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JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME
En
collaboration avec l’association de De DANS «RUH»vzw,
De
Pianofabriek vzw et l’association culturelle n’Imazighen asbl.
SAMEDI 13 MARS 2010
A PARTIR DE 15H00
AU
CENTRE CULTUREL FLAMAND
DE
PIANOFABRIEK - RUE DU FORT, 35
1060
BRUXELLES - (SAINT-GILLES)
SALLE :
ZABRISKI POINT
Au Programme :
a- 15h00 : Stand d’information et
exposition
b- 16h00 : Film «Les Filles de
la lune» ou Les «Cheiyakhates»
On
ne naît pas « Cheikha», on naît rêveuse, et la femme berbère marocaine des
campagnes voit souvent son destin bien vite établi par le poids de la
tradition.
Les « Cheikhate»
sont des femmes berbères qui, un jour, ont choisi de rompre, au moyen de la
musique, avec la fatalité de la condition féminine en Afrique du Nord. Lourd de
conséquences dans une société traditionaliste, ce choix implique une
marginalité et une force de caractère qui les rendent attirantes ou
détestables, méprisées ou adulées.
Film documentaire de 52 min.
Réalisation par Aït
Benalla Laurent et Mohamed Atif
c-
17h00 : Débats
d-
18h00 : Danses berbères d’Afrique du Nord
avec la troupe de «DANS RUH» sous la direction de :
Mme Annick BAILLIEUL
e- 20h00 : Concert berbère avec la
chanteuse Malika YAMI, voix profonde du
Djurdjura
ENTREE GRATUITE - BIEVENUE A TOUTES ET A TOUS
Avec le soutien du
centre de De Pianofabriek et de la VGC
VLAAMSE GEMEENSCHAFSCOMMISSIE
NOUVEL AN BERBERE - SAMEDI 30 JANVIER 2010 - 19H00
IMENSI N YENNAYER 2960 – imensi n yeNayer
Chers Amis,
A l’occasion de cet événement,
l’association culturelle n’Imazighen asbl vous présente ses sincères vœux de
bonne santé et de bonheur pour cette nouvelle année 2010.
Vous êtes
cordialement invités à cette fête berbère «YENNAYER 2960»
le samedi 30 janvier 2010 à 19 h 00.
Au programme : repas traditionnel et soirée animée par le chanteur
kabyle Zahir Abdjaoui.
a) Apéritif
ou jus de fruit
b) Couscous
kabyle à l’agneau ou au poulet – à préciser lors de la réservation
c) Pâtisseries
berbères et thé à la menthe fraîche
Concert avec : Zahir
ABDJAOUI - Chants berbères de Kabylie
Où ? Centre culturel de «De Rinck»
Rue du Chapitre, 1 –
1070 Bruxelles (Anderlecht) – Métro : Saint-Guidon
Très important :
à 21h00 fin du service repas – Soyez à l’heure !!
P. A. F. : 23,00 euros pour les adultes avec 50% ou 25,00 euros sur place
13,00 // // enfants de 6 à 12 ans avec 50% ou 15,00 euros sur place
Compte de n’Imazighen n° :
310-1206557-60 avec indication
YENNAYER
Renseignement et réservation jusqu’au mercredi 27 janvier 2010
Tél. / fax : 067
/ 64 67 75 – Portable : 0496 / 78 50 20 –
Courriel : cherif.hamdis@skynet.be
AVIS IMPORTANT !!
La réservation n’est prise en compte
qu’après l’enregistrement de votre payement.
N.B. Un
DVD de 52 mn réalisé par R. Merabet «Une Légende de l’exil» sur Slimane AZEM est en vente au prix
de 15,00 euros.
