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Hommage
à Matoub Lounès
Samedi 26 juin 2010
Centre culturel de De Pianofabriek
SALLE ZABRISKI
Rue du Fort, 35 – 1060 Bruxelles (Saint-Gilles)
ENTREE GRATUITE
Lounès Matoub avait très tôt
compris que le terrorisme est inhérent à l’islamisme politique. Convaincu que
le pouvoir en place induisait le phénomène terroriste, Matoub Lounès soutenait
que les dirigeants étaient avant tout animés d’une envie de durer rendue possible grâce à l’alliance
avec les intégristes, contre la société démocratique.
Enfant du peuple, chanteur adoré, poète écouté par la
jeunesse kabyle, Matoub Lounès était également un orfèvre qui savait ciseler le
verbe pour libérer la parole et éveiller la conscience. Celui qui n’acceptait
de vivre que dans la dignité. Celui qui combattait l’oppression et
l’intolérance.
Lounès Matoub est né le 24 janvier 1956, en Kabylie. Il a
été assassiné le 25 juin 1998 dans sa région natale, victime plus que probable
d’un lâche complot politique plutôt que d’un assassinat intégriste. Pour toute
la Kabylie, son exécution a été le fait du pouvoir en place avec la complicité
de ses relais locaux.
Programme :
15h30 - Stand
d’info et livres
17h00 – Hommage
(K7 vidéo) enregistré au Zénith en 2001.
Durée du l’enregistrement 1h30
Renseignement :
0496 / 78 50 20 ou 067 / 64 67 75
Un grand pas vers l’Etat kabyle
C’est ce mardi 1 Juin 2010 à Paris,
au Palais des Congrès, devant une salle comble, que le premier Gouvernement
Provisoire de la Kabylie a été proclamé
par Ferhat Mhenni. Le GPK est né. Cette date historique, qui annonce la
naissance du futur Etat kabyle, détaché définitivement d’un régime maffieux,
tricheur et falsificateur est à marquer d’une pierre blanche. En effet, le
pouvoir algérien, après avoir créé un désert culturel, est en passe d’imposer
un désert économique cette fois, dont le seul l’objectif est de soumettre la
Kabylie et son peuple.
L’accueil
réservé au GPK par la Kabylie et la diaspora est des plus favorable, mis à part
quelques aigris habituels : ces éternels Kabyles qui sont pourtant aussi
pour «leurs autonomies» ensevelies
encore dans leurs tiroirs en attendant l’autorisation du Maître.
A chaque fois
qu’il faut agir pour la Kabylie, nous entendons ce même refrain: « c’est
trop tôt, ce n’est pas le moment, c’est trop précipité, ce n’est pas
suffisamment étudié, etc. ». Faut-il rappeler à tout ce petit monde que
cela fait déjà trop longtemps que le peuple kabyle attend et ne voit rien venir
à l’horizon ? Mais ce changement
était-il vraiment le souci de ces gens-là ? Certainement pas. Alors nous leur disons : multipliez vos
réunions, concertez-vous davantage, attendez à bien saisir l’opportunité
favorable qui sied à vos amis du pouvoir. En attendant, vous venez, une fois de
plus, de rater le train de l’Histoire. Espérons
pour vous et vos enfants, qu’à force d’attendre, vous ne perdiez point votre
identité kabyle.
La
riposte la plus violente est venue de quotidiens arabophones à la solde du
pouvoir. Elle est de la même teneur que
celle que la Kabylie avait l’habitude d’entendre. Cela fait partie de la mise
en scène tout aussi habituelle, celle de crier au danger de la sécession, de
porter atteinte à l’unité nationale, au
séparatisme, à la sécurité de l’Etat, bref, les mêmes salades servies à chaque
mouvement de revendication venant de Kabylie. C’est une méthode éculée mais
utilisée par le pouvoir pour dresser les autres Algériens contre les Kabyles. Cela fonctionne encore bien et à chaque fois c’est «bingo». Il ne faut pas
non plus oublier la main de l’étranger, les Kabyles, eux-mêmes, considérés
comme des nains, voire des citoyens de deuxième collège, par le président des
Arabes Bouteflika, ne sont pas suffisamment intelligents ni à même de réfléchir
à leur propre sort.
Peut-être
avons-nous besoin de ces mutants arabo-intégristes pour nous guider dans la
voie vers le salut et celle de
l’obscurantisme !
En
tout cas, avec le GPK, une page vient d’être tournée. C’est terminé, le divorce avec ce pouvoir
corrompu est consommé.
Rappel
des faits pour ceux qui feignent la surprise ou la mauvaise foi. Bien que
c’était attendu pour la majorité d’entre-nous, sauf pour celles et ceux qui
demeureront éternellement sur le quai de la gare pour voir passer le train.
Voici la déclaration de Ferhat.
« En juin 2008, par voie
postale depuis un village de Kabylie, le MAK a adressé une demande officielle
d’une autonomie régionale aux plus hautes instances de l’Algérie. Elle était
assortie d’une proposition d’un référendum pour en vérifier la légitimité.
Une lettre de rappel lui a été envoyée par le biais de
l’Ambassade d’Algérie à Bruxelles, le 25 février, fixant le 20 avril
2010 comme date butoir à une réponse officielle.
Le Conseil du MAK en Kabylie en a validé fin mars 2010
la teneur et la proposition de création d’un Gouvernement Provisoire Kabyle,
comme cela a été repris dans la déclaration du Comité Exécutif du 3 avril 2010.
