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Association culturelle N'Imazighen

Bruxelles

Rédaction

 

 

                                      -           Hommage à Matoub Lounès

                             - Un grand pas vers l’Etat kabyle

                  - Université du Printemps du Mouvement National Populaire - Maroc

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   

                                            ...

 

               Hommage à Matoub Lounès

Samedi 26 juin 2010  

Centre culturel de De Pianofabriek

SALLE ZABRISKI

Rue du Fort, 35 – 1060 Bruxelles (Saint-Gilles)

 

ENTREE GRATUITE

 

Lounès Matoub avait très tôt compris que le terrorisme est inhérent à l’islamisme politique. Convaincu que le pouvoir en place induisait le phénomène terroriste, Matoub Lounès soutenait que les dirigeants étaient avant tout animés d’une envie  de durer rendue possible grâce à l’alliance avec les intégristes, contre la société démocratique.   

 

Enfant du peuple, chanteur adoré, poète écouté par la jeunesse kabyle, Matoub Lounès était également un orfèvre qui savait ciseler le verbe pour libérer la parole et éveiller la conscience. Celui qui n’acceptait de vivre que dans la dignité. Celui qui combattait l’oppression et l’intolérance.

 

Lounès Matoub est né le 24 janvier 1956, en Kabylie. Il a été assassiné le 25 juin 1998 dans sa région natale, victime plus que probable d’un lâche complot politique plutôt que d’un assassinat intégriste. Pour toute la Kabylie, son exécution a été le fait du pouvoir en place avec la complicité de ses relais locaux.

Programme :

 

15h30 - Stand d’info et livres

17h00 – Hommage (K7 vidéo) enregistré au Zénith en 2001.

Durée du l’enregistrement 1h30

Renseignement : 0496 / 78 50 20 ou 067 / 64 67 75

 

                             Un grand pas vers l’Etat kabyle

           C’est ce mardi 1 Juin 2010 à Paris, au Palais des Congrès, devant une salle comble, que le premier Gouvernement Provisoire de la  Kabylie a été proclamé par Ferhat Mhenni. Le GPK est né. Cette date historique, qui annonce la naissance du futur Etat kabyle, détaché définitivement d’un régime maffieux, tricheur et falsificateur est à marquer d’une pierre blanche. En effet, le pouvoir algérien, après avoir créé un désert culturel, est en passe d’imposer un désert économique cette fois, dont le seul l’objectif est de soumettre la Kabylie et son peuple.

            L’accueil réservé au GPK par la Kabylie et la diaspora est des plus favorable, mis à part quelques aigris habituels : ces éternels Kabyles qui sont pourtant aussi pour «leurs autonomies» ensevelies encore dans leurs tiroirs en attendant l’autorisation du Maître.

 A chaque fois qu’il faut agir pour la Kabylie, nous entendons ce même refrain: « c’est trop tôt, ce n’est pas le moment, c’est trop précipité, ce n’est pas suffisamment étudié, etc. ». Faut-il rappeler à tout ce petit monde que cela fait déjà trop longtemps que le peuple kabyle attend et ne voit rien venir à l’horizon ?  Mais ce changement était-il vraiment le souci de ces gens-là ? Certainement pas.  Alors nous leur disons : multipliez vos réunions, concertez-vous davantage, attendez à bien saisir l’opportunité favorable qui sied à vos amis du pouvoir. En attendant, vous venez, une fois de plus, de rater le train de l’Histoire.  Espérons pour vous et vos enfants, qu’à force d’attendre, vous ne perdiez point votre identité kabyle.

            La riposte la plus violente est venue de quotidiens arabophones à la solde du pouvoir.  Elle est de la même teneur que celle que la Kabylie avait l’habitude d’entendre. Cela fait partie de la mise en scène tout aussi habituelle, celle de crier au danger de la sécession, de porter atteinte à  l’unité nationale, au séparatisme, à la sécurité de l’Etat, bref, les mêmes salades servies à chaque mouvement de revendication venant de Kabylie. C’est une méthode éculée mais utilisée par le pouvoir pour dresser les autres Algériens contre les Kabyles.  Cela fonctionne encore bien et  à chaque fois c’est «bingo». Il ne faut pas non plus oublier la main de l’étranger, les Kabyles, eux-mêmes, considérés comme des nains, voire des citoyens de deuxième collège, par le président des Arabes Bouteflika, ne sont pas suffisamment intelligents ni à même de réfléchir à leur propre sort.

            Peut-être avons-nous besoin de ces mutants arabo-intégristes pour nous guider dans la voie vers le salut et celle de  l’obscurantisme !

            En tout cas, avec le GPK, une page vient d’être tournée.  C’est terminé, le divorce avec ce pouvoir corrompu est consommé.

            Rappel des faits pour ceux qui feignent la surprise ou la mauvaise foi. Bien que c’était attendu pour la majorité d’entre-nous, sauf pour celles et ceux qui demeureront éternellement sur le quai de la gare pour voir passer le train. Voici la déclaration de Ferhat.

« En juin 2008, par voie postale depuis un village de Kabylie, le MAK a adressé une demande officielle d’une autonomie régionale aux plus hautes instances de l’Algérie. Elle était assortie d’une proposition d’un référendum pour en vérifier la légitimité.

Une lettre de rappel lui a été envoyée par le biais de l’Ambassade dAlgérie à Bruxelles, le 25 février, fixant le 20 avril 2010 comme date butoir à une réponse officielle.