Menaces de Zerhouni :
Contre le MAK et les Kabyles
En
marge des travaux de la 14e Conférence des ministres de l’Intérieur de la
Méditerranée Occidentale (CIMO ou 5+5) qui vient de se tenir à Venise les 24 et
25 novembre 2009, Le ministre algérien de l’intérieur a déclaré (en français)
sur une chaine privée italienne (Canale 2000) :
« Pour
l’Algérie, nous considérons que la lutte antiterroriste ne se résume pas
uniquement aux stratégies sécuritaires, mais nous pensons qu’elle doit intégrer
le traitement efficace de la matrice idéologique de ce phénomène ». A
l’entendre parler de cette façon, tout le monde penserait à l’école, la
mosquée, les partis islamistes, le ministère du culte… Eh bien, Non ! Pour
M. Zerhouni la matrice idéologique est loin d’être tout cela. Ce qu’il
entend exactement par cette formule est ailleurs. Ecoutez-le :
« Je
m’explique ! Pour certains pays de l’autre côté de la Méditerranée, on ne
pense qu’au radicalisme musulman. Or, ce n’est pas ça le problème, il existe
aujourd’hui d’autres idéologies radicalistes, extrémistes et intégristes, qui
ont pour essence ou le christianisme ou le judaïsme, voire ceux qui se cachent
derrière des revendications culturelles locales. Comme certains concepts négativistes,
formulés et exprimés par d’autres extrémistes sous le couvert d’une spécificité
culturelle locale apportent de l’eau au moulin de ce que nous appelons la
matrice idéologique du terrorisme. Alors, nous nous disons que ce sont là des
concepts inadmissibles , car ayant pour origine non seulement un radicalisme
religieux, mais également des positions politiques qui font penser à des
philosophies et à des concepts (…) dont nos amis européens ne semblent pas
encore mesurer les effets dévastateurs que nous devons combattre par tous les
moyens.. ».
Mercredi
25/11/2009, les chaines de télévision algériennes (Canal Algérie et la A3) ,
ont repris en arabe ses propos qu’elles ont traduits par : « Al-Irhab
tahta ghita’a al hawiya al mahalliya » ce qui veut dire en français
« le terrorisme sous couvert d’identité locale ». La presse
algérienne a censuré ce complément d’explication, sans doute parce qu’ils
connaissent trop Yazid Zerhouni pour être un provocateur depuis qu’il avait
qualifié de « voyou », le lycéen Guermah Massinissa dont l’assassinat
par des gendarmes en 2001 était à l’origine du « printemps noir » et
de ses 128 morts kabyles.
Cette
déclaration de guerre contre le MAK augure-t-elle d’un nouveau génocide en
Kabylie ? Pourquoi, à ce moment précis ? L’Histoire nous apprend que
tous les génocides de populations démunies de protection ont suivi des
scénarios préparatifs analogues à celui-ci, et dans lesquels des déclarations
de ce type ne sont que des signes avant-coureurs.
Le
MAK qui ne se laisse pas pour autant intimider condamne avec vigueur ces propos
et cette manie de prendre des démocrates pour des terroristes et de
sanguinaires terroristes islamistes pour des anges. Le Ministre de l’Intérieur
algérien montre ainsi sa vraie nature et le camp de son gouvernement :
celui du terrorisme.
Le
Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie met en garde contre les tentations
racistes antikabyles du régime algérien et alerte l’opinion internationale sur
les dérives qui peuvent de nouveau en résulter.
Kabylie le 26/11/2009
Kabylie
Autonomie :
La seule solution
Il est inutile d’épiloguer sur
l’évanouissement du Mouvement citoyen de 2001 ; mais il a montré au moins
à la face du pouvoir algérien que la Kabylie sait se mobiliser comme un seul
homme lorsque l’adversité l’y contraint. En l’occurrence, l’assassinat, par des
forces armées nationales censées les protéger, de 126 de ses citoyens
innocents, à la fleur de l’âge pour la majorité d’entre eux, a été ressenti
comme une entreprise génocidaire à l’égard de tout un peuple et a entraîné le
14 juin 2001, un mouvement citoyen pacifique unique dans les annales par son
ampleur. Et 8 ans après le massacre, la blessure est restée intacte dans le
cœur de chaque Kabyle comme un stigmate rédhibitoire à toute forme de
compromission avec le régime actuel.
Cette manifestation pacifique
dévoyée par le pouvoir qui l’a stigmatisée comme une “ invasion de Kabyles
dans la capitale ” est une réaffirmation solennelle du peuple kabyle à
vivre dans la liberté et la dignité en toutes circonstances. Cette tentative de
détournement de l’opinion a produit l’effet inverse chez l’immense majorité des
Algériens qui a vu, à travers ce mouvement populaire, une possibilité de
réalisation de sa propre autodétermination.