Cette échéance du 20 avril est aujourd’hui derrière nous.
- Conformément à nos mises en garde lancées aux
autorités algériennes,
- Conformément à nos engagements devant le peuple
kabyle,
- Respectueux de la volonté de la Kabylie qui a
massivement répondu à notre appel aux trois marches de la liberté de ce 20
avril 2010 à Vgayet (Bougie), Tuvirett (Bouïra) et Tizi-Ouzou,
- En ma qualité de président du Mouvement pour
l’Autonome de la Kabylie
«J’annonce solennellement la
création d’un gouvernement provisoire kabyle (GPK).»
Ceci
est clair comme de l’eau de roche.
L’appel du MAK aux Marches
dans les 3 grandes villes de Kabylie, Tizi-Ouzou, Bougie et Bouïra à la
célébration du trentième anniversaire du 20 Avril a révélé l’ancrage populaire
du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie. La mobilisation générale a dépassé
toute espérance des organisateurs locaux tant la réponse du peuple kabyle était
grande malgré le choix offert à la population d’autres appels et modes de
célébration. Il n’y avait pas photo entre les dizaines de milliers de marcheurs
rassemblés autour du MAK et les autres groupes insignifiants de différentes tendances.
C’est depuis plus d’un demi-siècle que la Kabylie est
bâillonnée, surveillée, privée de toute liberté d’expression, de création et de
son identité amazighe. Le moment n’avait
que trop tardé pour proclamer le libre choix de prendre notre destin en mains.
Il est devenu clair, pour chaque Kabyle attaché à ses
racines, que l’officialisation de la langue kabyle ainsi que son enseignement
dans tous les niveaux scolaires ne verront jamais le jour sans l’autonomie de
la Kabylie. Aujourd’hui, les milliards de dinars dépensés par le pouvoir
servent uniquement le développement de la langue arabe mais aussi et surtout
l’éradication de la langue kabyle. De plus pour survivre en Kabylie il faut se
montrer arabe et musulman.
Enfin, “Que la Kabylie cesse
de revendiquer pour les autres ce qu’elle veut pour elle-même”, disait
Ferhat M’henni.
Pendant
que des commissions, à coup de millions, s’évertuent à étudier une série de
réformes de tout genre pour moderniser cet Etat central jacobin d’Alger, dont
les propositions ne verront jamais le jour, le MAK et le GPK ont pris leur
responsabilité d’avancer vers un Etat kabyle.
Cela fonctionne ainsi dans tous les pays démocratiques
européens sauf… en France, modèle jacobin du régime algérien, à coup sûr cela
marchera aussi pour la Kabylie.
Que
les Kabyles aigris, voire tordus, hurlent leur venin contre Ferhat, le MAK et
l’Autonomie, cela nous alimentera en carburant pour apporter tout notre soutien
et disponibilité au GPK.
Chérif Hamdis - Belgique
Université du Printemps du Mouvement
National Populaire
Intervention de Ferhat
Mehenni
Chers frères et chers amis du Mouvement
Populaire,
Azul sghur Tmurt n Yeqvayliyen
Il y a deux ans, je suis intervenu lors
de votre précédente Université du Printemps pour insister sur le respect de nos
propres différences en tentant une définition de la notion-même de l’amazighité.
C’état pour nous un devoir d’éclairer les Amazighs sur les danger d’une
confusion identitaire dans laquelle était plongée la majorité des militants.
Malheureusement, il se trouve encore des acteurs politiques dont la pensée s’est
arrêtée avec l’horloge des années 80 pour faire fi de notre avertissement.
Ceux-là, ils s’excluent d’eux-mêmes de la nouvelle page d’Histoire ouverte avec
le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie.
Ce texte, pour ceux qui s’en
souviennent, était intitulé? L’amazighité, revisiter quelques évidences?. Après
avoir choqué ceux pour lesquels, les idées établies étaient intouchables, nous
a permis de larguer les amarres de la Kabylie pour enfin voguer vers notre
destin de liberté. Le peuple kabyle renait. Il renait tant et si bien qu’aujourd?hui,
nous en sommes à la mise sur pied du premier Gouvernement Provisoire kabyle de
notre histoire.
Devant la désinformation orchestrée par
le pouvoir algérien à travers ses supplétifs politiques, une dizaine de
quotidiens, quelques dizaines de sites internet relayés par des centaines de
milliers de mails, je vous saurais gré de m’accorder un peu de temps pour
rétablir les faits et répondre surtout aux interrogations légitimes des Kabyles
sur nos intentions et le sens véritable du GPK.
Pourquoi
le GPK ?
Le GPK n'est pas tombé du ciel. Il est l'aboutissement
logique du combat que mène, pour sa résurrection, la Kabylie depuis 1926 contre
la colonisation française, et depuis 1962 contre le pouvoir raciste algérien. C'est
donc le couronnement d'un processus historique très long et laborieux. Il est l'avant
dernière étape avant de redonner aux Kabyles leur fierté de peuple accompli et
à la Kabylie, sinon un statut d'Etat, du moins la maîtrise de son quotidien par
ses propres enfants à travers son autonomie régionale.