Le Conseil du MAK en Kabylie en a validé fin mars 2010 la teneur et la proposition de création d’un Gouvernement Provisoire Kabyle, comme cela a été repris dans la déclaration du Comité Exécutif du 3 avril 2010. Cette échéance du 20 avril est aujourd’hui derrière nous.

- Conformément à nos mises en garde lancées aux autorités algériennes,

- Conformément à nos engagements devant le peuple kabyle,

- Respectueux de la volonté de la Kabylie qui a massivement répondu à notre appel aux trois marches de la liberté de ce 20 avril 2010 à Vgayet (Bougie), Tuvirett (Bouïra) et Tizi-Ouzou,

- En ma qualité de président du Mouvement pour l’Autonome de la Kabylie

 «J’annonce solennellement la création d’un gouvernement provisoire kabyle (GPK).»

 

            Ceci est clair comme de l’eau de roche.

L’appel du MAK aux  Marches dans les 3 grandes villes de Kabylie, Tizi-Ouzou, Bougie et Bouïra à la célébration du trentième anniversaire du 20 Avril a révélé l’ancrage populaire du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie. La mobilisation générale a dépassé toute espérance des organisateurs locaux tant la réponse du peuple kabyle était grande malgré le choix offert à la population d’autres appels et modes de célébration. Il n’y avait pas photo entre les dizaines de milliers de marcheurs rassemblés autour du MAK et les autres groupes insignifiants  de différentes tendances.

C’est depuis plus d’un demi-siècle que la Kabylie est bâillonnée, surveillée, privée de toute liberté d’expression, de création et de son identité amazighe.  Le moment n’avait que trop tardé pour proclamer le libre choix de prendre notre destin en mains.

Il est devenu clair, pour chaque Kabyle attaché à ses racines, que l’officialisation de la langue kabyle ainsi que son enseignement dans tous les niveaux scolaires ne verront jamais le jour sans l’autonomie de la Kabylie. Aujourd’hui, les milliards de dinars dépensés par le pouvoir servent uniquement le développement de la langue arabe mais aussi et surtout l’éradication de la langue kabyle. De plus pour survivre en Kabylie il faut se montrer arabe et musulman.

            Enfin, “Que la Kabylie cesse de revendiquer pour les autres ce qu’elle veut pour elle-même”, disait Ferhat M’henni.

            Pendant que des commissions, à coup de millions, s’évertuent à étudier une série de réformes de tout genre pour moderniser cet Etat central jacobin d’Alger, dont les propositions ne verront jamais le jour, le MAK et le GPK ont pris leur responsabilité d’avancer vers un Etat kabyle.

Cela fonctionne ainsi dans tous les pays démocratiques européens sauf… en France, modèle jacobin du régime algérien, à coup sûr cela marchera aussi pour la Kabylie.

            Que les Kabyles aigris, voire tordus, hurlent leur venin contre Ferhat, le MAK et l’Autonomie, cela nous alimentera en carburant pour apporter tout notre soutien et disponibilité au GPK.

 

Chérif Hamdis - Belgique 

 

 

 

              Université du Printemps du Mouvement National Populaire

                                    Intervention de Ferhat Mehenni

 

                    Chers frères et chers amis du Mouvement Populaire,

                         Azul sghur Tmurt n Yeqvayliyen

 

Il y a deux ans, je suis intervenu lors de votre précédente Université du Printemps pour insister sur le respect de nos propres différences en tentant une définition de la notion-même de l’amazighité. C’état pour nous un devoir d’éclairer les Amazighs sur les danger d’une confusion identitaire dans laquelle était plongée la majorité des militants. Malheureusement, il se trouve encore des acteurs politiques dont la pensée s’est arrêtée avec l’horloge des années 80 pour faire fi de notre avertissement. Ceux-là, ils s’excluent d’eux-mêmes de la nouvelle page d’Histoire ouverte avec le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie.

Ce texte, pour ceux qui s’en souviennent, était intitulé? L’amazighité, revisiter quelques évidences?. Après avoir choqué ceux pour lesquels, les idées établies étaient intouchables, nous a permis de larguer les amarres de la Kabylie pour enfin voguer vers notre destin de liberté. Le peuple kabyle renait. Il renait tant et si bien qu’aujourd?hui, nous en sommes à la mise sur pied du premier Gouvernement Provisoire kabyle de notre histoire.

Devant la désinformation orchestrée par le pouvoir algérien à travers ses supplétifs politiques, une dizaine de quotidiens, quelques dizaines de sites internet relayés par des centaines de milliers de mails, je vous saurais gré de m’accorder un peu de temps pour rétablir les faits et répondre surtout aux interrogations légitimes des Kabyles sur nos intentions et le sens véritable du GPK.

 

Pourquoi le GPK ?

 

Le GPK n'est pas tombé du ciel. Il est l'aboutissement logique du combat que mène, pour sa résurrection, la Kabylie depuis 1926 contre la colonisation française, et depuis 1962 contre le pouvoir raciste algérien. C'est donc le couronnement d'un processus historique très long et laborieux. Il est l'avant dernière étape avant de redonner aux Kabyles leur fierté de peuple accompli et à la Kabylie, sinon un statut d'Etat, du moins la maîtrise de son quotidien par ses propres enfants à travers son autonomie régionale.

