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Association culturelle N'Imazighen

Bruxelles

Rédaction

 

 

                                                                - Yennayer 2962 : Concert avec IDIRAD  et danses berbères    

                                                                          - Carte d'identité kabyle

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

                                            ...

 

            YENNAYER 2962 à Ittre - A 20 km de Bruxelles

Autoroute Bruxelles-Paris ou Paris-Bruxelles, sortie « Haut Ittre »

 

La fête populaire berbère ou le Nouvel An berbère de 2962 se déroulera cette année à la salle polyvalente de Virginal-Ittre le samedi 14 janvier 2012 à partir de 19h00.

 

Programme :

- Repas traditionnel,

- Spectacle de danses berbères des pays d’Afrique du Nord

- Concert de chants kabyles.

Menu :

1- Apéritif : Cavas ou jus de fruit

2- Soupe berbère

3- Coucous berbère à la viande d’agneau

- ou poulet

- ou merguez

Le choix de viande est à préciser lors de la réservation

4- Thé à la menthe

5- Pâtisserie berbère

 

Spectacles :

a-                  Danses berbères d’Afrique du Nord avec la troupe de «De Dans Ruh’»

b-                 Concert berbère avec le groupe IDIRAD

-                        «ZIK» 1er album du groupe sera en vente avec dédicace

 

Pour une bonne organisation votre réservation est indispensable jusqu’au mercredi 11 janvier 2012.

La P.A.F. : repas + spectacles = 28,00 euros versés sur le compte de l’asbl ou 30,00 euros sur place.

 

La P.A.F. : spectacles sans repas à 21h30, uniquement danses + concert = 15,00 euros au compte de : Association culturelle n’Imazighen asbl - N° de compte : 310-1206557-60

 

IBAN : BE73 3101 2065 5760 - BIC : BBRUBEBB

 

Renseignements et réservations au : tél. 067/646775 ou 0496/785 020

Courriel : cherif.hamdis@skynet.be

 

 Yennayer, premier jour de l’an berbère, selon le calendrier agraire, devrait être fêté pratiquement dans toute l’Afrique du Nord et dans la diaspora berbère la nuit du jeudi 12 janvier 2012.

Les Berbères seront en 2962 en cette nouvelle année 2012. En effet, depuis – 950 av. J. C., un parcours historique marquant la 22e dynastie de l’Égypte antique correspondant à la période dominée par le roi berbère Chechonq (Chachnaq) qui devint pharaon. Chechonq ne se limita pas à l’Égypte, mais s’empara également de la Palestine et Jérusalem.

Aujourd’hui, Yennayer est vécu comme fête rassemblant les peuples de l’Afrique du Nord – toutes religions confondues. Elle est même symbole de tolérance et révélatrice de coutumes et pratiques qui se faisaient un peu partout.

En Kabylie du Djurdjura, il est coutumier de faire des offrandes “timecrat”, aux Aurès, on sacrifie  des moutons et des chèvres. Il y a là, dans la pratique de l’écoulement du sang, la chasse du mal et des mauvais esprits ; ce que l’on peut retrouver partout en Afrique du Nord, notamment chez les Berbères Icelhiyen du Sud et Irifiyen du Nord du Maroc.

 

Donc, tout compte fait, la fête de YENNAYER, que les populations ont tendance à oublier ou à ignorer la portée civilisationnelle et historique, doit être officiellement reconnue, pas uniquement dans la région berbérophone, mais dans toute l’Afrique du Nord ; preuve d’histoire et d’identité commune.

 

            

            Film kabyle de Younes BOUDAOUD

                      Aqlegh nughale-d – =  « Nous voilà de retour »

 

Ce film est un conte moderne. L’histoire se déroule sur plusieurs époques qui se mélangent et s’entrelacent. L’ordre chronologique est sciemment perturbé.

Nna Wiza, une vielle dame, est assassinée pour une histoire de dette. Vriruc, un jeune, est témoin oculaire du meurtre. Les assassins l’assomment mais il ne meurt pas.

Il est transporté alors par un personnage irréel vers une époque future où toutes les figures historiques sont convoquées ? Chacune représente un repère, une valeur, à l’instar de Lla Fadma n Sumer ou de Dihya (Kahina) qui représentent le combat de la femme amazighe ou de Ccix Muh’and u Lh’usin qui symbolise les valeurs originelles qui doivent servir de repère à une jeunesse livrée à toutes les dérives.

Dans le rêve de Vriruc, les assassins de Nna Wiza, se transforment en tortionnaires de femmes et d’enfants.