Pour le MAK, nous l'avons écrit à maintes
reprises : « un peuple sans Etat est condamné à subir l'Etat des
autres ». Et quand cet Etat des autres vous maltraite, vous soumet sans
cesse aux humiliations, exactions, dénis, non respect de vos droits et libertés
fondamentaux ?, vous n'avez pas d'autre choix que celui que nous venons de
faire. Ce que nous avons subi jusqu'ici légitimerait même une indépendance. Pour
s'en convaincre, nous invitons tout le monde à relire cette première phrase de
la déclaration d'indépendance des Etats-Unis : « Lorsque dans le
cours des événements humains, il devient nécessaire pour un peuple de dissoudre
les liens politiques qui l'ont attaché à un autre et de prendre, parmi les
puissances de la Terre, la place séparée et égale à laquelle les lois de la
nature (?) lui donnent droit, le respect dû à l'opinion de l'humanité oblige à
déclarer les causes qui le déterminent à la séparation ».
Mais comme nous sommes des hommes de paix
et de raison, comme nous sommes attachés à notre pays et tant que la répression
et la violence armée du régime ne s'exerceront pas contre nous, nous limiterons
volontairement nos ambitions à une autonomie régionale.
C'est dans le deuil des massacres de nos
enfants en 2001, perpétrés par le pouvoir algérien, lors d'une conférence de
presse, que nous avons exprimé la revendication d'une autonomie régionale pour
la Kabylie. En 2008, nous avons envoyé
une lettre dans ce sens, à titre officiel, aux plus hautes instances du pays,
avec copie aux organisations internationales dont l'ONU. N'ayant eu aucune
réponse, nous avons écrit une lettre de rappel le 25/02/2010 que nous avons tenu
à terminer par ces deux phrases : « Le 20 avril 2010 devra être le
jour de la liberté du peuple kabyle. Son
attente est si forte qu'une nouvelle déception lui serait intolérable » Pour
rendre plus explicite cette mise en garde, nous avons pris l'engagement, à
travers nos conférences, de mettre sur pied un Gouvernement Provisoire Kabyle
(GPK) si, au 20 avril 2010, le pouvoir ne répondait pas favorablement à notre
démarche pacifique.
Le 20 avril dernier, près de cent mille
manifestants se sont mobilisés pour soutenir cette revendication. Le MAK salue
la lucidité des marcheurs et la maturité de la jeunesse kabyle, lycéenne ou
universitaire ayant donné force et éclat à cet événement qui fait déjà date
dans notre histoire. Alors, forts de la légitimité populaire et des délais
donnés aux autorités algériennes pour une solution politique à la question
kabyle, nous avons, le 21 avril dernier, annoncé la création du premier
gouvernement kabyle de notre histoire moderne.
C'est un acte historique, un acte
fondateur que les futures générations kabyles sauront préserver, voire
approfondir. Il met un terme aux errements politiques kabyles entamés depuis
1926, avec l'Etoile Nord Africaine.
Avec le recul qui est le nôtre, il faut de
la cécité politique ou une sacrée dose de mauvaise foi pour nier que toute l'histoire
de la Kabylie de ce dernier siècle ne tendait qu'à la mise sur pied de ce
Gouvernement Kabyle.
Quelles
sont ses missions ?
Selon la Proclamation du 21/04/2010, le
GPK « aura pour mission de mettre en place les institutions officielles de la
Kabylie et de représenter celle-ci auprès de la communauté internationale. Il
durera jusqu'à la reconnaissance officielle de la Kabylie en tant que peuple et
en tant que nation par l'Etat algérien »
Le travail à abattre est phénoménal et
requiert l'adhésion de l'immense majorité des Kabyles et un soutien
international important.
La Kabylie est appelée, en harmonie avec
le GPK, à mettre sur pied, petit à
petit, ses propres institutions en ce qui concerne la sécurité, la justice, l'école,
la communication, la solidarité, la fiscalité, la santé et sa propre
représentation politique officielle, délégitimant celles du régime jusqu'à les
rendre caduques.
La Kabylie tournera définitivement la page
des revendications pour entrer dans celles des réalisations.
Quelles
sont les modalités de sa mise sur pied ?
Une Commission du Dialogue et de
Consultation (CDC) est déjà à pied d??œuvre en France comme en Kabylie, pour
recueillir, avis, soutien et propositions sur un certain nombre de questions
dont celle relative aux personnalités devant composer ce Gouvernement. Le site
web du MAK est aussi, le lieu où des propositions peuvent nous être faites.
Ses conclusions sont attendues pour le 20
mai. Cependant, devant le volume de travail qui est le sien, et pour permettre
la consultation du maximum de Kabyles, il est nécessaire qu'elle dispose d'un
temps supplémentaire.
L'installation du GPK se fera en présence
d'un public nombreux et devant la presse internationale. Des invités de marque
venant de plusieurs pays et de plusieurs organisations y seront présents.
Un Communiqué annonçant la date et le lieu
de cet événement sera incessamment rendu public.
Quelle
légitimité peut-il avoir ?
Le GPK a au moins trois formes de
légitimité.
La
légitimité historique. Elle
découle de la longue lutte de la Kabylie pour ses droits naturels. La guerre de
1963, le Printemps berbère de 1980, le combat pour les droits humains et la
démocratie (1980-1988), le boycott scolaire de 1994-95, la révolte ayant suivi
l'assassinat du Rebelle Matoub Lounes, le Printemps Noir de 2001 avec ses 127
morts et le Mouvement des Ârchs sont autant de points d'appui pour la
légitimité historique du GPK. A cela s'ajoute le processus et les péripéties
ayant abouti à sa proclamation le 21/04/2010, tel que repris ci-dessus.