Pour le MAK, nous l'avons écrit à maintes reprises : « un peuple sans Etat est condamné à subir l'Etat des autres ». Et quand cet Etat des autres vous maltraite, vous soumet sans cesse aux humiliations, exactions, dénis, non respect de vos droits et libertés fondamentaux ?, vous n'avez pas d'autre choix que celui que nous venons de faire. Ce que nous avons subi jusqu'ici légitimerait même une indépendance. Pour s'en convaincre, nous invitons tout le monde à relire cette première phrase de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis : « Lorsque dans le cours des événements humains, il devient nécessaire pour un peuple de dissoudre les liens politiques qui l'ont attaché à un autre et de prendre, parmi les puissances de la Terre, la place séparée et égale à laquelle les lois de la nature (?) lui donnent droit, le respect dû à l'opinion de l'humanité oblige à déclarer les causes qui le déterminent à la séparation ». 

Mais comme nous sommes des hommes de paix et de raison, comme nous sommes attachés à notre pays et tant que la répression et la violence armée du régime ne s'exerceront pas contre nous, nous limiterons volontairement nos ambitions à une autonomie régionale. 

C'est dans le deuil des massacres de nos enfants en 2001, perpétrés par le pouvoir algérien, lors d'une conférence de presse, que nous avons exprimé la revendication d'une autonomie régionale pour la Kabylie.  En 2008, nous avons envoyé une lettre dans ce sens, à titre officiel, aux plus hautes instances du pays, avec copie aux organisations internationales dont l'ONU. N'ayant eu aucune réponse, nous avons écrit une lettre de rappel le 25/02/2010 que nous avons tenu à terminer par ces deux phrases : « Le 20 avril 2010 devra être le jour de la liberté du peuple kabyle. Son attente est si forte qu'une nouvelle déception lui serait intolérable » Pour rendre plus explicite cette mise en garde, nous avons pris l'engagement, à travers nos conférences, de mettre sur pied un Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) si, au 20 avril 2010, le pouvoir ne répondait pas favorablement à notre démarche pacifique.

Le 20 avril dernier, près de cent mille manifestants se sont mobilisés pour soutenir cette revendication. Le MAK salue la lucidité des marcheurs et la maturité de la jeunesse kabyle, lycéenne ou universitaire ayant donné force et éclat à cet événement qui fait déjà date dans notre histoire. Alors, forts de la légitimité populaire et des délais donnés aux autorités algériennes pour une solution politique à la question kabyle, nous avons, le 21 avril dernier, annoncé la création du premier gouvernement kabyle de notre histoire moderne.

C'est un acte historique, un acte fondateur que les futures générations kabyles sauront préserver, voire approfondir. Il met un terme aux errements politiques kabyles entamés depuis 1926, avec l'Etoile Nord Africaine.

Avec le recul qui est le nôtre, il faut de la cécité politique ou une sacrée dose de mauvaise foi pour nier que toute l'histoire de la Kabylie de ce dernier siècle ne tendait qu'à la mise sur pied de ce Gouvernement Kabyle.

 

Quelles sont ses missions ?

Selon la Proclamation du 21/04/2010, le GPK « aura pour mission de mettre en place les institutions officielles de la Kabylie et de représenter celle-ci auprès de la communauté internationale. Il durera jusqu'à la reconnaissance officielle de la Kabylie en tant que peuple et en tant que nation par l'Etat algérien »

Le travail à abattre est phénoménal et requiert l'adhésion de l'immense majorité des Kabyles et un soutien international important.

La Kabylie est appelée, en harmonie avec le GPK,  à mettre sur pied, petit à petit, ses propres institutions en ce qui concerne la sécurité, la justice, l'école, la communication, la solidarité, la fiscalité, la santé et sa propre représentation politique officielle, délégitimant celles du régime jusqu'à les rendre caduques.

La Kabylie tournera définitivement la page des revendications pour entrer dans celles des réalisations.

Quelles sont les modalités de sa mise sur pied ?

Une Commission du Dialogue et de Consultation (CDC) est déjà à pied d??œuvre en France comme en Kabylie, pour recueillir, avis, soutien et propositions sur un certain nombre de questions dont celle relative aux personnalités devant composer ce Gouvernement. Le site web du MAK est aussi, le lieu où des propositions peuvent nous être faites.

Ses conclusions sont attendues pour le 20 mai. Cependant, devant le volume de travail qui est le sien, et pour permettre la consultation du maximum de Kabyles, il est nécessaire qu'elle dispose d'un temps supplémentaire.

L'installation du GPK se fera en présence d'un public nombreux et devant la presse internationale. Des invités de marque venant de plusieurs pays et de plusieurs organisations y seront présents.

Un Communiqué annonçant la date et le lieu de cet événement sera incessamment rendu public.

 

Quelle légitimité peut-il avoir ?

 

Le GPK a au moins trois formes de légitimité.

La légitimité historique. Elle découle de la longue lutte de la Kabylie pour ses droits naturels. La guerre de 1963, le Printemps berbère de 1980, le combat pour les droits humains et la démocratie (1980-1988), le boycott scolaire de 1994-95, la révolte ayant suivi l'assassinat du Rebelle Matoub Lounes, le Printemps Noir de 2001 avec ses 127 morts et le Mouvement des Ârchs sont autant de points d'appui pour la légitimité historique du GPK. A cela s'ajoute le processus et les péripéties ayant abouti à sa proclamation le 21/04/2010, tel que repris ci-dessus.