Vriruc est conduit par son rêve dans toutes les contrées de l’Amazighie algérienne où il rencontre toutes les icones de sa riche Histoire (Ccix Ah’eddad, Tinhinan, Dihya, Si Muh’and u Mh’and, Lla Fad’ma n Sumer….). Chacun sera porteur d’un message : de paix, de liberté, de tolérance, de droits de l’homme et d’algériannité.

Les personnages jouent sur plusieurs époques. Ils passent de la réalité au rêve et du rêve vers la réalité. L’Histoire de ce fait, est librement revisitée.

A la fin du film, la réalité prend le dessus. Les assassins qui ont voulu faire accuser Vriruc sont condamnés et ce dernier retrouve le cours de la vie normale.     

                                 P. A. F. = Entrée 5,00 euros

                     Dimanche 19 juin 2011 au centre culturel flamand de De Pianofabriek

                         Rue du Fort, 35 - 1060 Bruxelles (Saint-Gilles)

                                           Métro : "Porte de Hal"

                                      Arrêt du tram : Barrière de Saint-Gilles

                       16h00 : ouveture des portes - exposition livres

                        18h00 : film - Nous voilà de retour en présence de Younes Boudaoud,

                                                   réalisateur du film. 

                      Des DVD du film seront en vente avec dédicace. 

 

 

 

 

                          Printemps Berbères 1980/2001

                   Défilé de robes traditionnelles d’Algérie

               30 avril 2011 à 18 h 00 - Centre culturel De Pianofabriek

                            Rue du Fort, 35 – 1060 Saint-Gilles

"Massa  Nacéra BENYAHIA, native d'El Madania, est décoratrice d'intérieur, spécialisée dans le style anglais et berbère. A travers ses robes, elle nous convie à un long voyage, qui nous emmène de Tlemcen aux Aurès, en passant par la Kabylie et Sétif, sans oublier l'Algérois. "

De la robe kabyle, au karako et le splendide Badroun, elle nous dessine un paysage très coloré, où sont fixés durablement, des bijoux berbères  anciens, reproduits sur textile. "C'est une collection enrichie qu'elle a eu l'honneur de présenter, l'automne 2010, à l'hôtel Hilton d'Alger, aux

côtés du célèbre styliste mexicain : Jorge Castellanos.
"Massa  BENYAHIA a su, avec talent, reproduire et faire vivre, de façon originale, toute la beauté des diadèmes kabyles, et autres bracelets à main,axelxal, broches, sacs à main, écharpes et chéchias."   

 

                                Concert avec ZAYEN - Nouvel album

                        30 avril 2011 à 20h30 - Centre culturel De Pianofabriek

                                Rue du Fort, 35 – 1060 Saint-Gilles

                             Vente du nouvel album avec dédicace

      L’association culturelle n’Imazighen asbl vous invite à la commémoration des «Printemps kabyles», en hommage et à la mémoire des victimes et militants kabyles tombés sous les balles assassines du pouvoir arabo-intégriste d’Alger.

C’était la première fois que la Kabylie, dans son ensemble,    s'exprimait ouvertement et massivement malgré la dure répression de la dictature algérienne.

Venez découvrir et écouter les nouvelles chansons du dernier album :

 ZAYEN « BARCElONA ». P. A. F. =5,00 euros

Titre de l’Album : Barcelona disponible le 02 Avril 2011 en France et début Mai en Algérie

 

Après  Baden–Baden une ville allemande  et une histoire vraie de 1945, Zayen chante Barcelona, prestigieuse ville en Catalogne, région autonome en Espagne.

Après le succès de Baden-Baden c’est une autre ville d’Europe avec une nouvelle histoire que Zayen vient de mettre en musique.

Nous souhaitons bon vent et plein succès à ce chanteur de talent certain.

Le chômage, la précarité et le «sans espoir» poussent les jeunes de Kabylie à quitter leur village  à la recherche du bien être, d’une vie qu’ils croient meilleure, en laissant derrière eux leur famille et tous leur proche.

Ils traversent la Méditerranée dans des embarcations de fortune où beaucoup d’entre eux périssent à la fleur de l’âge, et se retrouvent clandestins à Barcelone en Espagne  dont ils admirent la beauté. 

L’un de ces jeunes gens n’ayant pas pu partir, le voici lancé à la recherche de toute possibilité pour  rejoindre ses amis.