La
légitimité politique.
Elle est incarnée par le Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie (MAK) qui est sur le terrain depuis 2001. Le
soutien populaire qu'il rencontre lors de ses manifestations de rue en Kabylie
et en France lui octroie le droit d'exister.
La
légitimité naturelle, ou la légitimité de fait. Le peuple kabyle, comme tous les peuples
du monde, a le droit de se doter d'un gouvernement. Le GPK n'aurait pas existé
si la Kabylie n'avait pas exprimé de manière aussi tenace et sur une aussi
longue période (près d'un siècle) sa volonté d'exister envers et contre l'Etat
colonial d'abord, algérien ensuite. Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes
est, dans le cas de la Kabylie, une évidence et une exigence de l'Histoire.
La
légitimité des urnes qui
lui manque encore est appelée à sanctionner tout ce processus par une
consultation référendaire. La lettre adressée le 5 juin 2008 aux plus hautes
instances du pays pour demander à titre officiel une autonomie régionale se
terminait par cette phrase : «Si certains ont des doutes sur l'aspiration
de la Kabylie à prendre en main son destin, nous proposons la tenue, le plus
tôt possible, d'un référendum précédé d'un débat dans tous les villages et
cités de la Région. Pour tout démocrate, le verdict des urnes est la seule
façon de connaître la volonté d'un peuple ».
Je vous prie, chers frères Marocains du
Mouvement National Populaire que dirige
cet éternel Lion de l'Atlas, le
charismatique et prestigieux Mahjoubi Aherdane, de m'excuser d'abuser de cette
Tribune que vous m'offrez, pour m'adresser à mes compatriotes. La situation de
désinformation à laquelle nous soumet le pouvoir algérien, l'urgence qu'il y a à rétablir les faits,
nous poussent à cette inélégance que la Kabylie vous saura gré de bien vouloir
excuser. L'Histoire vous en sera reconnaissante.
Je tiens à m'adresser en premier lieu à
chaque Kabyle quel qu'il soit et où qu'il soit. Notre objectif est de ne plus
reproduire les erreurs du passé, de ne pas condamner les futures générations
kabyles aux traumatismes des drames sanglants et douloureux qui ont été les
nôtres depuis l'indépendance de l'Algérie.
Nous ne poursuivons aucun objectif
personnel, de carrière, de prestige ou de confort matériel. La cause de la Kabylie
est au-dessus de toutes les autres. Les tenants des intérêts établis se
méprennent gravement sur notre démarche qu'ils tentent de ramener à celle de
douteuses intentions qui nous sont étrangères.
Aussi, je lance un appel pressant pour que
chaque Kabyle fasse du GPK, son propre gouvernement et contribue concrètement à
affermir son autorité et sa légitimité. J'invite chaque citoyen, chaque
village, chaque cité et chaque association à investir les rouages de cette
autorité naissante et parvenir, ainsi, dans les meilleurs délais possibles à
arracher cette autonomie indispensable à notre survie.
Engagez-vous dans ses rangs à travers le
MAK pour réaliser pas à pas des objectifs irréversibles au profit de notre
dignité et de notre liberté.
J'appelle les femmes et les hommes de
culture (chanteurs, scénaristes, poètes, créateurs de pièces théâtrales,
caricaturistes, peintres, romanciers, cinéastes?) à s'investir dans ce combat
de mise sur pied de notre gouvernement.
J'appelle les médias kabyles sur le net,
les radios, les télévisions à nous soutenir dans cette exaltante entreprise.
J'appelle particulièrement Berbère-TV à
donner au GPK une place au moins égale à celle qu'elle accorde au pouvoir
algérien dans ses journaux télévisés.
Aux organisations politiques kabyles, je
lance un appel fraternel pour une solidarité agissante au profit du peuple
kabyle et des ses intérêts suprêmes. Nous sommes, dans ce cadre et de notre
côté, disposés au dialogue et à la concertation avec elles. Nous voudrions
mettre un terme aux luttes fratricides et aux neutralisations mutuelles qui
font le jeu du pouvoir algérien au détriment du peuple kabyle. Nous
souhaiterions travailler main dans la main pour cet objectif sacré qu'est la
dignité de la Kabylie.
Notre objectif reste l'autonomie tant que
la répression n'est pas actionnée. Pour la réaliser, j'appelle l'émigration
kabyle à s'organiser pour aider diplomatiquement et financièrement notre
gouvernement.
A nos compatriotes algériens, je réaffirme
la fraternité de la Kabylie et du peuple kabyle avec eux. Nous ne sommes pas
contre une nation, une langue ou une religion. Nous sommes pour nos droits
légitimes en tant que peuple kabyle.
Nous n'avons qu'estime et affection pour les Algériens. Celui que nous
combattons est le système politique et le pouvoir algériens, leurs tenants et
leurs militaires qui pillent et asservissent toute l'Algérie. Nous sommes des
libérateurs et non des ennemis.