La légitimité politique. Elle est incarnée par le Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie (MAK)  qui est sur le terrain depuis 2001. Le soutien populaire qu'il rencontre lors de ses manifestations de rue en Kabylie et en France lui octroie le droit d'exister.

La légitimité naturelle, ou la légitimité de fait. Le peuple kabyle, comme tous les peuples du monde, a le droit de se doter d'un gouvernement. Le GPK n'aurait pas existé si la Kabylie n'avait pas exprimé de manière aussi tenace et sur une aussi longue période (près d'un siècle) sa volonté d'exister envers et contre l'Etat colonial d'abord, algérien ensuite. Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est, dans le cas de la Kabylie, une évidence et une exigence de l'Histoire.

La légitimité des urnes qui lui manque encore est appelée à sanctionner tout ce processus par une consultation référendaire. La lettre adressée le 5 juin 2008 aux plus hautes instances du pays pour demander à titre officiel une autonomie régionale se terminait par cette phrase : «Si certains ont des doutes sur l'aspiration de la Kabylie à prendre en main son destin, nous proposons la tenue, le plus tôt possible, d'un référendum précédé d'un débat dans tous les villages et cités de la Région. Pour tout démocrate, le verdict des urnes est la seule façon de connaître la volonté d'un peuple ».

Je vous prie, chers frères Marocains du Mouvement National  Populaire que dirige cet éternel Lion de l'Atlas,  le charismatique et prestigieux Mahjoubi Aherdane, de m'excuser d'abuser de cette Tribune que vous m'offrez, pour m'adresser à mes compatriotes. La situation de désinformation à laquelle nous soumet le pouvoir algérien,  l'urgence qu'il y a à rétablir les faits, nous poussent à cette inélégance que la Kabylie vous saura gré de bien vouloir excuser. L'Histoire vous en sera reconnaissante.

Je tiens à m'adresser en premier lieu à chaque Kabyle quel qu'il soit et où qu'il soit. Notre objectif est de ne plus reproduire les erreurs du passé, de ne pas condamner les futures générations kabyles aux traumatismes des drames sanglants et douloureux qui ont été les nôtres depuis l'indépendance de l'Algérie.

Nous ne poursuivons aucun objectif personnel, de carrière, de prestige ou de confort matériel. La cause de la Kabylie est au-dessus de toutes les autres. Les tenants des intérêts établis se méprennent gravement sur notre démarche qu'ils tentent de ramener à celle de douteuses intentions qui nous sont étrangères.

Aussi, je lance un appel pressant pour que chaque Kabyle fasse du GPK, son propre gouvernement et contribue concrètement à affermir son autorité et sa légitimité. J'invite chaque citoyen, chaque village, chaque cité et chaque association à investir les rouages de cette autorité naissante et parvenir, ainsi, dans les meilleurs délais possibles à arracher cette autonomie indispensable à notre survie.

Engagez-vous dans ses rangs à travers le MAK pour réaliser pas à pas des objectifs irréversibles au profit de notre dignité et de notre liberté.

J'appelle les femmes et les hommes de culture (chanteurs, scénaristes, poètes, créateurs de pièces théâtrales, caricaturistes, peintres, romanciers, cinéastes?) à s'investir dans ce combat de mise sur pied de notre gouvernement.

J'appelle les médias kabyles sur le net, les radios, les télévisions à nous soutenir dans cette exaltante entreprise.

J'appelle particulièrement Berbère-TV à donner au GPK une place au moins égale à celle qu'elle accorde au pouvoir algérien dans ses journaux télévisés.

Aux organisations politiques kabyles, je lance un appel fraternel pour une solidarité agissante au profit du peuple kabyle et des ses intérêts suprêmes. Nous sommes, dans ce cadre et de notre côté, disposés au dialogue et à la concertation avec elles. Nous voudrions mettre un terme aux luttes fratricides et aux neutralisations mutuelles qui font le jeu du pouvoir algérien au détriment du peuple kabyle. Nous souhaiterions travailler main dans la main pour cet objectif sacré qu'est la dignité de la Kabylie.

Notre objectif reste l'autonomie tant que la répression n'est pas actionnée. Pour la réaliser, j'appelle l'émigration kabyle à s'organiser pour aider diplomatiquement et financièrement notre gouvernement.

 

A nos compatriotes algériens, je réaffirme la fraternité de la Kabylie et du peuple kabyle avec eux. Nous ne sommes pas contre une nation, une langue ou une religion. Nous sommes pour nos droits légitimes en tant que  peuple kabyle. Nous n'avons qu'estime et affection pour les Algériens. Celui que nous combattons est le système politique et le pouvoir algériens, leurs tenants et leurs militaires qui pillent et asservissent toute l'Algérie. Nous sommes des libérateurs et non des ennemis.

Ne vous laissez pas tromper par ceux qui écrivent sur internet en se réclamant ,sous le sceau de l'anonymat, du MAK ou de l'identité kabyle, distillant des messages de haine à votre encontre. Ce ne sont pas les militants du MAK qui écrivent ce genre de monstruosités mais des agents du régime (DRS, DGSN, Gendarmerie Nationale, militants FLN, RND, Hamas?) qui écument les forums de discussion sur le net. Ces agents du régime qui se font passer pour des Kabyles ou pour des militants du MAK,  insultent, invectivent et offensent les non Kabyles pour nous diaboliser et nous dresser les uns contre les autres. Nos militants sont conscients des enjeux de leur cause et de la portée de leurs propos sur la toile. Certes, ils sont fermes sur les principes mais jamais discourtois. Nos militantes et nos militants sont  ouverts au dialogue et font honneur à la Kabylie. Ceux qui se font violents dans leurs écrits ne sauraient être du MAK.