Un beau jour  l’occasion se présente enfin pour lui de prendre aussi le départ tant attendu pour  aller vers ses amis  à Barcelone, tout au moins pour ceux qui ont eu la chance d’arriver à bon port.

Cependant, il vient de rencontrer une jeune et belle fille du village qui bouleverse totalement son projet.

C’est décidé, il ne part plus. Il renonce définitivement à traverser la mer et privilégie son amour pour rester auprès  de celle qu’il aime.

 

 

                             Le siècle identitaire

 

Cinquante ans après la décolonisation, les anciens pays colonisés sont toujours dans l’ornière. A de rares exceptions près, ils n’ont su tirer profit de leur indépendance ni sur le plan économique, ni sur le plan politique. Ce ne sont pas les compétences de leurs dirigeants qui sont en cause, mais la nature même de ces Etats. Coloniaux ils sont nés, coloniaux ils demeureront jusqu’à leur extinction. Et nulle part cette tare originelle n’est aussi visible que dans le rapport qu’ils entretiennent avec les peuples qu’ils abritent, devenus dans l’imaginaire colonial des «minorités ethniques» dont aujourd’hui encore l’existence est bafouée. Jusqu’au génocide parfois.

 

Il est urgent de passer à autre chose. Non pas en exportant, de force, la démocratie, comme ont voulu le faire les Américains en Irak, mais en admettant dans le concert des nations les peuples qui aujourd’hui luttent pour leur indépendance. Les pays issus de la colonisation ont déjà commencé à se disloquer. Ils vont donner naissance à d’autres pays, plus nombreux. On peut s’effrayer de cet émiettement qui, pour les tenants du statu quo géopolitique, va engendrer l’anarchie et le chaos. Pas de panique ! Si un peuple éprouve le besoin de son indépendance, au nom de quoi va-t-on l’en empêcher ?

 

Ferhat Mehenni est né en 1951. Fondateur du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie, il en a été le président jusqu’au 31 mai 2010, avant d’assumer les fonctions de président du Gouvernement provisoire kabyle.

Il a publié en 2004 aux éditions Michalon – Algérie : la Question kabyle.

 

                     Point de vue : Par Ferhat Mehenni

                           Tunisie, Côte d'Ivoire, Soudan…

                                 La fin de l'Etat postcolonial

En deux mois, trois pays anciennement colonisés ont marqué l'actualité internationale. La Tunisie, la Côte d'Ivoire et le Soudan. Même si les événements qui les ont mis sous les projecteurs sont différents, leur objectif est le même : dépasser l'Etat légué par la période coloniale.

Gouvernée d'une main de fer depuis son indépendance en 1957, la Tunisie connait les premières violences populaires en cinquante ans. La flambée des denrées alimentaires, symbolisée par un homme qui s'est immolé par le feu, avait probablement mis en relief l'abîme séparant la quiétude des gouvernants de la détresse des gouvernés. Mais elle n'en est que le prétexte. La cause essentielle réside dans l'impossibilité de l'alternance au pouvoir. A force d'empêcher un peuple de respirer, un pays de s'aérer par des élections démocratiques, on finit par produire ce type d'explosion qui, soudain, anéantit l'ensemble des repères.

Le chaos laissé par la fuite du dictateur ne sera pas résorbé de sitôt. Ceux qui, pour arbitrer des litiges de succession et de légitimité politiques, se réfèrent encore à la Constitution ayant consacré le pouvoir personnel depuis plus de cinquante ans, sauveront peut-être pour quelques temps le régime que les Tunisiens rejettent violemment. La "révolution du jasmin" risque de tourner court si une nouvelle constitution n'est pas rédigée par une assemblée élue à cet effet. Le glas a sonné aussi pour l'Etat postcolonial, en Côte d'Ivoire et au Soudan.

La Côte d'Ivoire se retrouve avec deux présidents. Ce n'est pas la première fois que cela arrive en Afrique aux frontières scandaleuses. Contrairement à ce que la communauté internationale redoutait, cela n'a pas généré plus de violence qu'il n'y en avait ; comme si, pour les Ivoiriens, cela allait de soi d'avoir deux chefs d'Etat, légitimes. L'un pour le Nord et l'autre pour le Sud. De toutes les manières, la Côte d'Ivoire vit coupée en deux depuis septembre 2002. Le plus étrange dans cette affaire est que là où l'Occident voit un problème, les Ivoiriens, eux, trouvent leur solution. Ils préfèrent avoir deux présidents qu'une guerre de dix ans. Il serait donc plus avisé d'entériner un état de fait qui existe depuis la rébellion du Nord. Le mieux est de prendre acte de cette réalité et de la consolider par des  frontières reconnues, dans l'intérêt de la paix, de la stabilité et du respect des droits humains. Imposer aux peuples ivoiriens un seul président, c'est, à coup sûr, les pousser à la guerre civile.