Ne vous laissez pas tromper par ceux qui
écrivent sur internet en se réclamant ,sous le sceau de l'anonymat, du MAK ou
de l'identité kabyle, distillant des messages de haine à votre encontre. Ce ne
sont pas les militants du MAK qui écrivent ce genre de monstruosités mais des
agents du régime (DRS, DGSN, Gendarmerie Nationale, militants FLN, RND, Hamas?)
qui écument les forums de discussion sur le net. Ces agents du régime qui se
font passer pour des Kabyles ou pour des militants du MAK, insultent, invectivent et offensent les non
Kabyles pour nous diaboliser et nous dresser les uns contre les autres. Nos
militants sont conscients des enjeux de leur cause et de la portée de leurs
propos sur la toile. Certes, ils sont fermes sur les principes mais jamais
discourtois. Nos militantes et nos militants sont ouverts au dialogue et font honneur à la
Kabylie. Ceux qui se font violents dans leurs écrits ne sauraient être du MAK.
Nous vous demandons de nous comprendre et
de nous aider. Ainsi, demain, nous aurons à reconstruire non seulement l'Algérie
mais tout l'espace nord-africain dans la fraternité et la solidarité sur la
base de nos intérêts mutuels bien compris, loin des haines, des guerres et des
violences auxquelles d'aucuns en appellent contre nous aujourd'hui.
Chers frères et amis Marocains.
Nous savons que vous êtes à la veille de
la paix dans la partie du Sahara qui va accéder enfin à son autonomie. Puisse
celle-ci être fructueuse pour que tout le Maroc en bénéficie et que ses enfants
vivent à jamais dans l'union, la solidarité, le confort, la liberté et le
respect de chaque identité. La sagesse qui guide Sa Majesté Mohammed VI est le
meilleur garant et le plus grand rempart contre les injustices qu'un système
politique pourrait, sans garde-fou,
générer.
Je salue le succès de vos travaux que j'ai
l'infime honneur de clôturer et vous donne rendez-vous, dans peu de temps j'espère,
en Kabylie pour célébrer ensemble notre victoire. En attendant, vous êtes
fraternellement invités à l'installation du GPK à Paris dans quelques jours.
Skhirat, le 9 mai 2010.
Ferhat Mehenni, président du M.A.K.
Groupe d’amitié :
Berbères/amazigh établi au Parlement européen
Trente ans après le «printemps
berbère» qui a vu la répression brutale des manifestations berbères en Algérie,
le député européen François Alfonsi et plusieurs collègues de divers groupes
politiques ont annoncé la création d’un groupe d’amitié berbère/amazigh au
Parlement européen.
Le groupe a été lancé lors d’une
conférence de presse au parlement européen à Strasbourg cette semaine. Les
députés européens ont souligné leur soutien au peuple berbère/amazigh et ont
publié une déclaration qui explique leur intention d’inscrire la question
berbère à l’agenda de l’UE au nom des droits reconnus aux minorités. (Voir la
déclaration complète en bas).
Parmi les députés qui soutiennent
ce groupe figurent Jean Luc Bennhamias, Jean Paul Besset, José Bové, Frieda
Brepoels, Rosario Crocetta, Isabelle Durant, Jill Evans, Nathalie Griesbeck,
Oriol Junqueras, Nicole Kiil Nielsen, Philippe Lamberts et Bart Staes.
Le peuple berbère/amazigh a sa
propre langue, culture et tradition en Afrique du nord. Bien qu’ayant fait face
aux persécutions et à la répression, les berbères/amazighs tentent de préserver
leur identité et leurs traditions.
La création de ce groupe d’amitié
est une opportunité pour s’assurer que les questions concernant les
berbères/amazighs sont défendues au sein des institutions de l’UE.
Lors de la conférence de presse à
Strasbourg, François Alfonsi a déclaré :
"Comme dans le cadre de sa
politique de voisinage, l’Union européenne s’engage dans ces pays sous réserve
de contrepartie en terme de droits de l’homme (notamment question des droits
des femmes), il faut également qu’elle réclame le respect du droit des
minorités et donc des peuples berbères."
Le député catalan Oriol Junqueras
a ajouté :
"En Catalogne, certaines
écoles primaires où il existe d’importantes minorités berbères, proposent des
cours en amazigh. Respecter les droits linguistiques et culturels de ces
minorités c’est aussi les amener à reconnaître et à s’impliquer dans la culture
du territoire d’accueil."
Enfin, le député Europe-Ecologie
Jean Paul Besset a dit :
"Les évènements sanglants
qu’ils ont eu à subir ne doivent pas se reproduire. On est là pour que l’Europe
mette la pression sur les gouvernements non démocratiques de ces Etats, afin
qu’effectivement cela ne se reproduise plus."
Steven Cornelius
EFA Communications & Press
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Green / EFA Group in the European
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The European Free Alliance (EFA)
Group in the European Parliament includes MEPs from Scotland, Wales, Flanders,
Catalonia, Corsica and Latvia, who advance the cause of Europe’s stateless
nations, regions and disadvantaged minorities.
Texte complète de la
déclaration :
Groupe d’amitié avec le peuple
berbère/amazigh en Afrique du Nord
1) Le Printemps berbère
Le peuple berbère/amazigh vit en
Afrique du nord depuis des millénaires sur un territoire réparti principalement
sur le Maroc et l’Algérie (80% des berbérophones), ainsi qu’en Tunisie, en
Libye, en Egypte, au Niger, au Mali, en Mauritanie et dans l’Archipel des
Canaries. Saint Augustin qui vivait au Vème siècle est la figure historique la
plus forte de ce peuple qui rayonna dans toute la Méditerranée avant la
conquête arabe.