Depuis, le pouvoir, à travers la
gendarmerie et parfois l’armée, multiplie les provocations sanglantes par ce
qu’il présente comme des “bavures” et son allié l’intégrisme s’affiche en pays
conquis malgré un quadrillage militaire de la région digne d’un état de siège.
Entre les deux, “des groupes armés non identifiés” organisent le racket et
l’assèchement de la sève économique régionale par des assassinats
d’entrepreneurs ou leur enlèvement en vue d’extorsion de sommes d’argent qui
anéantissent leurs projets. En toute quiétude !
À ce jour, pas un gendarme,
militaire ou policier, responsable de meurtre, n’a été inquiété ni par sa
hiérarchie ni par la justice. Pas plus qu’aucun kidnappeur n’a été appréhendé.
Le phénomène est tel que le
citoyen le plus ordinaire tire de lui-même la conclusion qu’entre tout ce beau
monde il doit nécessairement exister une connivence qui, dans bien des
situations vécues, parait comme une évidence.
En fait, la mise en déréliction
que subit actuellement la Kabylie de la part du pouvoir qui, dès 1962, a ravi
la victoire aux Algériens en général et à la Kabylie en particuliers, remonte
bien au-delà. Par la ruse, la compromission, l’assassinat et même la délation
de patriotes au profit de l’ennemi, les tenants de l’idéologie arabo-islamique
ont systématiquement éliminé les élites kabyles depuis l’épopée de l’Étoile
Nord-africaine en 1926.
Aujourd’hui, la région subit une
offensive acharnée de “normalisation” qui se manifeste par l’arabisation et
l’islamisation à outrance. L’imposition
de la langue arabe a pour simple vocation de tuer la langue kabyle tandis que
l’islamisation sert à dépersonnaliser le peuple kabyle et le dépouiller de ses
valeurs ancestrales de liberté, de laïcité, de tolérance et de respect de
l’autre. Et comme si les moyens financiers et humains déployés par l’État
algérien, dans cette entreprise éperdue d’acculturation et d’aliénation de la
Kabylie, ne suffisaient pas, ce dernier n’a pas hésité à brader une
“souveraineté nationale” chatouilleuse en d’autres circonstances, pour appeler
en renfort une puissance étrangère.
Mais las ! Les Kabyles ont
pris définitivement conscience que dans de pareilles conditions, une seule
option s’impose à eux pour assurer leur survie en tant que peuple à part
entière : l’autonomie régionale dans les limites territoriales
historiquement assises avant l’insurrection anticoloniale de 1871 (Tanekkra n
71).
Cette option n’est pas un choix,
c’est une nécessité et l’autonomie, outre qu’elle est une bonne solution, se
révèle être la seule solution. Quoi qu’il en soit, le peuple kabyle ne sera
jamais enclin à aliéner ses droits historiques.
Plus que jamais la Kabylie a
intérêt à se démarquer politiquement et administrativement d’une Algérie qui se
transforme ouvertement en royauté d’un clan avec le compagnonnage d’un large
éventail de partis politiques dont les représentants siègent sans état d’âme
dans des assemblées où se votent à main levée les lois d’arriération du pays.
Actuellement, le pouvoir s’arroge
tous les moyens dont dispose le pays pour consolider un appareil répressif
destiné à contenir partout les révoltes citoyennes. En direction de la Kabylie,
en plus de la répression et de l’intimidation, il fait usage d’un matraquage
démagogique quotidien par le biais des médias publics dans le but de la
stigmatiser et la désigner comme bouc émissaire de sa propre incurie. En dépit
de tout cela, de plus en plus de compatriotes d’autres régions manifestent
ouvertement leur solidarité à la Kabylie. Ces soutiens qui nous viennent de
l’Algérie profonde sont un baume au cœur pour nous. Ils témoignent de la
compréhension et de l’intelligence de nos concitoyens arabophones qui se
rendent enfin compte que le combat de la Kabylie ne sert qu’à les tirer vers
leur propre émancipation.
À quelque chose malheur est bon.
C’est l’arrogance et le mépris du pouvoir envers les Algériens qui a fini par
fédérer contre lui tous les peuples d’Algérie. Aujourd’hui, tout le monde sait
qu’il ne reste dans le gouvernement que ceux qui sont capables d’immoler à leur
cupidité tout le pays aux 4 coins cardinaux, comme certains Kabyles-de-Service
qui prêtent à l’ennemi de leurs congénères, leurs mains, leurs discours et leur
silence.