La guerre civile, celle qui a duré plus de vingt ans, vient d'être enterrée au Sud-Soudan. L'Accord global de paix, signé le 9 janvier 2005, est mis en application par un référendum qui consacre la partition du pays. La nouveauté dans cette démarche est la pulvérisation, par voie démocratique, du principe de "l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation". Désormais,  dans le monde anciennement colonisé, nous entrons dans une ère où les frontières vont souvent bouger. Cette étape marque la fin des Etats postcoloniaux.

Les convulsions politiques de la Tunisie, la Somalie ou du Congo, d'Afghanistan, du Cachemire ou d'Irak sont celles de l'héritage étatique colonial agonisant. Les troubles vont, à terme, se généraliser à la plupart des pays dessinés par la colonisation, cet acte inaugural de la mondialisation. En effet, l'Etat qui les incarne y est encore celui-là même que  la colonisation s'était donné par la force pour imposer l'ordre international contemporain.

Aujourd'hui, l'Etat postcolonial perd le nord. Cette mondialisation, dont il ignorait n'en être qu'une étape, réveille les peuples à leurs droits. Tout à coup, on lui demande  de servir au lieu de réprimer, autoriser là où il interdisait… Pour cet Etat, la démocratie, c'est le monde à l'envers. Il se retrouve le jouet de l'Histoire qui l'a instrumentalisé avant de lui signifier sa fin de mission.

L'Europe gagnerait à adopter une attitude conciliatrice à l'égard des bouleversements géopolitiques que cela commence à engendrer. L'Occident en général, a plutôt intérêt à s'y préparer, les accompagner, voire les impulser pour ne pas avoir à les subir. Quelles que soient les nouvelles entités politiques qui prendront le relais, les intérêts occidentaux seront préservés. Par exemple, la France a regardé, impuissante, le régime tunisien s'écrouler. Elle n'a pas pu, non plus, imposer sa solution en Côte d'Ivoire. Ce n'est pas pour autant que ses intérêts y seront remis en cause !

Le cas tunisien pose un problème commun à tous les pays issus de la décolonisation : celui de la nature de l'Etat. Celle-ci, en étant d'origine coloniale, les condamne à n'être que des dictatures. Même si pour la Tunisie il existe encore une question identitaire berbère, les troubles d'aujourd'hui posent plutôt l'impérieuse nécessité d'en finir avec l'Etat postcolonial et son remplacement par un Etat de droit et de liberté. Un Etat qui soit au service des peuples et des citoyens et non de la dictature.

Quant aux cas du Soudan et de la Côte d'Ivoire, ils montrent l'exemple de pays où les problèmes identitaires, laissés en suspens, ont prédominé au point de provoquer la séparation et l'éclatement du pays. C'est probablement ce qui arrivera à tous ceux qui, au nom de la raison d'Etat, nient les droits des peuples qui les composent. Le déni génère crispation identitaire et résistance. Le bras de fer qu'il engage porte en lui tous les risques de guerre et, en fin de parcours, ceux de la sécession. Dans ces pays, la seule manière d'éviter le pire, est de les pousser au respect des identités des peuples par le truchement d'autonomies régionales ou de fédéralismes. Le Conseil de sécurité de l'ONU, en votant la résolution 1813 qui entérine la proposition marocaine d'une autonomie régionale au Sahara, a envoyé un signal fort dans ce sens.

La Kabylie, que le pouvoir algérien refuse toujours de reconnaître, se bat déjà depuis dix ans pour son autonomie régionale. Elle montre également la voie à l'Afrique et à l'Asie des peuples en guerre, pour un combat pacifique. Même en état de légitime défense (127  manifestants tués par le pouvoir algérien entre 2001 et 2003) le peuple kabyle a préféré la politique à la guerre. La mise sur pied de l'Anavad (gouvernement provisoire Kabyle en exil) le 1er juin 2010 est de nature à en renforcer le processus.

La reconnaissance de ce gouvernement par la communauté internationale va sûrement encourager, chez les peuples opprimés en mal d'existence, les options politiques les moins radicales. Nous aurons, ainsi, une évolution du monde, sinon heureuse, du moins beaucoup moins chaotique vers la fin des Etats postcoloniaux, ce boulet qui, depuis tant de décennies, occasionne à l'Afrique et à l'Asie d'interminables soubresauts.