Cependant la culture berbère
s’est maintenue face à l’arabisation du territoire. Elle est toujours très
vivante, largement pratiquée, culturellement reconnue, avec des artistes de
très grande renommée. Mais elle est en grand danger. En effet le peuple
berbère/amazigh subit une situation de discrimination politique, économique,
sociale, et culturelle du fait des régimes non démocratiques qui ont fait de l’arabisation
des berbères un objectif d’Etat. C’est notamment le cas de l’Algérie à l’égard
des Amazighs qui peuplent la région de Kabylie (6 millions d’habitants). Malgré
des concessions formelles arrachées après différentes insurrections, la langue
berbère (Tamazight) reste marginalisée (très peu enseignée, exclue des
institutions administratives et judiciaires...) et le peuple berbère se trouve
discriminé et réprimé dès l’instant qu’il refuse d’accepter l’arabisation
forcée imposée par l’Etat. En avril 1980, il y a exactement trente ans, il y a
eu le "printemps berbère", une grande révolte identitaire des Kabyles
que le pouvoir a réprimée dans le sang. Puis il y a eu en 1998 l’assassinat de
Matoub Lounès porte drapeau mondialement connu de la culture amazighe. En avril
2001 alors qu’était commémoré le printemps berbère de 1980, une nouvelle
répression a éclaté avec un bilan terrible : 127 morts et 5000 blessés. Ce
printemps 2001 est resté dans l’histoire comme le "printemps noir".
Le 20 avril 2010 sera célébré le 30ème anniversaire du printemps berbère. A
l’heure où le régime algérien connait une nouvelle phase d’instabilité (récent
meurtre du responsable des services secrets, problème de la succession de
Bouteflika), la peur est grande qu’une nouvelle phase répressive ne se
déclenche en Kabylie.
2) La question berbère doit être
prise en compte par l’Union européenne au nom des droits reconnus aux minorités
L’UE entretient une politique de coopération avec les Etats d’Afrique du Nord. Cette
politique allie coopération, développement économique et environnemental. Elle
veut aussi promouvoir les droits de l’Homme notamment en abordant très
fortement la question des droits et de la place des femmes. Ne faut-il pas tout
autant mettre en avant le droit des minorités en prenant en considération le
peuple amazigh ? L’identité berbère est de tradition musulmane mais elle
est un rempart contre l’intégrisme. La place de la femme en pays berbère est
bien moins rétrograde qu’ailleurs. Et la démocratisation des Etats du Maghreb
peut-elle être crédible tant que ce peuple n’aura pas obtenu une reconnaissance
officielle et le respect de ses droits fondamentaux ? La question des
minorités est au cœur de la diplomatie menée par l’UE dans toutes les parties
du monde. C’est par exemple le cas en Chine (Tibet, Ouïgours...). Nous devons
faire mieux connaître au Parlement l’identité berbère et le peuple amazigh que
la propagande des pays du Maghreb veut faire disparaître, et que les Etats et
l’UE ignorent presque totalement à ce jour. Le respect des minorités fait
partie des "fondamentaux" de toute démocratie. Ainsi l’Union
européenne doit y veiller et mobiliser une solidarité réelle envers le peuple
berbère/amazigh.
3) Respecter le peuple amazigh au
sein même de l’Union Européenne Du fait de migrations très anciennes, notamment
en France ou plus récentes, surtout en Belgique, en France et en Espagne,
depuis l’Algérie et le Maroc principalement, environ deux millions de berbères
vivent sur le sol européen. Nous leur devons respect et considération, ainsi
qu’à toute autre population immigrée, et notamment la reconnaissance de leur
langue, qui n’est pas l’arabe mais le tamazigh, de leur culture et l’accès,
ainsi que toute minorité culturelle, à toutes les politiques qui préservent un
patrimoine culturel précieux, d’autant plus qu’il est menacé sur sa terre
d’origine. Le respect de leur culture d’origine doit naturellement
s’accompagner en retour du respect des modes de vie et des valeurs européens,
et notamment l’apprentissage des langues qui sont parlées usuellement dans les
territoires où ils vivent
Pour toutes ces raisons
l’initiative est prise de créer un "groupe d’amitié" avec le peuple
berbère/amazigh en Afrique du Nord. Le groupe fera connaître sa création en
tenant symboliquement une conférence de presse le 20 avril 2010, dans le cadre
du Parlement européen à Strasbourg.
A ce jour plusieurs députés m’ont
assurés de leur soutien :
- Jean Luc BENNHAMIAS - Jean Paul
BESSET - José BOVE - Frieda BREPOELS - Rosario CROCETTA - Isabelle DURANT -
Jill EVANS - Nathalie GRIESBECK - Oriol JUNQUERAS - Nicole KIIL NIELSEN -
Philippe LAMBERTS - Bart STAES
Merci de vous manifester auprès
de mon assistant si vous souhaitez vous joindre à nous.
Cordialement,
François ALFONSI - Député
européen ALE Groupe Verts-ALE
Pour tout contact Bruno Le
Clainche.
30e Anniversaire du
Printemps berbère
«Tafsut
Imazighen»
9e Anniversaire du Printemps noir
–
«Tafsut taberkant»
SAMEDI
24 AVRIL 2010 A
BRUXELLES
A PARTIR DE 15h30
CENTRE CULTUREL DE « DE PIANOFABRIEK »
Entrée gratuite à tous
L’association
culturelle n’Imazighen asbl vous invite à la commémoration des «Printemps berbères»,
en hommage et à la mémoire
des jeunes victimes et militants kabyles tombés
sous les balles assassines du pouvoir arabo-intégriste d’Alger.