Nous vous demandons de nous comprendre et de nous aider. Ainsi, demain, nous aurons à reconstruire non seulement l'Algérie mais tout l'espace nord-africain dans la fraternité et la solidarité sur la base de nos intérêts mutuels bien compris, loin des haines, des guerres et des violences auxquelles d'aucuns en appellent contre nous aujourd'hui.

Chers frères et amis Marocains.

Nous savons que vous êtes à la veille de la paix dans la partie du Sahara qui va accéder enfin à son autonomie. Puisse celle-ci être fructueuse pour que tout le Maroc en bénéficie et que ses enfants vivent à jamais dans l'union, la solidarité, le confort, la liberté et le respect de chaque identité. La sagesse qui guide Sa Majesté Mohammed VI est le meilleur garant et le plus grand rempart contre les injustices qu'un système politique pourrait, sans garde-fou,  générer.

Je salue le succès de vos travaux que j'ai l'infime honneur de clôturer et vous donne rendez-vous, dans peu de temps j'espère, en Kabylie pour célébrer ensemble notre victoire. En attendant, vous êtes fraternellement invités à l'installation du GPK à Paris dans quelques jours.

Skhirat, le 9 mai 2010.

Ferhat Mehenni, président du M.A.K.

 

                                                    Groupe d’amitié :

                              Berbères/amazigh établi au Parlement européen

 

Trente ans après le «printemps berbère» qui a vu la répression brutale des manifestations berbères en Algérie, le député européen François Alfonsi et plusieurs collègues de divers groupes politiques ont annoncé la création d’un groupe d’amitié berbère/amazigh au Parlement européen.

Le groupe a été lancé lors d’une conférence de presse au parlement européen à Strasbourg cette semaine. Les députés européens ont souligné leur soutien au peuple berbère/amazigh et ont publié une déclaration qui explique leur intention d’inscrire la question berbère à l’agenda de l’UE au nom des droits reconnus aux minorités. (Voir la déclaration complète en bas).

Parmi les députés qui soutiennent ce groupe figurent Jean Luc Bennhamias, Jean Paul Besset, José Bové, Frieda Brepoels, Rosario Crocetta, Isabelle Durant, Jill Evans, Nathalie Griesbeck, Oriol Junqueras, Nicole Kiil Nielsen, Philippe Lamberts et Bart Staes.

Le peuple berbère/amazigh a sa propre langue, culture et tradition en Afrique du nord. Bien qu’ayant fait face aux persécutions et à la répression, les berbères/amazighs tentent de préserver leur identité et leurs traditions.

La création de ce groupe d’amitié est une opportunité pour s’assurer que les questions concernant les berbères/amazighs sont défendues au sein des institutions de l’UE.

Lors de la conférence de presse à Strasbourg, François Alfonsi a déclaré :

"Comme dans le cadre de sa politique de voisinage, l’Union européenne s’engage dans ces pays sous réserve de contrepartie en terme de droits de l’homme (notamment question des droits des femmes), il faut également qu’elle réclame le respect du droit des minorités et donc des peuples berbères."

Le député catalan Oriol Junqueras a ajouté :

"En Catalogne, certaines écoles primaires où il existe d’importantes minorités berbères, proposent des cours en amazigh. Respecter les droits linguistiques et culturels de ces minorités c’est aussi les amener à reconnaître et à s’impliquer dans la culture du territoire d’accueil."

Enfin, le député Europe-Ecologie Jean Paul Besset a dit :

"Les évènements sanglants qu’ils ont eu à subir ne doivent pas se reproduire. On est là pour que l’Europe mette la pression sur les gouvernements non démocratiques de ces Etats, afin qu’effectivement cela ne se reproduise plus."

Steven Cornelius

EFA Communications & Press Officer / Attaché de communications & presse ALE

Green / EFA Group in the European Parliament

T : +32 (0)2 2841665 (BXL) / +33 (0)3 88172936 (STR)

Mobile / Portable : +32 (0)473 560967

F : +32 (0)2 2841771 (BXL) / +33 (0)3 88179048 (STR)

The European Free Alliance (EFA) Group in the European Parliament includes MEPs from Scotland, Wales, Flanders, Catalonia, Corsica and Latvia, who advance the cause of Europe’s stateless nations, regions and disadvantaged minorities.

Texte complète de la déclaration :

Groupe d’amitié avec le peuple berbère/amazigh en Afrique du Nord

1) Le Printemps berbère

Le peuple berbère/amazigh vit en Afrique du nord depuis des millénaires sur un territoire réparti principalement sur le Maroc et l’Algérie (80% des berbérophones), ainsi qu’en Tunisie, en Libye, en Egypte, au Niger, au Mali, en Mauritanie et dans l’Archipel des Canaries. Saint Augustin qui vivait au Vème siècle est la figure historique la plus forte de ce peuple qui rayonna dans toute la Méditerranée avant la conquête arabe.