LEMONDE.FR | 08.02.11 | 09h23 

Ferhat Mehenni est l'auteur de Le siècle identitaire (Michalon, 2010).

Ferhat Mehenni, "président du gouvernement provisoire Kabyle"

 

 
                LETTRE FRATERNELLE
                     GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
           LE PRESIDENT DE L’ANAVAD
 A gma,
 
La Kabylie a eu une histoire
récente qui témoigne autant de sa bravoure que de sa générosité, de ses valeurs
que de sa morale. Désormais, son destin est entre les mains de tous ses
enfants, à commencer par vous et moi.
Depuis 1926, n’ignorant rien de
ses propres urgences, elle s’est donné pour ligne de conduite l’altruisme et le
refus de l’égoïsme.
Déjà, en juillet 1830, pas moins
de 45000 volontaires kabyles s’étaient dépêchés à Sidi Ferruch pour empêcher
l’invasion française. N’était la capitulation du Dey d’Alger qui les avait
trahis, ils étaient prêts à se battre jusqu’au dernier.
Cet épisode donna tant à
réfléchir au colonisateur que la conquête de la Kabylie ne fut entreprise que
27 ans plus tard, soit 18 ans après la création officielle de l’Algérie dont
elle était jusque-là indépendante.
Le Mouvement de Libération
algérien était majoritairement kabyle,  et les maquisards tués au combat
durant la guerre d’Algérie aussi.
Durant cette période héroïque, la
Kabylie avait préféré taire ses propres revendications de souveraineté au
profit de la décolonisation générale de l’Algérie, voire de toute l’Afrique du
Nord, et ce, malgré son amère expérience lors de la crise anti-kabyle de 1949
au sein du Mouvement indépendantiste algérien, le PPA-MTLD, dans lequel elle
s’était sentie trahie.
En 1962, en obtenant
l’indépendance pour l’Algérie, elle espérait recouvrer une forme de
souveraineté pour elle-même. Elle eut plutôt la guerre de Kabylie, sous la
Direction du FFS et de son chef charismatique Hocine Ait Ahmed, du 29 septembre
1963 au 16/03/1964. La défaite n’était pas due au manque de combativité de ses
hommes mais à leur élan de générosité pour sauver « la patrie » qui
s’avère être, depuis, leur prison et leur pire ennemi.
Isolée durant la guerre, elle le
sera davantage chaque jour, chaque année et chaque décennie qui passent. Elle
l’a vérifié en avril 1980, au Boycott scolaire de 1994-95, en juin-juillet 1998
à l’assassinat de Matoub Lounes, au Printemps Noir 2001-2003. Ce sont là autant
de jalons par lesquels la Kabylie a espéré en vain une solidarité algérienne
quand bien même ses acteurs politiques tenaient à tout prix à s’assumer avant
tout en tant qu’Algériens et non en tant que Kabyles.
Sabotée économiquement, pressée
comme un citron fiscalement, elle est victime d’un plan diabolique visant son
extinction identitaire et linguistique pour qu’elle ne parvienne pas à une
existence politique. Son actuel encerclement militaire sert de couverture à
toutes formes d’insécurité : Kidnappings, faux-barrages militaires,
banditisme, drogue, prostitution, islamisme et charlatanisme). Aujourd’hui, la
coupe est pleine !
 
Cher frère,
 
Nous avons choisi de revendiquer
une autonomie régionale afin de ne plus dépendre entièrement d’Alger pour notre
école, notre économie et notre sécurité. Nous n’avons pas le droit de léguer à
nos enfants un avenir de résignation ou d’éternelles barricades, de feux de
pneus et de destruction de biens publics. Nous n’avons pas le droit d’exposer
pour 50 ans encore nos enfants à la répression du régime raciste d’Alger, à ses
prisons et ses kalachnikovs  pour obtenir le droit d’exister dans
l’identité de nos ancêtres.
Le 1er juin 2010, nous
avons mis sur pied l’ANAVAD, le 1er Gouvernement Provisoire Kabyle
de notre histoire. Il est le vôtre. Tout comme le combat pour l’autonomie de la
Kabylie
L’avenir de paix, de liberté, de
prospérité économique et de rayonnement culturel kabyles que nous préparons aux
générations futures est aussi le vôtre en même temps qu’il est également celui
de vos enfants, de votre propre famille et de votre entreprise, de votre
village, de votre quartier.
Moralement, je sais que vous vous
sentez en devoir d’y contribuer. J’ai confiance en vous. Je compte sur vous
pour vous y engager en apportant votre part de réalisation à notre ANAVAD et à
notre Mouvement.
C’est en mon nom personnel que
les membres de la Direction du MAK sont venus vous rendre visite pour vous
remettre en mains propres cette lettre. J'espère établir, à travers cet
acte, un lien de confiance, de fraternité et de solidarité entre nous.
Fraternellement.
 
