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AKMAM,
ASSOCIATION KABYLIE ET MEMOIRE AMEZIANE MEHENNI
Le 19 juin 2004, vers 1 h 45, Améziane Mehenni, fils aîné
du leader autonomiste kabyle, est mortellement poignardé par deux personnes sur
le terre-plein à hauteur du 100 boulevard Clichy à Paris.
Dès
le premier jour, l’enquête diligentée à cet effet est mise sur une voie de
garage. En décidant, délibérément, d’écarter la piste politique pour ne pas
gêner les amis de la France susceptibles d’être impliqués dans ce crime,
l’équipe responsable des investigations au Quai des Orfèvres a permis que les
indices et autres preuves puissent s’évaporer avec le temps.
Quatre
ans plus tard, le résultat en est que les assassins courent toujours et leurs
commanditaires politico-militaires sont probablement en train de programmer
dans l’ombre d’autres crimes pour, comme c’est dans leurs coutumes, se venger
ou se débarrasser des opposants qui leur posent problème.
Il
y a deux ans, Ferhat Mehenni, père de la victime, adressait une lettre ouverte
à M. Jacques Chirac, alors Président de la République française, dans
laquelle il lui demandait de relancer l’enquête depuis le début. Elle est
confiée depuis bientôt deux ans à une nouvelle équipe sur laquelle nous fondons
beaucoup d’espoirs d’aboutir pour mettre en échec la volonté de classer sans
suite le dossier, comme cela a déjà été proposé à la famille au bout d’un an de
recherches « infructueuses ». Nous refusons le naufrage de cette
enquête en dépit d’une certaine hiérarchie politique française complexée devant
le régime sans scrupules d’Alger. Nous sommes conscients des limites de
l’indépendance de la justice dans un pays où la raison d’État met toujours le
couvercle sur les assassinats politiques commis sur son territoire. L’affaire
Mecili, à laquelle pourrait ressembler, en plus sophistiquée, celle d’Améziane
Mehenni, est là pour nous le démontrer.

Refusant de se taire devant cet état de
fait, l’Association Kabylie et Mémoire Améziane Mehenni (AKMAM) invite toutes
les organisations démocratiques à soutenir la quête et l’exigence de vérité
dans cette affaire qui, non aboutie, ternit l’image de la France.
Un rassemblement sur les lieux du crime
(100 Boulevard Clichy Métro Blanche à Paris) aura lieu le 15 juin 2008 à 14h 30
pour 1) demander que l’enquête puisse aller jusqu’à son terme et que justice
passe, 2) dénoncer de nouveau cet assassinat et tous les crimes politiques
commis en France, en Algérie et à travers le monde
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