En plus des dénis linguistique,
culturel et économique des peuples premiers, la
falsification de l’histoire est aussi un moyen d’effacer leur existence même.
Cette propension est l’apanage de tous les impérialismes et des régimes
dictatoriaux qu’ils ont enfantés.
Ainsi, l’histoire officielle
occidentale affirme que Christophe Colomb a découvert l’Amérique. Les Américains
originels, c’est-à-dire ceux qu’on appelle les Indiens assurent pour leur part
que ce sont leurs ancêtres qui ont “découvert” Christophe Colomb, moribond,
l’ont soigné et sauvé d’une mort certaine.
Chez nous, les envahisseurs
prétendent la même chose et l’outrecuidance du régime l’amène jusqu’à proclamer
dans le préambule de la Constitution que « l’Algérie est une terre
arabe ».
En Amérique, les peuples
amérindiens qui étaient en voie de disparition recouvrent petit à petit tous
leurs droits fondamentaux.
Chez nous, les dénis et la
répression demeurent les seules réponses à des revendications légitimes.
Au sein du MAK, nous continuons
sans faillir le combat pour notre peuple et avec lui parce que nous savons ce
que sera demain.
Par Azru Loukad
Secrétaire national à la Culture
et au Patrimoine
HOMMES
LIBRES D'ALGERIE :
UNISSEZ-VOUS
!
Livrée
depuis plus de 40 ans aux mains perverses d’un gang inamovible avide de pouvoir
et de richesses, l’Algérie continue son chemin de croix. Malgré de nombreux
soubresauts populaires, s’étant soldés quasi systématiquement par des
massacres, le petit groupe, organisé en clans régionaux, qui se partagent le
pouvoir réel et donc le gâteau, reste solidement accroché aux leviers du
pouvoir. Un pouvoir plus que jamais illégitime, une population plus que jamais
désemparée et un pays plus que jamais à la recherche de son
identité.
Résultat d’une
politique offensive d’arabisation et de falsification historique, le marasme
dans lequel se débat l’Algérie depuis des décennies malgré ses richesses tant
naturelles que culturelles, est le terreau qui a permis l’émergence de
mouvements islamistes aussi sectaires que violents. Instrumentalisés par le
régime pour se maintenir, les islamistes ont été les « idiots
utiles » que cherchaient les dignitaires du pouvoir, non seulement pour
perpétuer leur emprise sur le pays mais également pour étouffer toute
opposition démocratique. En assassinant lâchement les intellectuels, les
artistes, les journalistes et les militants politiques opposés à leurs vues,
les islamistes évitaient au pouvoir de faire le sale boulot. Ainsi, en se
débarrassant des démocrates, le pouvoir créait le clivage rêvé :
nationalistes arabo-baathistes contre islamistes. En imposant ce clivage
spécieux, le pouvoir se parait des vêtements de « rempart » contre le
« fascisme vert ». Et se voyait donc soutenu par la communauté
internationale, terrorisée par les fanatiques religieux. Ce jeu de dupes a fait
une victime de taille : le peuple algérien, qui se voyait piégé et
contraint de choisir entre la peste et le choléra. Une partie de la population
ne choisira jamais : celle des hommes libres ! (les femmes compris
voyons...) Une région symbolise la résistance à cette dure
réalité : la Kabylie. Dernière région d’Algérie à avoir été soumise par le
colonisateur français, initiatrice de la revendication indépendantiste par
l’intermédiaire de l’organisation « l’Etoile Nord-Africaine »,
bastion du nationalisme algérien et à l’avant-garde du combat contre la France
pendant la guerre, son irrédentisme a continué à s’exprimer après
l’indépendance. Trahie par ses frères d’arme originaires des autres régions,
l’Algérie indépendante s’est construite sans la Kabylie mais, surtout, contre
elle. Le premier président de l’Algérie « indépendante », aussi
cultivé et politisé que ses chaussettes, Ahmed Ben Bella, ne beuglait-il pas,
face à une foule encore euphorique, « nous sommes des Arabes, nous sommes des Arabes, nous sommes
des Arabes ! » ?