Ferhat Mehenni - Président de l’ANAVAD

 

 

                 ASSOCIATION CULTURELLE N'IMAZIGHEN asbl

                        Rue de  Clabecq, 4 -1460  Ittre

         Tél.: 067/646775 ou 0496/785020 -mail : cherif.hamdis@skynet.be

                                              Cpte : 310-1206557-60

 

           NOUVEL AN BERBERE – SAMEDI 29 JANVIER 2011

A l’occasion de cette fête amazighe, l’association culturelle n’Imazighen vous présente à tous ainsi qu’à vos familles ses sincères vœux de bonne santé et de bonheur.

Vous êtes cordialement invités au réveillon berbère «YENNAYER 2961» le samedi 29 janvier 2011 à 19h00.

                                 Au programme :

  Repas traditionnel et soirée animée par le chanteur kabyle :

                             YOUNES BOUDAOUD

a)      Apéritif ou jus de fruit

b)      Iêlulen (Potage kabyle)

c)      Couscous kabyle à l’agneau ou au poulet

d)      Pâtisseries berbères et thé à la menthe fraîche

                                    Centre culturel de «De Rinck»

             1 Rue du Chapitre – 1070 Bruxelles (Anderlecht)

Très important : à 21h00 fin du service repas – Soyez à l’heure  s.v.pl. !!

              P. A. F. : 23,00 €  adultes avec 50% versés ou 25,00 euros sur place –

              P. A. F. : 13,00 € enfants de 6 à 12 ans avec 50% versés

                                            ou 15,00 euros sur place

                   Compte : 310-1206557-60 avec indication YENNAYER

   

               Renseignement/réservation jusqu’au mercredi 26 janvier 2011 au : Tél.: 067 / 64 67 75

                                                        ou : 0496 / 78 50 20

                La réservation est obligatoire et n’est prise en compte qu’après l’enregistrement

                                                     de votre payement

 

 

 

                          GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
     MINISTÈRE DES INSTITUTIONS, DE L’ADMINISTRATION ET

                                             DE LA SÉCURITÉ

Carte d’Identité Kabyle (CIK)

 

Mes très chers(es) compatriotes,

 

Le peuple kabyle a démontré avec dignité et une constance remarquable au cours de son histoire multiséculaire, sa volonté de préserver sa liberté, sa langue, et sa culture en dépit de toutes les tentatives d’effacer son identité. Rares sont les peuples, comme lui, qui ont su s’organiser pour sauvegarder un patrimoine culturel plusieurs fois millénaires.

Dépersonnaliser le peuple kabyle fut déjà l’un des objectifs de la puissance coloniale française. En effet, après le soulèvement de la Kabylie en 1871, l’administration coloniale, avait mis en place un recensement des kabyles pour en prévenir toute nouvelle insurrection et exercer le contrôle sur ce peuple qui n’accepte pas la perte de sa souveraineté.

Cet état civil colonial était conçu comme l’instrument devant effacer l’identité du peuple kabyle. La mission qui fut confiée aux « Bureaux Arabes », chargés de l’opération administrative, était de remplacer la plupart des noms de famille kabyles, ceux des villages et autres toponymes par des noms étrangers aux Kabyles.

Cette identité civile, imposée et falsifiée, a été reprise telle quelle par l’État algérien négateur dont elle conforte sa politique anti-kabyle, de même que l’administration algérienne en Kabylie se comporte comme une administration coloniale, étant donné qu’elle continue à afficher le même mépris pour notre langue et notre culture allant jusqu’à refuser un prénom kabyle ou amazigh choisi par des parents soucieux de transmettre leur héritage culturel à leur enfant.

Il est scandaleux que les documents administratifs délivrés aux Kabyles, 48 ans après l’indépendance du pays, ne soient toujours pas rédigés dans leur propre langue. Tout aussi inadmissible est le comportement de certains fonctionnaires, payés par les contribuables kabyles, refusant de s’adresser aux kabyles dans leur langue.