Cependant la culture berbère s’est maintenue face à l’arabisation du territoire. Elle est toujours très vivante, largement pratiquée, culturellement reconnue, avec des artistes de très grande renommée. Mais elle est en grand danger. En effet le peuple berbère/amazigh subit une situation de discrimination politique, économique, sociale, et culturelle du fait des régimes non démocratiques qui ont fait de l’arabisation des berbères un objectif d’Etat. C’est notamment le cas de l’Algérie à l’égard des Amazighs qui peuplent la région de Kabylie (6 millions d’habitants). Malgré des concessions formelles arrachées après différentes insurrections, la langue berbère (Tamazight) reste marginalisée (très peu enseignée, exclue des institutions administratives et judiciaires...) et le peuple berbère se trouve discriminé et réprimé dès l’instant qu’il refuse d’accepter l’arabisation forcée imposée par l’Etat. En avril 1980, il y a exactement trente ans, il y a eu le "printemps berbère", une grande révolte identitaire des Kabyles que le pouvoir a réprimée dans le sang. Puis il y a eu en 1998 l’assassinat de Matoub Lounès porte drapeau mondialement connu de la culture amazighe. En avril 2001 alors qu’était commémoré le printemps berbère de 1980, une nouvelle répression a éclaté avec un bilan terrible : 127 morts et 5000 blessés. Ce printemps 2001 est resté dans l’histoire comme le "printemps noir". Le 20 avril 2010 sera célébré le 30ème anniversaire du printemps berbère. A l’heure où le régime algérien connait une nouvelle phase d’instabilité (récent meurtre du responsable des services secrets, problème de la succession de Bouteflika), la peur est grande qu’une nouvelle phase répressive ne se déclenche en Kabylie.

2) La question berbère doit être prise en compte par l’Union européenne au nom des droits reconnus aux minorités L’UE entretient une politique de coopération avec les Etats d’Afrique du Nord. Cette politique allie coopération, développement économique et environnemental. Elle veut aussi promouvoir les droits de l’Homme notamment en abordant très fortement la question des droits et de la place des femmes. Ne faut-il pas tout autant mettre en avant le droit des minorités en prenant en considération le peuple amazigh ? L’identité berbère est de tradition musulmane mais elle est un rempart contre l’intégrisme. La place de la femme en pays berbère est bien moins rétrograde qu’ailleurs. Et la démocratisation des Etats du Maghreb peut-elle être crédible tant que ce peuple n’aura pas obtenu une reconnaissance officielle et le respect de ses droits fondamentaux ? La question des minorités est au cœur de la diplomatie menée par l’UE dans toutes les parties du monde. C’est par exemple le cas en Chine (Tibet, Ouïgours...). Nous devons faire mieux connaître au Parlement l’identité berbère et le peuple amazigh que la propagande des pays du Maghreb veut faire disparaître, et que les Etats et l’UE ignorent presque totalement à ce jour. Le respect des minorités fait partie des "fondamentaux" de toute démocratie. Ainsi l’Union européenne doit y veiller et mobiliser une solidarité réelle envers le peuple berbère/amazigh.

 

3) Respecter le peuple amazigh au sein même de l’Union Européenne Du fait de migrations très anciennes, notamment en France ou plus récentes, surtout en Belgique, en France et en Espagne, depuis l’Algérie et le Maroc principalement, environ deux millions de berbères vivent sur le sol européen. Nous leur devons respect et considération, ainsi qu’à toute autre population immigrée, et notamment la reconnaissance de leur langue, qui n’est pas l’arabe mais le tamazigh, de leur culture et l’accès, ainsi que toute minorité culturelle, à toutes les politiques qui préservent un patrimoine culturel précieux, d’autant plus qu’il est menacé sur sa terre d’origine. Le respect de leur culture d’origine doit naturellement s’accompagner en retour du respect des modes de vie et des valeurs européens, et notamment l’apprentissage des langues qui sont parlées usuellement dans les territoires où ils vivent

Pour toutes ces raisons l’initiative est prise de créer un "groupe d’amitié" avec le peuple berbère/amazigh en Afrique du Nord. Le groupe fera connaître sa création en tenant symboliquement une conférence de presse le 20 avril 2010, dans le cadre du Parlement européen à Strasbourg.

A ce jour plusieurs députés m’ont assurés de leur soutien :

- Jean Luc BENNHAMIAS - Jean Paul BESSET - José BOVE - Frieda BREPOELS - Rosario CROCETTA - Isabelle DURANT - Jill EVANS - Nathalie GRIESBECK - Oriol JUNQUERAS - Nicole KIIL NIELSEN - Philippe LAMBERTS - Bart STAES

Merci de vous manifester auprès de mon assistant si vous souhaitez vous joindre à nous.

Cordialement,

François ALFONSI - Député européen ALE Groupe Verts-ALE

Pour tout contact Bruno Le Clainche.

 

                                           30e Anniversaire du Printemps berbère «Tafsut Imazighen»                                                    

                                                 9e Anniversaire du Printemps noir – «Tafsut taberkant»                                                                             

                                    SAMEDI 24 AVRIL 2010 A BRUXELLES

                                                     A PARTIR DE 15h30

                                             CENTRE CULTUREL DE  « DE PIANOFABRIEK »

                                                                  Entrée gratuite à tous  

L’association culturelle n’Imazighen asbl vous invite à la commémoration des «Printemps berbères», en hommage et à la mémoire

des jeunes victimes et militants kabyles tombés sous les balles assassines du pouvoir arabo-intégriste d’Alger.