Ainsi, des
dissidents kabyles du FLN, emmenés par Hocine Aït-Ahmed, n’ont pas hésités à
prendre les armes contre le nouveau pouvoir et ce, dès 1963. Malgré leur échec
retentissant, ceux-ci continueront le combat mais sur le terrain politique, en
créant le FFS. Suivent le coup d’état et l’interminable règne de Houari
Boumediene qui, après s’être débarrassé du fantoche Ben Bella en 1965, faisait
subir une dictature implacable au peuple algérien : ce sont les années de
plombs, jusqu’en 1979. C’est pourtant pendant cette période que les militants
de la cause identitaire berbère activaient et tentaient de conscientiser la
population en Kabylie et à Alger, notamment dans les universités. Avec succès
car le « printemps berbère » éclatait en avril 1980, à la suite de
l’interdiction d’une conférence que devait tenir Mouloud Mammeri dans une
université de Tizi-Ouzou. Durement réprimés, ces évènements vaudront à leurs
animateurs des séjours en prison, agrémentés de séances de tortures. La
question identitaire investissait le devant de la scène en Kabylie et ne devait plus jamais la
quitter.
La grève du
cartable en 1994, l’assassinat de Lounès Matoub et les émeutes qui ont suivis,
le printemps noir d’avril 2001, qui a vu 126 citoyens de
Kabylie périr sous les balles des gendarmes avec pour point d’orgue, la
marche du 14 juin 2001 sur Alger, qui a vu près de 3 millions de Kabyles se
mouvoir dans l’unité dans les rues de la capitale pour protester contre le
pouvoir, développaient inexorablement la conscience identitaire des kabyles.
Une marche qui constitue un tournant dans l’histoire de la Kabylie : les
kabyles se sont révélés au niveau international en tant que peuple à part
entière. Le divorce entre le pouvoir algérien et la Kabylie était consommé. La
question de l’autonomie de la Kabylie est désormais au centre du débat
politique kabyle.
L’autonomie de la Kabylie serait le début de la décomposition du régime
algérien et, à ce titre, ce mouvement tant brocardé par les ayatollahs de
l’arabo-islamisme réussirait là ou ont échoué tous ceux qui n’ont pas hésité à
mettre leur kabylité au placard, voire même à la poubelle, pour offrir des
gages de nationalisme : détruire le régime. Cela démontre que l’autonomie
de la Kabylie n’est pas
une fin mais un moyen : celui
d’obtenir la démocratisation du pays tout entier.
Nous n’oublions
pas l’Algérie. Nous sommes aussi algériens que ceux qui nous qualifient
« d’ennemis intérieurs » ou de « hizb França » mais
des algériens dignes, pas des algériens haineux et intolérants. Les kabyles
seront plus utiles à l’Algérie en s’affirmant dans leur identité. Au fond, les
kabyles qui se renient sont méprisés par le reste des algériens. Personne ne
peut respecter un individu prêt à tout, y compris à mépriser sa propre
identité, pour plaire et se faire une place dans la communauté. Les kabyles
sont respectés lorsqu’ils luttent pour leur dignité pas quand ils jouent les
idiots utiles du régime. La Kabylie doit cesser d’être le terrain de jeu du
pouvoir et de la guerre des clans. Pour cela, l’influence de ces officines en
Kabylie doit être réduite à néant : un statut d’autonomie peut jouer ce rôle de
protection.
La nécessité de
l’autonomie n’est pas seulement dictée par des considérations identitaires. La
prise en charge des besoins sociaux de la population et le développement
économique de la région rendent urgente cette évolution institutionnelle. Les
kabyles sont des travailleurs sérieux et s'ils mettent leur énergie et leurs
compétences au service de leur région, celle-ci sera la locomotive économique
du pays et alors, elle contribuera au redressement national.
Cette courte chronologie de l’histoire algérienne nous montre à quel point
l’Algérie est loin d’être décolonisée. Nous plaçons notre combat dans le
sillage des combattants kabyles de la guerre de libération. Le gang qui a
confisqué l’Algérie aux algériens, qui s’enrichit à leurs dépends, qui parasite
la vie politique du pays, qui se sert de l’armée et de ses liens étroits avec
l’ancienne puissance coloniale et les despotes orientaux pour se maintenir et
terroriser tous les citoyens récalcitrants, est la cause de tous les maux de
l’Algérie, quels qu’ils soient. Ils peuvent assassiner, emprisonner, confisquer
les passeports, intimider, menacer ou torturer : un jour, ils devront
répondre de leurs actes devant la justice, nationale ou internationale et
rendre ce pays à ses propriétaires : ses habitants.