- Ouverture des portes à 15 h
30
- Film à 16h30 : Slimane AZEM
"Une légende de l’exil"
de Rachid MERABET qui sera présent avec nous.
Documentaire de 52 min.
- 17h00 : Conférence avec Hacène Hirèche :
Enseignant
de langue et de civilisation berbères à l’université de Paris VIII
"Les
Printemps amazighes" !
- 20h00 : concert avec le groupe IDIRAD, animé
gracieusement par :
Idir
Aït Dahmane
-
Adresse : Centre culturel de De Pianofabriek
Rue du Fort,
35 - 1060 Bruxelles (Saint-Gilles)
Renseignement : C. Hamdis : tél. / fax : 067/64 67
75 ou portable : 0496/78 50 20
Courriel : cherif.hamdis@skynet.be
JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME
En
collaboration avec l’association de De DANS «RUH»vzw,
De
Pianofabriek vzw et l’association culturelle n’Imazighen asbl.
SAMEDI 13 MARS 2010
A PARTIR DE 15H00
AU
CENTRE CULTUREL FLAMAND
DE
PIANOFABRIEK - RUE DU FORT, 35
1060
BRUXELLES - (SAINT-GILLES)
SALLE :
ZABRISKI POINT
Au Programme :
a- 15h00 : Stand d’information et
exposition
b- 16h00 : Film «Les Filles de
la lune» ou Les «Cheiyakhates»
On
ne naît pas « Cheikha», on naît rêveuse, et la femme berbère marocaine des
campagnes voit souvent son destin bien vite établi par le poids de la
tradition.
Les « Cheikhate»
sont des femmes berbères qui, un jour, ont choisi de rompre, au moyen de la
musique, avec la fatalité de la condition féminine en Afrique du Nord. Lourd de
conséquences dans une société traditionaliste, ce choix implique une
marginalité et une force de caractère qui les rendent attirantes ou
détestables, méprisées ou adulées.
Film documentaire de 52 min.
Réalisation par Aït
Benalla Laurent et Mohamed Atif
c-
17h00 : Débats
d-
18h00 : Danses berbères d’Afrique du Nord
avec la troupe de «DANS RUH» sous la direction de :
Mme Annick BAILLIEUL
e- 20h00 : Concert berbère avec la
chanteuse Malika YAMI, voix profonde du
Djurdjura
ENTREE GRATUITE - BIEVENUE A TOUTES ET A TOUS
Avec le soutien du
centre de De Pianofabriek et de la VGC
VLAAMSE GEMEENSCHAFSCOMMISSIE
NOUVEL AN BERBERE - SAMEDI 30 JANVIER 2010 - 19H00
IMENSI N YENNAYER 2960 – imensi n yeNayer
Chers Amis,
A l’occasion de cet événement,
l’association culturelle n’Imazighen asbl vous présente ses sincères vœux de
bonne santé et de bonheur pour cette nouvelle année 2010.
Vous êtes
cordialement invités à cette fête berbère «YENNAYER 2960»
le samedi 30 janvier 2010 à 19 h 00.
Au programme : repas traditionnel et soirée animée par le chanteur
kabyle Zahir Abdjaoui.
a) Apéritif
ou jus de fruit
b) Couscous
kabyle à l’agneau ou au poulet – à préciser lors de la réservation
c) Pâtisseries
berbères et thé à la menthe fraîche
Concert avec : Zahir
ABDJAOUI - Chants berbères de Kabylie
Où ? Centre culturel de «De Rinck»
Rue du Chapitre, 1 –
1070 Bruxelles (Anderlecht) – Métro : Saint-Guidon
Très important :
à 21h00 fin du service repas – Soyez à l’heure !!
P. A. F. : 23,00 euros pour les adultes avec 50% ou 25,00 euros sur place
13,00 // // enfants de 6 à 12 ans avec 50% ou 15,00 euros sur place
Compte de n’Imazighen n° :
310-1206557-60 avec indication
YENNAYER
Renseignement et réservation jusqu’au mercredi 27 janvier 2010
Tél. / fax : 067
/ 64 67 75 – Portable : 0496 / 78 50 20 –
Courriel : cherif.hamdis@skynet.be
AVIS IMPORTANT !!
La réservation n’est prise en compte
qu’après l’enregistrement de votre payement.
N.B. Un
DVD de 52 mn réalisé par R. Merabet «Une Légende de l’exil» sur Slimane AZEM est en vente au prix
de 15,00 euros.
La question amazighe et l'Académie Berbère :
- Agraw Imazighene
En lisant un tel titre sur le site de "kabyle.com"
nous nous attendions à découvrir quelque chose de significatif que nous ne
sachions déjà sur l'existence et le travail de cette Académie Berbère ou
"Agraw Imazighene".
En effet, toute une génération a donc eu la chance inouïe d’avoir
été nourrie à la sève de Bessaoud Mohand Aarav, qui a eu justement cette
légitimité historique et libératrice, et bien sûr de Mouloud Mammeri, Dda
Lmulud, qui détient lui la légitimité scientifique et académique.
La conjonction de ces deux légitimités qui fait qu’aujourd’hui, nous, Kabyles,
pouvons parler de notre culture et de notre langue fièrement en plus de voir
des perspectives d’avenir. Pour le peuple kabyle, c’est une opportunité unique
d’avoir pu compter dans ses rangs ces deux hommes hors du commun.