 

                                             - Ouverture des portes à 15 h 30

                                    - Film  à 16h30 : Slimane AZEM                              "Une légende de l’exil" de Rachid MERABET qui sera présent avec nous.

                                                              Documentaire de 52 min.

 

                                      -      17h00 : Conférence avec Hacène Hirèche :                                     Enseignant de langue et de civilisation berbères à l’université de Paris VIII                                                      "Les Printemps amazighes" !

 

                            -     20h00 : concert avec le groupe IDIRAD, animé gracieusement par :

                                                                 Idir Aït Dahmane                                                                                       -                                                                   Adresse : Centre culturel de De Pianofabriek                                                                  Rue du Fort, 35 - 1060 Bruxelles (Saint-Gilles)                                                                                                                          Renseignement : C. Hamdis : tél. / fax : 067/64 67 75 ou portable : 0496/78 50 20                                                                  Courriel : cherif.hamdis@skynet.be

 

 

  JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME

En collaboration avec l’association de De DANS «RUH»vzw,

De Pianofabriek vzw et l’association culturelle n’Imazighen asbl.

 

SAMEDI 13 MARS 2010

A PARTIR DE 15H00

 

AU CENTRE CULTUREL FLAMAND

DE PIANOFABRIEK - RUE DU FORT, 35

1060 BRUXELLES - (SAINT-GILLES)

SALLE : ZABRISKI POINT

 

Au Programme :

 

a-      15h00 : Stand d’information et exposition

 

b-     16h00 : Film  «Les Filles de la lune» ou Les «Cheiyakhates»

On ne naît pas « Cheikha», on naît rêveuse, et la femme berbère marocaine des campagnes voit souvent son destin bien vite établi par le poids de la tradition.

Les « Cheikhate» sont des femmes berbères qui, un jour, ont choisi de rompre, au moyen de la musique, avec la fatalité de la condition féminine en Afrique du Nord. Lourd de conséquences dans une société traditionaliste, ce choix implique une marginalité et une force de caractère qui les rendent attirantes ou détestables, méprisées ou adulées.

Film documentaire de 52 min.

Réalisation par Aït Benalla Laurent et Mohamed Atif

 

c-      17h00 : Débats

 

d-     18h00 : Danses berbères d’Afrique du Nord avec la troupe de «DANS RUH» sous la direction de :

Mme Annick BAILLIEUL

 

e-      20h00 : Concert berbère avec la chanteuse Malika YAMI, voix profonde du Djurdjura

 

ENTREE GRATUITE - BIEVENUE A TOUTES ET A TOUS

 

Avec le soutien du centre de De Pianofabriek et de la VGC

VLAAMSE GEMEENSCHAFSCOMMISSIE

 

                      NOUVEL AN BERBERE - SAMEDI 30 JANVIER 2010 - 19H00

                        IMENSI N YENNAYER 2960 – imensi n yeNayer

       Chers Amis,

A l’occasion de cet événement, l’association culturelle n’Imazighen asbl vous présente ses sincères vœux de bonne santé et de bonheur pour cette nouvelle année 2010.

Vous êtes cordialement invités à cette fête berbère «YENNAYER 2960»

       le samedi 30 janvier 2010 à 19 h 00.

Au programme : repas traditionnel et soirée animée par le chanteur kabyle Zahir Abdjaoui.

a)      Apéritif ou jus de fruit

b)      Couscous kabyle à l’agneau ou au poulet – à  préciser lors de la réservation

c)      Pâtisseries berbères et thé à la menthe fraîche

 

Concert avec : Zahir ABDJAOUI - Chants berbères de Kabylie

Où ? Centre culturel de «De Rinck»

Rue du Chapitre, 1 – 1070 Bruxelles (Anderlecht) – Métro : Saint-Guidon

                        Très important : à 21h00 fin du service repas – Soyez à l’heure !!

P. A. F. : 23,00 euros pour les adultes avec 50% ou 25,00 euros sur place

                                   13,00          //     //   enfants de 6 à 12 ans avec 50% ou 15,00 euros sur place

 

Compte de n’Imazighen n° : 310-1206557-60 avec indication YENNAYER

 

Renseignement et réservation jusqu’au mercredi 27 janvier 2010

Tél. / fax : 067 / 64 67 75 – Portable : 0496 / 78 50 20 –

Courriel : cherif.hamdis@skynet.be

 

AVIS IMPORTANT !!

La réservation n’est prise en compte qu’après l’enregistrement de votre payement.

 

N.B. Un DVD de 52 mn réalisé par R. Merabet «Une Légende de l’exil» sur Slimane AZEM est en vente au prix de 15,00 euros.                

 

                 La question amazighe et l'Académie Berbère :

                            - Agraw Imazighene
  

 En lisant un tel titre sur le site de "kabyle.com" nous nous attendions à découvrir quelque chose de significatif que nous ne sachions déjà sur l'existence et le travail de cette Académie Berbère ou "Agraw Imazighene".