Je salue, au passage, le courage et les compétences de tous ces fonctionnaires de Kabylie qui passent outre les injonctions anti-kabyles et racistes du régime algérien.

Ce traitement d’un autre âge, issu d’un pouvoir illégitime en Kabylie, doit cesser pour faire place à un cadre de fonctionnement respectueux de notre identité et de nos valeurs.

153 ans après la perte de la souveraineté kabyle en 1857, 48 ans après l’indépendance de l’Algérie, il est temps maintenant que la Kabylie se dote de sa propre administration au service de son peuple. Il ne tient qu’à nous d’oeuvrer pour un avenir meilleur qui verra la nation kabyle prendre part, de nouveau, à l’histoire de l’humanité.

La mise en place des institutions officielles de la Kabylie commence par le recouvrement de l’un de nos droits les plus élémentaires : Celui de la réappropriation de notre véritable état civil.

Conscients de cette atteinte à leurs droits identitaires par l’actuel état civil ne respectant en rien leur véritable affiliation patronymique, le MAK (Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie) avait pris l’initiative de lancer le concours de la meilleure carte d’identité kabyle.

Aujourd’hui, l’Anavad, gouvernement provisoire kabyle, s’engage à réparer cette injustice, en réalisant la première Carte d’Identité Kabyle de l’histoire. Elle sera la fierté et la propriété de tous les Kabyles, comme elle va être l’une des premières pierres angulaires de cet édifice institutionnel propre à la Kabylie.

C’est un honneur et un devoir pour chaque Kabyle de se voir remettre sa carte d’identité, enfin écrite dans notre langue maternelle. Ce pas significatif vers notre existence en tant que nation, dessine déjà les premiers contours d’une nouvelle ère pleine d’espoirs où le peuple kabyle retrouvera le contrôle de sa destinée, avec comme objectif, la construction d’une Kabylie libre, moderne et prospère.

 

Vive la Kabylie autonome.

 

Paris le 8 novembre 2010

Pour l’Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle)

 

Arezqi At Vusred (Arezki Boussaid)

 

Ministre des Institutions, de l’Administration et de la Sécurité

Site internet officiel de la Carte d'Identité Kabyle
http://cik.kabylie-gouv.org/

 

 

                                               Un grand pas vers l’Etat kabyle

           C’est ce mardi 1 Juin 2010 à Paris, au Palais des Congrès, devant une salle comble, que le premier Gouvernement Provisoire de la  Kabylie a été proclamé par Ferhat Mhenni. Le GPK est né. Cette date historique, qui annonce la naissance du futur Etat kabyle, détaché définitivement d’un régime maffieux, tricheur et falsificateur est à marquer d’une pierre blanche. En effet, le pouvoir algérien, après avoir créé un désert culturel, est en passe d’imposer un désert économique cette fois, dont le seul l’objectif est de soumettre la Kabylie et son peuple.

            L’accueil réservé au GPK par la Kabylie et la diaspora est des plus favorable, mis à part quelques aigris habituels : ces éternels Kabyles qui sont pourtant aussi pour «leurs autonomies» ensevelies encore dans leurs tiroirs en attendant l’autorisation du Maître.

 A chaque fois qu’il faut agir pour la Kabylie, nous entendons ce même refrain: « c’est trop tôt, ce n’est pas le moment, c’est trop précipité, ce n’est pas suffisamment étudié, etc. ». Faut-il rappeler à tout ce petit monde que cela fait déjà trop longtemps que le peuple kabyle attend et ne voit rien venir à l’horizon ?  Mais ce changement était-il vraiment le souci de ces gens-là ? Certainement pas.  Alors nous leur disons : multipliez vos réunions, concertez-vous davantage, attendez à bien saisir l’opportunité favorable qui sied à vos amis du pouvoir. En attendant, vous venez, une fois de plus, de rater le train de l’Histoire.  Espérons pour vous et vos enfants, qu’à force d’attendre, vous ne perdiez point votre identité kabyle.

            La riposte la plus violente est venue de quotidiens arabophones à la solde du pouvoir.  Elle est de la même teneur que celle que la Kabylie avait l’habitude d’entendre. Cela fait partie de la mise en scène tout aussi habituelle, celle de crier au danger de la sécession, de porter atteinte à  l’unité nationale, au séparatisme, à la sécurité de l’Etat, bref, les mêmes salades servies à chaque mouvement de revendication venant de Kabylie. C’est une méthode éculée mais utilisée par le pouvoir pour dresser les autres Algériens contre les Kabyles.  Cela fonctionne encore bien et  à chaque fois c’est «bingo». Il ne faut pas non plus oublier la main de l’étranger, les Kabyles, eux-mêmes, considérés comme des nains, voire des citoyens de deuxième collège, par le président des Arabes Bouteflika, ne sont pas suffisamment intelligents ni à même de réfléchir à leur propre sort.