Mais voilà, en parcourant le résumé du compte rendu par le journaliste Lhousin
Azergui, organisateur de cette conférence avec son ami et président de
l’association Afus deg Wfus, nous sommes terriblement déçus de n’avoir rien
appris. Déçus, mais surtout frappés par cette gymnastique extraordinaire de cet
«Historien» d’un jour, qui s’est efforcé tout au long de son intervention à
occulter, avec un mépris certain le père spirituel de la revendication
identitaire amazigh qu’est Bessaoud Mohand Aarav. Au lieu de mettre en évidence
ce travail palpable et mesurable aujourd’hui plus qu’hier encore, c’est bien
tout le contraire qui s’est passé. Il faut même, vers la fin du résumé, faire
de gros efforts pour trouver le nom de B.M.A. parmi tant d’autres personnes
qui, pour la plupart, n’ont fait que furtivement passer par le local de la rue
d’Uzès à Paris. C’est bien simple, B.M.A. n’est pas même cité parmi les
premiers membres fondateurs de l’Académie Berbère
(Agraw Imazighene), ce qui laisserait supposer qu’il n’est venu que plus tard
rejoindre le groupe. Bien entendu, cette version est totalement farfelue étant
donné que c’est B.M.A. qui est à la base de cette création et même du choix
judicieux de son nom.
Il est vrai que l’histoire doit être écrite par
des auteurs neutres ou chercheurs libres de toute influence pour relater en
toute objectivité des faits positifs ou négatifs sur le travail réalisé par B.
M. A.
On aime ou pas le personnage B.M.A. qui s’est montré sa vie durant
intransigeant et sans compromission aucune sur le combat de la cause
identitaire berbère. Il faut croire que la rancune est encore tenace chez
certains Kabyles qui se sont vus égratigner dans son livre. Nous avons
l’impression d’assister à un règlement de compte sous une forme historique
déguisée par celui qui n’a sans doute pas apprécié ce que B.M.A. a écrit à son
sujet.
C’est l’art de tirer la couverture vers sa
petite personne. Bravo messieurs les «historiens» vous avez raté une belle
opportunité.
Cet amalgame judicieusement cultivé sur
l’Académie Berbère (Agraw Imizighene) à Paris, dont le fondateur et cheville
ouvrière n’est autre que Bessaoud Mohand Aarav et sur l’Académie Berbère à
Roubaix fondée par le «conférencier» Mohand ou Ramdane Khacer a de quoi
surprendre et semer la confusion dans les esprits de jeunes kabyles de la …
diaspora. Voilà plutôt une «création» contre l’Académie Berbère mais qui
n’a cependant rien laissé comme souvenir impérissable. En effet, pourquoi
utiliser la même appellation si ce n’est dans un but inavoué de nuire et
d’essayer de déstabiliser celle qui a déjà fait ses preuves à partir de Paris
vers tous les pays de Tamazgha.
Il faut croire que les auteurs de cette éphémère «Académie Berbère de
Roubaix» manquaient de substantifs ou étaient à court d’idées.
Lorsque B.M.A.
est rentré en Algérie après un exil de 32 ans, cela faisait 20 ans déjà que la
dissolution de l’Académie Berbère (Agraw Imazighene), l’unique et la véritable,
avait eu lieu. Lors de son retour, ce peuple kabyle est venu par
dizaines de milliers l’accueillir à l’aéroport d’Alger et lui témoigner ainsi
sa reconnaissance pour sa grandeur et son sacrifice. Eh oui ! La Kabylie sait
reconnaître les siens et connaît parfaitement l’éditeur responsable et auteur
du bulletin «Agraw Imazighene » édité pour moitié en français et
l’autre en tifinnegh par… B.M.A.
Les berbéristes d’occasion et les apprentis historiens tenteront toujours de
minimiser le travail monumental accompli par cet homme qui s’est usé et tué à
la tâche pour la réhabilitation de l’identité berbère. Les Kabyles sont ainsi
faits, pour beaucoup, plus mercenaires que militants, mais à force de chanter
aux autres d’éviter de sombrer dans la médiocrité, certains prennent du plaisir
à s’y baigner quotidiennement.
C’est bien la première fois aussi, de la part de
2 présidents d’associations berbères, que nous lisons des encouragements
déguisés à un pouvoir, le Makhzen marocain, un Etat anti-amazigh qui a imposé
l’alphabet Tifinnegh à l’IRCAM dans le seul but d’envoyer tamazight sur la voie
de garage. En effet, qui peut croire que M6 est disposé à dépenser un dirham
pour Tamazight ? L’écrivain ou l’écrit vain ?
Enfin, pour terminer, rendons à César ce qui
appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu, le mot «arabêtiser» utilisé dans ce résumé est
bien sûr de Monsieur Bessaoud Muhand Aarav, c’était le minimum intellectuel
requis que de citer son nom. Il est vrai que, dans son livre, Bessaoud Mohand
Aarav n’a pas épargné ce conférencier d’un jour et ceci explique probablement
cela. C’est une question de crédibilité !
Celles ou ceux qui veulent vraiment savoir le
travail de B.M.A. doivent se procurer ce livre dont voici les
coordonnées :
« De petites gens pour une grande
cause ou L’HISTOIRE DE L’ACADEMIE BERBERE (1966-1978) », par Mohand Aarav Bessaoud.
Edité en 2000 en Algérie - l’Imprimerie l’Artisan
Chérif Hamdis – Belgique
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