Ce gang, vestige
colonial, est le dernier obstacle à l’indépendance du pays. Les Algériens
libres doivent s'unir et rompre avec l’héritage jacobin français, mettre fin
aux liens pernicieux avec certains régimes orientaux et construire un Etat à
l’image et au service de son peuple. Nous respectons la France et son peuple
mais la France est la France, avec un modèle hérité de son histoire. L’Algérie
est l’Algérie et nous devons partir de la réalité du pays pour construire l’Etat
et ne pas copier bêtement la France, comme le font ceux qui ont paradoxalement
fait métier de lui cracher systématiquement à la figure. La fameuse Algérie
algérienne appelée de leurs vœux par tous les moudjahidin authentiques de la
guerre de libération sera alors une réalité. La propagande du pouvoir a fait
croire au peuple qu’un pays, c’est une surface peuplée de moutons avec un
berger qui décide de leur sort. Rien n’interdit qu’il y ait plusieurs centres
de décisions. L’Algérie doit se mettre au service de ses habitants et ce
sont eux qui vont la dessiner, construire un modèle original, fidèle à la
réalité du pays. La construction nationale ne doit pas se faire contre une
partie du pays, quelle qu’elle soit. Elle doit faire en sorte que chacun se
sente chez lui. C’est cela la « libération nationale » telle que nous
la concevons. Si certains, notamment ceux qui soutiennent le pouvoir par
orgueil et fierté nationalistes, sont satisfaits de la gestion du pays, tant
mieux pour eux. Mais ils doivent accepter le fait que d’autres ne le sont pas
et se battent pour une Algérie libre et plurielle : une Algérie et des Algériens
libres.
Par Arezki Bakir
La question amazighe et l'Académie Berbère :
- Agraw Imazighene
En lisant un tel titre sur le site de "kabyle.com"
nous nous attendions à découvrir quelque chose de significatif que nous ne
sachions déjà sur l'existence et le travail de cette Académie Berbère ou
"Agraw Imazighene".
En effet, toute une génération a donc eu la chance inouïe d’avoir
été nourrie à la sève de Bessaoud Mohand Aarav, qui a eu justement cette
légitimité historique et libératrice, et bien sûr de Mouloud Mammeri, Dda
Lmulud, qui détient lui la légitimité scientifique et académique.
La conjonction de ces deux légitimités qui fait qu’aujourd’hui, nous, Kabyles,
pouvons parler de notre culture et de notre langue fièrement en plus de voir
des perspectives d’avenir. Pour le peuple kabyle, c’est une opportunité unique
d’avoir pu compter dans ses rangs ces deux hommes hors du commun.
Mais voilà, en parcourant le résumé du compte rendu par le journaliste Lhousin
Azergui, organisateur de cette conférence avec son ami et président de
l’association Afus deg Wfus, nous sommes terriblement déçus de n’avoir rien
appris. Déçus, mais surtout frappés par cette gymnastique extraordinaire de cet
«Historien» d’un jour, qui s’est efforcé tout au long de son intervention à
occulter, avec un mépris certain le père spirituel de la revendication
identitaire amazigh qu’est Bessaoud Mohand Aarav. Au lieu de mettre en évidence
ce travail palpable et mesurable aujourd’hui plus qu’hier encore, c’est bien
tout le contraire qui s’est passé. Il faut même, vers la fin du résumé, faire
de gros efforts pour trouver le nom de B.M.A. parmi tant d’autres personnes
qui, pour la plupart, n’ont fait que furtivement passer par le local de la rue
d’Uzès à Paris. C’est bien simple, B.M.A. n’est pas même cité parmi les
premiers membres fondateurs de l’Académie Berbère
(Agraw Imazighene), ce qui laisserait supposer qu’il n’est venu que plus tard
rejoindre le groupe. Bien entendu, cette version est totalement farfelue étant
donné que c’est B.M.A. qui est à la base de cette création et même du choix
judicieux de son nom.
Il est vrai que l’histoire doit être écrite par
des auteurs neutres ou chercheurs libres de toute influence pour relater en
toute objectivité des faits positifs ou négatifs sur le travail réalisé par B.