En effet, toute une génération a donc eu la chance inouïe d’avoir été nourrie à la sève de Bessaoud Mohand Aarav, qui a eu justement cette légitimité historique et libératrice, et bien sûr  de Mouloud Mammeri, Dda Lmulud, qui détient lui la légitimité scientifique et académique.
La conjonction de ces deux légitimités qui fait qu’aujourd’hui, nous, Kabyles, pouvons parler de notre culture et de notre langue fièrement en plus de voir des perspectives d’avenir. Pour le peuple kabyle, c’est une opportunité unique d’avoir pu compter dans ses rangs ces deux hommes hors du commun.
Mais voilà, en parcourant le résumé du compte rendu par le journaliste Lhousin Azergui, organisateur de cette  conférence avec son ami et président de l’association Afus deg Wfus, nous sommes terriblement déçus de n’avoir rien appris. Déçus, mais surtout frappés par cette gymnastique extraordinaire de cet «Historien» d’un jour, qui s’est efforcé tout au long de son intervention à occulter, avec un mépris certain le père spirituel de la revendication identitaire amazigh qu’est Bessaoud Mohand Aarav. Au lieu de mettre en évidence ce travail palpable et mesurable aujourd’hui plus qu’hier encore, c’est bien tout le contraire qui s’est passé. Il faut même, vers la fin du résumé, faire de gros efforts pour trouver le nom de B.M.A. parmi tant d’autres personnes qui, pour la plupart, n’ont fait que furtivement passer par le local de la rue d’Uzès à Paris. C’est bien simple, B.M.A. n’est pas même cité parmi les premiers membres fondateurs
de l’Académie Berbère (Agraw Imazighene), ce qui laisserait supposer qu’il n’est venu que plus tard rejoindre le groupe. Bien entendu, cette version est totalement farfelue étant donné que c’est B.M.A. qui est à la base de cette création et même du choix judicieux de son nom. Il est vrai que l’histoire doit être écrite par des auteurs neutres ou chercheurs libres de toute influence pour relater en toute objectivité des faits positifs ou négatifs sur le travail réalisé par B. M. A.  
On aime ou pas le personnage B.M.A. qui s’est montré sa vie durant intransigeant et sans compromission aucune sur le combat de la cause identitaire berbère. Il faut croire que la rancune est encore tenace chez certains Kabyles qui se sont vus égratigner dans son livre. Nous avons l’impression d’assister à un règlement de compte sous une forme historique déguisée par celui qui n’a sans doute pas apprécié ce que B.M.A. a écrit à son sujet.
C’est l’art de tirer  la couverture vers sa petite personne. Bravo messieurs les «historiens» vous avez raté une belle opportunité. Cet amalgame judicieusement cultivé sur l’Académie Berbère (Agraw Imizighene) à Paris, dont le fondateur et cheville ouvrière n’est autre que Bessaoud Mohand Aarav et sur l’Académie Berbère à Roubaix fondée par le «conférencier» Mohand ou Ramdane Khacer a de quoi surprendre et semer la confusion dans les esprits de jeunes kabyles de la … diaspora. Voilà plutôt une «création» contre l’Académie Berbère mais qui n’a cependant rien laissé comme souvenir impérissable. En effet, pourquoi utiliser la même appellation si ce n’est dans un but inavoué de nuire et d’essayer de déstabiliser celle qui a déjà fait ses preuves à partir de Paris vers tous les pays de Tamazgha.
Il faut croire que les auteurs de cette éphémère «Académie Berbère de Roubaix» manquaient de substantifs ou étaient à court d’idées.
Lorsque B.M.A. est rentré en Algérie après un exil de 32 ans, cela faisait 20 ans déjà que la dissolution de l’Académie Berbère (Agraw Imazighene), l’unique et la véritable, avait eu lieu.   Lors de son retour, ce peuple kabyle est venu par dizaines de milliers l’accueillir à l’aéroport d’Alger et lui témoigner ainsi sa reconnaissance pour sa grandeur et son sacrifice. Eh oui ! La Kabylie sait reconnaître les siens et connaît parfaitement l’éditeur responsable et auteur du bulletin «Agraw Imazighene » édité pour  moitié en français et l’autre en tifinnegh par… B.M.A.
 
Les berbéristes d’occasion et les apprentis historiens tenteront toujours de minimiser le travail monumental accompli par cet homme qui s’est usé et tué à la tâche pour la réhabilitation de l’identité berbère. Les Kabyles sont ainsi faits, pour beaucoup, plus mercenaires que militants, mais à force de chanter aux autres d’éviter de sombrer dans la médiocrité, certains prennent du plaisir à s’y baigner quotidiennement.
C’est bien la première fois aussi, de la part de 2 présidents d’associations berbères, que nous lisons des encouragements déguisés à un pouvoir, le Makhzen marocain, un Etat anti-amazigh qui a imposé l’alphabet Tifinnegh à l’IRCAM dans le seul but d’envoyer tamazight sur la voie de garage. En effet, qui peut croire que M6 est disposé à dépenser un dirham pour Tamazight ? L’écrivain ou l’écrit vain ? Enfin, pour terminer, rendons à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu, le mot «arabêtiser» utilisé dans ce résumé est bien sûr de Monsieur Bessaoud Muhand Aarav, c’était le minimum intellectuel requis que de citer son nom. Il est vrai que, dans son livre, Bessaoud Mohand Aarav n’a pas épargné ce conférencier d’un jour et ceci explique probablement cela. C’est une question de crédibilité ! Celles ou ceux qui veulent vraiment savoir le travail de B.M.A. doivent se procurer ce livre dont voici les coordonnées :  « De petites gens pour une grande cause ou L’HISTOIRE DE L’ACADEMIE BERBERE (1966-1978) », par Mohand Aarav Bessaoud.
Edité en 2000 en Algérie - l’Imprimerie l’Artisan
 

Chérif Hamdis – Belgique

                                 

 

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