            Peut-être avons-nous besoin de ces mutants arabo-intégristes pour nous guider dans la voie vers le salut et celle de  l’obscurantisme !

            En tout cas, avec le GPK, une page vient d’être tournée.  C’est terminé, le divorce avec ce pouvoir corrompu est consommé.

            Rappel des faits pour ceux qui feignent la surprise ou la mauvaise foi. Bien que c’était attendu pour la majorité d’entre-nous, sauf pour celles et ceux qui demeureront éternellement sur le quai de la gare pour voir passer le train. Voici la déclaration de Ferhat.

« En juin 2008, par voie postale depuis un village de Kabylie, le MAK a adressé une demande officielle d’une autonomie régionale aux plus hautes instances de l’Algérie. Elle était assortie d’une proposition d’un référendum pour en vérifier la légitimité.

Une lettre de rappel lui a été envoyée par le biais de l’Ambassade dAlgérie à Bruxelles, le 25 février, fixant le 20 avril 2010 comme date butoir à une réponse officielle.

Le Conseil du MAK en Kabylie en a validé fin mars 2010 la teneur et la proposition de création d’un Gouvernement Provisoire Kabyle, comme cela a été repris dans la déclaration du Comité Exécutif du 3 avril 2010. Cette échéance du 20 avril est aujourd’hui derrière nous.

- Conformément à nos mises en garde lancées aux autorités algériennes,

- Conformément à nos engagements devant le peuple kabyle,

- Respectueux de la volonté de la Kabylie qui a massivement répondu à notre appel aux trois marches de la liberté de ce 20 avril 2010 à Vgayet (Bougie), Tuvirett (Bouïra) et Tizi-Ouzou,

- En ma qualité de président du Mouvement pour l’Autonome de la Kabylie

 «J’annonce solennellement la création d’un gouvernement provisoire kabyle (GPK).»

 

            Ceci est clair comme de l’eau de roche.

L’appel du MAK aux  Marches dans les 3 grandes villes de Kabylie, Tizi-Ouzou, Bougie et Bouïra à la célébration du trentième anniversaire du 20 Avril a révélé l’ancrage populaire du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie. La mobilisation générale a dépassé toute espérance des organisateurs locaux tant la réponse du peuple kabyle était grande malgré le choix offert à la population d’autres appels et modes de célébration. Il n’y avait pas photo entre les dizaines de milliers de marcheurs rassemblés autour du MAK et les autres groupes insignifiants  de différentes tendances.

C’est depuis plus d’un demi-siècle que la Kabylie est bâillonnée, surveillée, privée de toute liberté d’expression, de création et de son identité amazighe.  Le moment n’avait que trop tardé pour proclamer le libre choix de prendre notre destin en mains.

Il est devenu clair, pour chaque Kabyle attaché à ses racines, que l’officialisation de la langue kabyle ainsi que son enseignement dans tous les niveaux scolaires ne verront jamais le jour sans l’autonomie de la Kabylie. Aujourd’hui, les milliards de dinars dépensés par le pouvoir servent uniquement le développement de la langue arabe mais aussi et surtout l’éradication de la langue kabyle. De plus pour survivre en Kabylie il faut se montrer arabe et musulman.

            Enfin, “Que la Kabylie cesse de revendiquer pour les autres ce qu’elle veut pour elle-même”, disait Ferhat M’henni.

            Pendant que des commissions, à coup de millions, s’évertuent à étudier une série de réformes de tout genre pour moderniser cet Etat central jacobin d’Alger, dont les propositions ne verront jamais le jour, le MAK et le GPK ont pris leur responsabilité d’avancer vers un Etat kabyle.

Cela fonctionne ainsi dans tous les pays démocratiques européens sauf… en France, modèle jacobin du régime algérien, à coup sûr cela marchera aussi pour la Kabylie.

            Que les Kabyles aigris, voire tordus, hurlent leur venin contre Ferhat, le MAK et l’Autonomie, cela nous alimentera en carburant pour apporter tout notre soutien et disponibilité au GPK.

 

Chérif Hamdis - Belgique 

 

 

 

              

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