M. A.
On aime ou pas le personnage B.M.A. qui s’est montré sa vie durant
intransigeant et sans compromission aucune sur le combat de la cause
identitaire berbère. Il faut croire que la rancune est encore tenace chez
certains Kabyles qui se sont vus égratigner dans son livre. Nous avons
l’impression d’assister à un règlement de compte sous une forme historique
déguisée par celui qui n’a sans doute pas apprécié ce que B.M.A. a écrit à son
sujet.
C’est l’art de tirer la couverture vers sa
petite personne. Bravo messieurs les «historiens» vous avez raté une belle
opportunité.
Cet amalgame judicieusement cultivé sur
l’Académie Berbère (Agraw Imizighene) à Paris, dont le fondateur et cheville
ouvrière n’est autre que Bessaoud Mohand Aarav et sur l’Académie Berbère à
Roubaix fondée par le «conférencier» Mohand ou Ramdane Khacer a de quoi
surprendre et semer la confusion dans les esprits de jeunes kabyles de la …
diaspora. Voilà plutôt une «création» contre l’Académie Berbère mais qui
n’a cependant rien laissé comme souvenir impérissable. En effet, pourquoi
utiliser la même appellation si ce n’est dans un but inavoué de nuire et
d’essayer de déstabiliser celle qui a déjà fait ses preuves à partir de Paris
vers tous les pays de Tamazgha.
Il faut croire que les auteurs de cette éphémère «Académie Berbère de
Roubaix» manquaient de substantifs ou étaient à court d’idées.
Lorsque B.M.A.
est rentré en Algérie après un exil de 32 ans, cela faisait 20 ans déjà que la
dissolution de l’Académie Berbère (Agraw Imazighene), l’unique et la véritable,
avait eu lieu. Lors de son retour, ce peuple kabyle est venu par
dizaines de milliers l’accueillir à l’aéroport d’Alger et lui témoigner ainsi
sa reconnaissance pour sa grandeur et son sacrifice. Eh oui ! La Kabylie sait
reconnaître les siens et connaît parfaitement l’éditeur responsable et auteur
du bulletin «Agraw Imazighene » édité pour moitié en français et
l’autre en tifinnegh par… B.M.A.
Les berbéristes d’occasion et les apprentis historiens tenteront toujours de
minimiser le travail monumental accompli par cet homme qui s’est usé et tué à
la tâche pour la réhabilitation de l’identité berbère. Les Kabyles sont ainsi
faits, pour beaucoup, plus mercenaires que militants, mais à force de chanter
aux autres d’éviter de sombrer dans la médiocrité, certains prennent du plaisir
à s’y baigner quotidiennement.
C’est bien la première fois aussi, de la part de
2 présidents d’associations berbères, que nous lisons des encouragements
déguisés à un pouvoir, le Makhzen marocain, un Etat anti-amazigh qui a imposé
l’alphabet Tifinnegh à l’IRCAM dans le seul but d’envoyer tamazight sur la voie
de garage. En effet, qui peut croire que M6 est disposé à dépenser un dirham
pour Tamazight ? L’écrivain ou l’écrit vain ?
Enfin, pour terminer, rendons à César ce qui
appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu, le mot «arabêtiser» utilisé dans ce résumé est
bien sûr de Monsieur Bessaoud Muhand Aarav, c’était le minimum intellectuel
requis que de citer son nom. Il est vrai que, dans son livre, Bessaoud Mohand
Aarav n’a pas épargné ce conférencier d’un jour et ceci explique probablement
cela. C’est une question de crédibilité !
Celles ou ceux qui veulent vraiment savoir le
travail de B.M.A. doivent se procurer ce livre dont voici les
coordonnées :
« De petites gens pour une grande
cause ou L’HISTOIRE DE L’ACADEMIE BERBERE (1966-1978) », par Mohand Aarav Bessaoud.
Edité en 2000 en Algérie - l’Imprimerie l’Artisan
Chérif Hamdis – Belgique
Communiqué CADC
La C.A.D.C. a appris avec tristesse, la mort de
Farid ACID blessé des événements
tragiques du printemps noir de 2001,
survenue suite à un malaise au niveau abdominal.
