toutes les demandes exprimées à travers la wilaya.

Par ailleurs, depuis plusieurs années, les enseignants réclament à tue-tête des inspecteurs au niveau du primaire, du moyen et du lycée, mais en vain! A Béjaïa, il n’existe qu’un seul inspecteur et il ne pourra pas couvrir toute la wilaya à lui seul!

 

Au secondaire, des dizaines de PES attendent leur titularisation depuis des années dans toutes les wilaya.

Des inspecteurs de la formation et de l'éducation (IEF) d'autres matières (français et arabe) sont chargés temporairement pour prendre en charge les PES, mais face à la charge de leur travail, et à la non-maîtrise de Tamazight, ils ne pourront jamais s'occuper convenablement de cette langue ni sur le plan de la formation ni sur celui de l'administration.  A quoi joue donc le MEN si ce n'est à la politique de trois poids trois mesures ? Pourquoi de telles incohérences? "Cette stratégie n'est pas nouvelle et n'est pas dénuée d'arrière-pensées politiques", souligne un enseignant de Bouira.

Contactés par nos soins, certains enseignants des trois wilaya, disent ne rien comprendre et surtout outrés par de telles décisions qui visent à créer des déséquilibres entre les régions amazighophones. Ils comptent réagir par l'intermédiaire de leurs associations respectives pour que Bgayet et Bouira bénéficient à leur tour de nouveaux postes budgétaires et pourquoi pas généraliser tamazight comme le stipulent les nombreux décrets et circulaires ministérielles.

"De toutes les façons, affirment un enseignant de Bgayet, le combat pour Tamazight n'est pas fini et que la vigilance doit demeurer de mise."

B. Hakim

 

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