Farid ACID, qui avait l’âge de 21 ans en 2001, fut
gravement atteint par des balles explosives, au thorax et à la colonne
vertébrale. Paraplégique depuis, il fut transférer par médecin sans frontière
dans l’urgence en 2001 et pris en charge par l’association des médecins Kabyles
de Paris et une militante de l’association
Imazighen 44 de Nantes en France.
Huit
années après, le dimanche 19 juillet 2009, évacué au service des urgences du
CHU de l’Hôtel Dieu de Nantes, il décède
d’une occlusion intestinale résultant
des blessures de 2001 l’ayant paralysé
totalement.
Le
Mouvement citoyen des Aarchs, tout en saluant la mémoire de ce digne fils de la Kabylie, adresse à sa famille ses sincères
condoléances et l’assure de son profond soutien en ces douloureuses
circonstances.
Le
Mouvement citoyen, tout en s’inclinant devant la mémoire de Farid ACID l’éternel martyr de la démocratie et de la dignité, appelle
tous les citoyens à faire du samedi 1 août, date de son enterrement, une
journée de deuil et à se rendre en masse aux obsèques qui auront lieu à
13H à
Tizi-Ghnif.
ULAC SMAH ULAC - LE COMBAT CONTINUE
Tizi-Ouzou, le 30/07/2009
DECLARATION
Une autre
victime de la violence étatique qui s’est abattue en 2001 sur la Kabylie vient
de rendre l’âme le dimanche 26 juillet 2009 en France, allongeant ainsi la
longue liste des martyrs du Printemps noir. Le jeune Farid ACID a été en effet
l’une des premières victimes du génocide orchestré par le pouvoir mafieux et assassin
en Kabylie et dont les responsables jouissent à ce jour d’une impunité totale.
Pour rappel, ce blessé atteint par des balles explosives, au thorax et à la
colonne vertébrale avait été, grâce à une prise en charge de l’ONG Médecin
du monde, transféré d’urgence en France pour y subir de lourdes
interventions chirurgicales. Cependant, après des années de souffrances, il
finira par tirer sa révérence devant le mal implacable qui rangeait son
existence.
Le Mouvement
citoyen des Aârchs, qui n’a cessé de réclamer vérité et justice pour toutes les
victimes des exactions massives du Printemps noir, tient encore une fois à
s’élever contre l’amnistie offerte de facto aux assassins et l’amnésie imposée
comme une camisole de force sur la conscience collective. Il est clair que le
refus d’y répondre, ne serait-ce que dans la forme par l’actionnement d’une
justice aux ordres, n’est rien moins qu’une prime donnée allégrement à la
violence érigée comme instrument de gouvernance et d’alternance clanique au
pouvoir et cette volonté têtue, affichée et assumée de ne pas
« lâcher » les auteurs des tueries en Kabylie n’en est aussi qu’une
preuve péremptoire de l’interaction des forces du mal au sein de l’Etat. Et
dernièrement lorsque le chef de l’Etat dit n’avoir rien compris aux événements
du Printemps noir, en suggérant de faire passer la tragédie en pertes et
profits sans besoin d’enquête ni de procès, il ne fait en réalité qu’avouer le
caractère planifié et prémédité de ces assassinats perpétrés à des desseins
inavouables. Quoiqu’il en soit, ce génocide orchestré par des forces
gouvernementales contres des citoyens désarmés devra tôt ou tard remis sur la table et ses
responsables devront y rendre des comptes. Le peuple algérien devra aussi
savoir que quand bien même les chemins vers la liberté peuvent paraître
tortueux et difficiles, ils sont néanmoins les seuls possibles pour sortir des
impasses meurtrières d’un système politique rentier, clientéliste et corrompu
qui s’inscrit à contresens de l’Histoire.
Enfin, le
Mouvement tient à s’incliner devant la mémoire de feu Farid ACID ainsi que de
tous les martyrs du Printemps noir et comme il tient aussi à rendre hommage à
tous les vaillants blessés qui ont versé leur sang pour faire avancer le combat
de la dignité, de la liberté et de la citoyenneté. Par ailleurs, la population
est invitée à venir massivement assister aux obsèques du martyr qui auront lieu
le samedi 1 Août à 13 H à Tizi-Ghenif, commune de Tizi-Ghenif.
ULAC SMAH ULAC
LE COMBAT CONTINUE
Tizi-Ouzou, le 30/07/2009
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